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lée par rautorité; c^est là une des parties du seirice public qui serait bien faite par TadnÛDistration municipale, si cette administrttioa était établie sur des bases légitimes.
La surveillance est surtout indispensable pour les maisons d^aliénés , où la cupidité peut tenter de reléguer des personnes dont larabon n*est point troublée. Les délits de ce genre passent pour être communs en Angleterre : s''il en est ainsi , c'est là une des nombreuses manières dont on peut, ayec beaucoup d*argent , neutraliser Faction des lois , qui , dans ce pays trop \ anté , protègent la liberté individuelle.
Des médecins désignés par Tautorité doivent inspecter souvent 'les maisons d*aliénés, rendre compte de l'état de chacun d'eux , et veiller à ce qu'on n'y retienne point des personnes qu'un délire passager j aurait fait conduire.
Ce serait le cas d'examiner ici la question dé la compétence des médecins en matière d'aliénation mentale. Il est arrivé si souvent que les gens de l'art appelés près des tribunaux n ont donné que des réponses évasives, que leur compétence est devenue un sujet de controverse. La vérité est que le médecin ne doit pas moins se servii* de sa raison que de ses lumières spéciales , pour Juger des désordres de Fintelligence , et qujil doit être versé dans l'étude de Tesprit et du coeur humains , non moins que dans celle de l'organisation en généra}; mais, quand il possède toute l'instruction exigible, agrandie par l'observation , mûrie par la réflexion, il est apte, comme tout homme éclairé, à juger sainement de la folie , et, de plus , il a l'a* vantage d'avoir vu un plus grand nombre d'aliénés. Or , il est plus aisé de reconnaître ce qu'on a étudié que de constater ce qu'on n a jamais attentivement observé.
Les désordres de Tintelligence s'aggraventils dan^ les maisons d'aliénés ? Malheureusement il faut répondre par l'affirmative h.
cette question , au moins pour beaucoup de cas; plusieurs circonstances balancent, en effet, les avantages si manifestes d'ailleurs de l'isolement. La plupart des aliénés reçoivent une très-vive atteinte du séjour qu'on leur impose parmi des personnes dont le dérangement d'esprit ne peut leur échapper:
leur amour-propre s'en irrite ; ils en craignent les suites pour l'avenir , et le chagrin qu'ils en conçoivent dans leur convalescence cause plus d'une rechute. On n'a pas encore
asseï réfléchi à la plaie profonde que fait au cœur de l'homme son retranchement, même momentané , du sein de la société.
n faudrait qu'il n'existât aucune communication entre les aliénés d'une même maison; que chacun d'eux ne fût en contact qu'avec des personnes saines d'esprit. Tout cela est fort difficile h obtenir. Aussi n'estil aucune maison d'aliénés préférable à celle que Ton crée instantanément pour une seule .
personne, placée sous la direction d'un médecin habitué à diriger le traitement de la folie , et qui consent à se consacrer uniquement à une tâche si pénible et si fastidieuse. Les, grandes fortunes peuvent seules atteindre à ce genre de maisons de santé, qui exige un local parfaitement isolé de toute autre habitation.
En somme, les maisons de santé sont d'utiles établissements qui doivent être encouragés, mais qu'il faut soumettre h une active surveillance, parce qu'il s'j glisse journellement de très- grands abus ; et , si l'on ne peut guère s'en passer dans les grandes villes , il est h. désirer que partout elles soient administrées avec ce mélange bien proportionné d'intérêt et de probité, qui, pour être rare, n'en est que plus louable. Boissbav.
* MAISONNEUVE ( Louis - Jeah - Baptiste SIMONNET DE ) , poète dramatique , né à Saint-Cloud vers 1750 , mort à Paris en 1819, a été plus occupé de soigner ses ouvrages que sa réputation : aussi ne jouit- il pas de toute celle qu'il mérite. Sa tragédie de Mustafa et Roxelane, reçue depuis quinze ans , n'avait pas encore été jouée. On lui annonça enfin qu'elle allait l'être , il trembla de se soumettre au jugement du parterre ; il voulut retirer sa pièce : ce fut en vain ; elle parut en 1 785 , et vingt représentations' ne suffirent pas pour rassasier le public (vojrez La Harpe , Corr-espondance littéraire). Simple dans SCS mœurs , honnête par principes , il resta étranger aux intrigues de toute espèce , et se condamna lui-même à l'obscurité dès qu'il vit les premiers symptômes de la révolution. On a de lui : le Droit de main morte aboli dans les domaines du roi y poème , 1781 , in-8o; Lettre d'Adélaïde de Luttan au comte de Cominges , héroïde , 1781, in-8o ; Odmar el Zulma^ tragédie, 1788 ; le Faux insouciant^ comédie en cinq actes et en vers, 1792, dont les premières représentations furent interrompues par la journée du 10 août. 11 a publié la l^oufelle Bibliothèque de campagne, Paris, 1777, 2\
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Tol. in.I2, et a trataîllé à VJlmaHoch Paré- $ién , 1784 , et aiméevsdivântes. On « nusdi de lai plusieurs pièces dans VAltnànach de$ Muitt. En 18l$< on a iûâéfé dans le CôrtHrt^teûr, no 31 , une Notice sur sa vie. -^ Et. de La MAisoviiBvyt , romancier du 16* «Jècle, a traduit en français le premier lirre de Vtiùtorre Je Gériléon d* Angleterre , Pa* ris, l572,in-8«.
^ MAISSIAT (Mtcnt), ingénieur-géographe, né \ Nantoa en 1770, servit avec honneur dans leé armées françaises de 1792 h 1794, fut ensuite employé en qualité d'in^ géfiieur^géographe jus<^'en 1800, et après cette époque il s'^adonna eaclnsivemenC aux travaux topographiques II a eu une part active à d*importanle< entreprises , entre autres aux cartes départementales exécutées sous la direction du colonel Tranchot. A sa mort, arrivée en (822, Maissiat était professeur de topographie à Técole d^application du Corps royal d'état-major, c)ief d*escadron au corps des ingénieurs-géographes militaires , et décoré des ordres de Saint-Louis , de la Légiotl-d*Honnear et de Daneborg. On a de lui : Tables portatit^es de projections et de verticales f etc. , Aix-la-ChapeUe , 1806 ; Mémoire sur quelques changements faits à la boussole et au rappotteur ^ suivi de la detcHption d'un nouvel instrument notnmé grapkomètre, etc., Paris, 1812, in-8»; Tables des projections de ligne de plus grande pente, etc., Paris, 1819, 2* édition, 1822, in- 12; Notice sur une nouvelle échelle destinée à relever, etc., (821; et des Études gravées ou lithographiées de cartes sur diflTérentes échelles. Il a été publié une Notice sut M. Maissiat, etc. , par M. Augoyat, Paris, ^ 822, in-S*.
* MAISTRE (JTosËf'H, comte nt), écrivain politique et religieux tié h Chambéri en 1753, d*une ancienne famille française d'origine , entra d^abord au nombre des magistrats délégués par le gouvernement sarde auprès du sénat de Savoie : on remarque que dès 1784 il parut prédire dans plusieurs discours les orages politiques qui devaient bientôt fondre sur TEurope. Retiré à Turiu après l'invasion de sa patrie par les armées françaises , il y publia ses Considérations sur la France , ouvrage qui obtint alors un succès prodigieux. En 1799 il accompagna en Sardaigne le roi Charles - EmAanuel , et en 1803 il se rendit à Saint-Pétersbourg en qualité de ministre plénipotentiaire ; il y résida -
JQ«q(2*en 1817 , époque à laquelle letjésoitei ayant été rentoyés de RuAsie , le comte de Maistre, qui s^était intitulaient bé aveelei membre» de cette société, fut rappelé ea Piémont. Oe nouvelles dignités Fy atteio daient. A sa ittort , arrivée eti 1821 , il était tttin^istre d'état, régent de la grande cfaadCéllerie de Sardaigne , membre de TAcadéaiie de Turin, et chevalier grand -cM«x des Saints-' Maurice-et-Lazare. Sa carrière littéraire a été consacrée à combattre les principes de la philosophie moderne , et À soutciûr la nécessité d'une réforme religieuse dont il sentait lui-même impossibilité ; aussi, persuadée que la société était menacé d'oDC prochaine dissolution , il disait à ses derniers moments : Je finis avec V Europe. Ds reste on lui a universellement reconnu im esprit élevé , Tamour de le morale et de la justice; une logique pressante et on stjle plein d'énergie. Ses principaux écrits sont : Adresses de quelques parents des milices âavoisiens à la nation jhançaise^ 1 796j Considérations sur la France , Lotidres (Lausanne,) 1796, in 8»; il en existe plusieurs éditioM improuvées par lauteur i la dernière faite d'après les corrections de samain, Paris, 1821, inè*, est due à M. Barbier ; elle renfenK VEssaisurle principe générateur des constkntions politiques , etc. , publié d'abord à Saint- Pétersbourg, 1810, in -8<»; du Pape, Lyon, 1819, 1821, 2 voL in-8<»; de VÉ^egdlicane, etc., Paris, 1821 4 hi-8'^, deuxième édition , Lyon , in-S" : cet ouvrage, dans le^ quel Tauteur combat les doctrines de TÉgUse gallicane, a été réfuté par Tabbé Baston; les Soirées de Saint-Pétersbourg^ ou Entrétiens, etc. (publiées par M. de Saint- Victor). Paris , 1821 , 2 vol. in-8*; Lettres à un ge»' tilhomme russe sur V inquisition espagnole , Paris, 1822 , in-80. ^ Il ne faut pas confondre le précédent avec M. Xavier de Mâistu, son frère , vivant et auteur du Voyage amtour de ma Chambre , du Lépreux de la cité d'Aoste, etc.
* MAISTRE. Vox^z Lntkurtit et Sact.
* MAITLAND (Iba»), chancelier d'Ecosse, né en 1545, mort en 1.595, publié dans le recueil de Pipkerfon, et des épigrammes latines , dans le second volume des Deliciat poetarum seotorum, Aittstefdam , 1637. — Maitlavd (William ), antiquaire écossais, né vers 1693 à Bréchin, comté de Forfar, mort à Montrosse en 1757, exerça d'abord le métier de coiffeur
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ea Saède , en Danemarck et en AUemagnef mais enfin le goût de Tétude rengagea à ae fixer à Londres , où il s^adonna aux recherches historiques , et publia succeftsivemept VHiitoire de Londres, ïn-fo}., 1739, Vaistout d' Edimbourg ^ in-fol., 1753: Histoire et Aniùfuités d'Ecosse, 2 vol. in-fol., 1757. ' MAITRE DE CLAVILLE (Li). ^oyez
LnAITRB.
* HAITREJEAN ( Aiitoivb ), chirurgien du loi , correspondant de TAcadémie de Paris, né à Mérjr-ftur-Seine dans le I7« siècle, fit d'utiles recherches sur la partie anatomique et phjsiologique des organes de la vue , et a kissé un excellent Traité de$ maladies dt l'œil, et des remèdes propres pour leur guérison, Trojea , 1707 , in-4«>, traduit dans presque tontes les langues , et souvent réimprime, et des Observations sur la firmationdu poulet y Paris, 1722, in-12, figures dessinés par Tauteur.
VAITRISES et JURANDES. ( Techno^ ^ogiie.) Les ouvriers sont dans Tusage de donner le nom de maître à celui qui les occupe , en les réunissant dans ses ateliers , qui leur fournit de rouyrage,les dirige dans Texécntion et les paie. Ainsi , ils disent le nudtrt menuisier, le maître charpentier , le maitre serrurier , ete. , pour désigner le chef pour lequel ils travaillent , et ce langage ancien continue à avoir lieu , quoique aujourd'hui les maitrites soient abolies.
Anlrf fois la maîtrise ne pouvait pas être exercée au gré de celui qui se croyait en avoir le talent; c'était une sorte de dignité, de supériorité , qu'on n'acquérait qu'après avoir exercé , pendant un temps déterminé , la pittfessiou à laquelle on s'était destiné. Il fallait que le sujet qui la demandait fit preuve de sa capacité par l'exécution d'une pièce qu'on nommait chef-d'œuvre , et qui lui était imposée par des arbitres préposés pourcda dana chaque profession: ils prenaient le nom de jurés; ils décidaient, après l'examen du chef-d'œuvre , si la maîtrise serait accordée ou non. Cette maîtrise s'accordait à prix d'argent. La réunion des jurés prenait le nom de jurande.
Ce fut saint Louis qui mit les arts et métiers en communauté, et qui établit les jurandes , qu'il chargea d'avnir l'inspection sur les autres maîtres de la même profession. Il fixa le nombre des jurés qui devaient former chaque commission on jurande.
Le roi Jean établit des visiteurs et regardeun , qui , après leur inspection, rendaient Tome 15.
compte aux commissaires, aux prévôts, etc. , des défauts qu'ils reconnaissaient dans les ouvrages qui s'exécutaient chez les divers maîtres qu'ils inspectaient. Ces préposés étaient assermentés et exerçaient leurs fonctions sous les noms de jurés.
Les règlements qui furent établis à cette époque et qui ont été constamment maintenus , sauf quelques modifications , jusqu^à la fin du dix-huitième siècle, sont une preuve constante de l'aberration de l'esprit humain. Le travail , que Smith appelle avec raison la propriété la plus sacrée, était regardé alors par nos gouvernants comme une propriété de la couronne, de sorte que le pouvoir de travailler ne pouvait être exercé qu'après en avoir reçu , à prix d'argent , la permission formelle , comme on accorde aujourd'hui la concession d'une mine , à celui qui possède le terrain qui la recouvre.
Les entraves que l'on mettait par là dans Texercice de chaque profession , devenaient chaque jour de plus en plus intolérables.
L'exercice de chaque art industriel était soumis à des règles extrêmement gênantes , que l'esprit de corps et l'intérêt des jurés maintenait avec opiniâtreté et une rigueur extrême. On soutenait alors que le bien public exigeait qu^aucune profession ne pût empiéter sur une autre, et qu'elle avait besoin d'un examen particulier et d'une 'autorisation préalable pour exécuter les perfectionnements que son auteur avait conçus.
Heureusement ces idées erronées ont été par la suite estimées h leur valeur: on a aboli les entraves que Tesprit de fiscalité s'obstinait k vouloir maintenir, et l'industrie a conquis la liberté, dont elle n'aurait jamais dû être privée. A peine les chaines qui la tenaient captive furent-elles rompues, h peine eut-elle pris son essor , que les perfectionnements se succédèrent avec une telle rapidité , qu'il fut impossible aux plus aveugles, et aux partisans les plus opinifttresde Tancien ordre de choses , de ne pas reconnaître qu'il était impossible de fixer aux professions industrielles des limites au delà desquelles il ne leur serait pas permis de marcher. On fut obligé d'avouer que la plus utile des combinaisons , dans l'intérêt des consommateurs, consiste dans la ooneurrence des producteqrs ; que le plps souvent l'intérêt personnel de» corporations, et lems injustes prétentions, dirigeaient les actes des jwxundes; qu'enfin le vrai mojen de faire lutter avec avantage les produits de nos fa-
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