‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 63 sur 145 · MALI · texte numérisé non relu

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ireinte ans compositioBs naïves , parut une sorte de prodige; Henri IV lui ayant demandé des vers , fut tellement satisfait de ceux que Malherbe lui présenta, qu'il le plaça soos la protection de son écuycr Bellegarde , et peu après lui fit une pension.

Dès ce moment , regardé et honoré en qaelque sorte comme Toracle du bon langage , Malherbe prit à la cour les habitudes et le pouvoir d'un professeur, relevant avec rudesse les moindres fautes dans la bouche des princes comme dans celle des servitetih ; on l'appelait le Tyran des mots et des sy'Wtbes. C'est ainsi qu'il vécut, publiant de loin à loin quelques pièces de vers qu'on donnait aussitôt pour modèles, exerçant avec une extrême liberté le droit de censure que ion esprit supérieur lui avait mérité ; l'attirant de nombreux ennemis par son trop de franchise , peu aimé personnellement , mais proclamé partout le poète des princes et U prince des poètes. Il mourut en 1628 , âgé de 73 ans '; les bienfaits de Henri IV et de Marie de Médicis ne lui avaient procuré qu'une fortune médiocre ; marié vers 1580, il avait eu plusieurs enfants qui moururent tons avant lui. Boileau dans son Art poétique assigne le irang que Malherbe doit prendre parmi nos premiers poètes; il fonda l'école des grands écrivains qui depuis ont enrichi notre littérature. ; cependant on convient que dans ses productions le mérite du style l'emporte souvent sur celui des pensées , et que s'il imita Horace de la manière la plus heoreuse , il est resté au-dessous du lyrique latin quand il a voulu créer. Sa VM a été écrite par Racan ( vojrez ce nom). Les OEupres de Malherbe ont été imprimées un grand nombre de fois ; parmi ces éditions on distingue celle de 1723 , 3 vol.

in-l2 , publiée par Chevreau (le premier volume contient les odes , stances , épigram- >Qes et chansons ; le second , les ceuvres en prose, qui consistent en traductions assez Qiédiocres de quelques morceaux de Sénèlue et de Tite-Live ; le troisième reufeinne les observations de Ménage); celles de 1757, 'a4>«;de 1764, in-12 ; de 1776, in-8-; de 1797, in-4«, mais on recherche surtout l'édition qui fait partie de la Collection des ^ssûfues Jhmçais publiée çhex Lefebvre :

^lle a pom* titre : OEui^res choisie^ de Mat- ^ierbe avec les Notes de tous les Commentateurs , publiées par L. Parelle , Paris , 1825 , -^ >oL in-8<>. Gingùené avait écrit sur Mall^Orbc un commentaire qui n'u pas été im-

primé. Il existe en outre une correspondance inédite de Malherbe et de Peiresc.

M. Roux-Alpheran a publié en 1825 des Recherches biographiques sur Malherbe^ Aix , brochure in-8«.

/ MALHERBE ( Josepb-Faah<^.'.Mabib ) , ancien bénédictin , littérateur et chimiste, né en 1733 à Rennes, mort eu 1827, professa d'abord la philosophie à Saint-Germain-des- Prés de Paris (1774), puis devint successivement bibliothécaire de la cour de cassation, ensuite du tribunal jusqu'à sa suppression, et enfin censeur de la librairie (1812); il eut depuis la restauration le titre de censeur royal honoraire. Dom Malherbe fut chargé de revoir la dernière édition des OEuvres de saint Ambroise donnée par les bénédictins ; et , après la mort de dom Bour rotte , il fut choisi pour continuer Vaistoife du Languedoc, Dans l'intervalle de ces travaux , au sein desquels il traversa l'époque la plus orageuse do la révolution , il continua les expériences chimiques dont il faisait ses délassements , et s'occupa de recherches historiques sur les assemblées d'états généraux. En 1772, il avait remporté, pour le procédé qu'il découvrit de fabriquer la soude au moyen de la décomposition du sel marin, le prix proposé par le bureau de consultation des arts. Plus Urd ( 1792-1793) , il contribua aussi k l'amélioration de la confection du savon. On connaît de lui en manuscrits deux opuscules historiques et une traduction française de la Physica subtcrrunea , de- J.-C. Bêcher.

* MALIN (Jbav-Michel), commis eu second \ la garde des livres imprimés de la Bibliothèque du Roi, mort en 1791 , à 93 ans , généraleineUt regretté, n'a rien ptiblié en son nom , mais a coopéré avec MM. Melot et Sallier (voyez ces noms) à la publication de la yie de saint Louii par Joinville (édition déjh préparée pur M.Capperonnier) .

11 a de plus rédigé le Catalogue de la Bibliothèque ( sous la direction de MM. Capperonnier et de Saulnais ) pour la partie du droit ; et ou lui doit une partie du Catalo^ gue manuscrit des auteurs qui sont dans ta Bibliothèque rojrale. Leprince le mentionne avec honnçur dans son Essai sur la biblio^ thèque du Roi, 1 782 , petit in 1 2 , pag. 103.

* MALINGRE (Claddx) , historiographe de France , né à Sens , vers 1580 , mort vei-s 1653 , fut écrivain très-médiocre , incorrect dans son style, chronologiste inexact, insipide et dangereux par son adulation. Onlui

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doit plusieurs écrits dont on peut voir la liste daus les Mémoires de Niceron , tome 34 , et dans la Bibliothèque historique de la Fnmce ^ tom. 3.

* MALIPIERO (AuMo). Voyez Mastbo-

PSTRO. ^

• MALLE (DUREAU ni La). Fojez Du-

BBAr.

• MALLEMANSDE MESSANGES(Cl.), sayant mathématicien, né kBeaune en 1653, entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1674, devint ensuite professeur de philosophie au collège Duplessis à Paris , occupa cette chaire pendant trente-quatre ans , et mourut en 1723. On a de lui : Traité physique du monde , Paris , 1679 ; nouveau

. Système de l'aimant, ibid., 1630 ; Dissertation sur les comètes , 1681 ; UJameux Problème de la quadrature du cercle résolu géométriquement par le cercle et la ligne droite^ 1633; plusieurs articles polémiques dans le Journal des Savants. Mallemans- fut du nombre de ceux qui prirent parti contre Furetière ( voyez ce nom ) dans la dispute sur le Dictionnaire de TAcadémie française.

— Mallemahs (Jean) , frère du précédent,* mort à Paris en 1740, chanoine de Sainte- Opportune , après avoir été capitaine d'infanterie , marié et veuf , a laissé ïes ouvrages suivants : une Traduction de Virgile en prose poétique; Histoir,e de la Religion , Paris, 1704, 6 vol. in-i2 , Pensées- sur le sens des dix-huit premiers versets de V Évangile saint de Jear\ ,1718; Conduite pour enten • dre cfirétiennement la messe, 1696, plusieurs Dissertations , insérées dans les Mémoins de Trévoux , sur d^ endroits de rÉcriture sainte.

* MALLEOLUS (Fiux>,dont le vrainom' était Hœmmerlitt qu'il traduisit en latiu»

suivant la coutume des savants de cette époque , né à Zurich en 1389 , fut successivement chanoine de Zurich , de Zoefiingen , et prévôt à Soleure. Bien qu'il eût adopté tous les articles dogmatiques du concile de Constance , auquel il avait assiste , son zèle pour la reforme religieuse,. lui suscita des ennemis irréconciliables. Ayant composé en 1439 un livre contre les Suisses, rempli de sarcasmes amers et dans lequel il attaquait personnellement le vicaire épiscopal de Constance, celui-ci le fit arrêter et renfermer dans les prisons de Luceme , où il mourut vers 1457. Sébastien Brand publia, en 1497, la plus grande partie des écrits de Malleolus , sous ce titre : Felicis HœmmeHin va-

riœ Ohlectationis Opuscula et TractaJbu.

On peut consulter sur cet écrivain le tome 1*' de la Bibliodièque helvétique (en allemand), pag. là 107.

* MALLEOLUS (Thomas), f^o^ez Kbmpu.

* MALLEROT (Pibbeb) , sculpteur du 1 7< siècle , connu sous le nom de La Pierre, a laisâé plusieurs beaux morceaux, parmi lesquels on cite f la Colonnade du parc de Versailles ; le Peiystile et la Galerie duchâ. teau de Trianon ; le Tombeau du cafdinal de Richelieu , à la Sorbonne , fait soos les ordres de Girardon.

* MALLES (M—, née de BEAULIETI), morte à Nontrou en 1825 , est auteur de plusieurs ouvrages destinés à ramusement ou à rinstruction de la jeunesse ; on eo trouve la liste dans V Annuaire nécrologique de M. Màhul (année 1825). ^

* MALLET (Charles), théologien, né à Montdidier en 1608, fut reçu docteur de Sorbonne en 1642, devint Tun des grands vicaires de François de Harlay , archevêque de Rouen , se signala par son zèle contre les jansénistes , et mourut à Roueti en 1680. On a de lui : Examen de la traduction du Nouveau Testament imprimée à Mons, Rouen, 1667 , in-12 ; Traité de la lecture de V Écriture saintfi , en langue vulgaire, ibid., 1679, in-12 ; Réponse aux principales raisons qui servent de fondement à la nouvelle défenst du Nouveau Testament, ibid., 1682, in-12; des Réflexions sur les ouvrages d* Arnaud, insérées dans les recueils du temps.

* MALLET (Pierre) , ingénieur ordinaire du roi , professeur de mathématiques , né à Abbeville versvl630 , conçut le projet de réformer Torthographe française, et chercha à développer son système dans les deux ouvrages suivants : Architecture militaire, ou les Fortifications particulières, générales et universelles , Paris , 1666 , in- 12 ; le Jeu des dames..., et la Méthode d'y bien jouer; Ortografe nouvèle et rézonée , Paris, I()68, in-12.

* MALLET ( Alai» MANESSON ) , ingénieur militaire, né à Paris vers 1630, fut quelques années au service du roi de Portugal , devint , à son retour en France , professeur de mathématiques des pages du roi, et mourut k Paris vers 1706. Il a laissé les ouvrages suivants : les Travaux de Mars, ou l'yért de la guerre.... , avec un ample détail de la milice des Turks , etc. , Paris , 1671 ; 2* éditiùn augmentée , ibid. , 1685 , 3 vol.

in-8<> , avec planches ; traduits en plusieurs

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