‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 6 sur 145 · LUCE · texte numérisé non relu

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la première trace de Tinquisitioii. Lace III mourut en 1 185, et eut pour successeur Urbaia III.

* LUCE ( Louis -RBMi ), gra?eur, né 2i Paris yers la 6n du 17« siècle , se livra de bonne heure au dessin , et s'adonna ensuite avec tant de succès à la gravure sur métaux qu'il fut nommé graveur du roi pour Fimprimerie royale. Il consacra trente ans de sa vie à composer des poinçons pour avoir des vignettes fondues en métal , et confectionnées de manière "k pouvoir se combiner, s'agrandir ou se rétrécir à volonté. Il fit aussi plusieurs collections de caractères, parmi lesquelles on remarque surtout, pour Textrême finesse, la demûsédanoise. Luce mourut en 177^4. On a publié une édition de toutes ses vignettes sous le titre d'Essai d'une nouvelle tjrpographie , etc. , Paris , Barbou,177i.

* LUCE DE LANCIVAL (Jbah-Chables- JvLiBir ) , littérateur et poète , né à Saint- Gobin (Picardie) en 1 764, mourut en 1810. Sa santé était très-faible , et dès 1790 il avait été obligé de subir l'amputation d'une jambe. 11 nous reste de cet estimable auteur six tragédies, dont Hector est la seule qui ait eu du succès et soit restée au théâtre ; des Distours ; Achille à Scjrros , imitation*de Stace; un Poème sur le Globe; des Poésies diverses , etc. M. Villemain a publié sur Luce de Lancival une Notice trèsintéressante dans le Magasin encyclopédique^ année 1810, tom. 5. On a publié en 1826, Œuvres de Luce de Lancival, précédées d'une notice . par Collin de Plançjr , et des discours prononcés sur sa tombe, psgr MM. Deguerle, Lacretelle et Roger, 2 vol.

ia-8<'.

* LUCET (Jbah-Claudb), avocat et canoniate, né en 1755 à Pont-de-Veyle en Bresse, mort à Vanvres en 1806, est auteur des ouvrages suivants : les Principes du droit canonique universel , in-4o • la Religion ca- Uwlique est la seule vraie ^ etc. , in-8o; Lettres sur différents sujets relatifs à l'état de la religion, en France , in-8*' ; Principes de décision contre le divorce ;-de la Néces^ site et des moyens de défendre les hommes de mérite conpre les calomnies et les préjugés injustes, Paris, 1803, in-8o, (publié sous le nomxleM. Couet, jurisconsulte); l'Enseignement de l'Eglise gallicane sur le dogme etia morale , recueilli de tous les ou» vrages deM.de Bossuet , etc. , Paris , 1804, 6 vol. îa-8« (compilation indigeste et qui

n'eut aucun succès ). On dit que , chargé d'affaires importantes et accusé de malversations, cet écrivain bâta lui-même le terme de 9ei jours. On lui attribue encore un Éloge de Catilina, Paris , 1780, in-8» , et des Pensées sur plusieurs points importants de littérature f de politique et de religion , in-i2.

* LUCHET (Jbah-Pibrrb-Louis, marquis db) , littérateur, né à Saintes en 1740, fut d'abord connu dans le monde sous le nom de marquis de La Roçhe-du-Maine.

et mourut à Paris en 1792. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages, presque tous très-médiocres. Les principaux sont : Mistoiiv littéraire de yoltaire , Cassel ( Paris ) , 1782, 6 vol. in-8o; le FicomU de Barjac, roman, 1784, in8o et in-16, traduit en allemand, Hambourg, même année; Histoire de l'Orléanais, etc. , Amsterdam (Paris ),, 1766, in-4o ( ouvrage critiqué par Dan.

Jousse); Analyse raisonnée de la sagesse de Charron, Amsterdam, 1763, in- 12; Essai sur la secte des illuminés, 1789, 1792 (troisième édition , revue et augmentée par Mirabeau) , in-8o, traduit en allemand par Ilopp; Mémoire pour servir à l'histoire pendant l'année 1789, Paris, 1790, 4 vol. in-S». M. Weiss (Biographie universelle, tom. 25 ) a donné la liste complète des ouvrages du marquis de Luchet.

* LUCHI (MicHBL-AHGf ) , né à Brescia en 1 744 , devint prélat de l'index , puis reçut le chapeau de cardinal, et mourut en 1802. On lui doit : un Choix des meilleurs morceaux dAppien et cTHérodien^ grec et latin , Rome, 1783 ; une édition des OEuvres de Fortunat^ ibid. , 1786-1787 , 2 tomes în4"; des Dialo^ gués grecs , Florence. Il avait le projet de publier une Bible polyglotte qui aurait formé 30 vol. in-fol. , et qui , avec le texte hébreu restitué, aurait contenu la Vulgate et les Septante (texte et traduction latine) , deux noa> velles versions grecque et latine littérales , et un commentaire où toutes les difficultés auraient été éclaircies.-^LucRi (Louis) , bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, frère du précédent, né en 1703, mort en 1788, se livra à l'étude des antiquités historiques et ecclésiastiques. Il publia les Monuments du monastère de Leno , Rome , 1 759 , in-4o , et a laissé plusieurs manuscrits ionportants.

* LUCIEN (Saut), martyr, né k Samosa te, exerçait le sacerdoce en l'an 303 à Nicomédie lorsque l'empereur Dioclétien y publia

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premiers édita contre les chrétiens. Jeté en prison, puis traîné devant les juges , il eut le courage de leur adresser , pour toute sa défense , une apologie de la religion de Jésus-Christ; et , après avoir souffert un long je^ie plutôt que de se nourrir des mets qui avaient été offerts aux idolesr, il reçut la couronne du martjrre le 7 janvier 3 1 2. La Chronique d'Antioche nous a conservé un fragment de la lettre que saint Lucien avait écrite de sa prison aux fidèles de Téglise d^Antioche ; et Ton sait par un passage de saint Jérôme qu'il avait purgé de nombreuses inexactitudes le texte des Septante en le collationnant sur les meilleurs exemples et sur le texte hébreu. Sa profession de foi , écrite de sa propre main , reconnue orthodoxe au concile d^Antioche en 341 , et opposée aux ariens par saint Athanase , saint Jérôme et saint Uilaire , dément le reproche que quelques critiques font h saint Lucien «Tavoir partagé les erreurs de Paul de Sa»

mosate.

* LUCIEN, célèbre sophiste grec, naquit, selon Topinion commune , vers le commencement du 2* siècle ( 1 18-124 ) à Samosate , capitale de la Comagène , et fut placé par son père chez un oncle qui était sculpteur, n se dégoûta bientôt de cette profession , qui ne lui parut qu'un métier, et , quittant Fatelier de statuaire pour la littérature , il s'exerça dans Fart d^écrire et se fit avocat. Mais les criailleries et les vices du barreau Texcédèrent au point qu'il renonça à la plaidoierie. C'était alors l'époque brillante des rhéteurs et des sophistes; Lucien se mit à leur école à Antioche , et devint en peu de temps un des plus célèbres d'entre eux. Il parcourut successivement Flonie , la Grèce, les Gaules et l'Italie , où il amassa des richesseà, puis revint ensuite en Grèce, parut aux jeux olympiques , et fit un long séjour h Athènes.. Il parait qu'il avait alors 40 ans. La puérilité et le vide de Téloqueuce des sophistes le frappa vivement ; il se livra à l'étude de la philosophie et surtout à l'étiide des hommes ; et aux vaines déclamations il substitua la description de», travers et des vices de l'humanité. L'originalité de ces nouvelles compositions attira sur lui l'attention publique et la gloire. Marc-Aurèle^ qui avait apprécié son mérite^' lui donna une place considérable en Egypte. Lucien y passa le reste de ses jours, et mourut quelques années après Commode (198-204). Suidas prétend qu'il fut déchiré par des chiens. Il est

probable qu'il ny a là de la part de ce lexicographe qu'un mal-entendu , et qu'originairement on avait voulu dire que les cyniques ( vulgairement nommés les chiens ) déchiraient le sophiste , qui au reste le leur rendait bien. Selon M. Boissonnade Lucien serait mort de la goutte , et cette opinion ingénieuse est appuyée de raisons très-plausibles. Le philosophe Lucien n'appartient à aucune école; il n'est d'ailleurs que moraliste ; et sous ce rapport il a le même tour d'idées que Voltaire. Un pessimisme moqueur , voilà le fond de son système : il n'a vu , il n'a peint que la sottise et la faiblesse des hommes; mais dans ce cadre un peu restreint il se montre profondément philosophe, parce qu'il est profondément convaincu. Son style a peu de défauts ; sa prose rappelle sans cesse les vers d'Aristophane , qu'il avait pris pour modèle , et dont il a la pureté , la finesse et l'élégance ; son dialogue ( et la pldpart de ses ouvrages ont la forme du dialogue ) est une véritable conversation , et a toujours la vivacité dramatique. Parmi les ouvrages oii opuscules qui portent le nom de Lucien , et qui sont au nombre de 80 , les plus remarquables sont : Timon , le Songe ou le Coq , 26 Dialogues des Dieux , et 30 Dialogues des morts (on peut y joindre Caron , espèce de prologue des ces derniers ) ; les Dialogues des Conrtisanes ; V Histoire véritable ( satire contre les voyageurs qui débitent des choses incroyables) ; VEncan des sectes philosophiques ; Icaro-Ménippe^ ou le Voyage aérien; le Pécheur^ ou les Ressusci»

tés; la Déesse syrienne; Alexandre ^ ou la Mort de Pérégrinus ( où il attaque violemment le christianisme ) ; Lucius , ou l'Ane ( extrait du roman de Lucius de Fatras , dont Apulée a tiré ses Métamorphoses ) f la Vie de Lucien ( écrite par lui-même ). Nous ne devons point oublier de dire qu'on lui a attribué la Vie d'Apollonius de îy-ane , et que l'on trouve dans l'anthologie plusieurs Epi^rammes qui portent son nom. Les meilleures éditions de cet auteur sont celles d'Hemsterhuis et Reitz, Amsterdam, 1 743-46, 4 vol. in-4o, reproduite à Deux-Ponts, 1789, 10 vol. in-8o; celle de Schmit , MitUu, 1776; et celle de Schmieder, Halle, 1800. P.-L.

Courrier a donné une très -bonne édition de VAne. Les OEuvres complètes de Lucien ont été traduites en français par d'Ablancourt , Massieu,Belinde^a]lu;et quelques autres; en allemand par Wieland , en anglais par Franklin, et en italien par Gozzi. (Voyez Biblio*

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thèque deFabricius et la Préface de Belin de Ballu.

* LUCIFER, évéque de Cagliari (Sardaigne) où il naquit dans les premières années du 4« siècle , provoqua la conyocation du concile de Milan (355) ; et , en qualité de légat du pape Libère , il y défendit contre les ariens la pureté de la foi et Tinnocence de saint Alhanase. Sa véhémence inflexible (ur Constance, >n le transféra mcore dans les elé sous Julien Intiocbe, ville des eustathiens le prétexte de a concorde , il rs, profita de ionuer évêque I ainsi les troué d'éloufier les cupaient alors pant sa vieille B Verceil , qui improuvait Tordination de Paulin, Lucifer revint dans son diocèse, et y mourut en 370.

Bien qu^ soit honoré comme un saint par les églises de Cagliari et de Verceil , il est certain que ce prélat eut tout au moins le tort de préparer, par des imprudences, le schisme de ses disciples , désignés sous le nom de lucifériens , et qu'on accusa d'avoir cru que les âmes sont de substance charnelle etse propagent par transfusiou. Toutefois ce qu'il y a de mieux constaté dans leur dissidence c'est qu'ils refusaient de se soumettre aux maximes pacifiques tracées par le con« cile d'Alexandrie. C'est surtout en Sardaigne que se répandit la secte des lucifériens, qui eut aussi des partisans en* Palestine , en Egypte , en Afrique , en Espagne et en Italie. Du Tillet a recuilli les divers écrits de Lucifer, Paris, 1568 ; ils ont été reproduits dans le tome 4 de la Bibliothèque âes Pères, édition de Lyon; et les frères Coletti en ont donné une nouvelle édition complète , Venise, 1778, in-fol. U a paru à Cagliari en 1639 un livre curieux intitulé : Defensio sanctîtatis B. Luciferii, * LUCIFÉRIENS. Fo^ez l'art, précédent.

""LUCILE (Caïus Lucilùa ), le plus ancien poète satirique latin dont il nous reste quelques morceaux , né à Suessa Tan 148 avant Jésus-Christ , d'une illustre famille de chevaliers , accompagna à Numance Scipion TAfiricain, dont il était Ta mî, puis se Hvra

exclusivement à la composition de ses ouvrages satiriques. U en écrivit trente livres, dont il nous reste des fragments assez nombreux pour nous faire connaître son genre de talent. Le stjrle en est encore rude et grossier ; mais on y trouve de la facilité dans la versification et de la force dans les idées.

Lucile avait encore des partisans dans le siècle d'Auguste , et Quintilien en fait un grand éloge . Ce poète mourut à Naples l'an 191 avant Jésus-Christ, âge de 45 ans. Les meilleures éditions des fragments de Lucile sont celles de F. Douza, Leyde, I597,in-4«, ou Amsterdam, 1661; celles des frères Volpi, Padoue, Comino, 1735, iu-8<*.

*LUCILLE, impératrice romaine, fille de Marc- Aurèle et de Faustine , née en Tan 146, fut mariée à Tâge de 17 ans à Lucius Verus, et se déshonora par la multiplicité et le scandale de ses inb'igues amomreures. On dit même qu'elle empoisonna son mari.

L'année suivante die épousa C. Pompeianus, Tun'des plus vertueux sénateur8,eneut nn fils, et n'en continua pas moins de se livrer à toutes sortes de désordres. Plus tard ayant conspiré contre l'empereur Commode, son frère , celui-ci l'exila dans l'Ile de Caprée , et quelque temps après la fit mettre h mort par un centurion , en l'an 184.

* LUCINGE (Reké de), né en 1553, suivit en 1572 le duc de Mayenne allant offrir ses services à l'Empereur contre les Turks , et se distingua dans les guerres qu'on eut à soutenir contre eux. Chargé en 1682 d'une négociation * par le duc de Savoie avec Henri III, il s'en acquitta si bien qu'il fut nommé cooseiller-d'état et ambassadeur en France. Mais dans la suite il fut disgracié pour avoir signé le traité de Lyon , et se retira en France. On a de lui : De la naissance, durée et chute des Étals, Paris, 1588, in-8« , traduit • en italien ; les Occurrences et le motif de la dernière paix de Lyon , Cfaambéry, 1603, in-8«, rare; La manière de lire V Histoire, Paris, 1614, in-8o; plusieurs ouvrages manuscrits , parmi lesqueb on cite des Mémoires de son temps (de 1572 à 1585) , en latiA, conservés à la bibliothèque du roi.

* LUCIUS écrivain grec du 2* siècle , ne à Patras, ville de l'AcÀiaïe , vivait sous l'empereur Antonin , et est regardé communément comme auteur d'un conte intituléXicciW, ou la Métamorphose , dont il ne reste plus qu'un extrait dans les ouvraMfes de Lucien.

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