‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 98 sur 145 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

fait eoumltre, ils Aiffmrt chargés de la décoration de VMtd, de la VriUihre et de celle de la i^kaptUe hoim dê$ Martyr» à Tabba je Montmartre^ ainsi que de la statue de tfUmt Dénié en albâtre. A Versailles ils fireatles . fipenê en bronse qui déoorent les bassins du Dragon , de Bacohns et de Latene. Les imut TVàons ahr^waM lêê ekeuaum du SeléUy au bassin des bains d'Apollon, sont nn de leurs cheù^d'cNtm. A Paris ils eiécur tèienl le mausolée dm roid$ Pologne Cksimir qffnuU à Dioa sa oouronn». Baltbasar ■MTl en 1674 , prefeasa à l'Académie de peinture , et Qaspar en 1681 . Les ouvrages particuliers de ce dernier , tels , que les figures du Point du Jour y de l'Afrique- y de Mars et à'Emeelade k Versailles , le bae-re^ iiefde la porte Saint-Martin du côté du Isa- ^ bourg , et le groupe de Borée enletntnt Otytkiey au jardin des Tuileries, sont inCèvieuN 4 ceux qu'il a faits en commun avec son Mre.

* MARST (FaAvq.*MAamDB),littérateuv, né à Parts en 1714, fut admis ches les jésuites après avoir terminé ses études , et se fit eonnaitre par deux poèaaes latins sur la tragédie et surlapeipUsre. Rentré ensuite dans le monde , il fut forcé par le défisnt de fortune de se mettre aua gages des libraires, et publia successivement plnsieurs onvirages qui n'ajoutèrent rien à sa réputation. Un de ces écrits le fit enfermer à la Bastille { il en sortit an bout de quelques mois , et mourut à Paris en 1763. On a de lui : Templum (mgtêdim, cmrmen , Paris, 1 714, tn-12 ; Pictura^ e0yniea, ibid., in-l2{ Histoire de Marie Aimrt, Paris, 1742, S vol. in-l2$ Biémairee historiques de Jacques Meh^Hy traduit de l'anglais, ibid., 1745, 8 vol. inrl2; Bictiownaire abrégé de Peinture et d'Jrekiêeeturey ibid., 1746 , 2 vol. 1^-12 ; Histoire moderne des Chinois , des Japonais y eâc,y ibid., 1754- 78, 30 vol. in-t2 ( Marsj n'a publié que le»

donse premiers voluaaes : les autres sont d'Adrien Ricfaer ) ; Analyse des OEuvres de Baj-loy Londres, 1755, 4 vol. in-12 (c'est l'ouvrage qui fit mettre Marsj à la Bastille), On doit encore à œ littératenr la tradue»

lion du Discourt dogmatique et politique sur r origine, la nature ^ eCr., des biens eeeUsiasiiques , 1750 , in-12 , et une nonvelle édition de œnwes de Rabelais, aons le titne de Rabelais moderne, Paris, 1752,8 vol.

in*l2. Il a rajeuni le style du curé de Meudon en lui Isisaat perdra sa naïveté. On tvouve une fijOUce sur l'abbé de Marajr dans

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H Néerologedêê hommes céièbret de France, année 1768.

• MARSY ( Cliode-Sixte SAUTREAU DB ) , littérateur , né Paris en 1740 , mort dans cette ville en 1815, commença en 1765, avec Maton de la Cour , la publication de

. VAlmanach des Muses , qui se continue encore; il y travailla jusqu*en 1793,28 vol.

in- 12. On a de lui : la Nouvelle Anthologie française , 1769 ou ^787 , 2 vol. in- 12; les Annales poétiques, 1778-88, 40 vol. iul2 (avec Imbert); Poésies satiriques, du 1 8* siècle, Londres^ 1782 , 2 vol. in- 18; OEuvres choisies de Dorât, 1785 , 3 vol. in.- 12 ; Tablettes d'un curieux , 1789, 2 vol. in- 12 ; Poésies du chevalier de Bonnard, 1791 , in-8»; le Nouveau siècle de Louis XI ^ ( avec M. Noël ) , ■ 1793 , 4 vol. in-8o ; OEuvres choisies de Pope, 1800 , 3 vol. in- 12 ; Lettres choisies de madame de Maintcnon , 1806, 6 vol. in- 12.

♦ MARTANGE (le général BONMET di), né dans la Beauce en 1722, professa d.abord la philosophie en Sorbonne ; mais d'après les conseils du marquis de Lowendahl , il quitta la robe pour Tuniforme , et parvint au grade de lieutenant-général , après avoir rempli avec distinction plusieurs missions diplomatiques assez importantes. Il sortit de France à Tépoque de la révolution , et mourut à Londres en 1806. Comme littérarateiir , on a de lui : V Olympiade j ouvrage politique , 1787 ; le Roi de portugal, conte , suivi des deux Achilles , conte dédicatoire , Neuwied , 1788 , in-8o. Grimm lui attribue un acte d'opéra intitulé le Ballet de l'Ennui, Martange se trouvait a Londres dans le même temps que Delille ; il visitait souvent ce poète , auquel on croit qu'il a fourni le modèle de Tun de ses portraits du poème de la Conversation,

MARTE , àfustela, ( Histoire naturelle, ) Cet animal si connu est devenu le type d'un genre de carnassiers dont la fouine , le putois , la zibeline , le furet , la belette et Thermine , sont les espèces les plus connues. Il ressemble tellement à la fouine, qu'il est presqu'impossible de l'en distinguer dans certaines saisons. On regarde comme de simples variétés chez d'autres genres , des animaux qui diffèrent davantage; mais leurs moeurs sont assez distinctes. La marte vit dans les montagnes, au fond des bois, lef plus loin qu'elle peut de l'honmie , qui lui fait la guerre pour sa fourrure. La fouine^ au contraire , se tient autour de nos habitations pour 7 dévaster nos baisses-cours, et

niche souvent dans nos greniers h foin. Sur une trentaine d'espèces environ qu'on mentionne dans ce genre , et dont la patrie d'one ou deux est douteuse , l'Europe et l'Asie septentrionale en produisent une dooiame; l'Amérique ssptentrionale , six ; celle du sad, trots , du sous-genre zoriUe; l'Afrique, deux du même sous-genre, et une ou deox de celles d'Europe , y compris le furet On en connaît une de Madagascar et deux on trois de la Polynésie. Le peUge d'hiver de li marte proprement dite , de la zibeline et de l'hermine , appelée roselet dans son pelage d'été , est l'objet d'un grand commerce pour les Russes , qui tirent une si grande qautité de pelleteries de leur déserte Sibérie.

Ce n'est pas sans danger d*y périr de froid que les chasseurs y vont chercher des peaux destinées à rendre plus chauds les somptueux vêtements de nos grandes cités.

BOKT DB St.-ViHCBIT

* MARTEL ( Fbahçois ) , chirurgien da roi de Navarre Henri IV , lui sauva la vt par une saignée , et obtint par ce service le titre de premier chirurgien après la mort d'Antoine Portail. U occupait encore cette place an commencement du règne de Louis XIII. On a de lui ■: jépohgie poMrial Chirurgiens, contre ceux qui publient qu'ils ne doivent se mêler .que de remettre les os rompus et démis , et plusieurs Apherismet très-utiles pour la pratique de Chirurgie^ Lyon, 1601 ; in-12. Eloi {Dietiotmairtde Médecine) dit que les œuvres de Martel ont été publiées avec celles de Philippe de Fiesselles , Paris , 1635 , in-12.

* MARTEL ( ÉTiEHHB.A»CB ) , jésuite rt architecte , nommé communément MerUtl'Ange , né à Lyon en 1559 , mort en 1641 , travailla successivement pour plusieurs maisons de sa compagnie , et donna le plao d^ l'église du Noviciat-dés -Jésuites à Ptri*-

* MARTELIÈRE (Pibbrb db La) ,]«»"*• consulte et conseiller d'état, né vers 1^ dans la prorince du Perche , débuta dan» la carrière du barreau à Tours , où le y^ ment de Paris venait d'être transféré »

temps de la ligue. Il suirit cette cour tooftraine à son retour à Paris , et acquit un* grande répuUtion. En 161 1 il se montra le zélé défenseur de Tumirersité, lorsque ce corps s'opposa pour la troisième fois i <* que l'on confiât l'enseTgnement aux jésoites ; et sur la fin de sa vie il entra an conseil Sttat sans discontinuer de donneir def consoltations jusqu'à sa mprt , arrivée en IfiJ'- "

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» laissé beaucoup de j^dojers , desquels >n ne recherche plus aujourd'hui que celui prononcé contre les jésuites (Paris, 1612, n-12, Paris et Amsterdam, in4o). Quelques assertions hasardées dans cet écrit ont té combattues par P. Gimon d'£sclayoUes iana son Awit sur U Plaidoyer de la Marfiïsr», Paris, I6l2,in.l2.

* MARTELLI (Lvdovico) , poète italien 5 é à Florence en 1499, mourut en 1627, vaut d'ayoir terminé une tragédie de T\dUa ui , malgré ses défauts , est mise par les rilîques italiens au premier rang de celles ui signalent la naissance de Tart dramaiqiie. Ses oeuvres poétiques (/^ime) ont étéreueîllies et publiées à Rome en 1 533, in-d».

/édition de Florence, 1548, in-S», contient I traduction du quatrième livre de V Enéide^ u''on ne trouve pas dans la précédente. Il a aissé surtout des odes et des canzoni qui ont très-estimées. — Martelli (Vincenzo), rère du précédent, et poète aussi, mais bien oférieur en talent et en réputation, mort n 1556, vécut à Rome, puis à la cour de Sa^ eme , et termina ses jours dans la retraite.

>n a de lui un volume de lettres et de poésies Leture e Ame), Florence, 1 563, in-4oj ibid. , 606, même format. On trouve plusieurs de es lettres dans le recueil des Lettere volgari ^egli XIII uominiilitatn^ Venise, (564. — - Iastelu (Ugolin), ecclésiastique florentin, int en France k la suite de la reine Catheine de Médicis, et fut nommé en 1572 véque de Glandèves. On a de lui : de anni ttegrd in integrum Restittaione , Florence, 378 , réimprimé à Lyon en 1582, avec des Iditions et un autre écrit du même auteur ititulé : Sacrorum temporum asseriio ; la hiaue delcalend. Greg., Lyon, 1583, in -80.

- Voyez Richaud-Mabtblu.

* MARTELLO (PiBuiB-JACQtiss), Fun des leilleurs poètes italiens , au jugement de [affei , né à Bologne en 1665 , mort dans îtte ville en 1727, professa les belles-lettres l'université de sa patrie , fut envoyé sucïssivement à Rome , en France et en £sagne, pour différentes négociations dont

s'acquitta toujours avec succès , sans aban* onner pour cela la littérature. Il réussit urtout dans le genre dramatique. On cite armi ses meilleures tragédies Vlfigenia in ^^aurtde^ l'jélcesle et le Cicéron; maison en joue plus aucune, parce qu'il a employé, )ur les écrire , une espèce de vers nommés artellianiy à peu près semblables à nos ■exandrins , et dont la monotonie déplait

aux oreilles italiennes. Ses OEwres ont e»

plusieurs éditions, dont la plus complète est celle de Bologne, 1723-35, 7 vol. in'^.Fofez Fantuzzi {Scrittori hologn, tom. 5 , pag.

332), etFabroni (Fitœ Italor. , tom: 8, pag. 259).

* MARTÈNE (dom Edmokd ) , savant et laborieux écrivain de la congrégation de Saint-Maur , né à Saint-Jean-deLône en 1654 , mort en 1739 , se livra entièrement à la diplomatique, d'après les conseils de Mabillon, employa six ans à visiter les «archives de la France et de» pays qui en ont été détachés par la succession des temps, et entreprit même un voyage dans les Pays-Bas et TAUemagne , pour recueillir les monuments relatifs à Thistoire civile de France. Riche, d^une abondante moisson de documents historiques et littéraires , il rédigea alors de nombreuses compilations , parmi lesquelles on.

distingue : de antiquis monachorum Ritihus lihri f% coUecH ex variis ordinariis , etc., Lyon, 1690, 2 voK in-4«»; de antiquis ecclesim Ritibu8ia.III,Koueay 1700-02, 3 vol. in-4oj Tractatus de antique ecclesiœ disciplina in dùfinis celehrandis qfficHs , varias diversO' rum ecclesiarum ritus et usus exhibens, Lyon, 1706 , in.4"' ; Anvers ( Milan ) , 1736 , 4 vol. in-fol.; Thesïmrus novus anecdotorum^ avec dom Ursin Durand, de la même congrégation, Paris, 1717, 5 voL in-fol. ; veterum Scriptorum et MonumentorumhistoricQrum,.

dofpnaticorum et moralium amplissima Coîlectioy Paris, j. 1 724-29-33 , 9 vol. in-foL {Vojrez ,pour plus de détails-, VHistoire littéraire de la Congrégation de Saint-Maur.) • MARTENS ou MERTENS (Thibbbi) ,.

habile imprimeur , regardé par la plupart, des biographes comme le plus ancien des Pays-Bas , né près d'Alost^ petite ville aux environs de Bruxelles, vers le milieu du i5e siècle, mort plus qu'octogénaire en 1534, dans le monastère des Guillelmins de sa ville natale , voyagea en France , en Allemagne , dans les Pays-Bas et en Italie, et exerça successivement son ari à Alost, à Anvers , et surtout à Louvain , où il se fit bientôt remarquer par ses belles éditions, imprimées en caractères romains, et notamment par ses éditions grecques, qui Tont fait surnommer par La Sema-SantanderrAlde des Pays-Bas, le père de Timprimerie grecque de la Basse- Allemagne. Prosper Marchand ajdonné une liste de 54 vol. imprimés par Martens : cette liste a depuis été grossie du double par d'au très découvertes .La marque de cet impriracui'

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fttimdovUtfécaMonraiferBiaiitlet \eiifedê Smgtmu (atijottrèliiii liu H< 4 fo)»dbi

iuilîAle* T. M.9 «t #twp0BdQ )i un %rtn sou* teaii pmr <l«ux lions ; il a employé qu^d^f^efois U doiiU« uere. On eke de lui , «omae écrivain, Diciùmmritun hebruïenm ^'mv9 «nehiridion radieum , etc. , éx /o. HeuehUnot iii4* tans date et aant nom dimprimeur > dent la bibUotliè^pie du roi potsède un ese mplaire. (^.^ pour plné de détaila, le DicHonnmint de Prosper Bfarohand, art. Maetims.) — Milmits (Frèdérie) , chirurgien et toyagcur allemand an I7« tiède, fit un voyage au Spitcberg en 1671 , et pubKa le récit de cette campagne pénible dans Touvrage allemand intitulé: Wt^yogê au Spit»hérg àu Groëntând^ fidî «it 1671 , écrit d'après Ub ùhêer^atiohB dû Vautmàr , et accompagné da Ji$ure$ qu^U a danhioB , Hambourg , 1673 ^

I vol. in-4*, ^%. Ce livre , le premier qui ait été publié sur le Spitzberg, a été cité avec éloge par tous ceux qui Tout consulté ; ou Ta traduit en anglais, Londres, 1695; en italien, Bologne et Venise, (680, in-fi», et en fhinçais, dans le deuxième volume des Vaya* geê au Nord,

* M ARTEMS ( GvtLtAtMX-FaiDtfaiG Dt), diplomate allemand , était professeur de droit public à Gcettingne et conseiller aulique de Hanovre quand JérAme Bonaparte Tappda au cosseil-d'étal de WestphaKe. De^ ptiis M artens remplit au congrès de yienne, en 1814, les fonctions de rédacteur des pro^ cès-rerbaux des conférences, et fut chargé de notifier au prince Christian de Danemarck la réunion de la Nonrége à la Suède-

II mourut à Francfort en (821 , député do Hanovre à la diète de cette ville. Il a publié : Précis du Droit des Gens, etc., Oœttingue , 1789, 2 v^. in-12; Recutil dês principaux Traités de Paix ^ etc., qui ne se tiyyupent poîHt dans le Corps diplomatique de Du»

mont et ffousset y Gœttingue, 1791-1800, 7 vol. in-8*; Supplément} ibid., 1802-24; 9 vol. in-8* : cet ouvrage est continué par M. le baron Ch. de Martens ; Cours diploinatique, ou Tableau^ etc., Berlin , 1801 , 3 vol. în-8».

* MARTI (EnHAKuaL), en latin Martinus, savant espagnol, né en 1563 à Oropesa , dans le royame de Valence , mort en 1737, fat lié avec les plus savants hommes de son siècle. Il publia un assez grand nombre d'écrits dont nous citerons seulement les plus importants : SoUdad (la solitude, Rylve imitée de Louis de Gongora), Valence, (682, in-4o; Description du théâtre

rjntiquitA êtpUquêê du Père Mett^uMa, tom. 3 , deuxième partie^ pag. 237| éêsI- ^^ d^«<^^7^^M«,itWttelld*élégi«,BMe, l«86 , in^« } Epistolarum lA. XII, MsèU, 1735, 2 vol. in^. tfarti , a hdssébéAn recueil d^élégiea intitulé : Jmi>nstà»OiUj des HendécasjrlMesj la ttadectioa kliiie des deux premier* volumes des Omumiiaires d*£ustathe sur Homère , etc. (Voir b Bibliothèque ftdsonnée, tou. 21 «t Is IK^ tionnaire de Moréri , édition de 1799.)

* MARTIAL (M. Vitoaiifs), poètehtis, naquit è Bilbilis (ànjourd'hui Bffiiao) aEf pagne, vers Tan 40 api^ès Jfétus-CbntjCD 793 de la fondation de Rotne. J^To^é de de bonne heure ( à 22 ans ) dans cdteci|i' tille du monde alors connu pour y séem ses études , il ne tarda pas k s'y fiiire col' naître par son talent pour la poésie, etnchercher des ims ou redouter dei âotRi par les grâces ou la causticité d*an «prit qui dispensait la satire et Téloge aveesœ égale facilité. Donatien'', qu*il avait bsM* nient flatté pendant sa vie, et qd ne loi plus qu'un monstre pour lui après sa oiort, le combla de faveurs , de dignités et ée li^ chesses : c*est Martial Ini^iéme qtti no* rapprend ; et ces témoignages de si reeei* itaissance n*auraient rien que dlioftortUe pour sa mémoire , si tant de biénfaib f Valsent été le prit des éloges prodiguét irisdigne fils de Vespasien, au frère plus iadicne encore de Titus. Malgré ridée peu tnit»geuse que doivent donner.de ce poèttk plupart de ses épigrammea, ertdifti^ cependant de ne pas supposer des foifit^ estimables à celui qui Compta au wmAtt^ ses amis des hommes tels que Ptfn^ Jeune , Quintilien , Juvénal , Valérie* ^ eus , Silius Italicus , etc., qui releraiditktf mérite littéraire par une grande t^aà^ tion personnelle. On est étonné de a» p** trouver le nom de Stace , son co u t uy^j" »

à la suite de cette liste d'honoraki»>»û' et les conjectures s'épnSent inutilaie»^ *v les causes du silence mutuel des deti po^ Faut-il Tattribuerà des motifs psftknfi^ de jalousie? à Tombragenae rivalité éo^ lent? n est fâcheux, mais il est vraîRttbli^ que cette dernière conjecture est de \f^ la plus plausible. Après un séjour de tici*^ cinq ans à Rome, Martial épnmraleééar si naturel de revoir sa patrie ; et il retoai* en Espagne la premftre ou la deûxIèaeaB*!

née du règne de Trajan. Mais le k^^>r ^ '

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fiOlnUi loi fit bkntdt regretter ceha à% <ie Borne; et la grostîèreté , Figiioruict de «es compatriotes , omiparées à rczqoUe ns^ iNudté 9 «a foàt et an Miroir des hôtes qn^il quittait 9 loi inspirèrent on dégoût qu'il ne pat ni souffrir ni dissimuler. C'est à cette épo^ne de sa vie que presque tous ses bio* graphes placent son pnitendu mariage ayee «ne dame espagnole fort riche, et qu'ils ■emment iâaremUaf mais ce fait, ayéré pour les uns , et prouvé selon eux par quel- <|nes épigrammes du poète , a semblé aux naires an moins problématique \ et la question , en eUe-méme fort peu importante , est rest^ ipdécise. On ignm également Tannée précise de la mort Je Martial , qui dut arriver yers Tan iOO ou 103 de l'ère chrélienne. Le temps, qui a dévoré tant de pages de Cîcéron , de Tite*Live , de Salluste , de Tacite I ete. , a respecté jusqu'à la moindre épigramme.de Martial s elles sont au nombre de plus 1,500 et divisées en quinte livres y dont lé premier , intitulé Ut Specude*, est consacré tout entier à célébrer les jeux donnés par Titus et Domitien : les deax derniers contiennent des espèces de devises destinées à accompagner les petits cadeaux que l'on se disait mutuellement anx Saturnales et è d*autres époques de Tannéei et voilà pourquoi ils sont intitulés : Xe* mm et JpQphonta. Ce trop voluminenx recaeil , où le goût et la décence auraient tant de choses à retrancher, fut imprimé pour la première fois à Venise vers 1470, et fréqoemment reproduit dans les siècles suir vents. Nous signalerons, comme les plus estimées , les éditions de Venise, 1501 ; de Paris, 1617, in-fbl.) de Lejde avec les notes de Scriverius et de plusieurs autres , 1619 , ia-12,* de Mayence, 1627, in-fol.; d'Amsterdam , 1670, eum n'otit variorum; celle de Vincent Collesson y adusum Delphin$\ Paris, 1680, in-4«; celles enfin de l'abbé Le Mascrier, Paris, 1754 9 2 vol. in-12$ et de la Collection des Cloêtiques latin* publiée par M. Lemaire, Paris , 1825, 3 vol. in.8o,

» avec index. Nous avons en fî*ançais plusieurs traductions complètes de Martial.L'abbé de MaroUes en a pour sou compte publié deux : la première en prose , Paris , 1655 , 2 voL in-8* \ et la seconde en yers , 1675 , ukAt^ : cette dernière est restée presque inconnue. La plus récente est celle d'£.-T.

Simon , publiée par le baron Simon et par P.-a. Auguis, Paris, 1819,3vol. in-8o;

.avec le texte latin et les meilleures imita-

tions en vers depuis Clément If arot jusqu'à nos jours ( vojei Biographie de la Frtmee , 1825, pag. 222 et 279). 11 en avait paru en 1806 une autre traduction , aussi en 3 volumes, et dont les aolears anonymes se dL saient militaires.

'" HARTLIL D'AUV£RGN£, en Utin MartiaUê Avermue , littérateur et poète du 15* siècle, né à Paris ( suivant l'opinion la plus probable ) vers l'an 1440 , d'une famille originaire d'Auvergne, mort en 1508 ^ fut pendant cinquante ans procureur du parlement , et notaire aposUdiqoe eu Ch&telet de Paris. L'abbé Goujet a dit de lui , qu'il était l'homme de son siècle qui écrivait le nîeex et avec le plus d'esprit. Il a laissé les ouvrages suivants : le* Jrrêt* d'Jmour, dont la plus ancienne édition connue est celle de Paris, 1528, în-4»,oontenant51anréts| une autre édition de Paris , 1544 , porte ce Utre x Droit* nouveaux et Arrêt* d'amour^ publU* peu* MM. le* *ànateurê du parlement du Cupido , etc. , augmentés de nouveaux arrêts (les 52f et A3«) , réimprimés à Ljon , 1646, in-8*, Paris, 1555, 1556, in-16, Lyon»

1581 , sous ce nouveau litre : le* Déclama' tion* , Procédure* et Arrêt* d'amour^ don^ né* en la cour et parquet de Cupido , ete. , Rouen, 1587, in-i6) Hanau, 1611, in-S»} Amsterdam, 1731 , 2 voL in-12 ( ces arrêts sont écrits en prose, mais l'ouvrage commence par 74 vers); traduits en latin sous le titre : d*Arre*ta amorum cum Comment, Bened, Curtiiy Lyon, 153^, 1546 , ln-8oj Paris, 1566, 2 voL in.l6$ Rouen, 1587, 2 vol. in-18} Le* vigile* de la mort du roi Ckarle* f^IIf à netjfp*awne* et neinf leçon* ^ ete., en vers , Paris, 1490, 1493, in-folio ; 1505, 1528, in-8<»; V Amant rendu cordelierà l'obter^ vance d'Amour^ in-16, gothiqàe, sans date ni pagination , Lyon , 1545 ; le* dévote* Louanges à la Vierge Marie , Paris , 1489 , 1492 et 1509, in-8o. Les Poé*ie* de Martial d'Auvergne ont été recueillies et imprimées en 1724, 2 vol. in-8* ; mais cette édition est fautive : C Amant rendu cordelier ne b^ trouve pas.

* MARTLINAY (dom Jsijr ) , savant bénédictin de la congrégation de Saint-lffau», né à Saint-Sever-Cap , diocèse d'Aire, en 1647, mort à Tabbaye de Saint-Gennaindes-Près à Paris en 1717 , a laissé un assez grand nombre d'ouvrages , qui tous prouvent qu'il avait des connaissances et de l'imagination, mais peu de jugement et de critique, {rojres pour plus de déteils VHtt»

MÂRT

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tofre littéraire de la congrégation de SainÊ' ^aiir,pag/ 383-97.

* MARTIâNUS ( Pbospbb ) , médecin du 16* Mècle, né à Saffuolo au duché de Modène, a laissé un ouvrage estimable intitulé : Magnuê Hipp'oerates Cous ^ notatio' nihus explicatUM , nVe operum Hippoeraiis Interpretatio y latine ^ Rome, 1626, 1628, in-fol., Venise, 1652; in-fol.; Pavie, 1718, in-fol.

* MARTIEN. Foxez Màicib».

* MARTIGNAC (Etibbhb ALGAY î>^), littérateur et traducteur laborieux , né à Bri- Tes-la-Gaillarde en 1620 (ou selon Moréri en 1628) , mort en 1698, a traduit en français les trois Comédies de Térence omises par MM. de Port-Royal (V Eunuque, VHeaU' tontimorumenos et VHécyre ) , Paris , 1673 , in-12; les Œui^rff d'Horace , ibid., 1678, 2 yol. in-i2; de Virgile, ibid., 1681 , 3 toI. in-(2; les Satires de Perse et de Juvénal , ibid., 1682, in-12; les Poésies dOvide, Lyon, 1697, 9 vol. in-12; Vlmitation de Jésus-Christ^ 1685, dont il se fit douze à quinse éditions dans Tespace de quelques annpés. H a en outre publié : Mémoires contenant cê qttt s'est passé en France de plus considérable depuis 1608 Jusqu'à 1636, ouvrage curieux , connu aussi sous le nom de :

Mémoires de Gatton^ duc d' Orléans y Amsterdam , Moe^ens, 1683, in-(2 , etc.

MARTIN (SiiBT) , évéque de Tours , né vers Tan 316 dans la Pannonie, au lieu nommé aujourd'hui. Szombately ( comté d'Eisenstadt) , d*une famiUe idolâtre qui vint se fixer à Pavie , était fils d*un tribun militaire. Néophyte à dix ans , il en avait quinze à peine quand un édit de Tempereur Constance Tobligea de prendre les armes.

Cette nouvelle profession , qu'il suivit plusieurs années , ne dimidua en rien la chanté chrétienne du jeune cathécumène : partageant sa -solde entre les pauvres , il ne se réservait que de quoi pourvoir à sa subsistance; enfin il en vint au point de se défaire d*une portion de ses vêtements pour couvrir, pendant le froid le plus riide, un malheureux auquel il n'avait riende mieux à offrir. Un si beau trait de charité futagréable au Seigneur, qui , la nuit suivante , lui apparut en songe. C'est peu de temps après celle vision que Martin reçut le baptême. Ayant quitté le service deux ans plus tard, il se retira auprès de saint Hilaire , évéque de Poitiers ; puis , avant d'entrer dans les ordres , que ce prélat souhaitait lui conférer , il voulut revoir sa

famille , alors de retour en Pannonie. Tandiv i qu'il revenait à Poitiers , après avoir réussi < à gagner sa mère au cuHe de Jésus-Christ , il apprit l'exil de saint Hilaire , ets'trrêli à Milan , d'où , en l'an 360 , il aUa rejoiadie le saint évéque , rappelé dans son diocèse.

C*est surtout de cette époque que date la mission apostolique de saint Biartin , et la série des miracles qu'il lui fut donné dr faire pour la conversion des païens (on m peut avoir le réc^t dans sa vie , écrite par Sulpice -Sévère , >qui en fut le témoiii}. H vivait Similaire dans une retraite qu'il s'était bfttie au lieu appelé Ligugé ( Loeocia^m) à deux lieues de I^oitiers, lorsqu'on l'ea tira malgré lui pour le placer sur le siège épiscopal de Tours (374). Toutefob lejpieu prélat ne voulant point renoncer à la vie hérémitique, se créa dans les rocs, sur la rive droite de la Loire» une nouToUe retraite où bientôt de nombreux disciples le suivirent. C'est ainsi que s'éleva la célèbre abbaye de Marmoutier , qui , du temps même de son fondateur , cooptait déj^ quatre-vingts religieux, Saint Martin , qui 8*était rendu à (Unde poor apaiser une dis* sention parmi son clergé , y mourut en Tair 397 ( ou 400 suivant l'opinion la plus prob^ Me) , le 11 novembre, jour où saiête a été long-temps célébrée avee une grande solennité. On ve&ait de toutei parts honorera Tours le tombeau de ce atint dans la1>asilique qui lui est dédiée. La garde en avait été confiée dans l'origine i une communauté régulière , qui dfepuis donna naissance aa fameux chapitre de Saint*Martin. Il existe plusieurs vies de saint Martin \ la plus estimée est celle qu'a donnée Nie. Gerraite (voyez ce nom) .

* MARTIN I"(Sàiiit), pape, succéda en juillet 649 à Théodore, et tiut àRomele concile dit de Latran, où il fit anathématiier les monothélites , et condamner, comme entachés d'hérésie , l'Ecthèse et le Tjrpe ^ l'empereur Constance. Celui-ci en fut tellement irrité qu'après divertestentativei*^ vengeance il le fit enlever et conduire • Constaùtinople. Eugène I*' fbt nommé pape à sa place, tandis qu'on aggravait, parle»

traitements les plus cruels , et sans aucoo ménagement pour ses infirmités, tout ce qu'il y avait de cruel dans sa situation. Arrivé dans la capitale , il y fut condamné a mort, mais ensuite la peine fut commuée , et l'empereur se contenta de l'exiler à Cho^ son eu. Tauride, où il mourut le 15 septe»-

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hre 655. Eugène I*<- fut ensuite uoiversellement reconnu pour son successeur. — Mar- Tiir II ( ou Mimiir !•' ) , pape , successeur de Jean VIII, le 23 décembre 882, condamna Photins , rétablit Formose, évéque de Porto, ^t mourut en février 884. Il avait été légat à Constantinople. Adrien III fut son successeur. — Mahtiv m (ou Marih II) , pape de 943 à 946 , succéda à Etienne VIII , et fut remplacé par Agapet II. — Martir IV ( Simon de Baiov), successeur de Nicolas III k la papauté le 22 février 1281, avait été successivement chanoine régulier et trésorier de r^glise de Saint-Martin à Tours , cardinal du titre de Sainte- Cécile et deux fois légat en France. Elu après un conclave de six mois , il n^accepta la tiare qu'avec de trèsgrandes difficultés. Son règne ne fut guère signalé que par la port qu'il prit aux événements de la Sicile. Le célèbre massacre dit Vépres-Siciliennes avait eu lieu un an après sa nomination , et la maison d^ Anjou , chassée de Messine , ne conservait plus que des prétentions. Martin excommunia le roi d'Arragon , qui avait excité en secret cette révolution , et même donna son royaume à Philippe-le-Hardi. Mais son intervention ne fut d*aucun secours au roi dépossédé . Il mourut lui-même le 28 mars 1 285 , et eut pour successeur Honorius rV. — Maatin V ( Othon CoLOVRA ) , successeur de Jean XXIII , déposé par le concile de Constance , fut élu le 1 1 novembre 1417, et vit finir par sa nomination le grand schisme d^Occident. Il tint comme président le concile de Constance jusqu'à ce qu'il fât terminé (22 avril 1418 ) , fit anathématiser , par les membres qui y assistaient , les partisans de Jean Huss , indiqua un auttre concile à Pavie , d^où on le transféra à Sienne , et mourut le 20 février 1431, âgé de 63 ans, à FinsUnt où allait s'ouvrir le concile de Bàle. Eugène IV lui succéda sur le trône pontifical.

* MARTIN ( Saint) , abbé de Dume et archevêque de Braga , né au commencement du 6* siècle dans la Pannonie, entreprit dans sa jeunesse un pèlerinage en Palestine, et vint ensuite en Galice , où les Suèves , maftres du pays, ayaient propagé Farianisme.

n réussit à ramener leur roi Théodemir à la foi catholique , fonda plusieurs monastères, entre autres celui de Dume , près de Braga , devint archevêque de cette ville , et mourut en 5S0 » le 20 mars , jour où l'Église célèbre sa fête. On a de lui : Fàrmula honestœ vitœj etc., publiée parles soins de Gilb.

Cousin, BMe, i543,in-8o, et insérée en 1575 dans W Bibliothèque deg Pères; CoUeetio canonum oriental, ex grœeis ijrnodis, inséré dans Tappendice de la Bihliotftèque canon, de Justel ; Sententiœ sanelorumpatr. £gypt» , traduites du grec, insérées dans l'appendice à la yie des Pères par Rosweide , Anvers , 1615, 1628. (Fojrez pour plus de détails la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques de Dupin et la Notifia concilior. Hispaniœ du cardinal d'Aguirre , pag. 92. )

* M AftTIN , surnommé Gallus , le plus ancien auteur dont le travail sur l'histoire de Pologne soit parvenu, jusqu'à nous , était Françab d'origine , et fut du nombre de ces ecclésiastiques que les rois de Pologne, dans les temps qui suivirent immédiatement leur conversion , appelaient de France , d'Italie et d'Allemagne pour leur confier l'éducation de la jeunesse. On croit qu'il fut aumônier et instituteur de Boleslas III. Il a écrit une histoire ou chronique de Pologne , que nous ne connaissons que par l'abrégé qui en a paru sous le titre de Chronica Polono^um , avec un extrait de celle deKadlubek, et avec une troisième chronique dans l'édition que le comte Grabowski , évêque de Warinie, fit publier à Dantzig en 1749.

* MARTIN LE POLONAIS (lforfi>i«^i>olonus) , célèbre chroniqueur , ainsi nommé parce qu^il avait vu le jour en Pologne ou à Trouppau , ville alors dépendante de ce royaume, embrassa la règle de âaint-Domingue , et passa en Italie , où ses talents pour la chaire lui valurent la place de chapelain et pénitencier du pape Clément IV, puis l'archevêché de Gnesne en 1278. Il mourut la même année. Sdn principal ouvrage est une Chronique des papes et des empereurs, qui s'étend depuis saint Pierre jusqu'à la mort de Jean XXI eu 1277 , publiée pour la première fois par Jean-Basile Herold à la suite de celle de Marianiis-Scotus , Bâle , 1559, in-fol., et insérée depuis par Leibnitz dans les Accessiones histo. , etc. Un chanoine de Bonn ou de Liège la poussa jusqu'à la mort d'Urbain V en 1378. C'est cette chronique que Seb. Memorot a traduite en français sous ce titre : la Chronique Martiniane de tous les papes qui Jurent jamais , et finit au pape Alexandre {y 1)^ dernier décédé^ etc. , Paris , Vérard (vers 1504J , 2 tomes en un volume in-fol.

« MARTIN (Thomas) , docteur endi*oitet chancelier de Winchester, né à Ceame, dans le comté de Dorset , en Angleterre , mort à

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