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HAGN
(aite par Alexandre VII de publier aucun oorrage , il s'empressa de faire paraître une Apologie de sa conduite, ce qui empira beaucoup sa situation. U ne fallut rien moins que la protection de Tempereur Ferdinand III pour le tirer de ce mauvais pas. On cite de Magni un nombre assez considérable d*ounages de controverse et de morale.
* MAGNIEN (N.) , administrateur des douanes de France , né en 1745 k Châlons , mort en 1811 , avait commencé par être sim* pie commis. Avant la révolution il avait été chargé, avec Dupont de Nemours ( vojrez ce nom ) , de rédiger un projet de dtoits uniformes à percevoir sur les frontières du royaume. On a de lui : Tarif des divers droits des douanes , Lyon, 1786, A vol. in-8'' ; sur le commerce de la France avec VJméri' 911e, etc., Paris, an IV (1796), in-8o; de t Influence que peuvent avoir les douanes sur la prospérité nationale ^ sans date ( 1801 ), in-80 de 40 pages j Tarif des droits de douane et de navigation de l'empire françaisy etc. , 1808 , in-8» ; Dictionnaire de la législation et des droits de douane ^ 1806, in-80 ; Dictionnaire des productions de la nature et de fart (en société avec M. Deu ) > Paris , 1809 , 3 vol. in-8* , ouvrage estimé.
* MAGNIÈR£ ( Lavkbht ) , sculpteur français , membre de TA'^adémie royale »
mort en 1700 , à l'&ge de 82 ans , fut un des habiles artistes du siècle de Louis XIV. On distingue de lui , dans les jardins de Versailles , plusieurs thermes représentant Circé , Ulysse, le Printemps^ etc.
• MAGNIEZ DE WOIMONT ( Louis- FiAiçois), savant et laboiieux ecclésiastique, mort en 1749, dans un âge avancé, s*est £ait connaître par un excellent Dictionnaire latin, intitulé Novitius, seu Diction, magnum lat,'gaUicum , Paris , 1721 , 2 vol.
in-A».
• MAGNITSKII (Uoh-Phiuppovits.ch) , né en 1669, mort en 1739, est, dit-on, le premier Russe qui ait professé les mathématiques; il introduisit dans sa patrie Tusage des chiffres arabes, et composa une Jrithmétique ^ imprimée à Moscou en 1703.
•MAGNOCAVALLI (Fba»çois.Octavb), comte de Varengo , architecte et poète italien, né à Casai en 1707 , mort à Turin vers 1788, contribua par son exemple à délivrer la littérature piémontaise de ces faux brillants que te» partisans du goût des Seicentisti avaient introduits dans cette partie de^lltalie. 11 ne commença à s'occuper
d*architectnre qu'à TAge de 30 ans , et il introduisit dans sa patrie la manière grande et simple des Romains et des Grecs. Il avait écrit des dissertations Bva le théâtre olym* pique de Vicence ; sur l'Harmonie des pro»
portions moyennes: sur le Beau réel de r architecture : sur la Construction des voâtesj etc. , et des mémoires sur le yéritahie . goût des ornements ; mais on n'a publié que sa Dissertation critique sur le nouveau théâtre à construire à Casai ^ et ses tragédies , qui sont : Corradin , marquis de Monijer^ ratj représentée à Parme et dans les principales villes d'Italie; Boxane et Sophonishe, Ij Eloge historique de F.-O. Magnocavalli a été publié par le comte Ponsiglione, Turin, 1789, in-8o.
* MAGNOL ( Pibbrb) , médecin et boUniste français , né à Montpellier en 1638 , y fut reçu docteur en 1659^ s'attacha spécialement à rétude des plantes , devint professeur an jardin royal de cette même ville, et mourut en 1715. On a de lui : Botani* eum Monspeliense^ sive plantarum... Index, Xyon, 1676, in-8«, avec planches; Hortus regius Monspeliensis , etc., Montpellier, 1697 , in-8^ ; Prodromus historim generalis plantarum in quo famiUœ plantarum per tabulas disponuntur, ibid. , 1689, in-8«; Novus Cliaracter plantarum , etc. , ibid. , 1720, in-4o : ouvrage posthume , publié par A. Magnol, fils de l'auteur et son successeur dans la chaire de botanique de Montpellier.
Plumier avait appelé magnolia un genre de plantes que Jussieu a nommé depuis talama , et Linnée a donné le même nom de magnolia à un genre d'arbres de TAmérique , de la Chine et du Japon , qui font aujourd'hui Tomement de nos jardins.
MAGNOLIACÉES (pamiixb dbs). {Botanique. ) Cette famille se compose d'arbrisseaux indigènes pour la plupart dans l'Asie équatoriale , la Chine et le Japon , et dans la partie tempérée de l'Amérique septentrionale. On ne connaît jusqu'à ce jour qu'un petit nombre de magnoliacées de l'Amérique méridionale et de la Nouvelle- Hollande , et aucune ne vient spontanément en Afrique, en £u|*ope ou dans la partie occidentale de l'Asie tempérée. Les caractères de cette famille sont les suivants :
Feuilles simples , alternes , entières, penninervées , souvent persistantes , munies de deux grandes stipules foliacées et fugaces.
Fleurs terminales , solitaires, ou rarement naissant plusieux's ensemble.
MAGN
M AGN
Calice «on adhérent , cadoc , composé xle trois à six sépales.
Corolle hypogjnc, poljpéUk. Pétales sur un on plusieurs rangs en nombre ternaire , depuis trois jusqu^h vingt^sept.
Etamines nombreuses, libres^ liypog3mes, insérées en plusieurs séries sur un réceptacle phis ou moins alongé ; anthères basifixes , adnées aux filets , obkmgues, biralyes, s^ouvrant longitudinalement.
Pislil : Plusieurs hjstrelles ordinairement séparés , monosfyles , uniloculaires , uniovulés , bioT«lés ou pluriovulés, verticillés ou disposés en épi sur nn axe central. (Dans le seul genre taiauma les hjrstrelles sont conjoints. ) Stjles distincts , courts ou presque nuls. Stigmates simples, latéraux. Orules pendants ^ souvent bisértés , attachés àTangle interne deshyslrelles.
Péricarpe : Coques sèches ou un peu charnues , bivalves , s'ouvrant complètement ou incomplètement, ou bien restant closes , et disposées , comme les hystreltes d^où elles proviennent , en yerticille , épi ou cône.
Graines solitaires ou nombreuses dans^ chaque coque , quelquefois suspendues à un funicule très-long. Pénsperme charnu. Embryon rectiligne j dicotylédon, petit.
La famille des magnoliacées a été divisée en deux groupes, caractérisés principalement par la disposition des bystrelles, savoir :
\o Les illiciées : hystrelles verticillés (solitaires par exception) ; feuilles parsemées de points transparents.
2» Les magnoliëes hystrdles en épi; feuilles dépourvues tle points transparents.
Les magnoliacées sont toutes très-remarquables par rélégance de leur port et la beauté die leurs fleurs , qui se distinguent ordinairement par leurs dimensions considérables et par une odeur des plus suaves.
Il est il regretter qu^un petit nombre d'espèces seafement supportent bien le climat de la France septentrionale. Le liriodendron titiiffifera^ 'on tidipier, est la seule qui vienne âans tMftes les expositions sans aucun abri.
Ccft^af^re de l'Amérique septentrionale croit dans tonte retendue des États-Unis , jusque vers les lacs du Canada. C'est, de toute la famille , l'espèce qui sVvance le pi us an nord. Les autres espèces de magnoliacées , qu^on voit le plus souvent dans nos jardins , sont les survantes : le mirgnolier à grandes fleurs, ou laurier-tulipier {magnolia graridfflora) , ^ indigène dans les previmcs méridionales
des États-Unis, où il croit en forêts et s'élève jusqu'à quatre-vingts pieds. C'est , an rapport de tons les voyageur^ , la plus magnifique parure des forêtsdela partie tempérée du nouveau <?ontinent. Son tronc est droit et cylindrique , et ses rameaux forment une belle pyramide. Ses feuilles luisantes etpe^ sistantes ont jusqu'à dix pouces de longueur. Leur face inférieure est couverte d'un duvet roussfttre quand elle sont jeunes. Les flenn à grands pétales blancs disposés en cloche ont sept à huit pouces de diamètre et répandent une odeur délicieuse. Cet aiitre vient en plein air sous le climat de Paris , mais il deknande à être dans une exposition méridionale , et il faut le garantir des graads froids. Les magnoUa glauca, wnbretla, auricutata , acummata , etc. , également mtfigènes des États-Unis , le magnolia jruUm de la Chine, et plusieurs autres espèces de ce genre , sont moins sensibles aux froids de nos hivers.
Les magnoliacées possèdent des propriétés médicinales très-puissantes. Elles contiennent deux principes , Tun aromatique et stimulant , l'antre moins fréquent , tonique et amer. L'écorce du drjrmis fF'interi^ aibre indigène dans les contrées australes deVAmérique, était employée autrefois en mé- -decine sons le nom d'écorce de Winter. Les écorces de plusieurs magnolia de rAmériqve septentrionale sont employées avec beaucoup de succès , par les médecins des États- Unis ^ comme fébrifuges et contre d'autres maladies ; il en est de même de Pécorce da tulipier. L^écorce du magnolia glattea , qui est l'espèce la plus usitée en Amérique , a -été long-temps confondue avec l'angustura^ qui provient du emporta fèbrifttga de la famille des rntacées. L'anis étoile on bafiane est le fruit de ViÙeium anisatum , magnolt*cée de la Chine et du Japon. C'est un mé- •dicament stimulant très-actif; il entre dans la composition -de plusieurs liqueurs ^e table, telles que l'anisette de Bordeaux. Lo liqueurs de la Martinique sont aromatisées avec les fleurs dn talama on magnolia pkmieri^
Les anonacées 'forment nn groupe trèsvoisin des magnoliacées ; elles en diflerent principalement par l'absence des stipules , ^ par le calice qni est persistant et^ordinairement monosépale, à trois nn quatre divisions plus ou moins profondes , et par le périsperme ridé. Les anonacées sont des aAres ou des arbrisseaux pour la -plupart indi.
MAGO
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gènes dans la rcgioo équatoriale des doux, continents. Elles sont remarquables en ce qti^an grand nombre d'espèces prodaisent des fimits succulents d*nn goût fort agréable. NoQs nous bornerons k citer Vanona squa^ ntoM , dont le fruit est connu sous le nom de pomme-canelle ou athe ; cet arbre réussit fort bien dans la Syrie, le nordJerAfrique, la Sicile et l'Andalousie ; Yanona muricata des Antilles, nommé vulgairement cachimentier ou corossol , et Vanona cherimolia do Pérou et du Chili , qui produit un fruit excellent de la grosseur d'une pomme.
MiasBL.
* MAGNON (Je4h), poète français du 17* siècle, né dans le Maçonnais, mort à Paris en 1662, est auteur des tragédies soitaBtes, entièrement oubliées aujourd'hui : Jrtattreès^ 1645; Josaphatet BaUam, 1646; Sejarnuy 1647 ; U Manage d'Orondate et de Statita, 1648; le Grand Tamerlan et Ba^ jatet , 1648 ; Jeanne If , reine do Naples , l^^Zénobîe reine de Palnryre , 1660. On connaît encore de lui une comédie, les Amants discrets, 1645 ; les Heures du ehré^ tien , traduites en rers et en prose , Paris , 1654, 4 yol in-8*, 6g.; «ufin une poème kérmqae , intitulé : la Science ùniuerselte , ibid., 1663 , in-lbl. « Compilation , dit modestement Fauteur, si bien conçue et si bien exécutée , que les bîbliotihèqucs ne doivent plus servir que d'un ornement inutile.
* M AGNUS ou MAGNI ( Jeah ) , archevêque d'Upsal , né à Lindkoeping en 1488 , moqrut \ Rome en 1544 On a de lui :
Gotharum Suenonumque Historia, etc. , Home, 1554, in fol ; Bâle , 155^, in-8»; et Hàt. nietropolitanœ ecclesiœ upsalensisj etc., Collecta opéra Olaî magni gotki , ejus/ratris^ etc., ibid., 1550, infol. — Maghiis (OUI^b), frère du précèdent, fut nommé archevêque dTTpsal sans pouvoir prendre possession de cette dignité , et mourut au monastère de Sainte Brigitte à Rome en 1568.
On lai doit : Hist. de gentihus septentrionatiluSf etc. , Rome , 1555, in-fol. ; BMe, 1567; les autres éditions ne sont que des extraits ; Tabula terrarum septentrionalium , etc. , Venise , 1639. On lui attribue encore un Epitome reuelationum sanctœ BrigittcBf qui doit avoir été imprimé h Rome.
* MAGNUS (Jacobus). Foj^ez Grand.
* MAGNXTSSON. royez Machsus.
* MAGON (Cn.-RENé), contre • amiral français , né à Paris en 1763 , entra dans la marine comme aspirant, K Vâge de 14 ans';