LUCO
PlioliiBi doute m U ▼éritable auteur de cet écrit n^est pas Lucien lui-même ; maia M. fielin de Balltt , dans sa traduction du même Lucien , parait croire que la Métamof-phost n'est ni de Tun ni de Tautre. Le fond de ce conte est le même que celui de VAne ttor d' Apulée et que celui de Machiavel. Paul- Louis Courier {vojrez ce nom ) a publié ia Id iciad e, ou VAne deLucius de Patt-asy ayec le texte ^^Cy revu sur plusieurs manuscrits , Paris, 1818, in-12..La traduction de cet ouvrage a été réimprimée séparément en 1824, 1 vol. in-8<» ; eUe forme la troisième liyraison des Romanciers grecs et latins publiés par RapilljT.
* LUCIUS AMPELITJS est Tauteur du Liber Memorialis publié par Saumaise ( à la suite du Florus d'Elzevir , 1638), d'après un manuscrit de F. Juret. On n'a aucun renseignement certain sur sa vie : les uns le croient le même qu'Ampelius, préfet de Borne sous Valentinien ; les autres veulent que ce soit de lui que Sédaine Apollinaire ait parlé dans ses poésies.
* LUCIUS ( Louis )v yoyez Luz.
* LUCIUS (Jbas), historien, né dans le 17* siècle à Trau en Dalmatie, d'où il est désigné quelquefois en latin sous le nom de jyaguriensis , mourut en 1684 à Rome , où il avait fini par se fixer. Il a laissé les ouvrages suivants : de regno Dalmatiœ et Croatiœ I3f. ly àgentis origine ad ann, 1480, Amsterdam , 1666, in-fol. , et inséré dans le tome 3 des Scriptores rerum Hungaricarum de Mathieu Bel ; Memorie istoriche di Tra^gurio ara deUo TraUy lib, VI ,Veni8e, 1673, in-4«, réimprimés en 1674 sous ce nouveau titre : Istoria di Dalmatia ed in parlicolare délie eittà di Trau , Spalalro e Sebenico , rare et curieux ; Inscriptiones Dalma»
ticœ, etc. , Venise, 1673 . in-4* , insérées dans le tome 10 du Thesaur, aniiquitatum Itaiiœ de Burmann.
* LUCKNER ( Nicolas ) , maréchal de France , né li Campen ( Bavière ) en 1722 , d'une famille noble , mais pauvre , entra fort jeune an service de Prusse, parvint au grade de colonel , et commanda avec distinction un corps de troupes légères sous le grand Frédéric dans la guerre de sept ans. La réputation qu*il s'était acquise- dans ses engagements avec les troupes francises détermina le cabinet de Versailles à lui faire des propositions avantageuses, et il passa au service de France avec le titre de lieutenant-général y quelque temps avant la paix de 1763 .
Depuis cette dernière époque il vécut sans activité jusqu'au moment de la révolution, et s'en montra le partisan. Cette conduite lui valut la conservation de tontes ses pensions et le bâton de maréchal au mois de décembre 1791. Lorsque la guerre fut déclarée l'année suivante, Lnckner reçut le commandement de l'armée rassemblée sur la frontière du nord ; mais bientôt, soit que son patriotisme parût suspect aux meneurs de l'époque , soit qu'ils se méfiassent de ses talents militaires , il perdit le commandement en chef, et fut employé en seconde ^ ligne au camp de Cfa&lons-sur-Marae. Mécontent de cette position, il se présenta k la barre de la convention nationale nouvellement assemblée, et, malgré ses protestations de dévouement , il reçut l'ordre de ' rester à Paris. Il j vécut assez tranquifle pendant un au; mais au commencement de 1794, ayant réclamé sa pension qui était alors arriérée , il fut arrêté et traduit an tribunal révolutionnaire , qui le condamna à mort le 5 janvier de la même année. Le maréchal Lnckner avaitdéplojé dans sa jeunesse la bravoure et Tactivité d'un bon partisan ; mais il est douteux que dans des circonstances plus opportunes que celles où il se trouva quand il fut investi d'un grand commandement, il eût ajouté à sou ancienne réputati(m.
* LUCOTTE (lecomte Ennx-Aivi) , lieutenant-général, né en 1770 à Port-sur-Saêne, où il mourut le 21 septembre 1825, était entré au service comme volontaire en 1789.
Sa bravoure lui ayant mérité un avancement rapide, il eut occasion de s'honorer par plusieurs traits de modération , tant à Lyon qu'à Marseille, où il remplaça, par des voies dé conciliation, les mesures rigoureuses qui lui étaient prescrites -pour comprimer les soulèvements dans ces deux villes. Après s^être distingué dans les divers commandements qui lui furent confiés tant en Italie qu'en Espagne , le général Lucotte (îit en 1814 des premiers à offrir ses services au roi à Saint-Ouen ; ce prince le chargea de la défense de Paris dès que la nouvdle du débarquement de Napoléon fut connue dans cette capitale ; et il ne dépendit pas des efforts du général que sa division ne mit obstacle aux événements du 19mar8 1815. Toutefois il fut remis en disponibilité à la seconde restauration. Le général Lucotte, très- versé dans, les diverses branches de l'administration militaire, ne demeura point