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Proserpifte et à Mercfune ; c*esi ce que noui font voir les bas-reliefs et les peiutures des chambres sépalcrales. Toutes ces 6ctioiis appartiennent à la doctrine des anciens mjitères , à la théorie des âmes et de leurs TOjages à trayers les sphères.
Les Égyptiens ne crojaîentà aucune peine après la mort ; ils supposaient qu'il j avait un lieu d'attente nommé Amenti, où les ânes, pendant plus de deux mille ans, jooissaient d'une parfaite béatitude, jusqu'au moment de la réorganisation du corps qu'elles avaient quitté , pour ranimer une seccmde fois. De U la grande fiction de la métempsjchose répandue dans tout TOrient. On regardait la métempsychose comme des états d'épreuves dans lesquelles Tame pouvait , après s'être purifiée de ses taches par les punitions , s'élever jusqu'aux dieux , on jusqu'à réther ; ou , après Tusage infructueux de tous les moyens possibles de purification, être plongée dans Tabime des tourments (âfenert. tom. Il, pag. 269.) Cétait en^j^iypte que Pythagore avait pris son opinion de la métempsychose et de la pnrgation des âmes, inconnue avant lui dans la Grèce. C'est da cancer, dit Macrobe dans le récit du Songe de Scipion , que descendent les âmes vers la terre pour animer les corps , et .c^est du capricorne qu'elles partent pour retourner au séjour des cieux et reprendre leur immortalité. (1) (yojrez l'article ÉLTsii. )
C'était une opinion commune dans les temps héroïques que les mânes de ceux qui étalent morts dans une terre étrangère erraient et cherchaient à rentrer dans leur patrie. Tous les tombeaux furent consacrés aux mftnes, sous l'invocation générale <ftw fnanihus, on diis inferis. On les priait d'exclure de ce lieu de repos et de paix ceux <|ui s'en étaient rendus indignes par une
(I) Fottr tu\te correspondre la spWe avec cette tHêorie , les astronomet anciens ont donné le nom de /"orte dgs diemx au «Igae da capricorne. Selon la tU^rle des Indiens * l'amé de Vbonme qui ttonralt <i«Bs le tenpa où le «oleil s'acbemine du capricorne '^'^rs U fin des gémeaux , passe dans le sdell et daas I^ séjour de la félicité; Tame de celui , au contraire, T^ meurt dans les six mois qui s'écoulent depuis q^e le soleil est parti du cancer jusqu'à ce qu'il 'Ciait descendu an dernier degré du sagittaire, n'arrive 1^i*i la lune, d'oà elle ne sort que pour descendre '^^r la terre et animer nn ncAiveau corps. Les In- ^ ^em at>yaient aussi h l'apparition des âmes ; ils ^^«tDt leurs milnes, leurs génies et leurs géanta. Tome 15.
vie criminelle , ou par Tingratitnde envers leurs chefs on bienfaiteurs , ou enfin par la profanation des sépultures. Les recueils d'épitaphes sont remplis de ces imprécations, et Snétoine nous en a conservé une des plus remarquables. Après la mort du successeur d'Auguste, le peuple romain ne redoutant plus le tyran , fit éclater sa haine et son indignation. Les uns voulaient qu'on traînât Tibère dans le Tibre ; les autres , plus modérés, adressaient leurs plaintes aux mânes et les suppliaient de n'accorder à ce méchant prince d'autre place que la région des supplices destinés aux coupables (2).
Orphée fut le premier qui introduisit en Grèce l'usage d'évoquer les mflnes. Dans le Péloponèse^ on leur adressait des vœux dans les malheurs publics , et Homère nous apprend quIJIyçse leur oflHt un sacrifice pour obtenir un heureux retour dans ses États. Le même poète {Odjssée , liv. Il) raconte les cérémonies qui étaient employées à révocation des mânes. « Ulysse , dit-il , ▼eut consulter le divin Tirésias avant de descendre aux enfers, et il leur offre un sacrifice. Ce héros creuse d'abord une fosse avec son épée, y fait ensuite , en rhooneur des mânes , des libations de miel , de vin et d'eau , et y jette de la farine. Il fait vœu de leur sacrifier une vache stérile lorsqu'il sera de retour à Ithaque, dans son royaume, et d'immoler alors à Tirésias un mouton noir; mais il égorge sur-le-champ plusieurs victimes , dont le sang coule dans la fosse. Attirées par ce sang, les ombres sortent de l'enfer et se pressent autour des cadavres ; elles se disposent à le boire. Ulysse, sachant que les ombres n'annoncent l'avenir qu'après s'en être rassasiées , s'oppose à leur avidité, jusqu'à ce que Tirésias, par cette boisson , se soit mis en état de lui répondre. Il les efi'raie avec son épée, et le devin ayant bu de ce sang sacré , remplit son attente.» f^o^ez aussi Virgile jEneid., lib. V),
(2) Suétone, 77, vitœ Tiberii, Non-seulement les lois , ches les Romains, ordonnèrent la privation de sépulture pour les empereurs qui auraient prévariqué; elles en prescrivirent encore le mode : c'était de tratner avec un croc , dans le Tibre , le cadavre du prévaricateur, (^o/r Applao. Alexander, de bello oif. , lib. 2. ) Ainsi que nous l'avons dit, on voulut infliger cette peine 4 Tibère , en ajoutant la raillerie 4 l'indignation et en jouant sur le nom de ce grand coupable. Tiberius in Tiberin , disait le peuple romain, mais dfs circonstances particulières en préservèrent %e% restes impurs. (Sue!., idem. , pag. 75. )