M AL V
dans le midi de Tltalie; peut^tre même poarrait-on rintroduire dans le midi de la France , mais les essais fait# à ce sujet n^ont pas été assez mitHipliés. C*est le cotonnier de Malte on cotonnier herbacé ( gostjrpium -kerbaeeum) qu*on cultive de préÂSrence dans les contrées voisines de la Méditerranée.
Les autres espèces, dont la culture est surtout très- répandue dans les colonies, sont le cotonnier* arborescent (^ti77m<m arboreum ) , arbrisseau de quinze ^ vingt pieds de haut , indigène dans Tlnde , dans r Arabie et dans FÉgjpte; le cotonnier de rinde {gossjrpiuM indicum) , le cotonnier velu ( gossipium hirsutum y , et le cotonnier religieux ( gossjrpittm rtligiosum ).
Beaucoup de malvacées, enfin, sont généralement cultivées comme plantes d'ornement. Nous citerons , entre autres , Irs /mponia , les lavatera^ les ketmies ou hibiscus^ les manvisques ou acbania , un grand nombre de si{/a et de mauves exotiques, etc.
La famille dej bombarées est un démembrement de celle des malvacées , et n'en diffère essentiellement que par le tube des étamines , qui se divise à son sommet en cinq faisceaux distincts , et par la disposition des sépales du calice en préfloraison , qui est intermédiaire entre Testivation valvaire et Testivation imbriquée. Cette famille ne renferme que des arbies ou des "arbrisseaux tous indigènes dans les régions équatorîales, et dont plusieurs se font remarquer par la beauté de leurs fleurs. Noos nous bornerons Il citer le fameux baob^ib ou adaruonia Jigi"
Adanson pensait que certains bad>abs, qoll ayait observés au Sénégal , devaient avoir près de six mille ans, mais son assertioo n'est pas fondée sur des cakuk rigoureux.
Les bjrtinériacées sont un autre démem* brement des malvacées , dont eUes diffbent principalement par leurs pétales jamais soudés au tube staminifere, par leurs.'anthères bilobées , leur périsperme charnu et kori cotylédons plans. Un végétal très-intéressant de cette famille est le cacao ( theobroma cacao ) , arbre de l'Amérique équatoiisk, dont les graines torréfiées sont, comme on sait , le principal ingrédient du chocolat. Le cacao contient une très - grande quantité d'une substance grasse concrète, connue sous le nom de beurre de cacao, qui possède des propriétés très -prononcées . On l'emptair fréquemment comme remède adoucissant et comme cosfnétique. L'enveloppe crustacée d^la graine est d'une saveur un peu aceibe, et sa décoction est regardée comme Ionique.
Lo chocolat est un bon remède analeptique, et convient aux personnes épuisées par de longues maladies. Beaucoup de bjttnériacées , telles que les turculia , les b^ttnena, les lasiopetalum, les hermannùt , sont cultivées danj nos serres et dans nos orangeries comme plantes d'ornement. La plus grande partie des espèces sont ligneuses,, et habi* tent la rone équatoriale , la Nouvelle-Bollande et le cap de Bonne-Espérance.^
MiaasL.
*MALVASIA (ChailxsCj&sai, comte ne), savant antiquaire , né à Bologne en 16(6 , mort dans cette ville en 1693 , membre de
tata , ce colosse du règne végéta] , qui croit TAcadémie de Gelati et de plusieurs autres
sur les plages du Sénégal , de la Guinée et dans d'autres parties de l'Afrique. Son tronc excède rarement douze h quinze pieds en hauteur^ mais il atteint vingt à trente pieds de diamètre , et il est surmonté d'un énorme faisceau de branches qui ont quelquefois soixante à soixante dix pieds de longueur, et dont chacune pourrait être considérée a elle seule comme un grand arbre. Les plus exté-
sociétés savantes dltalie , a laissé un grand nombre d'ouvrages , dont la liste se trouve dans les Notifie tUgU Scrittori boiogmtUj d'Orlandi . page 80. Les plus remarquables sont : FeUina pàtnce y viu e rkratti de' pkton bolognesi {dédié à Louis XIV), Bologne, 1678, 2 voL in-4«, ûf;,^ êiarmoi'eafeUùum iUustrata , etc. , ibid. , 1690, in-fol. C'est un recueil d'inscriptions découvertes âi Bologne
rienres de ces branches s*inclinent souvent . ou dans Bt^ environs , avec des explications.
presque jusqu'à terre , de manière que chaque baoî>ab forme une énorme masse de verdure. Les fruits sont delà grosseur d'une courgu et connus dans le pays sous le nqm de pain dt singe, La pulpe qu'ils contiennent est d'un goiU aigrelet agréable , et elle est employée contre plusieurs maladies. Les nègres sèchent aussi les feuilles de l'arbre et les mêlent en poudre à leurs aliments.
* MALVES. f'oj-ez Gui de Malvbs.
* MALVEZZI ( ViRGiuo , marquis na) , littérateur italien , né à Bologne en 1599,fiii reçu docteur en droit à dix-sept ans , étndin ensuite la théologie , la philosophie , la médecine, le génie militaire, passa en Espagne, se fit estimer de Philippe IV , qui l'envoya en ambassade à Londres, revint ensuite dans sa patrie , et y mourut en 1654. On a de lui:
M AMB