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navigateur changèrent aussitôt après sa mort : tous les Espagnols qui se trouvaient daus File' furent égorgés dans un festin. Ceux qui étaient restés à bord mirent de suite'll la voile , s'éloignèrent , et allèrent h. la recherche des îles Moluques. Les détails subséquents de l'expédition de Magellan , appartiennent à la biographie de Séb. del Cauo {voyez Ciifo). L'historien Herrera,déjh cité, a puisé tous les détails qu'il donne sur le navigateur qui fait le sujet du présent article dans les diverses relations remises à Charles- Quint par ceux qui revinrent en Espagne avec Séb. del Cano. Le Journal de Pigafetta ( vojrez ce nom ), est la seule de ces relations qui ait été rendue publique. Une copie en fut adressée d'Italie à Catherine de Médicis , qui la fit traduire en français par J. Fabre , et cette édition a servi d'original à toutes les éditions de Pigafetta qui sont connues en quelque langue que ce soit. Mais il parait que Fabre a beaucoup abrégé , et avec peu de discernement , l'original italien qui lui avait été confié. — Magellak ou Mi- GALHAB5S (Jean-Hyacinthc) , physicien portugais , issu de la famille du précèdent , né en 1723 à Lisbonne , mort en 1790 à Islington 9 près de Londres , membre de la Société royale de cette dernière ville, et correspondant des académies des sciences de- Paris , Madrià, Saint • Pétesbourg , etc. , avait d'abord fait profession chez les augustins de sa ville natale, mais abandonna bientôt le cloître pour la carrière hIcs sciences, et voyagea dans la plupart des pays de l'Europe à la suite de jeunes seigneurs anglais. Outre un nombre considérable d'articles dans le Journal de Phjrsique , années 1778-1783, on a de lui, entre autres ouvrages : Description des octans et sexlans anglais , ou ^uarts-de-cercle à réflexion , etc. ,. Paris, 1775 , in-4o ; Description ( en anglais ) et usages des nouveaux baromètres pour mesurer la hauteur. . . et la profondeur, etc., 1779, in-4«> ; Descr'ption (ibid.) d'un appareil en verre pour composer des eaux minérales artificiel- Us , etc. , ibid. , 1777 , 1783 , in-8o, figures ; traduite en allemand par G.-T. Wenzel. Il a en outre publié avec augmentation la traduction anglaise àeitk Minéralogie de Cronsudt, par G. d'Engestrom, Londres, 1788, 2 vol, in-8», et a rédigé les Fojrages et Mémoires de Bentowski {vojrez ce nom).
* MAGEOGHEGAN(Jacquss), historien irlandais , né en 1702, mort en 1764 , prêtre habitué de l'église Saint-Mery à Paris , est
anteur d'une Histoire d' Irlande ancienne et moderne, etc. , Paris , 1758-63 , 3 vol. in-4o , avec cartes. Cet ouvrage est terminé par un Précis de l'histoire des quatre Stuatts sur le trône britannique, où l'auteur se montre peu favorable h la dynastie actuellement régnante en Angleterre.
MAGES. ( Philosophie et religion, ) Les Perses ou Parsis adoraient les éléments *. le feu , l'eau , la terre , Tair , les vents , les astres , le soleil , la lune , enfin les fleuves. Ils immolaient des animaux sur le sommet des montagnes; et. n'avaient point de temples. Le prophète Nom ou Homanes donna une forme métaphysique à ce culte si simple , né de la première intuition de la nature^ il fut le fondateur du magisme. Le9 mages , conservateurs de la loi de Homanes, formaient une tribu chez les Perses , comme les Lévites chez les Hébreux. Savants , inspirés , devins et interprètes des songes , ils s'immisçaient h toutes les alfaires de famille, ils dirigeaient l'éducation des rois , remplissaient leurs conseils et rendaient la justice; ils étaient divisés en trois classes : les herbrds ou disciples, les mobeds ou maîtres, et les destonrmobeds ou maîtres parfaits , dont la réunion constituait la première caste de l'état. Le prophète Zeradocht , que nous appelons Zoroastre , vint donner une troisième forme à la religion des Perses , et fut Tauteur , ou du moins le rédacteur , de la loi écrite , do Zendavesta , c'est-à-dire de la parole vivante qu'il reçut du ciel , et qui est consignée dans les livres zends.
Dans la doctrine des mages , TÉtemel ou la durée sans bornes, incréée parson*esseoce, est verbe , moAe vezihe, c'esi-k-dire je ^sm't ou <ju'il soit : c'est l'excellent, le pur, le saint , qui était avant le ciel , avant toute créature ; il a fait le temps. De ce verbe et par lui est provenu la primitive lumière, àla-fois eau et feu primitifs , d'où la lumière » l'eau et le feu que nous voyons ; premier né des ^res , image resplendissante et vaste de l'infini; volonté infiniment sainte dont la source profonde est dans l'être ; grand roi , tout parfait , tout puissant , tout sage, corps des corps , qui vivifie et nourrit toute» choses; fond et milieu de tous les êtres, principe des principes , science et dispensateur de U science , raison de tout : tel est Ormuzd, ou le bon principe.
De l'Éternel provint aussi Akriman , originairement bon, mais devenu la source ei le principe de toute impureté ^ de toMt vice