MANO
Uammi ( Donisiqiie-lf arie ) , célèbre kopri- Bienr, grammairien et antiquaire , né à Florence en 1690, lùort dans cette ville en 1788, publia un grand nombre d'ouvrages dont le catalogue se trouve à la suite de son Elogv , par le comte Xules-Bemardin Tomitano, Venise , 1789 , in-4o. Don Manni s'était attaché surtout à donner de nouvelles éditions d'anciens ouvrages italiens , enrichis de préfaces , de notes et d'additions. 11 avait beaucoup étudié rhistoire de la Toscane , et il en éclairdt les points les plus intéressants par des dissertations publiées séparément, ou dans des ouvrages périodiques. Il était membre de Tacadémie de la Crusca et de plusieurs autres.
* HANNING (OwBV ) , antiquaire et topographe , né en 1721 à Orlingbury , dans le Nothamptonshire , mort en 1801' , a complété et publié le Dictionnaire saxon commencé par le révérend Edward Lje , 1775 , 2 vol. in-fol. On cite encore de lui : Hitioite et antiquité du comté de <$^mr^, publiée par William Braj, esq., 3 vol. in-fol. : le premier volume en 1804 ; les deux antres dans les' années suivantes.
* MANNINGHAM ( Richakd), membre de la 8o<^^ royale et du collège des médecins de Londres , se fît une grande réputation dans cette ville par les traités qu'il j publia vers le milieu du 18« siècle ; les principaux sont : Compendium artisohstetrlcandi Londres, 1739, in-4o; 1754, in-8o, Louvain; 1755 , in-4* ; en anglais , Londres, 1774 , in-4* , sous le titre à^Ahsttnct ofMidwifery; the Sjrmtoms , Nature , Causes and Cure of the Jebricula commonljr called the neruous and hislericaljeuers , Londres , 1246-1748.
* MANNORT ( Louis ) , avocat au parlememt , né à Paris en 1696 , mort en 1777 , a^était lié avec Voltaire , dont il avait été le condisciple sous le Père Porée (vojrez ce noÎB ) ; mais cette liaison fut rompue lorsque Maniioiy se chargea de la cause de Travenol contre le poète. De là les épithètes injurieuses dont celui-ci accabla Tavocat , qui s'en ▼engea en publiant un recueil de Libelles contTQ Vauteur de la Henriade, On a de Mannory ; Plaidoyers et Mémoires , etc. , Paris , 1759, 18 vol. in-I2 ; une traduction française àeV Oraison Jimèbre de Louis XIF", du Père Porée en latin ; Observations sur la SenUramis de Voltaire^ Alétbopolis (Paris), 1 749 , in*8<' ; Apologie de la nouvelle tragédie d* Œdipe (de Voltaire), Paris, 1719, m-8o de vingt pages ; F'oltariana, on^/o-
ges amphigouriques de F. M. Arouei^ 1748, in-8o.
♦ MANNOURY-DECTOT ( Jam-CHAalss-Fkahçois , MiBçuis Ds ) , maire de Caen et membre de TAcadémie de cette viUe , né près d'Argentan (Orne) vers 1778, et mort à Paris en 1822, est auteur de quelques opuscules politiques et littéraires, dont M. Bouchot a recueilli les titres dans la Bibliographie de la France^ volume de 1825 pag. 600.
Nous citerons, entre autres : la ChuU de l'impie , etc. , 1814, in-8o; Mémoire au congrès de Pans sur la proposition d'un Contrat «ocial européen , etc., 1815, in-8o; Oftstfn/ations à MM. les auteurs de la Minerve
française , etc., 1818, in*8o; Ode sur la naissance et le baptême de Monseigneur le due de Bordeaux, 1821, in-8«.*
«MÂNNOZI (Jbav), peintre célèbre, dit Jean de Saint- Jean , du nom du lieu de sa naissance , village près de Florence, mort en 1636 , âgé de 46 ans , réussit particulièrement dans -la peinture à fresque : ses couleurs, sont, après deux siècles , aussi fraîches que si elles venaient d'être employées , et Ton admire encore de lui des imitations de bas-reliefs de stuc si parfaitement peintes qu'il faut j porter la main pour s'assurer que ce ne sont pas des sculptures.
* MANOEL (Frakcisco), poète lyrique portugais, né en 1734 à Lisbonne, d'une famille riche et distinguée, mort à Versailles en 1821 , s'était vu réduit à chercher en France (1778) un refuge contre l'inquisition, et , comme Camoens , il passa sur une terre étrangère des années qu'il consacrait, dans l'exil , à la gloire de sa patrie. Des rivalités littéraires n'avaient pas peu contribué à appeler sur sa tête le glaive du saint-office ; mais c'est aussi avec quelques fondements qu'on lui reprochait la. hardiesse de ses sarcasmes contre l'ignorance des moines , l'intolérance fanatique ou même l'hypocrisie d'an certain nombre d'entre eux. Désigné comme promoteur d'un complot anti-religieux , il allait être saisi dans sa demeure même quand , y retenant enfermé le chevalier de l'ordre du Christ chargé de son arrestation, il en sort lui-même à la h&te, renversant tout ce qui s'oppose à sa fuite, et Va se jeter dans les bras de quelques Français , ses admirateurs non -moins que ses amis dévoués : au moyen de leur assistance et grâce surtout à son sang-froid et à sa rare présence d'esprit , il parvient à se soustraire au tribunal , dont il a encouru l'anathème.