HA LA
font la pdche. Ils portent h Cockm et à Andjinga leurs cocos et des rochers de cOrail , que Ton emploie à tailler des images et à brûler pour en faire de la chaux.
Ces iles furent découvertes par Vasco de Gama , en 1499 ; elles sont peu fréquentées , et leur pauvreté les préserve d'être envahies.
Fv^age de Pyrtri de Levai ; de jBuchanaa; Re^ talion d'un naufrage pur Scliuli. (^ouvelleÊ An* nales das vcjragetf tom. TII.) ETRiis.
* MALAGRIDA (Gàbbhl) , jésuite , né en 1689 à Hercajo , dans le Hilanez , fut envoyé en mission au Brésil, pénétra jusque dans le Haragnan , et parcourut toutes les parties soumises an Portugal. Rentré en Europe, il fut brûlé en 1761 , comme faux prophète et comme auteur des deux écrits suivants : Kie héroïque et admirable de la glorietae sainte Anne , mère de la Sainte Fierçe , en portugais \eXde la Vie et de l'Empire de l'Antéchrist, Vun et Tantrede ces ouvrages prouve chez Tauteur un véritable délire. On peut consulter sur lui : il buon Raeiocinio dimostrato , ecc. , sul Jamoso processo et tragico Jine del fù P. Malagrida , Venise, (792 et 1784. Halagrida est encore auteur de trois pièces dramatiques à Tusage des collèges sous ces titres : la Fidélité de Léontine, Saint-Adrien et Aman. L'abbé de Longchamps a publié sous le titre de Malagrida, une tragédie en trois actes , Lisbonne, 1763,
* HALAKIA, célèbre docteur arménien au i4« siècle, né en Crimée, vint en Arménie avec de grandes richesses que son père lui avait laissées, et éleva à ses frais une école magnifique près de la ville de Nakligcvan , dans le but de former des eccléastiques éclairés dans les sciences et dans les devoirs de la religion , et de s'opposer ainsi à la propagation de la doctrine romaine ; il s^efibrça même de faire proscrire les missionnaires romains, appelés unitaires, qui prêchaient alors le catholicisme en Arménie.
Mais ceux-ci , se voyant à la veille d'éprouver une persécution , l'empoisonnèrent vers Tan 1384. 11 a labsé un recueil de Poésies et six Sermom,
* HALALA ou HALALAS ( en grecRhéteur ou Sophiste), surnom donné à un certain Jean d'Antioche auteur d'une Chronique en grec depuis la création du monde jusqu'à la mort de Justin ien 1er en 566 , publiée sur un manuscrit de la bibliothèque bodléienne ,
avec version latine et notes , Oxford , 1691 , in-8« , par Edm. Chilmcad , qui a snppléé à la perte des deux'premiers livres d*après une antre Chronique du même temps. Cette édition est précédée de recherches sur l'autenr par Humfred Hod j , qui le place au commencement du 9* siècle ; mais l'opinion de Gave , qui pense que cet auteur florissaitdu temps de Justinien , est beaucoup plus vraisemblable. On retrouve la Chronique àtV^lalas dans l'édition des Écriuains de l'histoire byzantine , Venise , 1 733 , in-fol. — Il a existé un autre Jbav , moine dMntioche, auteur également d'une Chronique depais Adam , dont il ne reste que des fragments conservés dans un des ouvrages de Constantin Porphjrrogenètc , et publié par Henri Valois , avec notes , Paris , 1634 , in-4o , d'après un manuscrit de Peirsec. ' * MALAPERT ( Chables ), poète et matliématicien, né à Hons en Hainaut en I58I, mort à Vittoria en CaUlogne en 1630 , était de la Société de Jésus. Après avoir professé la philosophie à Pont-à-Honsson , les mathématiques en Pologne , puis à Donsi , il fut demandé par Philippe IV pour enseigner cette science à Hadrid. On a de lui an recueil de Poésies latines, Anvers,, 1634, et plusieurs ouvrages de mathématiques , imprimés à Douai, 1620, 1633.
* HALARTIC (AvBs-JosBra-HippoLTTi , comte DB ) , né en 1730 h. Hontanban, mort à rile-de-France en 1800, était d'une ancienne famille de T Armagnac. Il avait le grade d^aide-major à Vépoque de la guerre du Canada en 1758 , On il reçut la croix de Saint-Louis en récompense de sa valeur- Nommé colonel de Vermandois en 1763 , et commandant en chef de la Gnadeloope eo 1767, il donna partout des preuves de soo dévouement et de sa bravoure, et fîit enfin en 1792 nommé par le roi lieutenant-général des établissements français à l'est du cip de Bonne-Espérance. 11 ne fallut rien moins qne sa prudence pour pacifier ces colonies J où le meurtre récent de H. de Hacnemara était le triste résultat de la fermenUtion de^ esprits. Il demandait en récompensé le cor^ don rouge, qui lui était promis depuis 1781 i mais quand sa demande arriva , Tordre d^ Saint-Louis n'existait plus. Malartic, isole pour ainsi dire de la France , d'où il ne ve^ uait que des ordres sanguinaires, ne song^ plus qu'à sauver la colonie , sans tontefoij altérer son respect et son attachement pour la mère patrie ; et tous les efibrts de U con^
MAL A
MALD
ytatàon ne purent rien contre rDe-de-France lOQS la protection de Malartic. Aussi il troora dans la conduite de ses adminbtrés la itconnaissance qoll méritdt , ei les agents Ja directoire Bacb et Burnel , à peine débanpiés , n*eiirent que le temps de remonter for une corrette pour se soustraire h la fureur de la multitude. Les Anglais eux-mêmes mt parent jamais réussii'dans leurs attaques; ek, pkins d'estime pour le chef de leurs ennemis , partagèrent le deuil universel par lequel on honora sa mémoire. Les habitants kn élerèrent un monument au haut du Çhamp-de*Mars , avec cette inscription : Au Saapatr de la colonie.
* MALASPINA ( Albkbt de), troubadour, a été placé par les historiens italiens ta rang des meilleurs poètes de la .fin du 12* sikle. Au nombre des manuscrits re^ codDis en Italie par Sainte-Palaie se trouve on dialogue très-naïf entre Albert de Malaspiaa et sa maltresse.
* MALASPINA ( RicotDAvo ) , le plus anden hiatorien de Florence , né dans cette fille an commencement du 13' siècle , composa rhistoire de sa patrie, depuis sa foodatioB jnsqa*à Tan 1281 , qu^on croit être celle de sa mort. Giachetta Malaspina , so« neveu, k continua jusqu'en 1286. Elle a été publiée temM ce titre : Hisloria ant. deW edificazione di Koren^a , etc. , Florence , 1568-98, et , avee la Clu-onique de Jean MoreUi, 1718 ,
Maxaspiha (Sabii^), chroniqueur [ , de la même famille que Ricordano, i il ann contemporain , prenait le titre de , éèftm, de Malte , et de secrétaire du pape. j t.lhtoiic de Malaspina s'étend de 1250 à ' SOIS et a été imprhnée poar la première fois m le lome 6 des Miscellanea de Baluze , ■ oom d'auteur.
HALATESTA (Bàttista), fille d'Anwm^ comte de Montefeltro , harangua en Ai, dans des occasions solennelles , Temrtm Sigismond , le pape Martin V, et les I du sacré collège. Elle enseigna puât la philosophie, et les professeurs t exercés furent contraints plusieurs f de reconnaître sa supériorité. Ayant en 1405 Galeotto Malatesta, seigneur iro , elle resta veuve au bout de cinq lit se retira dans un couvent , où elle se MUgaa par sa sainteté. Quelques écrivains i.JÉbMicn 1455 l'époque, de sa mort, et cef xBftttI Von s^accorde à dire qu'elle mourut ^ ^itÊÊ. On a d'elle des Poésies parmi les- ^ " on distingue une Canzone adressée Tome 15.
aux princes italiens. On trouve une pièce de Battista dans les Laude Jatte e composta da più, etc., Florence 1485. Sa harangue à l'empereur Sigismond 'a été publiée par D.
Mittarelli, dans sa Bihliotheca.,. Sancti^Michaelis, etc., Venise, 1779, in-fol. Annibal Degli Abbatti Olivieri a publié en 1787 :
Notizie di Battista dl Monttfeltro,
* MALA VAXi (Feamçois), écrivain mystique, né à Marseille en 1627, mort dans cette ville en 1719, quoique aveugle dès le berceau , avait appris le latin et devint fort habile. Il est auteur d'une Pratique Jacile pour Heuer Vame à la contemplation^ Paris, 1670, in- 12. Cet ouvrage ayant été mis à Vindex à Borne, Malaval publia une Lettre à l'abbé de FlorestaColongue, Marseille, 1695, comme rétractation de 9es erreurs; celte lettre ayant été mise lUssi à l'index , il écrivit an pape , aux évêques de France , au roi , è la Sorbonne, pour témoigner la sincérité de sa soumission. On a encore de lui- : Poésies spirituelles , Paris , 1671 ;' Cologne (Amsterdam) , 17 14, ln-8*» ; des f^ies des saints , Marseille , 1672, in-12; Discours contre la superstition . . . des jours heureux et malheureux, dans le Mercure de 1688 \ et plusieurs opuscules ascétiques. Le cardhial Bona , avec* qui il s'était mis en correspondance, lui avait fait obtenir une dispense pour recevoir la cléricature , malgré sa cécité.
"*■ MALCOLM ( JAMKs-PxLLiia ) , graveur et antiquaire , né à Philadelphie, parcourut toute VAngleterre pour dessiner des vues qu'il gravait ensuite : il mourut en 1815 , membre de la Société anglaise des antiquaires. Il a laissé en anglais : Londinum redi" vivwn, etc.» Londres,- 1802-05, 4 vol, in-4o ; Correspondance de Jac. Granger, etc., ib., 1805 , in-8<» ; Premières impressions , etc. , ibid. , 1806, in-8»; Anecdote survies moeurs et les coutumes de Londres, pendant ^ 18« siècle, 1808, in-4o; Anecdotes.., de Londres depuis l'invasion des Romains jusqu'à l'an 1700, ibid., 1811 , iu-4o; deuxième édition , ib., 5 vol. in-8**; anecdotes diverses, etc., ib., 1811, in-8o; Soixante-dix vues, etc., ib., 1811, in-8o; Esquisse historique de l'art de la caricature, ib., 18l2,in-4<>, et quelques articles et gravures dans le Gentlemen' s magazitie^ ainsi que Vindex de V Histoire du Leicestershire.
♦ MALDACHINI. f^o^ez Mxidaichwi.
* MALDOJf ADO (LAURSHT-FERiBa) , navigateur et géographe de la fin du 16* et du 'commencement du 17« siècle, n'est connu que par ce qu'en dit Nicole Antonio dans sa
MALE
< iû4 )
MALE
Bibliothèque espagnole, et par un otianttscrit espagnol découvert par M. Charleê Amoretti dan« la Bibliothèque ambroiftienne de Milan.
n résulte de ces deux autorités, que Laurent* Ferrer Maldonado* avait embrassé Tétat militaire , et écrit un TVxiité de coitnographie , de géographie et de rmuigation^ ainsi qu*une Relation de la découuerte du détroit (f/tnian , on il indique au roi d^Espagne les moyens d'aller directement aux Philippines par le nord-ouest , et les avantages qui pouvaient en résulter pour la marine espagnole.
* MALDONAT ou plutôt MALpONATO (Jbav), célèbre jésuite, né en 1534, à Las Casas de la Reina dans TEstramadure , professa la théologie au collège de Ciermont à Paris , d*où il passa en Lorraine , et eut des conférences avec les ministres les plus savant» et les plus renommés : il réussit à en convertir deux qui professèrent ouvertement le catholicisme. De retour à Paris , Maldo* nuto continua %eB leçons de théologie qull ne cessa qu*h Foccasion des discussions qui s'élevèrent à son sujet entre Taf chevéque de Paris et la Facultés On a de lui : Commentétriiin IF Et^ngeliêta» , Pont-à-Mousson , 1596)597 , 2 vol. in-fol. ; Bresda , 1598 , in^^j Lyon, 1598, 1607-1613, in-fol.; Mayence, 1602, in-foL ; Venise, 1606, iii-4o; Paris , 1617, in-fol. ; Commentarii in Jeremiam , etc., Paris , 1610 , in-4o ; Tournon , 1611 , id. ; Commentarii in..^ vet.
Testam.y Paris, 1643, in-fol.; Opéra varia theolog, , Paris , 1677, in-fol. ; des Traités dictés par lui , et publiés par Zaccaria dans sa Bihlioih, ritualis , tom. 3 , Rome , 1781 , 'm'\''\Disp, defide^ Mayence, 1600; Traité des anges et des démons , traduit pirr Labo^ rie, Paris, 1617, in-12.
* MALEORANCHE ( Nicolas ) , savant théologien, philosophe et mathématicien habile , né à Paris en 1638, d'un secrétaire du roi , entra dans la congrégation de l'Oratoire, et se livra d'abord" à l'étude de l'histoire ecclésiastique et des auteurs dassiques, puis des langues orientales et s'attacha spécialement à la philosophie après la lecture du Traité de l'Homme de Descartes , qui par hasai*d lui était tombé entre les mains , et qu^il dévora avec un incroyable transport. Au bout de dix années de travail et de méditation il fit paraître son ouvrage intitulé : Recherche de la Vcrité^ qui , par Toriginalité des opinions qu'on y trouva , non moins que par la force et l'élégance du style , lui fit en peu de temps une très-grande réputa-
tion. Toutefois la hardiesse de quelques-unes de ses (propositions lui suscita de nombreux antagonistes , parmi lesqueb on distiogne Amauld et Bossuet, et la polémique trèsvive dans laquelle il se trouva engagé troubla parfois son repos. Malgré la complexion la plus débile , Malebranche sut, par an régime sévère , prolonger sa vie jusqu'à un âge très-avancé : il mourut en (715 , membre honoraire de l'Académie des sciences.
Malebranche est le plus distingué des disciples de Descartes ; outre qu'il embrassa et défendit avec le plus grand talent les doctrines de son maître sur la distinction de l'ame et du corps , sur les nouvelles preutes de Teintence de Dieu , sur la nature des animaux , etc., il avança , en son propre nom , plusieurs opinions nouvelles qui ferrent vire ment combattues : il prétendit que nom voirons tout en Diea , et C[ue sa pcrsontie est comme le siège et le lieu des idées ; il expKqua l'union de l'ame et du corps par Vassistance de Dieu, qui, àfoccasion des volontés de l'ame ou des impressions faites sur le eorps , vient exciter dans le corps certains mouvements; dans l'ame certaines affectiem; il nia qu'il y eét aucun moyen de prouver Texisteaice des corps par la raison seule , et fonck cette vérité sur la révélation. Dans toutes ces spéculations , il parait s'dtre laissé entraîner à un spiritualismef&agéré, et s'être laissé dominer par son imagination. Les principaui ouvrages de Maleln-anche sont :
Recherche de èa P'érité (1674 , réimprimé en 1712 ,*4 vol. iu-12), le plus célèbre de tous : il y expose les causes de nos errenrs et h»
moyens de découvrir la vérité j Confetsafions chrétiennes (1677), ou il présente l'abrégé de sa doctrine appliquée surtout à b religion j méditations chrétiennes et métaphysiques ( 1679); Traité de Morale ( 1680); Entretiens sur la Métaphjrsique et la Religion { 1687) , ouvrage qui présente Tensemble de tout son système; 'Traité de tJmour de Dieu ; Entretiens d'un Philosophe chrétien et d'un Philosophe Chinois sur l'existence de Dieu, et quelques ouvrages de polémique contre Arnauld, Régis et autres.
MALERRANCQ (Jàcqubs), jésnitené à Saint-Omer au t6« siècle, mort à Tournai en 1653 , a traduit du français en latin le» jiprèi'Diners d'Ant. de Balinghem ( Cologne, 1620, in-S"), et la Consolation des Malades du Père Binet'(ibid., 1629) ; mais il est connu surtout pour son Histoire de?
Morins (peuple de Tandenne Bdgique), pe^
MALE
MALE
bliéeious ce titre: de Mori^it etMorinorum rébus , etc., Tournai, 1639-54 , 3 vol. in-4o , a?ec cartes. Il afait préparé un quatrième Tolame , mais ne Ta point publié ; le manuscrit original était en 1737 à la bibliothèque des jésuites de Lille , et Ton croit qu^il a été bhllé dans Tinceodie de ce collège.
' MALER-BENAN AS , chef de Tune des (|Datre écoles orthodoxes de.s musulmans , né àpiédine en 95 de l>égire (7 1 3- 1 4 de Jésus- Chnst), mort dans cette ville en 179(7956), descendait, suivant les historiens -arabes^ d'ao 9iicien roi du Yémen nommé Dhou'l- Esbah , ce qui lui fit donner le surnom ^Esbahi. Il est auteur d*un ouvrage intitalé Almauta Ji*l Hadiih , où est contenue i^ doctrine , généralement adoptée par les masQlmans de rÉgjrpte , de l'Afrique septentrionale et de rÊspagne.
* MALÉE, général carthaginois , entreprit la conquête de la Sicile , et la soumit presque entièrement Tan 536 avant notre ère ; mj»is il échoua dans la Sardaigne , ce qui fîit cause que le sénat de Carthage, dont iJ n'avait pas attendu les ordres , le condamna à Texil. ^alée, naturellement violent, marcha sur Carthage avec son armée, et se campa au pied des murailles. Pendant qu'il était là, son fils Carthalo , revenant de Tyr , traversa le camp de son père sans le voir , parce qu^il ne pouvait , disait-il , s'ar*; r£ter avant d^avoir rendu compte au sénat de sa mission. Il revint au camp le .lendemain, très • magnifiquement vêtu, ce que BOB père lui reprocha , prenant cela pour une insulte , attendu qu*il était alors luimême exilé et malheureux; il fit attacher son 61s à une croix , pour apprendre aux enfants à ne pas iniulter Tauteur de leurs jours. Malée s'empara ensuite de Carthage, fit mourir les sénateurs qui lui étaient contraires , obligea les autres à révoquer Tarrét de sa proscription , mais , peu après , accusé d'aspirer ii la royauté, il fut massacré dans une émeute. Magon lui succéda dans le commandement à.ts armées. ( Histoire de Justin, My.XVUI.)
* MALEG€ZZI-VALERI ( b comtesse ViioiicA ) , Tune des femmes les plus savantes et les spirituelles de rilalie , née h Reggio dans la Lombardie en 1630 , d'une fanâuie noble , se plaisait , dit-on , dès Tâge de quatre ans, Il assister aux leçons que recevaient ses frères , et elle en profita si bien qu'au bout de quelque temps elle fut en état de corriger leurs devoirs. Étonnés de la ra-
pidité de ses progrès , ses pfM«nts lui donnèrent des maitres ; elle étudia la littérature n lliistoire , les éléments de philosophie et de théologie. Malgré des études sérieuses , elle se livrait aux arts d'agrément ; elle excellait dans le dessin . la musique et la danse ; elle savait le latin , le grec , le français et l'espagnol. Ses parents pensaient à rétablir , mab Veronica se décida pour l'état monastique « entra dans le couvent de Sainte-Claire de Reggio , et de là passa à celui de la Visitation de Modène , où «elle mourut en 169Q , Agée de éO ans. On a d'elle: V Innocenzariconoseùtta, drame en trois aetes et en prose, Bologne, 1660, în-4«; et elle a laissé en manuscrit /««S^rdmaltf/brtnnam, drame ; Quesitisopra il demonio platonico f et une traduction italienne do Traité de Vuioge des Passions , par le Père SénauH« Tirkboschia a consacré h cette dame un article fort intéressant dans sa Biélioth, modenese^ tom. 3, pag. 128-37, On peut consulter aussi la Bibliothèque volante de Cinelli , tom. 17 , pag. 244.
* MALEPEYRE ( Gabbibi. VENDAN- GES PB ), né à Touloute dans le 17« siède.
d'une famille noble et ancienne , voyagea en Italie , et acquit , par Texamen de» chefs*' d'oeuvre et la fréquentation des artistes , des ^ connaissances en peinture , sculpture et architecture. De retour à Toulouse, il obtint une charge de conseiller au présidbl. Malepeyre , qui avait une singulière dévot^n k la Sainte Vierge , fit élever en son honneur une chapelle magnifique dans l'église des Grands-Carmes , et lui consacra toutes ses productions poétiques : il contribua beau, coup au rétablissement de l'Académie de« Jeux floraux (yojrez LouaèBB), fonda un prix consistant en un lis d'argent pour Tauteui:
du meilleur sonnet h la louange de la Vierge , et mourut doyen du présidial en 1 702 , labsant en manuscrit un Traité sur les Planètes et les *Éphémérides, Son éloge se trouve dans les Mémoires de Trévoux , février 1703, et dans V Histoire des Jeux floraux publiée par Poitevin Peitavi.
* MALESHERBES ( Chbbtikb Gdil- LAVME DB LAMOIGNON DB ) , ministre sous Loub XVI, né à Paris en j 721, et petit-fils du célèbre Lamoignon, suivit la carrière de la magistrature^ qui semblait héréditaire dans sa famille. Aprè« avoir exercé les fonctions de substitut du procureur-général et de conseiller au parlement, il succéda à son père dans la présidence de la cour dç s
MALE
MALE
aides , et fut en même temps nommé directeur de la librairie (1750). Parvenu jeune encore à de si hauts emplois , il j apporta Tamour le plus pur de l'humanité et de la justice , et protégea hautement les lettres et les droits des citoyens. Les mêmies sentiments lUnspiraient lorsqu*en qualité de chef d'une des premières cours du royaume il porta devant Louis XV les courageuses rsmontrances de 1770 et 1771. Les parlements venaient d*êtrc supprimés ; la cour des aides éprouva bientôt le même sort , et Maleslerbes qui , depuis 1760 n'était p4us directeur de la librairie , fut exilé de Paris. Mais quatre ans après, Louis XVI, en montant sur le trône , rétablit les anciens parlements ; Malesherbes , rappelé à ses fonctions, obtint alors la plus grande popularité. Une disgrâce momentanée n'avait point chanses principes ; il continua de faire entendre la vérité à la cour , et proposa h son souverain les réformes qu'il croyait justes et convenables ; exempt de toute ambition , sa conduite n'avait point pour but d'obtenir de nouvelles dignités \ lui-même répétait souvent qu'il ne se croyait pas propre aux fonetions ministérielles. Aussi , lorsque Louis XVI, ne trouvant point autour de lui d'homme plus digne de les remplir , l'ap" pela dans son conseil ; il fallut un ordre positif du monarque pour que Malesherbes acceptât le département de Paris et de la maison royale (1775). Pendant neuf mois qu'il en demeura chargé, plusieurs branches lui durent d'importantes améliorations. Il était entré au ministère avec Turgot , dont il avait embrassé le système. Lorsque ce dernier fut renvoyé, il se crut obligé de donner sa démission. Les lettres et les sciences charmèrent sa retraite; déjà il ctait devenu membre de l'Académie des sciences en 1750, en 1759 de celle des inscriptions, et en 1775 il avait été reçu k l'Académie française. Cest pendant son éloignement des affaires publiques qu'il composa plusieurs ouvrages de morale et de politique , et que , sous le nom de M. Guillaume , il parcourut à pied la France , la Suisse et la Hollande. A son retour ( 1 767) Louis XVI l'appela de nouveau au ministère ; mais la situation du royaume avait empiré ; les avis de Malesherbes ne furent point écoutés , et , fatigué d'être inutile, il donna de nouveau sa démission.
Dientôt les événements amenèrent avec la chute du trône le procès si douloureusement mémorable du monarque; alors il se dévoua
pour la défense de^Louîs XVI, 9l nelV bandonna qu'au dermier moment. Cette généreuse conduite ne tarda pas à recevoir son prix. Quelques mois après la catastrophe du- 21 jan? ier , on arracha Malesherbes et sa famille de la solitude où ils gémissaient en silence sur les malheurs de leur patrie ;, l'illustre vieillard parut devant le tribunal révolutionnaire , et entendit l'arrêt qui le condamnait comme conspirateur. Saphilo:
Sophie l'accompagna jusque sur Téchafacd, où il vit successivement périr toute sa famille avant de /recevoir lui-même le coup mortel : c'est le 22 avril 1794 que ce crime judiciaire fut consommé. Outre ses remontrances ( sur lesquelles on peut consulter le Dictionnairû deê Anonymes , no 11729), et un grand nombre de manuscrits perdus o« inédits , on a de Malesherbes : Mémoire stale mariage de» protestant* , 1786 , 1787 , in-8*; Observations sur le Mélèze^ etc.; Mémoire sur les moyens d'accélérer les progrès de V Économie rurale en France , etc. , 1790, in-8o; Idées d'un Agriculteur patriote , etc. , 1791 , in-So ; réimprimées dsni le tom. .10 des Jnnales d'Agriculture par Tessier ; Mémoire pour Louis XVI ^ 1792 ; Observations sur t Histoire naturelle deBrffon , 1798 , 2 vol. in-S», ou 1 vol. in4« (pabliéés avec une préface et des notes^pir Abeille) ; Mémoire sur la lihrairie et sorte Liberté de la presse ( publié par M. A.-A Barbier , 1809 , in-8o. ) On a donné à Paris en 1809, sous le titre ô^OEuures cKoisies de Malesherbes , un extrait de ses plus célèbres remontrances. Les principaux ouvrages qui ont été écrits sur ce grand homme sont:
Malesherbes^ par Delisle de Sales , 1805, iu-8o ; Vie ou Éloge historique de Malesherbes , par Gaillard , 1805 ; Notice sur Ma leshe?ies , par Dubois , 1806 ; enfin , Esssi sur la vie , les opinions et les écrits de Malesherbes , par Boissy-d'Anglas , 1818 , 2 vol. in-8<> :. dans une troisième partie pabliée en 1821 , l'auteur a pris à tâche de réfuter la censure au moins très-hardie qu'on a faite des principes et de la conduite de notre illustre magistrat dans la Jfiographi universelle ( article Malesherbes , signé Michaud jeune . tom. 26 , pag. 357 et suirantes ). On a imprimé en 1797 le Catalogue des livres de la bibliothèque de Malesherbes.
En 1819 une liste de souscription ouTCrte pour élever un monument à sa gloire a été remplie en peu de temps ; plusieurs sourerains s'y ^ sont fait inscrire. Ce monument
MALE
MALE
décore la grande salle du Palais de Justice : on f lit rinscriptioii suivante , qui a été faite par Louis XVIII :
8TKBVTS. SIMPBA. VIDELX8
BBGI. 8V0
IH. SOLIO. TKKITATXM
PBOBSiniTlC. IV. CABCBBB
ATTYLIT
En I830rAcadémîe française proposa comme lojet d*an concours poétique le dévouement de Malesherbes : le prix a été décerné à M. A. Gaulmier.
'MALET (Clavdb Fbavçois de), général français, né \ Dôle en 1754, avait servi dans le$ mousquetaires avant la révolution; lorsqu'elle éclata il en emibrassa les principes tyec ardeur, obtint d'abord le commandemcns des gardes nationales de sa ville natale, organisa ensuite plusieurs bataillons de volontaires , devint adjudant-général en 1793, et général de brigade en 1799; il avait fait^es campagnes du Rhin et celles d'Italie. Appelé de nouveau dans ce dernier pays en 1805 , il y participa au^ succès de Masséna, qui le nomma gouverneur de Pavie.
Mais Malet était resté républicain: il ne crut pas devoir sMncliner devant Theureux guerrier qui prétendait rétablir la monarchie enFï'ance, et l'opposition qu'il manifesta aux projets de Napoléon arrêta une carrière qui pouvait devenir brillante. Disgradé , il revint à Paris, et, s'étant lié avec les partis opposés au nouveau système de cboses , il inquiéta la police au point qu'elle le fit arrêter par mesure de sûreté. C'est dans la pr^on où il était détenu que Malet conçut le projet qui a rendu son nom célèbre. Linfluence de quelques chefs royalistes, l'appui d*un bataillon de la garde de Paris , et surtout une exécution prompte, tels étaient les moyens sur lesquels il comptait pour renverser "le gouvernement impérial.
I)aiis la nuit du 23 au 24 octobre il s'échappe de sa prison , annonce dans les casernes la mort de Bonaparte , fait sortir de la Force les généraux Guidai et Lahorie , arme quelques soldats, les dirige sur plusieurs points, et lui-même se rend à l'état-major de la place. Tout jusque-là paraissait favoriser cette entreprise extraordinaire; mais le commandant de Paris ,^. Hullin , hésitent à obéir aux ordres falsifiés qu'on lui présente, Malet dans son impatience fait feu sur le général. Cet acte imprudent éclaira les assistants, qui se saisirent de l'audacieux
conspirateur. Traduits le lendemain devant une commission militaire, Malet et ses complices Lahorie et Guidai furent condamnés à mort et fusillés le 29 octobre 1812.
M. Tabbé Lafon , qui avait aussi partagé les dangers de cette conjuration , en a publié une Hiatoirt auec des détails officiels , etc. , Paris, 1814, în-8». On peut encore consulter les ouvrages suivants : Histoire des Sociétés secrètes de l'Armée , 1815 , et Malet, ou Coup d*œil sur l'origine , etc., des Coït" jurationsformées en 1808 et en 1812 , etc. , Paris, 1814, in-«e.
* MALETESTE ( Jeav-Louis , marquis DB ) , conseiller an parlement de Dijon , est auteur de l'ouvrage anonyme suivant :
OEut^res diverses d*un ancien magistrat, Londres (Lausanne), 1784, in-8o, avec portrait, (f^o^rz sur cet ouvrage très-rare le n« 13,178 du Dictionnaire des anonjrmes,) C'est à tortqu*6n attribue à Le Gras du Villard l'ouvrage suivant qui est de Maleteste : Esprit de l'Esprit des lois, 1749 , in-4« et in-8o ( voyez le n« 13,414 du Dictionnaire des Anonymes),
* MALEVILLE ( Jacqcbs db), pair de France , né à Domme ( Périgord ) eu 1741 , d^une famille distinguée , exerça d'abord la profession d^avocat au barreau de Bordeaux; il embrassa modérément les principes de la révolution , et occupa plusieurs places administratives dans son département. Elu en 1796 au conseil des Anciens , il y combattit avec courage plusieurs mesures contraires à la justice , entre autres celle qui partageait les biens des ascendants d'émigrés à titre de présuccession. En l'an VIII Maleville rentra au tribunal de cassation , où déjà il avait siégé depuis 1795 , et il y remplit une tAche aussi honorable qu'importante en coopérant avec d'illustres légistes à la rédaction du Code civil , dont plus tard il interpréta les dispositions dans l'ouvrage intitulé,:^nalyse raisonnée de la Discussion du Code civil au conseil-d'état ( 1804-5 , 4 vol. in-8*» , trois éditions; traduit en allemand, 1808 }.
Nommé sénateur depuis 1806 , Maleville vota comme tel la déchéance de Bonaparte, .
et fut compris dans la première création de la chambre des pairs (1814) ; il n'a point cessé d'en faire partie jusqu'à ce que son grand âge Peut empêché d'y siéger. Il mourut au lieu de sa naissance en 1824. Il était membre de la Légion-d'Honnèur , et portait le titre de marquis depuis 1817. Son éloge a été prononcé par M. le comte Por-
bigitized by LjOOQIC
MALF
M ALH
èalis, dans In iéanpe du 20 décembre 1824 {t/ojrez le AfoniUur du 26 janvier 1825). Outre Touvrage que nous- avons ohé , on a de lui : eiu Diuorce et de la Séparation de Corp$, \SO\i'm-S'*i Défense de la Con$iitu- <ioft (proposée par Je sénat en 1814) , (8t4, in-8»; Examen du Divorce , 1816., in-8o.
* MALEZIEU ( Nicolas ni ) , né à Paris en 1650 , manifesta fort jeune de rares dispositions pour rétude ; son instruction précoce lui valut Tamitié de Bossuet et de Mon.
•tausier, qui le désignèrent pour précepteur de M. le duc du Maine. Cette place élevée le lia avec les hommes les plus distingués de l'époque , entre autres avec Fénélon , dont il resta constamment Tami , malgré jeurs différends. Après le mariage de son auguste élève, Malezieu sut augmenter en faveur près de lui , surtout par son apti- * tude à satisfaire les goûts littéraires et scientifiques de la duchesse; il devint le principal ordonnateurdes fêtes que cette princesse donnait à sa cour, et composa pour cette occasion beaucoup de petites poésies qu'on trouve dans les Diuertissemenu de Sceaux (Trévoux, 1712, I7l5,in-I2). Une occupation plus grave pour Malezieu fut d'enseigner les mathématiques au duc de Bourgogne; sa méthode a été Tobjet de grands éloges. Lors des querelles du duc du Maine avec les princes du sang , Malezieu prêta à son bienfaiteur Tappui de ses talents , sans qu'un emprisonnement de plusieurs mois , dû au Mémoire dirigé- contre le duc d'Orléans, pût refroidir sa reconnaissance. U mourut en 1727, membre de l'Académie française et de celle des sciences. On a de lui : Éléments de Géométrie de M. le duc de Bourgogne^ Paris, 1715, in-8*; on lui attribue deux comédies en musique imprimées dans les Pièces échappées dufeu^ Plaisance, 17(7, in-12 ; ce sont : les Amours de Ragonde^ et Polichinelle demandant une place à V Académie.
* MALFILATRE(Jacqvbs-Charles-Lodis de CLINCHAMP db), né en. 1733 à Caen , de parents peu riches , manifesta de bonne heure de brillantes dispositions pour la poésie , et k peine sorti du collège , remporta quatre fois le prix décerné annuellement par l'Académie de Rouen. L'une des pièces couronnées était VOde du soleil fixe au milieu des planètns. Marmontel , en l'insérant dans le Mercure , prédit de glorieuses destinées au jeune émule et compatriote de Jlalherbc. Appuyé sur un tel suflrage,
Maifilâtre vint à Parts, dans l'espoir de briller sur ce vaste théâtre, lljr mourut en 1767, non de faim et ignoré^ comme on pourrait le croire d'après un vers connu d^ Gilbert ; au contraire , protégé par M. de Savine , ancien évèque de Viviers , et par le duc de Lauraguab. Malfilâtre eut une réputation précoce; mais d'une autre côté sa conduite imprévoyante l'obligea de contracter de nombreuses obligations d'argent, ai pendant quelque temps il se vit forcé à $e cacher et même à changer de nom pour échappera ses créanciers. Dans cette malheureuse situation, une tapissière dont il était débiteur eut pitié de lui , et le recueillit dans sa maison , où peu après une maladie le conduisit au tombeau ,. à peine âgé de 34 ans. MalHIûtre laissait achevé le poème de Narcisse dans l'île de Fénus ^ qui ^t imprimé un an après sa mort et réimprimé dans ses œwfres avec les quatre odes couronnées • et quelques autres morceaux traduits ou imités. Cet ouvrage, dont le cadn:
et le sujet ont été critiqués , offre d^ailleurs des peintures pleiifes de grâce et de naïveté, et respire le vrai sentiment de la poésie. On trouve également de grandes beautés dans les fragments queMalfilâlre avait traduits de Virgile. M. Miger les a recueillis, et publiés sous le titre de Génie de FirgiU^ 1810, 4 vol. in-8-. Les OEuvres complètes de Mat- 77/<i(rf, ont été publiées en 1825,1 voLin-d", et en 1826, l voLin-32.
* MALGUINE (THIMOTHéB-SBMIHOVITSCH),
écrivain russe , mort à Saint-Pétersbourg en 1820 , a publié dans son idiome : Miroir des souvemins de la Russie depuis 862 , Saint- Pétersbourg, I7pl , et 1794 ; Essai historique sur les anciens tribunaux de la Russie , ibid, , 1803; Essai historique sur les monnaies russes , ibid., 1810.
* MALHERBE ( Fbahçois ob ) , célèbre poète françab , né à Caen vers 1555, était d'une famille noble et ancienne ; à l'âge de dix-neuf ans , il suivit en Provence le grandprieur Henri d'Angouléme , servit quelque temps sous ses ordres , et ensuite porta les armes dans les troupes de la ligue. Cette carrière n'était pas ceUe qui devait l'illustrer. Au retour de la paix , Malherbe commença sa répudiation par l'Ode sur l'arrivée en France de MarifS de Médicis; déjà en 1 537, il avait publié un poème intitulé : les Larmes de saint Pierre ^ qu'il désavoua plus tard .comme peu digne de lui. Le nouveau style fpi'il prêtait à la poésie, jusqu'alors res-
MALH