‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 44 sur 145 · M AHÉ · texte numérisé non relu

M AHÉ

MAUÉ

Perse jus4guàï76S. Cette prétendue, histoire très-peu exacte, soit pour les dates, soit pour les faits , et qui n'est qu'un éloge emphatitique de Nadir, se termine au règne de Chah-Kokh, petit-fils et troisième successeur de ce tyran, en 1 164 de Tbégire (1749). Uu exemplaire manuscrit du texte persan a été donné à la bibliothèque du roi par l'ambassadeur Asker Khan , en 1808. Blirza Mohammed vivait encore en 1 171 (1757).

* MAHÉ D£ LA BOURDONNAIS (Bbr- TRAMD-FaAHçois) , aucicn gouverneur-général des iles de France et de Bourbon, connu par des talents , de grai^ds services et de plus grands malheurs, né en 1699 à Saint -Malo, avait à peine dix ans quand il débuta dans la carrière maritime par un voyage dans les mers du Sud. Embarqué en 1713 pour les Indes orientales et pour les Philippines , en qualité d'enseigne de vaisseau, il eut le bonheur d'avoir pai;mi ses compagnons de voyage un savant jésuite qui lui enseigna les mathématiques. Eufin après avoir employé les années 1716, 1717 et 1718 à parcourir les mers du Nord et à visiter les Échelles du Levant , il entra à son retour au service de la compagnie des Indes , qui lui donna d'abord le titre de second lieutenant , pour l'élever bientôt au rang de premier lieutenant, puiâ' de second capitaine. Mettant H profit ses loisirs pendant les différents voyages qu'il fit h cette époque, il composa un Traité de la mâture des vaisseaux , qui obtint d'honorables sucrages, puis se livra à Tétude de la tactique militaire et de la fortification. Arrivé à Pondichéry, où ses talents et son zèle ne pouvaient plus profiter à la compagnie qui lui était redevable de tant de services si gnalés, il forma une société de négociants , et leur fit adopter le plan d'une opération commerciale, qu'il dirigea lui-même comme associé, comme subrécargue et comme capitaine , et dont il retira des bénéfices immenses. Acceptant ensuite les ofires du vice-roi de Goa , après s'être toutefois muni de l'agrément de la France , il outra au service du Portugal , «t prit le commandement d'une expédition projetée contre Mombaze; mais deux ans après ^ les trascasseries et les intrigues de ses ennemis le contraignirent à revenir dans sa patrie, où il se maria en 1733. L'année suivante , les ministres et les directeurs de la compagnie le nommèrent directeur-général des Iles de France et de Bourbon. Nul homme n'était plus capi^ble de relever notre commerce dans les mers de l'Inde. Parvenu

à aa destination en 1735, il trouva l'Ile-de- France , le chef lieu de son gouvernement , dans un état complet de détresse et d'anarchie. Il fallut tout y créer, justice , police, industrie , commerce : il créa tout , et dans l'espace de cinq années. En 174011 repiosa en France , où de nouvelles cabales lui foa^ nirent Tocctsion d'un nouveau triomphe. Il ne devait pas toujours être aussi heoreai.

Nommé presque aussitôt commandant d'une division qu'on envoyait dans l'Inde sous la dénomination d'escadre, il mita la voile en 1741 , n'ayant que 1200 marins et 500 soldats, tous sans expérience; il consacra tonte la traversée à les instruire, et, à peine débarqué à Pondichéri, il alla faire lever à la caste malabare des Naïrs le siège de Mahé, comptoir français. De retour dans les iles de sou gouvernement , où sa présence devenait nécessaire , U vit éclater la guerre de 1743, et malgré la détresse où il se trouvait luinméme , il fut obligé de préparer unç division pour secourir Dupleix , son éternel rival , menacé alors dans Pondichéri par une escadre anglaise. L'on put juger en cette circonstance des ressources que LaBourdonnais avait dam son génie. Il eut à suppléer au défaut d'oatils , de matériaux , de vivres , d'ouvriers et de soldats , à supporter et à vaincre la mo^ gue des officiers de la marine royale, enfin à attendre , pour obéir à des ordres sapérieurs , un renfort de vaisseaux qui arrivèrent de France dans le plus grand délabrement. Malgré tous ces obstacles, il partit.

enfin en 1746; et, après avoir été violemment maltraité par la plus horrible tempête , il marcha à la rencontre des Anglais qui évitèrent constamment l'abordage etiui firent essuyer des pertes considérables. Descendu un moment à Pondichéri , La Bout* donnais eut avec Taltier Dupleix les plui vifs démêlés , et n'en fît pas avec moins d'activité ses dispositions pour le siège de Madras , qu'il força de capituler , sans que son triomphe lui eût coûté un homme. Il chargea sur des vaisseaux pour Pondichéri toutes les richesses que lui avait données sa conquête , et ne put cependant arracher de Dupleix, la ratification du traité conclu avec les Anglais. Indigné de ces lenteurs par lesquelles son perfide rival chferchait à entraver toutes ses opérations , il installa enfin le gouverneur de Madras qui lui avait été envoyé de Pondichéri, et retouina comme simple particulier à l'Ile-de-France dont le gouverneur, nommé par Dupleix , exigea de

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