‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 78 sur 145 · MAN L · texte numérisé non relu

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Grèce. Boffon , qui n*a pas mieux connu la genette, qu'il dit poartant le trouver (Uns leRooergue, que Tlchneumon, donne une figure de cet animal, qui se trouve être cells d'une espèce étrangère et toute différente. La genette peut 8*apprivoiser et donne la chasse aux rats. £lle parait n'avoir pas été connue des anciens. On ne sait à quel titre elle obtint assez de considération cbes Tancienne noblesse, pour être devenue rÎABtgne d'un ordre honorifique de chevalerie , qui se donnait encore . en France vers le temps de Louis XI.

La CiVBTTi , vifera ewelta , est la plus grsnde de toutes; elle atteint jusqu'à deux pieds et demi de longueur, et près d'un pied de hauteur au garot. Son pelage est assex bigarré , et elle redresse , lorsqu'elle estinitée, une sorte de crinière qui règne le long de son dos. On la trouve dans les parties brûlantes de TAfrique-Quoique d^un nttorel asseï farouche, on Tapprivoise aisé* nent. £ile saute comme les chats et court comme les .chtenB ; elle sécrète un parfum , qui fut autrefois employé comme le musc cbms la toilette, mais qui, de même que cette substance , est aujourd'hui totalement passé de mode. Bort ob St.-ViHcaiT.

• MANICHÉENS. Foj-ez Basilidb et HiBis.

MANICHÉISME. Ployez Dualxsmb.

MANIE, yoj-ez Folib.

* MANIUUS (Marcxjs)^ poète latin, dont le lieu de naissance n'est point connu, vivait ?ers la fin du règne d'Auguste. Il est auteur d'un poème intitulé Astronomicun (les Astronomiques ) , et resté ignoré jusqu'au règne de Constantin. A cette époque Julius Firmicns , en ayant recouvré une copie imparfaite, y ajouta un commentaire ou plutôt le traduisit en prose. Pogge découvrit ensuite ce même poème dans le 15* siècle ; et ce fut Muller (Regiomontanus), qui le publia le premier à Nuremberg, 1473, petit in-fol.

Parmi les éditions subséquentes nous citerons celle de Strasbourg , 1655 , in-4o, avec les notes de Sealiger ; de Paris, 1679 , in-4o, avec les notes de Michel Dufay , et faisant partie de la collection o^^itsum Delphini; de I^mdres, 1739, in-4», avec les notes de R. Bentley; de Strasbourg, 1767 , in-8o , cum notis BenlUu et varionun ; de Paris , 1786, 2 vol. in-8<*, avec les notes et la traduction française de Pingre ( voyez ce nom).

* MANKBERNY. rofez Djblal Eddvb.

* MANLEY (Ms.b)b), dame anglaise, auteur , née vers la fin du i7«' siècle à Guernesey, dont son père était gouverneur, fut conduite à Londres par un de ses parents , devenu son époux, quoi qu'il fut déjà marié, et qui l'abandonna bientôt dans cette capitale. Après avoir été quelque temps lectrice de la duchesse de Cleveland , maîtresse de Charles II, mistress Manley essaya de tirer parti de l'éducation soignée qu'elle avait reçue , écivit pour le théâtre , composa des romans , des poèmes , des écrits politiques , et fut chargée de la rédaction de récrit périodique the Examiner^ après la mort du célèbre Switt( vo|*e« ce nom). Ses occupations littéraires ne Vempêchèrent pas de se livrer

' au torrent du monde , aux plaisirs , à la dissipation, et elle mourut en 1724. On a d'elle un grand nombre d'ouvrages , dont le plus connu et le seul qui ait été traduit en français , a pour titre , Mémoires de la nouvelle Aiaiante, 4 vol. in- 12. La traduction française ( par Scheurleer et Rousset ) est intitulé VAUantis de madame Htanley^ la Haye^ 1713 , 2 vol. in-8o. C'est un recueil d'aventures scandaleuses , entremêlé de vues poliques et de portraits satiriques calqués siu* des personnages vivants. Les autres productions de mistress Manley sont tombées dans l'oubli.

* MANLIUSCAPITOLINUS (M.), général romain, célèbre par sa conduite au Capitule , iîit d'abord consul l'an de Rome 362 (avant Jésus-Christ 392),etremporU sur les Eques au mont Algide une victoire qui lui mérita les honneurs du triomphe. Deux ans après, les Gaulois s' étant rendus maîtres de Home, Manlius s'enferma dans le Capitole à la tête de quelques soldats et de quelques sénateurs. L'ennemi ayant tenté de surprendre la forteresse à la faveur delà nuit,il se réveilla au cri des oies , et renversa les Gaulois déjà parvenus sur la muraille. Cet exploit lui valut le surnom de Capitolinus. Dans la suite, mécontent du sénat qui prodiguait les honneurs à Camille, son rival de gloire, il passa dans le parti de la multitude et proposa d'abolir les taxes qui pesaient sur les citoyens. Le dictateur Cornélius Cossus le fit arrêter; mais le peuple le remit en liberté.

Cet événement rendit Manlius plus audacieux , et les patriciens effrayés Taccusèrent d*aspirer à la royauté. Les tribuns corrompus devinrent eux-mêmes ses accusateurs , et le peuple, après avoir refusé de le condam-

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ner dans le ChanifMle-Mara, d'où Ton apercevait le Capitole, fut convoqué dans un autre endroit , et prononça enfin la sentence fatale. Maniius fut précipité sur-le-champ duhaut de la roche Tarpéienne (370 avant Jésus-Christ. ). Sa maison fut rasée et Ton défendit à set descendants de porter le surnom de Marcus. La conspiration et la mort de ce Romain ont fourni à Lafosse le sujet de la tragédie de Manliut , si connue, par la supériorité avec laquelle Talroajouait le rôle du héros de la pièce.

* MANLIUS TORQUATUS (L.) , fut relégué par son père à la campagne et enfermé avec les ^claves chargés des travaux les plus vils , parce qu^il avait quelque difficulté li parler et qu^Imperiosus regardait ce défaut comme devant Vem pécher de parvenir aux charges. 11 j avait déjà long-temps que le jeune patricien languissait dans cet état humiliant , quand le tribun Pomponius accusa son père au sortir de sa dictature. 4<u* sitôt Maniius , oubliant les torts de Tauteur de ses jours , résolut de le sauver ^ et , se présentant un matin chez le tribun avec un f>oignard , il lui fit jurer de renoncer à Faccusation. Le peuple touché de sa générosité le noomia Tannée suivante (362 avant Jésus* Christ ) tribun des soldats. L'on était alors en guerre avec les Gaulois. Maniius se si- ' gnala par la victoire quHl remporta en combat singulier sur un Gaulois d^une taille gigantesque , et reçut à cette occasion le surnom «de Torquatus , parce qu'après avoir renversé son ennemi il le dépouilla de ses armes et se para d*un collier ( torquês ) que portait celui-ci. Dix ans après , il fut nommé dictateur sans avoir encore été consul ; et le fait seul de sa nomination décida les Cérites avec qui Ton était alors en guerre à demander la paix. De nouveau dictateur en 348 et consul en 347, 344 et 340, il se distingua encore par son courage. Mais il ensanglanta son dernier consulat par un événement aussi tragique que célèbre. Son fib ayant, malgré la défense générale qui interdisait tout combat singulier, accepté le défi d'un chef latin, et revenant vainqueur , Maniius le fit décapiter en présence de toute Tarmée. Cette sévérité le rendit odieux au peuple, particulièrement aux jeunes gens ; et quand il rentra à Rome en triomphe, les vieillards seuls allèrent au-devant de lui. Madame de Villedieu a fait sur cet événement une tragédie intitulée : MtmliuSy 1662.

* MAMLIUS TORQUATUS (M.), con-

sul en 235 et 224 avant JétasrCbriit, soumit la Sardaigne aux Romains pendant ton deuxième consultât , et ferma le temple de Janus , ce oui arrivait pour la première fois depuis le règne de Numa , et ce qui n'eot plus lieu jusqu'à Auguste. Dans la suite(216) il s'opposa au rachat des prisonniers après la bataille de Cann^ , et retourna en Sardaigne (215) , où il étouffa la révolte des habitants qui voulaient se joindre aux Carthaginois, et remporta sur ces deroiers use victoire décisive. L'an 212 il refusa un troisième consultât. Mais plus tard ilfutDommé censeur ( 209 ) , dictateur ( 206 ) et député en Grèce.

* MANN ( A.-T. ) , physicien , littérateur et antiquaire , né vers 1740 dans la Flandre autrichienne, embrassa la vie monastique après avoir terminé ses études, devint prieur de la chartreuse anglaise de ^ieaport, sollicita et obtint ensuite sa sécularisation pour se livrer plus particulièrement aux sciences , fut pourvu d'un canonicat de la collégiale de Tournai , et mourut vers 1810.

• Il était secrétaire perpétuel de TAcadémie de Bruxelles , membre de la société rojale de Londres , des académies de Liège , Manheim. Milan , etc. On a de lui : Mémoins sur les diverses méthodes inventées pour g»'

' rantir les édifices des incendies^ Bruxelles, 1778, in4«j Lyon , 1779, in-8o; traduit en allemand , Francfort , 1790; Tableau des monnaies ; etc. , de différentes nations , Bruxelles, 1779, 1788, in-8«; traduit en italien , Milan , 1790 , in-4o ; Pour et contre les spectacles , Mons , 1782 , iii-8" ; Description de la ville de Bruxelles , etc., ibid. t 1785, 2 vol. in-8« ; Introduction à la géogrephie , Ut politique , etc., 1786 , in-8<» ; Mémoires sur les grandes gelées et leurs çffèts^Gênà, 1792, in-8»j une édition du Dicttonuaire géographique de Fosgien (Ladvocat), 1792, 2 vol. in-S** ; Tables chronologiques de l'Bistoire universelle depuis {lOd jusqu'à la paix dé 1802, Dresde (Paris, chez Treuttel)i 1804 , in-4* ; Principes métaphysiques des êtres et des connaissances , Vienne , 1807 , in-4o 'y un grand nombre de mémoires et de dissertations scientifiques et historiques , insérés dans le Recueil de TA endémie de Bruxelles.

* MANNI (Joseph), imprimeur de Florence à la fin du I7« siècle et au commencement du I8«, a publié : Série de' Senatori

fiorentini, \ 722, in-4o, quelquefois attribuée par erreur h son fils , dont l'article suit ^

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