‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 69 sur 145 · MA L V · texte numérisé non relu

MA L V

jouit pa< long-temps de sa gloire : h peine s^il entra dans la route nouvelle qu'il ouvrit à la science de Toptique 5 épuisé par un travail excessif , û mourut en 1812 , Agé seulement de 37 ans. On trouve dans les Discours prononcés à ses funérailles par MM. Delambre et Biot {Mémoires de l'Institut , année 1812, le détail des découvertes de Malus, qui a laissé aussi des Essais d'optique analytique,

MALVACÉES(Faimllk dbs ). (Botanique. ) Les malvacées forment une famille assez nombreuse en espèces, principalement dans les régions équatoriales , où , d'après M. de Humboldt, elles entrent pour 1/35 environ dans laf masse de toute la végétalion 5 cette proportion décroît de Téquateur aux pôles. EUe n'est que de 1/200 dans Ihémûphère septentrional , entre 45o et 52o de latitude , et dans la zone glaciaje les malvacéfs manquent entièrement. Dans le zone torride, et dans le voisinage des tropiques , le plus grand nombre des espèces sont ligneuses, et plusieurs deviennent même des arbres très-élevés. Les zones tempérées ne • produisent guère que des malvacées herbacées. Les caractères de cette Emilie sont les suivants :

Arbres ou arbrisseaux , ou herbes annuelles, bisanuelles ou vivaces. Feuilles alternes, simples , stipulées , sessiles ou pétiolées , entières ou diversement incisées ou lobées , souvent recouvertes , ainsi que diverses autres parties de la plante , de poils serrés rayonnants.

Inflorescence très-yariée, axillaire ou terminale.

Calice monosépale , non adhéi*ent , presque toujours caliculé , à trois , quatre , on plus souvent cinq divisions plus ou moins profondes, se recouvrant par leur bord dans le bouton.

Corolle polypétale, régulière, hypogjrne.

Pétales égaux en nombre aux divisions calicinales , alternes avec elles , contournées en spirale avant l'épanoubsement, insérés tantôt sur le réceptacle , tantôt h la partie inférieure d'un tube formé par les filets réunis des étamtnes.

Étamines hypogynes, monadelphes innumérables ou plus rarement numérables ; filets libres et inégaux à la partie Supérieure; anthères réniformes, s'ouvrant par une fente transversale.

Pistil : trois , cinq ou plus grand nombre dliystrelles uniloculaii'es , uni ou pluriovulés , le plus souvent conjoints et formant un Tome 15.

verdcille autour de l'axe central ; styles libres ou réunis ; stigmates petits , arrondb, plus ou moins distincts.

Péricarpe : coques sèches bivalves , déhiscentes ou indéhiscentes, monospermes, oligospennes ou polyspermes , séparées les unes des autres , ou bien conjointes et formant une capsule plurioculaire.

Graines réniformes ou anguleuses , quelquefois velues ; périsperme le plus souvent pelliculaire ; embryon rectiligne , dicotylédon ; cotylédons chiffonnés ou plies ; radicule dirigée vers le bile.

Les malvacées , en général, sont remarquables parce que toutes les parties contiennent une quantité considérable de mucilage, ce qui les rend d'un emploi très-fréquent en médecine comme émollientes et adoucissantes. Les espèces indigènes les plus usitées sous ce rapport, sont la petite mauve ( maha rotundifolia) , la mauve sauvage ( malm sjrlt^stris),U guimauve rose tremière {althœa rosea ) , et surtout la guimauve officinale ( aliœa ojlcinalis ). On peut se servir indifféremment des feuilles , des fleurs ou des racines de ces plantes ; mais c'est dans les racines que le principe mucilap^neux est le plus abondant. Les fleurs de la rose tremière contiennent aussi un principe colorant , dépourvu de qualités nuisibles, et propre à teindre en rouge les vins et les vinaigres blancs. Dans plusieurs pays de l'Europe , on mange comme légume les jeunes feuilles des mauves.

"L'hibiscus esculentus ou gomho est cultivé pour le même usage en Afrique et dans les deux Indes. V hibiscus abelmoschus ou ambrette produit des graines qui sont employées par les parfumeurs i cause de leur odeur de musc. Autrefois on les employait aussi en médecine comme stimulantes et antispasmodiques.

Les plantes les plus importantes de cette famille sont , sans contredit, les différentes espèces de gossypium qui produisent le coton. Cette substance enveloppe les graines .des cotonniers, et on l'en sépare ordinairement au moyen de machines à cylindres. Les variétés des cotonniers , comme en général celles de toutes les plantes cultivées , sont extrêmement nombreuses , et il est difficile de déterminer les espèces auxquelles elles appartiennent. H y en a de ligneuses et d'herbacées. La culture du coton réussit dans tous les pays chauds, et eUe se soutient encore fort bien dans l'Andalousie et

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