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àfmmns angUUstê, En Angleterre, les RiMMMis ont en général une même disposition comme plan et la même ^ apparence comme £içade ; toute famille qui jouit d'une fortane même médiocre est seule dans son kabitation. Les maisons ont communément de vingt à yingt-einq pieds de largeur sur quarante^ cinquante de profondeur, j couh pris JtL cour, he rez-de chaussée est éleré d'environ trois pieds au-dessus du niveau de la rue, dont il est isolé par un fossé ou cour l»asse de trois k sept pieds de largeur sur cinq il six de profondeur; sur son parapet est une grille en fer. C'est par le moyen de ce fossé qu'est éclairée la cuisine , qui est souterraine ; la cave lui est contigue. Une plate-forme ou palier en pierre ^ert de pont pour trarerser le fossé, et, au mojen de quelques marches , à arriver h. la porte de la maison.
Dans le sol du trottoir qui borde la rue , est one petite grille ouvrante de quinze à dix huit pouces de diamètre , par laquelle on jette je charbon de tdrre dans un caveau pratiqué au dessous et qui a une is9He par U «our basse.
Chaque étage est double en profondeur et composé de deux ou trois pièces au -plus. A rez-4e-chaussée sont un parloir, un cabinet et on couloir , qui , de la porte d'entre , traveme la maison ; à son extrémité est l'escalier qui est pris aux dépens de l'arrièi epièe«. Dans les maisons plus modernes , l'escalier est pratiqué enU*e les deux pièces et ne reçoit alors de jour que par sa toiture, ce qui le rend très*sombre dans les parties inférieuies.
Au premier étage est la salle à manger et les dépendances ; au deuxième sont les chambres à coucher ; au troisième , les logements des domestiques. Les appartements sont généralement peints à l'huile j le cabinet d'aisance se trouve au fond de la cour, il est placé s¥r un petit aqueduc qui communique aux égOHts souterrains qui longent chaque rue, desortequ'on n'en faitjamais la vidange, Dans les maiaons d'une plus grande importance , ce eabinet ^itué à proximité des appartements, a un réservoir , qui , placé au sommet du bâtiment et alimenté parles eaux plufiales, sert k entretenir la propreté.
L'usage de bltir sur des terrains loués par bail amphithéotique explique le peu d'importance que les Anglaii mettent à la durée de leurs maisons et la légèreté avec laquelle iU les construisent; leurs murs ont commu-
, nément une brique d'épaisseur ; leurs sdives sont des madriers de sapin de deux pouces « que des tasseaux placés en diagonale contrebattent ensemble ; des planches en forment l'aire 3 aussi les baux portent'ils auela dan^ est interdite dans ces fantômes de maisons.
Si telle est la mesquinerie de la majeure par' tie des habitations de Londres , en général les nuisons et les palais des riches s'y font remarquer par le luxe , la prodigalité et leti recherches minutieuses qui caractérisent les Anglais. L'architecture en est bizarre et la décoration est un assemblage de détails incohérents. Jb sont riches de^leurç musées et de magnifiques ouvrages publiés p.ir eu y lur l'architecture de tous les peuples.
L'Anglais, voyageur par désœuvrement ou par ostentation , se plaît à reproduire dans 9on habitation tous les objets qui l'oâ frappé. C'est ainsi que tout récemment un particulier a fait élever le portique du Paiihénon pour façade de sa maison qui ^ à rintérieur, n'offre qu'un amas de ces détaib d» siècle de Louis XV, dont ses compatriotes purgent la France depuis dix ans.*
Le bel ouvrage sur les palais et maisons de Kome , par MM. Perder et Fontaine , continué par plusieurs de leu^ élèves, nou$ dispense d'entrer dans aucun détail sur le« magnifiques habitations de cette contrée.
De plus , le rapport direct de nos constructions modernes avec celles dont noos venons de parler , nous engage h les passer sous silence et à renvoyer à l'article ApPABTBMBaT de ce dictionnaire. Dbbbbt,
MAISON DE SANTÉ. On appelle ainsi toute maison dans laquelle des malades se rendent volontairement ou sont amenés, pour y éti-e traités sdità leurs frais, soit aux frais de leurs parents ou de personnes qui s'intéressent à leur sort* Les maisons de santé diffèrent en cela des hôpitaux , où les malades sont faites aux dépens de l'État ou des administrations locales.
Lies maisons de santé sont fondées par des spéculateurs, d'où il résulte qu*il y règne un principe d'économie qui doit nécessairement nuire aux malades; et, sous ce rapport, ces maisons seraient inférieures aux hôpitaux, si l'intérêt même des propriétaires ne les portait à les rendre agréables et saines , au^ tant que leur permet le désir de gagner beaucoup , et cela dans l'espoir d'obtenir la faveur du public D'autres intérêts , d'ailleurs, s'opposent également à ce que les hôpitaux soient tout ce qu'ils devraient être-
MAIS
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Dans les* maisons de santé , chaque malade est en droit d'exiger ce que son état réclame^ ses parents et ses amis veillent à ce qu'il reçoive tous les soins nécessaires. Au contraire, dans les hôpitaux, le malade n'a pas le droit de seplaindre, et-l^administration n'est contrôlée que par des philantropes, dont les uns n'ont que peu de temps à donner à des fonctions gratuites, et dont les autres manquent de lumières ou sont entichés de préjugés.
Le riche reçoit à grands frais chez lui les visites des gens de l'art ; le pauvre va dans les hôpitaux recevoir les soins* que la charité lui destine ; le célibataire et la veuve , l'homme et la femme isolés , sans parents , mais non sans ressources , vont chercher les secours de l'art dans les maisons de santé.
Rarement on y voit le père ou la mère de famille , car la pitié des enfants s'en alarmerait, et c'est là une des récompenses accordées à quiconque remplit ses devoirs envers la patrie en lui donnant des citoyens.
Les femmes enceintes qui veulent cacher leur grossesse et leur accouchement, se rendent dans des maisons de santé qui leursont réservées , et que Ton ne trouve que dans les grandes villes ; aussi les secrets de cette nature sont-ils plus en sûreté à Paris que partout ailleurs.
Les aliénés, riches ou pauvres , sont placés par leurs proches dans des maisons spéciales de santé , à cause de la difficulté qu'on éprouve h. conserver, sans danger et sans de ' très-grandes dépenses , au sein de leur famiUe , les personnes dont la raison a subi un dérangement.
Les maladies vénériennes exigent parfois l'usage de certains médicaments et certaines abstinences qui peuvent en déceler la nature : on a dû, par conséquent, fonder des maisons de santé uniquement consacrées au traitement de ces maux , et dans lesquelles chacun est intéressé à garder le secret qu'il désire que l'on garde pour lui-même.
Enfin quelques succès , pompeusement annoncés par les journaux , obtenus dans le traitement des courbures de la colonne épinière , ont fait éclore un grand nombre de maisons de santé destinées exclusivement h l'orthopédie , c'est-à-dire à la guérison des difformités et notaminent de celles de la taille. Il y a beaucoup à rabattre stir tout ce qu'on a dit en faveur des machines employées dans ces établissements. C'est en vain surtout qu'on soumet à l'action de ces instruments de torture des femmes qui ont atteint
la quinzième ou seizième année , et chez lesquelles les os ont pris une direction irrémédiable.
Les maisons de 8anté<pourment être multipliées à l'infini , si l'on en établissait poar toutes les maladies chroniques , ainsi qu'on l'a proposé. Si cet avis était adopté , il y aurait de l'avantage , en ce que tous les agents susceptibles de concourir au succès du^itement de ces maladies , étant rassemblés et dirigés avec plus de soin qu'on ne peut le faire dans les hôpitaux , l'influence que l'drt exerce sur la marche de ces affections serait mieux connue qu'elle ne l'est aujourd'hui , où ces maladies sont^ dispersées çà et là , dans la pratique de chaque médecin , et rarement traitées avec tout le développement des moyens appropriés à leur nature et à leur siège.
Le régime est , en général , mal dirigé dans les maisons de santé. Comment imposer la diète absolue, et priver , par exemple, de bouillon , une personne qui paie , pour être bien nourrie, selon elle, autant que bien traitée ?
Les médicaments sont prescrits soit pr le médecin attaché à l'établissement, soit par le médecin du malade , qui vient l'y s'h siter. Souvent le médecin de la mabon en est aussi le propriétaire ; alors se trouvent aux prises l'intérêt personnel et le devoir médical.
Puisqu'on interdit avec raison aux médecins la faculté de vendre des médicaments, partout où il se trouve un pharmacien, pourquoi ne s'opposerait-on pas à ce qu'ils tinssent maison garnie et table ouverte partout où il se trouve des auberges et des restaurateurs?
Que le médecin reçoive un salaire pour ■prix de ses conseils et de ses prescriptions , on ne doit pas plus s^en étonner que de voir l'or payer la chaleur et l'éloquence qu'un avocat déploie dans la défense d'un accusé; mais qu'un médecin recueille le bénéfice <{« résulte de la vente d'aliments et de médicaments , du louage d'un appartement, des meubles et du linge , à un malade , c'est ravaler une profession qu'on appelle encore libérale.
Il serait donc à dé&irer qu'un médecin ne pût jamais être ni le propriétaire, ni l'aisocié du propriétaire d'une maison de sauté.
Un jour , cet abus ap[:^e]lera l'attention des législateurs.
Toute maison de santé doit être surveii-