‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 76 sur 145 · MAN · texte numérisé non relu

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qui a icaité du pc^te grec ce passage, pour le sacrifice qu'offre Énée dans la inême circonstauce.

C'était une coutume fort ancienne chez les Grecs, de sacrifier les prisonniers de guerre aux mânes des «héros tués dans le comhat. Mais quand Achille fait arroser, du ttang de douze jeunes Troyens d'un rang distingué , le bûcher qui doit consumer le corps de son cher Patrocle ; quand Énée envoie des captifs au roi Évandre , pour être immolés aux mânes ke Pallas, son fils; quand Poljrxène est égorgée sur le tombeau d'Achille , ne croirait-on pas que c'est plutôt un sentiment de vengeance qu'une superstition religieuse ? Ce sentiment de vengeance est dans la nature , et il est inutile d'insister sur tout ce qu'il peut inspirer , après la peinture qu'Homère et les autres poètes nous font de ses effets terribles. Nonsetdement ce sentiment a été connu des peuples policés, il s'est manifesté aussi chez des sauvages , dans de pareilles circonstances, avec des raffinements de cruauté qui font frémir (1).

Voilà , en aperçu , les idées que les anciens se faisaient des mânes , et lés causes qui en ont fait un sujet de superstition. Enlin , les Romains observèrent fidèlement la loi des Douze Tables , en ce qui concernait le culte des mânes. Numa leur consaci^a le second mois de l'année , qui reçut le nom de février , de Jebruare , lustrare , à cause des lustrations et des sacrifices aux morts.

Les secondes fêtes des mâmes , célébrées le 9 de mai, furent appelées d'abord remMria^ du malheureux frère de Romulus, parce qu'elles devaient servir à expier ce fratricide. Mais elles furent aussi négligées comme les premières , et rétablies sous le nom de lemuria.

Pour plus de détails et d'autres cérémonies observées en l'honneur des mânes, voyez Encyclopédie méthodique, dictionnoire d'antiquité, articles Mânes.

Alexandre Limoia.

* MANESSou MANESSE (Rbidigbr db), magistrat suisse, issu d'une ancienne famille de Zurich , consolidai la constitution donnée

(1) f^oye* Raynal, tom. 4 , pag. 30 et salvaotes. i^oir également Cérémonies fttniraires à la cdte de Guinée pour ies rois^ dans la relation de la relation de la cdle de Guinée , 'par Loait Ferd. Romar , imprimée k Copenhague , en 1760 , et cit^ dans la Gazette littéraire de l'Europe, tom. 1"., pag. 261. f^oir encore de Paw , Amérie, , tom. 2 , pag. 211.

à cette ville par son premier bourgmestre Brun en 1336, lui succéda en 136(^ctmoarut en 1384. Cest h lui et k son fils que l'on doit la collection des meilleures poésies de leor temps, sons le ûtred'OEut^rtsdes Minnesinger. Le manuscrit des poésies de Mtness se conserve à Paris dans la bibhothèqoe du roi no 7266.

* MANESSE ( Dbbis-Jos. ) , ancien chanoine régidier de l'abbaye de SaintJeaodes- Vignes { diocèse de Soissons) , prieur, puis curé de Branges , né à Landreciet en 1743, mourut en 1820 au château de Soupire ( Abne) , où M. de La Villeumois lui mit fait accepter une honorable hospitalité.

Outre un important ouvrage intitulé Oôlogie^ ou Description des nids et des œuft d'un grand nombre tt oiseaux d'Europe, qui avait occupé toute sa vie et qu'il a laissé manuscrits , on a de lui un Traité de la manikt d*empailUr et des conserveries animaux^ les pelleteries et les laines, Paris, 1787, in-S».

* MANESSON (Alaib). roxezMàim.

* M ANETHON, célèbre prét4ilégyptien, originaire de Sébennjrtus, vivait sous le règne de Ptolémée Philadelphe vers fan 263 avant Xésus-Christ , et était garde des archives sacrées dans le temple d'Héliopolis. Il parait qu'il avait composé plusieurs ouvrages importants, entre autres, une Histoire univa^ selle de l'Egypte, qui s'est perdue, mais dont on trouve quelques traces dans les fragmentsxle la Chronogrophie de Jules Africain, recueillis par George le Sjncelle. L'histoire d'Egypte qu'Annius de Viterbe a ptbUée aous le nom de Manethon est Touvrage d'un faussaire du 13* siècle. On attribue encore i Manethon un poème en vers grecs, intitulé :

Jpotelesmatica , sive de virihus et effecta astrorumlib. f^I , publiés par Gronovioi, Leyde, 16^, in-4o< mais un critique anglais, Thomas T3rrwith , regarde ce poème conuoe une production des temps de la décadence de Tempire. Porphyre cite parmi les autres ouvrages composés par Manethon un Traité 1 des anciens rites r*eligieux des Egfptiens.

{f^ojrez, pour plus de détails sur Manethon, son article dans le Biblioth. grœca de Fabridus , tom. 2, pag. 494 et suiv. )

* MANETTI (GiAHHoizo), l'afi des hommes les plus savants de son siècle ^ né à Florence en 1 396 d'une famille noble et andeniie, mort àNaples en 1459, a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont on trouvera la liste exacte dans le tom. 1 des Dissertazioni votsiane ^'Apost. Zeno. Nous cileroos seule-

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ment : de Digniiate et ExeeUenlid hominis Ub.JF, Bâle, 1532, in-So; FUa Petrarchm^ mièréedàaiUPeirareka redivivuê de Tomassmi, et dans le Spécimen hist, litterarù^fio' rentùiœ XIII et XiyuecuU^ etc., Florence, , 1747, iii-8o; Oratimus ad regem Jiphonsm,^.^ etc. , Hanan ,1611, iii4o ; f^ita Nieolai y pont, max, Uhri ÏII , inséré dans l^Scriptor, rer, Italie, de Mni^atori ; Chroaieon Pistoriense, etc. , dans le même recueil. On a plusieurs vies de Manetti , en latin et en italien ^ la meilleure est celle écrite par Nakb-Naldi , et insérée dans les Script, rer, itaL , tom. 20 ; Requier en a donné une imitation en français, Paris, 1 762,

* MANETTI ( Runuo) , peintre italien , Dé à Sienne en 1 57 1 , mort en 1639, fut élève de Fr. Vanni , el travailla tlans la maqière da Gaerchin {vojrez ce nom). Il a laissé plusieurs tableaux à Pise , k Florence , à Sienne, etc., et la plus estimée de ses compostions est un Repos de la sainte famille placé dansj'église Saint-Pierre de Castel- Vecchio. La galerie de Florence possède son portrait peint par lui-même.

* MANEVILLETTE ( n APRÈS db ).

Voj^t Apiif .

' MANFREDI (Lblio), auteur du 16* siècle, traduisit de Tespagnol en italien, entre aotQBs ouvrages, leromau TirannoilBianco, vahriuimo cat^alierey Venise, 1538 , in-4o, dont le comte de Cajrlus a donné une tradoction française , sous ce titre : Histoire du vaillant chevalier Tjrmn'le-Blanc , Londres, sans date (Paris, 1740), 2 vol. petit iii-8o. — MAaFEBDi (Paul) , médecin , né k Lucqnes dans le 7* siècle , partisan du système dAibayius ( voyez ce nom ) a publié : de nova et inauditd medico-chirurgicd Ohiovatûtne, sanguinem tranffundente de individuo in individuum, priiu in hrutis et deindè in homine expertd, Rome, 1668, ii»-4»,ctc.

* MANFREDI ( BAiTHéLBiu ) , peintre italien, né à Mantoue vers 1572, mort à Rome en 1605 , se perfectionna à Técole du Caravage ( vojrez ce nom ), ^ parvint à imiter ce maître célèbre au point qu'on a souvent confondu leurs tableaux.

* MANFREDI ( Eiistachio ), géomètre, né en 1674 à Bologne , donna naissance ^ Tiastitut de cette ville en réunissant chez lui ses camarades pour leur répéter les leçons des professeurs et éclaircir leurs doutes. Il fut ensoite nommé lui-même professeur de ma-

thématiques h Tuniversité de «a patrie, puis placé à la tête du collège de Montalte , qu*il quitta ensuite pour se livrer à Tastronomie et à rhjdrostatique , et mourut dans sa ville natale en 1739. On a de lui des Poésies italiennes, Bologne , 1 7 16 , in- 1 2; Rime e prose, ibid. , 1760 , in-S» ; Epkemerides motuum cœlestiuM, etc., ibid., 1714-25 , 4 voL in-4«; de Transita Mercurii per sotèm, anno 1723, ibid., 1724 , in-4* ; lih, de Gnomone merid, bononiensis, 6lc., ibid. , 1736, in-4» ; Elem. délia cronologia, ibid. , 1744, in-4o^ Insts- * tuzioni astronomiche , ibid. , 1749, in-4Q:

des dissertations dans le Recueil de l'académie de Bologne ; la f m de Malpighi dans les File degUArcadi Hhtstri; enfin il fut Téditeur du traité de Guglielmi délia Natura tie* Jiumi, et des Observations astronomiques et géographiques de Fr. Blanchini, Vérone, 1737, in-fol. — MAVFiani (Gabriel ) , frère d'Eustachio , né en 1681 à Bologne, mort en 1761, chancelier de Tuni- ▼ersité de cettte ville , a laissé de Construct, tequationum , etc. , Pise , 1707, in-4<*; Considerazioni sopra alcuni dubbii, etc., Rome, 1739 , in-4o ; des mémoires et des dissertations, insérées dans \e Recueil de l'Institut de Bologne et dans les Osservaùoni letura^ rie, Vérone, 1737, et suivantes.

* MANGEANT (Lxjc-UaBAiir), pieux et savant ecclésiastique , né en 1656^à Paris , où il mourut en 1727 , a donné tl^is éditions estimées : Tune de saint Fulgence, Paris , 1684, in-4o ; Tautre de saint Prosper, ibid. , 1711, in-fol.; et la trobièiqe de la Bible de Sacjr, avac le latin et des notes , Liège , 1702,3 vol. in-foL

" MANGE ART (dom Thomas), savant antiquaire, bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes , né ^ Mets en 1695 , se livra à rétude de Tautiquité.tout en exerçant les devoirs de son état. Après avoir prêché avec distinction dans les principales églises du diocèse de Toul, il fut appelé , en 1747, h Vienne , par le prince Charles de Lorraine, qui le chargea de lui former une collection de médailles. Don Maugeart mourut à Tabbaye de Saint-Léopo^d de Nanci en 1762. On a de lui : Octave de sermons pour les morts , suivi d*un Traité théologique sur le Purgatoire, Nanci, 1739,2 vol. in.l2; deux Mémoires sur un médaillon d*or de de l'empereur Pertinax , Bruxelles , 1 752 , in-fol. ; MédaiUon présenté à S. A. R. U duc Charles, ibid., 1754, in-4»; Introduction à la science des médailles , etc., Paris ,

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