‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 94 sur 145 · MARO (294) MARO · texte numérisé non relu

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les cours de toutes ces rivières sont trop prononcés que les Arabes. Les Maures ont peu connus pour que Ton puisse trtcer, pour rétement une chemise à manchet onmême imparfaitement, les directions des vertes, une veste de drap, tantôt longue, chaînons, dans ces régions méridionales qui tantôt courte, quelquefois sans manchei, sont limitrophes du grand désert et partici- et serrée par une ceinture de soie ou de pent beaucoup de sa nature. cuir; enfin un haïk ou manteau de laine Le sol de TAtlas , dans tous les endroits blanche , nommé aussi bamus. Quelquesoù Ton a eu occasion de lobserver, est uns mettent par-dessus le haik un Izolham , calcaire ; on y trouve du gypse , et parfois qui est fait de la même étofie , et a un capudes pierres poreuses qui ont une apparence chon. Ceux qui en ont le moyen portent des volcanique. Ces monts renferment de Tar- pantalons fort larges ; personne ne fait gent, du fer, du cuivre , du plomb , de Tan- usage de bas , excepté ^Uuôs un voyage long timoine ; mais ces richesses minérales sont et fatigant , ou quand le temps est très-maupeu exploitées. Quelques rivières sont sa- vais ; la chaussure consiste en pantoufle» lées. de maroquin. L'habillement des femmes rcs- Dans les plaines basses , la température semble beaucoup à celui des hommes ; elles est très-chaude ; le long de la cdte , elle est ont des pendants d'oreilles , des bagues, rafraîchie par les brises de mer ; elle est très^ des anneaux , des bracelets, da collien en douce dans les régions moutueuses ; en gé- or, en perles , en verroterie ; toutes ne «ornerai , l'air est très-pur. Les vents du nord tent que voilées.

amènent des pluies qui commencent à tom- . 2^ Les Arabes venus d'Asie ont conserré

ber en octobre , et continuent par intervalle leur physionomie. Ils sont divisés eu kabeil

jusqu*^ la fin d'avril ; ensuite l'atmosphère ou tribus; ilsJiabitent la campagne et vivent

est constamment sereine jusqu^en automne, en nomades sous des tentes ; ils cultivent

Dès le mois de janvier, le mouvement de la aussi la terre. Ils sont trës-bruns , leurs

végétation se manifeste , et eh mars les ar- femmes sont fort laides. Ce» Arabes sont

bres sont couverts de leurs nouvelles feuil- désignés, dans l'Afrique orientale , par le

les. Les végétaux de la zone tempérée et nom de Maug'^bins , dérivant du mot mak-

une partie de ceux de la zone chaude crois- greb ( occident. )

sent avec profusion ; la récolle des céréales 3"* Les. Berbers , qui sont probablement

est très-abondante. Les lions et d^autres les restes, des. Gétules et des Libyens. lU

animauxféroces, des gazelles et diverses bétes te nomment eux-mêmes y^nsarz/f ;od les

fauves , errent dans ces contrées , où les -^eonuait aussi sous le noms, de Chillouks et

bestiaux trouvent souvent de riches pàtu- <le Khabyles. Ils habitent généralement dans

rages ; le chameau est eiçployé comme béte ^^^ vallées et sur les hauteurs de TAtUsj et

de somme; quelquefois les sauterelles eau- iuï sont que très-imparfaitement soumis soi

sent de grands ravages. gouvernements des pays où ils vivent; plo

Il est difficiles de s'imaginer on pays au- sieurs tribus sont indépendantes , et coo-

quel la Providence ait départi plus de bien- naissent des chefs qu'ils nomment amrgu'.

faits; et cependant on ne compte sur sa vaste Les Rerbers sont de grande taille et bieo

surCice, dont plus des trois quarts sont faits; ils ont Ihabilude du corps grêle et

propres à la culture que 8,260,000 âmes. maigre , le teint rouge et noirâtre. 11$ l^i^*

Maroc 4,300,000 babitenU «««^ croître leurs cheveux par derrière jw-

\\„Qf I 500 QQQ que sur la nuque; mais ils les coupeot wsc

Tunis . . ... 1*800 000 *^"' *"'" ^^ ^^^^^^ ^e ^ ^^^' ''« onlp^*^

Tripoli. 660 000 vêtement le haïk et la veste, ou bien une

^ sorte de kaseb et de scherbil ^ rarement il*

Total. . . 8,260,000 portent une chemise et un caleçon , et leur

Cette population se compose de trois clas- ha'ik est presque toujours en lambeaux. Iï«

ses principales : l» Les Maures habitent «ont fort agiles , vif s , alertes et très^sbilc*

les villes et les plaines cultivées; leur eité- ^ «« servir des armes à feu. Ils parlent one

rieur annonce qu'ils sont issus d'un mélange langue particulière , dont Tnsage est tifc-

de MauriUniens et de Numides avec les Phé- - répandu dans le nord de l'Afrique et joi-

niciens , les Romains et les Arabes : ils ont que dans le désert,

le teint plus blanc , le visage plus plein , ^y ^ beaucoup de nègres dans toute **

le nez moins saillant, et les traits moins Barbarie, et le fréquent mélange de ^

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nioe aTec celles des blancs j produit des rariatioDS de couleur inûme. Les juifs sont nombreux dans les villes ; il s*en trouve même parmi les Berbers ; ils sont généralement opprimés et peu considérés. Les Turks osmanlis sont les maitres du gouvernement d*Alger; on en voit beaucoup à à Tunis et à Tripoli. Dans )es villes maritimes , habitent des négociants et des artisans chrétiens.

A Tezception de ces derniers et des juifs , toute la population des pays barbaresqnes est musulmane. Il parait qu*elle ne se conforme pas avec beaucoup de rigidité aux préceptes de Tislamisme , touchant Tabstinence du vin et de certaines viandes ; mais les Maures , et surtout les Berbers , se font remarquer par leur fanatisme intolérant et leur superstition. Les Arabes et les Maures parlent la langue arabe en plusieurs dialectes, qui diffèrent beaucoup de Tarabe d'Asie. Les Etats barbaresqnes comprennent les contrées connues des Romains sous les noms de Mauritanie, Numidie, Gétulie, Afrique, Libye, Cjrénaïque; elles firent partie de Tempire jusqu'en 428; alors les Vandales Tenvahirent; cent ans après, les empereurs byzantins y rétablirent leur domination , qui cessa en 697. Les Arabes ou Sarrasins, maitres du nord de TAfrique, rendirent ce pays florissant ; mais leur puissance ajrant décliné graduellement en Espagne et en Afrique , et la discorde les ayant divisés, des troupes turques qu'ils avaient appdées à leur secours, se rendirent maltresses à Tripoli, Tunis et Alger; ces Etats furent gouvernés par des pachas que ' nommait le grand- sulthan. Peu à peu , la puissance de ces officiers devint nulle ; des chefs de milice nommés dejr à Alger , bejr à Tripoli et à Tunis , devinrent les vérita-. blés souverains ; ces derniers sont héréditaires dans la même famille ; le dey d'Alger arrive à sa dignité par Télection dune soldatesque , qui a presque toujours fait périr de mort violente le dey auquel il succède.

Depuis 1551, Tempire de Maroc est gouverné par la dynastie des schcrifs qui prétendent descendre de Mahomet. Ces dificrents pays ont été divisés en un plus grand nombre d'États qu'ils ne le sont aujourd'hui. Dans tons, la forme du gouvernement est despotique; la volonté, souvent même le caprice du maître , ne connaît aucun frein ; mais lui-même tremble sans cesse poiir ses jours , et fréquemment ses propres enfants

cherchent à lui arracher le pouvoir ou à s'entre-détruire.

Il est facile de deviner les résultats d'un pareil ordre de choses sur la prospérité du pays; malgré sa fertilité naturelle, il est très^mal peuplé ; partout on rencontre des ruines attestant son ancienne splendeur et sa décadence actuelle. L'ignorance étend son voilé funeste s^r ces mêmes contrées , où , dans les premiers siècles de notre ère , les lettres brillèrent d'un vif éclat.

Les revenus de ces gouvernements consistent dans la dlme sur les productions des terres et des troupeaux , la capitation des juifs , les impositions et taxes arbitraires » les confiscations, les droits de douane. Les écrivains qui se soht occupés de statisqne les ont évalués à 22,000,000 de francs pour Maroc, 4,000,000 pour Alger, 7,000,000pour Tunis , 2,000,000 pour Tripoli. Ils portent l'armée du preuiier pays à 36,000 hommes , celle du deuxième à 20,000 , ceUe du troisième à 6,000 , celle du quatrième à 4,000.

Leurs flottes sont composées d'un petit nombre de vauseaux de ligne, et d'un plus grand de frégates et de bâtiments de grandeur inférieure. Fort souvent ces' navires sont commandés et construits par des renégats.

C'est avec ces bâtiments et ceux que des particuliers armaient pour leur compte, que les barbaresques ont si long-temps infesté la mer Méditerranée et les parages de l'Océan Atlantique qui en sont voisins , pris les navires des chrétiens , pjllé et saccagé les cdtes de l'Espagne , de la France et de l'Italie , et enlevé leurs habitants pour les réduire en esclavage. A diverses époques , des expéditions ont détruit ces pirates et les ports qui leur servent de repaire; mais celles même que le succès a couronnées n'ont point, par leurs résultats, compensé les dépenses qu'elles avaient occasionées , et les déprédations des barbaresques ont recommencé comme* auparavant.

Afin de préserver leur navigation et Içur commerce des violences de ces forbans , les puissances maritimes de la chrétienté ont conclu des traités de paix avec les divers États barbaresques. Mais ces traités n'ont offert que de faibles garanties aux intérêts' qu'ils étaient destinés )k défendre; les agents diplomatiques ont été souvent insultés , et les particuliers maltraités par les gouvernements barbaresques. Plusieurs puissances chrétiennes leur paient un véritable tribut , déguisé sous le nom de présent, et composé

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généralement de muofUoiis navales et de guerre. Des esprits généreux ont de iemps en t£OLp9 projeté un amemeat général des États de TEnrope chrétienne contfie les barbaresqœs ; mais il n'a paa jotqu'à présent été possible de former une coalition pour une cause si belle et si juste.

TripoU , Tunis et même Maroc semblent, depuis quelques années , être moins portés à la piraterie que dans Los siècles précédents , et préférer les ressources résultant du commerce à celles que leur procurait la course maritime ; Alger persiste plus opiniitrément dans ses habitudes de brigandage.

Les marchandises que ces pays vendent mut étrangers consistent en bestiani , laine, poil de chameau, curis, gomme, cire, fruits, graines , huile , plumes d'autruche , cuivre brut; et celles qu'ils reçoivent , en marchandises manufacturées , armes , denrées coloniales, épiceries , drogues pour la teinture. Des caravanes portent dans Tintérieur du pays, et aussi k travers le désert, dans le Soudan , beaucoup d'objets de fabrique européenne, et en rapportent de Tor, de Tivoireet des esclaves.

Quoique Tindustrie ne soit pas très -active dans les États barbaresques , on y prépare bien l^s cuirs et on y. fabrique des tissus de soie f de laine , de lin , de coton , des tapis et des armes blaDches et divers ustensiles de ména|re.

heê villes de ces pays ont des rues étroites et tortueuses; les maisons n y ont pas grande apparence , elles ont le toit plat , et leur mode de construction a pour objet de préserver de la chaleur. Les villes principales de VeiHffire de Maroc sont : dans l'intérieur, Fei., Mequinez, Maroc , TaÛlet; sur la côte, Agadir ou Santa^Cruc, Mogodor ouSouara, Asafi, Babat , Salé, Larrache, Tanger ; dans VÉtat d'Alger^ Alger , Bougie , Oran ; dans Imtérieur , Constantine , où il y a de belles ruines romaines , Tremécen, Mascara; dans VÉtat de Tunis , Tunis , Kairevan, Gabès , Monastéhr ; à^u* VÉtat de Tripoli^ Tripoli.

Lebida. L'Espagne possède sur la côte de Maroc , Ceuta , Melita , et quelques rochers fortifiés où elle envoie ses prisonniers d'État. La France a sur la côle d'Alger des comfxtoirs à Bona et à la Caile pour la pêche du corail.

Sdriti . Jmo Lcoa , Marmot , aor ï Afrique,— H«eat, JïttcripUon cU Maroc («a danoU).— AgreU . Lettres sur Maroc ( en «uédoit ). ^Pidoo de Saioi- Olon , ChéoJer , J^duon , Descriptions et rvUtioms

de JlarAc.— Langler «1« Taasy, Histoirt ^Mfst.^ P»««i>li« OsserpaximnjL mpm U poste ii ficfiârh^ Fojrages de LampHcrrt. TuUy , Sbaw , Polrfl, Rebenstreil, Windus, P^nl Lucas, mc-Gill« Cbllaabn'and. — Diverses relatiotfs de mluionoairet.Hc.

£. EiuÈi.

' * MAROLLES (Michbl db) , abbé de VUleloin, littérateur médiocre et tradadeur infatigable , né dans un bourg de la Touraine en 1600, était fils de Claude de Msrol' les , zélé ligueur, mort en 1613 1 auquel oo a donné place dans plusieurs Dictionnaim ùiographiques ; mais qui n'est guère eonoo que pour avoir tué, en combat singulier. Malivault, l'un des gentibhommes d'Henri III, le lendemain de l'assassinat de ce prince.

Michel de Marollei , ayant «nbrsssé ïëd ecclésiastique, refusa Tévéché de Limoge»

qui lui fut offert en 1625 , et voué tout entier à la culture des lettres, borna son aiS' bîtion au modeste bénéfice de Villdoio àcnt le revenu était de 5 à 60ÛQ livres. U mourat k Paris en 1681. On a de lui un grand aofu^ bre d'ouvrages (surtout des tradoctioo») presque tous tombés dans un juste oubli, et dont on trouvera la liste complète dam \»

Mémoires de Niceron , tome 32. Noos citerons seulement ceux qui sont encore recbe^ chés des curieux : ses Mémoires , 1656, in*fol.; Suite des Mémoires , contenant douse traités swdii'ers sujets curieux ^ l657,in-W-i Dénombrement où se tr^ut^ent Us notas et ceux qui m'ont donné de leurs livres^ ou q^ m'ont honoré .. de leur cii'ilité (ces Iroit ouvrages, devenus trës-rares , ont été réiaprimés. par les soins de Tabbé Goaget.

1755, 3vol.in-l2, avec des notes); CetS' lectes , ou Pièces choities des anciens poitt$ latins , depuis Ennius et f^amon , jus^'^ siècle de l'empereur Constantin , Iradaitses vers, 1667, in-8o (ce volume ne coali«* que la traduction du premier et d'une p<^ du deuxième livre du recueil publié par Scaliger sous le titre de Catalectes; V^î^ de Marolles publia en {675 un autre volooe in-4o qui contient les 2* , 3» , 4» , 5« e* fi' livres du même recueil) ; Tableaux du tt»pie des Muses y tirés du cabinet de M. Fsvereau , a\>ec les descriptions , remarques y <** notations^ 1655 , in fol , avec GOfig. grsT*«* par Blomacrt ; les OEut^res de yirgiie.u^ duites en vers français , J673 , deux paJ'lics in-4o ; les Histoires des anciens comte* dé»- Jou et de la conspiration d'Amboise , tfidaites du latin d'un auteur anonyme, 1681* in- 4" ; les quinze lii»res des Dé^otopUsta

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d'athénée ^ 1680^ ul-4(» (ôavrage tiré à petit nombre et recftierché dans let yentes). L'abbé de M «roUes avait formé «occessiTeiiieiit deux cabinets d'estampes très-nombreuses et dont il publia lui-même les eataiogaes , le premier en 1666 , in-S» , le deiuième en 1672 , inl2. Lsi première de ces celleetions , adielée au nom du roi par Golbert, en 1667, est aujonrd'bui au cabinet des estampes de la Bibliothèque du roi, oà elle forme 224 Tohinaes reliés en maroquin. — Mabollbs (Claude de) , petit-neyeu du précédent , né en 1712 , entra dans Tordre des jésuites , et après la saf^ression de cette société , reparut dans le monde comme prédicateor , sous le nom d*abbé de Morolles. Il mourut en 1792. On a de loi : Diseours sur la pucêUe d'Orléans, prononcé dans Téglise catbédrale de cette ville , Orléans , 1759 , in-12; un antre Dis» cours sur le même s^jet , prononcé en 1 760 , ibîd., 1760, in- 12) Sermons sur laUeturû des litnrss contraires à la religion, 1 785,în-8« ; Sermons peur les principales /êtes de l'an* li^ , etc. i 1786, 2 vol. in-12. On lui attrib«â les Mélanges etjrugmènti poétiques en latin et enjrançais , par M. de Marvielles, 1777 , petit in'12 , publié par Tabbé de Grillemont (voyez le n** 1 1,061 du Dictionnaire déé jénoHjrmes , deuxième édition). — M ▲»

notLss (G.-F. tâAovi de) , probablement d*ane autre Osmille que les précédents, mort à Paris vers 1792 , a laissé les ouvrages suivants : Ohsenmtions sw* la traduction de Roland4e'Fttrieux f par de Tressan , sans date, ini2 de 68 pages ;£enr«i/eilf. D. P*** à M. D, L. au st^'et du Iwre intitulé : Origine de' volgari proverbij di Aloise Cinthio delli Fs^rittij , ete. , 1780, in-12 de 14 pages , insérée dans V Esprit de$joumaux\ septembre, 1780; Essai sur la chasse au fiisil, 1781, in-S»; la Chasse du fusil, 1788, in8o (ce Uvre peut être considéré comme une nouvelle édition du précédent); TahleUes bibUagraphiques , in-d^ de 16 pages : c'est tout ce qui a été imprimé d'un manuscrit pins considérable , qui est ^ la bibliothèque du roi ; lieekerchcs sur l'origine et le premier usage dts registres , lignaiures , réelameà et chiffres de pages eLuts les Hures imprimés^ 1783, in-8*. « Magné de Marolles, dit M. Beucbot, était très*laborieux et d'une constance opiniâtre dans ses recherches. •

MARON ( SAirr ) , né en Syrie dans le 4«

siècle i se retira sur une montagne dans le

voisinage de la ville de Cjr , y vécut dans la

plus grande austérité , attira près de lui on

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