‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 1 sur 135 · DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES ARTS · texte numérisé non relu

DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES ARTS

( L«s Àriickft ]»iognipIilqa«s indiqués p«r no * o« m irouTtnt daat «ucaat ■ntrt Edition. )

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POUUE. {Mécanique. ) C'est une roae ou UD cjlindre court, retenu par un axe central , autour duquel il peut tourner. La f uiiace drcnlaire est creusée en gorge , et en partie enveloppée d*une corde. La résistioace tend ce coi^don d*un coté , et la puissance qui doit la surmonter agit de Tautre.

En considérant que les deux bras de lerier sont égaux , on Toit qu'il suffit , pour Téquilibre , que ia puissance soit égale à la ré$is~ tance» Toutes les parties du cordon éprouvent la même tension .* d*dù Ton conclut que , si la corde passe dans .les gorges de plusieurs poulies , la même condition subsiste , et que par conséquent la poulie ne sert quà changer la direction des Jorces, Quelquefois ou se sert.de poulies mobiles.

Dans ces appareils , la résistance R est appliquée à Taxe de la poulie ; Tun des bouts de la corde est assujeti à un point Qxe^ Tautre est tir4 par ]a puissance P. Dans le cas d*éqttilibre , on démontre aisément que la puissance P est à la résistance R comme le rayon de la poulie est à la corde de Tare que le cordon embrasse.

Souvent on assemble plusieurs poulies sur la même chappe ; c'est ce qu'on appelle une mouffle. Lorsqu'un cordon passe sur les poulies de deux mouffles successivement, c|ue Tune des cbappes est attachée h un poinl (ixe, et que la résbtance agit sur l'autre, comme la tension doit être partout la même, le poids attaché à Taxe de la mouffle mobile est égal à la puissance qui fait équilibre ,

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multipliée par le nombre des cordons qui aboutissent à la mouffle mobile. ( Voyez mon Ttaité de Mécanique , no 109 ).

FlÀMCOBUl.

* POULLAIN. Voyez Poclaih-Duparc et Saiitb-Foix.

* POULLE ( Louis ), abbé de Nogent , célèbre prédicateur, né à Avignon, mourut dans la même ville en 1 781 , à Tftge de soixante-dixneuf ans. Peu empressé de jouir de la gloire d*auteur , Tabbé Poulie n'avait jamais écrit ses discours , et ce fut en 1776 , que, cédant aux instances de son neveu , vicaire-général à Saiut-Malo , il consentit à lui dicter onze de ses sermons conservés dans sa mémoire depuis quarante ans , et qu'il retoucha ensuite. Ils pâturent à Paris en t778,2vol.

in-12, réimprimés dans la même ville en 1781 , et à Lyon en 1818. VÉloge de l'abbé Poulie a été publié à Avignon en 1783 par k baron de Sainte-Croix.

•POTILLET, voyageur français du 17* siècle , s'embarqua à Marseille , de compagnie avec un' nommé Quiclet qui a publié aussi une relation de ses courses , parcourut le Levant, TAsic- Mineure, une partie de la Perse , la Syrie , TÉgypte , revint à Marseille , et alla ensidte en Italie. On ignore l'époque de sa mort. Il a publié la relation de ses voyages sous ce titre : Nouvelles Relations du J^i*ant , Paris , 1668 , 2 vol.

in-12, avec cartes et figures. Ce livre, malgré son titre pompeux , n'olfre que très-peu d'intérêt.

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• POTJLLETÎËR DE LA SAtLE (f mit.

çois-Paul-Ltov ) , fils de Tintendaiit de la géDéralité de Ljoo, né dans cette ville en 1719, mourut en 1788. Outre plusieurs ma- Duscrits relatifs aux différentes branches de la médecine , il a laissé une bonne traduction de la Pharmacopée du collège rojral des médecins de Londres , etc., 1761-1771 , 2 vol. in-4«. Poulktier était associé L'bre dâ la So« ciété royale de médecine.

* POULLIN DE LUMINA (Étiihhi- Josbph), né à Orléans, négociant à L)ron, mort en 1772, a laissé : Histoire de la guerre contre les Anglais, Genève , 1759-60 , 2 vol. 'n-8<» ; Abrégé chronologique de l'hiitoire de Lyon, l767,in-4«; Histoire de l'église de Lyon , Lyon , in-4» ; Histoire de l'étnbUsiement des moines mendiants, 1767, in-8<>; Mœurs et Coutumes des Francis, 1769, 2 vol. in-8«. — N. Poulliv db ViiviLLs, cousin-germain du précédent , avocat, né à Orléans vers 1740, mort h Versailles en 1810, ••t aateur d'un Code des taiUes et de quelques ttttrei écrita entièrement oubliés anjourd'hni.

POULPE» yoyet CipaiLOH>t>fes.

POULS, (^^^tfcintf.) Battement du cœur, inonvenient d« déplacement et de dilatation des artères , considérés dans leurs rapports avec le diagnostic des maladies. Dépendant principalement de la <x>ntraction du ventricnle gauche du cœur , et qtielque peu do resserrement des artères , le poals «st une source d^indications asset précises , qucU qne infiniment variées , du degré d*activité de la partie artérielle du système ctrcdlatoire. Les Chinois ne paraissent chercher les signes des maladies que dans le pouls.

Les Grecs n'en tinrent guère compte d'une manière constante qu'après les travaux de Galien. Parmi les modernes , Solano, Nihell, Bordeu et Fouqnet se sont beaucoup occupé! de^rétude des pulsations artérielles et fort peu de celles du cœur ; mais celles<^i ont été explorées avec le plus grand succès par SenAc , Corvisart et Laennec.

C*est par le tact qu'on explore le pouU.

Le knédecin ne doit donc rien uéglfger pour quece sens soit chez lui aussi parfait que possible, notamment aux doigts indicateur et médius.

Pour tirer du pouls tous les documents qu'on peut en attendre , il ne faut point le * làter aussitôt qu'on arrive pr^ do malade, parce que l'approche du médeî^n détermine fort souvent une certaine émotion qui influe •ur les mouvements du cœur et par consé-

quent modifie le potds. Il en est de même après le repas , Tingestion d'une boisson excitante , la marche, ou même le plus léger mouvement , quand le malade est très-faible ; après la toux, le rire, le hoquet, les sanglots , les cris, et pendant Texercice de la parole.

On conçoit d'après cela qu il est difficile de trouver un moment favorable pour tàter le pouls. Cepetidant un «lédedtf a«tefittl remédie à ces divers inconvénients, en l'explorant peu après son arrivée au lit du malade , dans le milieu de sa visite et à l'instant de son départ. £n prenant la moyenne proportionnelle de ces trois explorations , il arrive à une estimation aussi exacte que possible.

On conçoit que l'exploration du pouls est toujours peu méthodique et peu fidèle dans les hôpitaux , où les malades sont en proie à toute espèce d'émotions, à toute sorte d'excès, et où le médecin reste à peine quelques minutes près de chacun d'eux. Ce n'est qu'en ville , et même dans sa propre famille, que le médecin peut recueillir des observations exactes sur le pouls. Encore fiaui-il qu'il en fasse une étude particulière « et qu'il y consacre tout le temps nécessaire.

Pour tAler le pouls avec fruit, il faut saisir, avec la main droite, la partie inférieure et externe de Tavant-bras, de manière à ce que la pulpe de Tiodicateur et celle du médius se trouvent placées sur la portion la plus superfidelie de l'artère radiale un peu AU-dessus de l'apophyse styloïde du radias.

L'avant bras doit être dans un quart de flexion entre la prooation et la snpinatioii , libre ainsi que le bras de toute ligature et de tout vêtement susceptibles de comprimer le membre. Le pouce est placé sur la face postérieure du radius , afin de fixer légèrement la partie, et d'éveiller, pour aioai dire , l'attention sur Timpression que reçoivent des battements de l'artère l'index et le médius. Ceux*ci ne doivent être appuyés ni trop légèrement ni avec trop de force; car , dans le premier cas, on ne distinguerait rien ou presque rienj et, dans le second, on tfplatiraitou l'on déplacerait l'artère, et l'on s'opposerait ainsi à sa locomotion et à sa dilatation : le pouls ne serait pas perça , ou bien il serait altéré dans ses principales qualités. On lève de temps en temps la pulpe de l'an ou de l'autre doigt, ou de tous deux, afin de réveiller leur sensibilité qui sVngourdit par la fixité et la compression. Cependant il est bon , au commencement, d'appuyer un peu fortement sur l'artère, puis moins, selon

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tpê U pooU ett plus on moini facHe à pérec?oir. 11 ttldet aotears qui reMiniiumdeat M Hier le po«ls ar«c les qaatre doigu pres'- •k Tun coDlre Pautre , da OMBière à ee que leort extréinités êoi«tit parall^et ; mais il est fbrt peu de personnes chei lesqoellei on §€ùtê lea polsatûms de Tarière radiale tor une si grande étendoe , et d*aillcurs le tact dn doigt annolaîre et du petit doigt est fai* Ue. Pff» on met de temps dans rezploralion d« pools , et mieojL on en reconnaît les ca* radères. Il n'j a pas de règle il» à cet égard. Il faut que le malade soit assis ou coucbesar le dos , ou du moins sur le côté opposé à celai du bras où Ton eiamine le poils, n Iftttt toujonrs tâter le pouls aux deox bns , parce qu'il y a des diffièrences natÎTes et d*autres qui dépendent de Tétat de maladie. On a dit qu*il était nécessaire de tftter de la main gauche le pouls droit , et réciproquement : c'est une erreur ; il n*^ a pas de meilleur moyen pour trouver de la différence entre ces deux pouls , car le tact dtflcre ans deux mains.

Avant de tâter le pools des malades , il laot loiifp-temps tâter celui des personnes en santé , des deux sexes ^ de tous les âges et de tontes les constitutions , afin de re^ oonnaitre toutes les variétés de son état physiologique. Malheureusement cela n'est pas d'un grand secours ^ quand on est appelé prèa «TuB malade auquel on n*a jamais tâté le pools quand il était bien portant. 11 est même fort rare que les médecins tâtent le poola dt leurs clients hors Tétat de maladie. Poor dter on exemple des erreurs qui peuvent ea.résblter , il suffira de dire que Tautcftr de cet article a constamment le pouls rare , quoique d'ailleurs la plus légère cause le faaee battre avec force , vitesse et une fréqnesice extraordinaire.

Loraqœ le pouls n'est pas sensible k Tarière radicale, il faut le tater à la carotide , oa naleox au ccsur ; mais alors on tire peu lio firait de cette exploration , parce que T6n ■'a plos aucun terme de comparabon. Il serait donc à désirer que les médecins s'habîtiiaaaent à tâter le pouls h ces trois endroita , ao moins dans tous les cas où le malaée cet alité , chez les hommes et chez les deox oexes , dans tous les cas graves.

JDana l'état normal , nous dirons presque idéal , le pouls est facile à saisir, souple , égal « régulier, ni fréquent, ni lent. U bat csavîron de soixante-dnq à soixante-dix ou soinante-quinse fois par minute; les pulsa-

tions sont à égale distance les unes des autres. Cbex les enfants nouveau-nés il bat environ cent quarante fois ; vers la seconde année , cent fois ; à Tépoque de la puberté quatrevingts. Chei Tadulle , il est plus plein , plos développé , moins fréquent que dans Tenfance et Tadolesoence. Chez les vieillards , le pouls est moins fort et plus large, plus dur, et il bat de cinquante k soixante fois.

Chez la femme , il est plus fréquent que chez Thomme ; il se rapproche du pouls de TenCanoe. Dans la grossesse , il est encore plus fréquent, toujours variable dans lea premiers mois , souvent embarrassé dès les premiers jours de la gestation , quelquefois redoublé aux approches de Taccoiichement.

On dit qu*il est plus fréquent, plus vif et plus fort chez les sujets bilieux et sangmns , plus faible et plus rare chez les iujetf lym*phatiques. Le pouls est plus lent le matin jusquli midi , ensuite il est plus vif , puis il baisse à deux heures jusqu'à huit heures du soir. Durant ie sommeil , il est un peu moins vif; vers deux heures après minuit, il se relève et baisse de nouveau jusqu'à sept ou huit heures. Ces variations coïncident avec celles du baromètre et du thermomètre.

C'était une idée ingénieuse que celle de supposer que Tirritation de chaque organe et le travail excrétoire qui s'y fait devaient imprimer ao pouls des modifications particulières. Si Bordeu n*a pu réussir à faire adopter toutes ses distinctions , dont plusieurs sont si subtiles qu'à peine on les comprend ipéme avec l'imagination , il n'en est pas moins vrai que le pouls fournit d'importantes indications, mais moins positives qu*il ne le prétendait. On convie^^ encore généralement qu'un pouls serré et petit annonce un état nerveux , convnlsif , un état d'irritation; que le pouls ondulant dénote la sueur prochaine , le pouls décroissant Turine, le pouls redoublé Tépistaxis; qu'un pouls large, développé , facile, est d'un heureux augure : c'est bien peu ; mais enfin c'est assez pour qu'on ne dédaigne pas Texploration du pouls. Nous n'insisterons pas sur la «ignification dn pouls , parce que les généralités symplomatiques ont retenu la science des maladies dans l'ornière des vieilles doctrines. Le pouls et ses modifications ne doivent être étudiés qu'en parallèle avec les autres phénomènes morbides annonçant le trouble de Torgaue primitivement lésé et des organes secondairement afi'ectcs. Un seul point commun à toutes les maladies ,

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