‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 45 sur 145 · M AHO · texte numérisé non relu

M AHO

hî àes comptes. Fort de m probité et de sa rerto, le vainqaear de Madras mit toute MO adininistntioii à découvert, et reçut Tordre de ruiieiier en France six raisseaux presqoe sans équipage , h travers les flottes aglaises qui couvraient toutes les mers. De k Martinique, où il avait conduit sa faible dhrbioa, suivant les ordres qu'il avait reçus, il l'embarqua pour la France sur un navire kUaodais , fut pris et mené en Angleterre , o« do moins il eut h se louer de «es ennemis ({«11 avait partout combattus. Quand il vouht retourner en France , un des directeurs it la compagnie anglaise oflrit sa fortune €atiêre pour le cautionner : le gouverne- Beat secontenta de la parole d'bonneor du Bobk captif. A peine arrivé à Paris , en i748 , il fut mb à la Bastille , une commistioo (at nommée pour examiner sa .conduite, ■es papiers forent enlevés , et Ton alla même JMf«a rompre le cachet de son testament qa'fl arait déposé chea un notaire. On n*en ait pas plus d'activité à le juger; et il lanfait trots ana et demi en prison, sans plu- ■es; ni encre, ni papier , privé enfin de toa» le» mojens de se justifier. Bernardin <leSaiBt-Pierre', dans la préface Ae Puulet ^'irgûûej nous a montré avec quelle patience et quelle industrie, La Bourdonnais parvint î créer lui-même , avec un sou marqué pour («f , un rameau de buis poui* plume , un ■oacboir pour papier , etc. , les moyens (Tanecomplète justification. La commission reçat ce mémoire d*une nouvelle espèce , le lut, et permit en 1750 au prisonnier de cammanùfuer auec un conseil. Le jugement (^éfiaitif , prononcé Tannée suivante , prochma llnnocence de La Bourdonnais , et le reodit à sa famille et à la liberté ; mais sa fortoae, qui se montait à deux miUions 600 mUe lifres , et qu'il avait acquise par la voie l^iliBe de9 opérations commerciales , était pillée et dispersée : sa santé minée par le ciugria et la maladie ne lui laissait ni la iorce ni le courage de poursuivre ses spol'tttem. Il mourut dans Tindigenceen 1755, >pr«s trois ans d'uiie pénible agonie. Si fielqne chose pouvait décourager les âmes fèaéieoses et les dégoûter de servir la patiie, ee serait l'exemple des malheurs de ce paad homme. Mais l'estime et Tadmiralion ^ la postérité est un prix qui mérite bien ^^ adieté. Le gouvernement français Kcorda une pension à la veuve de La Bour- I <loBoms « mort , ce sont les expressions du brevet, $ani avoir reçu aucune récompense^

ni aucun dédommagement^ pour tant de persécutions et pour tant de services. » Il y a quelques années , les habitants de l'Ile de- France votèrent de leur propre mouvement une pension pour madame Montlézun-Pardiac, fille de leur bienfaiteur, {f^ojrez pour de plus amples renseignement sur Mahé La Bourdonnais , les Mémoires qu'il a publics pour sa justification en 1750 et 1751, unvoL in-4o^ figur. ; la préface de Paulet f^irgiftie (1806, in-4o) j Hi%toryof the militarj- tixinsactions... in JneUa , by M. Orme , Londres, 1775, in-4o; Historj ff the ManHtius Islande hx M' Grant , ibid., 180 1, in.4».

* MAHERBAL. Fo^ez Mahàbbal.

* MAHIS (DBS), f^oj^ez Dbsmabis ctGaos-

TÔTB.

* MAHOMET ou mieux MOHAMMED ( Ibb- Abdallah Abov'l Cassbm ) , fondateur de la i^eligion musulmane, dite aussi isU*

misme , né ,* suivant l'opinion la plus accréditée, le 10 novembre 570 de l'ère chrétienne , h la Mekke dans l'Arabie , d'un père idolâtre et d'une mère juive , itait de la tribu des Coralschites ou Koréischites, dont on faiW remonter l'origine à Ismaël, fils d'Abraham.

Lorsqu'il perdit Abdallah , sou père , Mohammed , qui n'avait que six ans , fut recueilli par son aïeul Abdal'-Motballeb , et celui-ci en mourant le recommanda à Abou- Tbaleb, son fils , qui , devenu chef de sa tribu et prince de la Mekke , remplit fidèlement les intentions du défunt \ il éleva son pupille dans commerce , profession qu^excrçait de temps immémorial une partie des tribus arabes. S'il faut en croire ses pané- ' gyristes , Mohammed se fit remarquer dès l'enfance par ses réponses judicieuses , la régularité de sa conduite et une grande sin-. cérité dans ses paroles et dans ses actions.

Devenu à 45 ans possesseur d'une fortune assez considérable , acquise par son mariage avec une jeune veuve de sa tribu ,. nommée Khadidjah ( vojrez ce nom ) , et augmentée par ses soins , Mohammed , que vraisemblablementses relations commerciales en Syrie , en Palestine et en Egypte , avaient mis ii même de connaître les dogmes du christianisme et de la loi de Moïse , commença la mission dont il se disait chargé, et à laquelle il avait déjà préparé les esprits de $e9^ compatriotes , en affectant, pendant plusieurs années , une vie austère , retirée et méditative. Un jour , ayant ap|>elé sa famille dans la retraite habituelle qu^il s'était choisie au mont Hara près de la Mekke , il

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