‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 2 sur 135 · POUM · texte numérisé non relu

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c*est <}ue U vie du sujet est d*au'tant vivement menacée , lorsque le pouls cesse de se faire sentir au poignet , et n^est plus perceptible qu*au pli du bras et surtout au cœur ou aux carotides. Ces signes sont presque toujours les avant-coureurs d'une mort inévitable : mais celle-ci arrive dans bien d^autres cas , sans que le pouls subisse une altération aussi profonde. ( yoyez CimcuLAnov , et la preinière livraison de planches , MinsciMB.) BoissBAv.

* POULTIER D'ELMOTTE (Fiahçois- Maiti*), conventionné), né h Montreuilsur^Mer en 1753 , mourut à Toomajr en 1827.

Durant le cours de sa vie politique , il avait montré assez de capacité et s'était honoré par quelque modération. Il ne manquait pas d'instruction et avait de la facilité pour . écrire : il a beaucoup -écrit et sur beaucoup de sujets.

POUMON. ( Médecine. ) Organe de la respiration , le poumon reçoit et rejette alternativement Tair atmosphérique qui , pendant son séjour en lui , sert à la conversion du sang noir ou veineux en sang rouge ou artériel, en cédant son oxjgène au premier.

Le poumon commence à agir à la naissance, contimie sans interruption pendant toute la durée de la vie et ne s*arréte qu'avec elle; ou plutôt , quand il cesse d'agir, la vie n'a plus lieu. De là l'importance de cet organe dans l'ordre physiologique , et le danger de ses altérations pathologiques.

Les mauvaises qualités de l'air contribuent moins que la suppression fréquente ou habituelle de l'action de la peau , et les irritations des voies digestives , à la production de^ maladies du poumon. Les troubles de la circulation ne lui sont pas moins redoutables , et c'est principalement par leur intermédiaire que les chagrins déterminent si fréquemment ces affections redoutées.

Composé d'une membrane muqueuse dans laquelle réside le sens respiratoire, et qui sert de siège à l'action de l'air sur le sang ; d'un parenchyme aréolaire , dont la parfaite perméabilité est indispensable à l'accomplissement de la respiration ; pourvu de deux ordres de vaisseaux artériels , de veines , et de nerfs de deux genres \ enveloppé d'une membrane séreuse, renfermé dans une cavité à parois mobiles , musculo-osseuses , en partie molles , en partie solides ; le poumon est susceptible de devenir le siège d'inflammation , d'hémorrhagic , d'hydropisie , de névrose, et peut être d'atonie.

L'inflammation du poumon à l'état aigu comprend la bronchite ou inflammation des bronches , c'est-à-dire de la membrane mu-^ queuse pulmonaire , autrement appelée rhume de poitrine ou catarrhe aigu { voyez Cataribb); Yàpneumonite onpéripneumonie, vulgairement nommée./Zuxio/i de poitrine , qui a pour siège le parenchyme du poumon ; enfin, iapleurésiej égalementnomméefluzion de poitrine ou point de côté , réside dans la plèvre, c'est-à-dire dans la membrane séreuse de ce viscère.

La distinction de ces trois inflammationt ne peut être faite que par un médecin; car il ne suffit pas de dire que dans la première il y a toux , chaleur et sentiment d'Aereté dans la poitrine , et crachats muqueux; dans la seconde toux , chaleur, douleur sourde , gêne excessive de la respiration et crachats sanguinolents et visqueux; dans la troisième , toux entrecoupée par une douleur vive , poignante et locale : il n'est pas un de ces signes qui ne soit susceptible d'une foule d'interprétations ; et de plus , dans les inflammations les plus profondes et les plus étendues du poumon , ils manquent asaes fréquemment : la percussion et l'auscultation peuvent seules faire cesser l'incertitude , et le médecin seul peut recourir à cet moyens d'exploration.

L'inflammation chronique du poumon prend , dans les bronches , les noms de Mume négligé f de catarrhe proprement dit, de bronchite chronique^ celle du parenchyme est appelée pneumonite chronique , quand les symptômes en sont bien manifestes ; et phthisie .pulmonaire f quand on n'observe pendant long-temps que des symptômes de dépérissement avec toux et crachats-^ mais sans douleur , si ce n'est obscure , va^ gue , notamment entre les épaules , excepté quand la plèvre y participant , des points de côté très-douloureux s'y joignent de temps en temps ou habituellement. La différence notable qui existe entre la bronchite et la pneumonite chronique , ou le rhume négligé, et la phthisie pulmonaire, est tellement difficile à saisir, que , sans le secours àe l'auscultation , on est exposé à de graves erreurs , que ce moyen seul peut faire éviter.

L'inflammation chronique latente du poumon est si souvent accompagnée de la présence de tuberctdes dans ce viscère , qu'on lui a donné, par une sorte de privilège, le nom de phthisie tuberculeuse. Cette complication redoutable est une raison de plus ,

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par quelqiM théorie qu'on cherche h l'expliquer, pour combattre avec plus de perséyérance rinÛammation , qui seule en fait tout le danger; car on peut très-bien vivre avec des tubercules dans le poumon t il est faux qalls soient nccessairement destinés à se ramollir un jour et à faire périr le sujet , car 00 en trouve, dans les cadavres de vieillards qui n'ont éprouvé qu'une seule affection aiguë da poumon , et cela dans une époque éloignée de leur vie.

Les hémorrhagies du poumon sont peu graves quand le sang ne provient que des grosses bronches; elles le sont beaucoup, au contraire, quand ce liquide est fourni par les aréoles muqueuses de ce viscère, et plus encore quand il provient du parenchyme.

Cependant , quand l'inflammation ne se mêle point à rétat morbide du poumon, et chez les femmes , le crachement de sang n'est pas toujours mortel , quoique dans beaucoup de cas il soit l'avaut-coureur le plus caractérisé de Tensemble des symptômes désignés plus particulièrement sous le nom de phthisie.

Ce même nom a été donné, en y joignant répithëte de laryngée, à Tinflammation chronique avec ulcération du larynx, qui est accompagnée du dépérissement , comme la phlegmasie chronique du poumon , laquelle raccompagne fréquemment.

Les névroses du poumon sont à peine connues ; il se peut que Vcuthme doive quelquefois j être rapporté ; mais il est le plus ordinairement le symptôme d'une maladie du cœur ou des gros vaisseaux , ou d'une hydropUie de poitrine.

L^hydropisie peut résider dans la plèvre ou dans le parenchyme du poumon ; ce sont deux graves altérations, ordinairement suivies de la mort , la première plus promptement que la dernière, et qui résultent ou de nnflammation aiguë ou chronique, ou de Textension do Thydropisie d'une autre partie du corps.

On- parle souvent de* poitrines Jaibies ; mais celles que Ton désigne ainsi n'obtiennent cette dénomination, dans la plupart des cas , que par suite du développement de symptômes annonçantrirritation pulmonaire ou nn vice de conformation du cœur. Un poumon faible serait celui qui assimilerait Tair incomplètement, quoique d'ailleurs sans altération de texture, (f^ojrez Asphtxib et PoiTiiBB. ) Boisseau.

• POUP^ART (Fràkçow) , anatomiste et dûrurgien, né au Mans , mourut en 1708. Ou- Tome 19.

tre des mémoiret et autres opuscules fournis au Journal det Sftvtuitê ou insérée dans le Recueil de l'Académie des sciences , il a publié, sous le titre de Chirurgie complète, etc., Paris , 1695 , in-12 , une compilation aujourd'hui sans intérêt. — Olivier Poupart, autre médecin, né dans le 16« siècle à Saint-Maixent (Poitou ) , a donné entre autres ouvrages une traduction latine des Aphorismet d'Hippbcrate, 1580. — Poopaxt ( Jean-fiaptiste ) , bibliothécaire et membre de l'Académie de Lyon , ville où il mourut le l«r mars 1827 , était né en 1768 à Saint-Bié ( Vosges ). On a publié de lui, après sa mort, un Compte 'rendu des travaux de l'Académie de Lyon pendant le second trimestre de 1820, Lyon, 1827 , in-8o. 11 a laissé en outre une traduction de CArt poétique d'Horace, en vers français. Le manuscrit en est conservé dans le portefeuille de l'Académie de Lyon.

* POUPÉE ou PAUPPÉ DESPORTES (,I.-B.). yojrez Dbspoktbs.

* PÔUPLINIÈRE ( A'. J.-J. LERICHE DB La ). Foyez PopBLiviiaB.

* POURBUS. yoyez Porbus.

* POURCHOT { Edwe ) , professeur de philosophie à Paris, né à Poilli, diocèse de Sens, cnl651, mourut aveugle eal 734. Il avait légué toutes ses épargnes à l'Université , pour fonder , au collège des Grassins , une chaire de grec , et une bourse en faveur des pauvres étudiants de son pays natal. On a de lui : Institutiones philosophie , dont la quatrième édition fut donnée en 1734, in-4o, et 5 vol. in- 12, et plusieurs mémoires pour l'université de Paris , dont on trouvera les titres dans le Dictionnaire 4e Moreri , édition de 1759.

* POURFOUR DU PETIT, royez Pbtit.

* POUSANT ou PIOUZANT POSDOS est le nom arménien de l'historien Faustus de Bjrz4f.nce (voyez ce nom). On ne remarquera pas sans quelques surprise qu'un des savants auteurs de la Biographie uni^er^ selle ^ publiée chez L.-G. Michaud , n'a pu dtre tout à fait d'accord avec lui-même touchant cet historien, auquel il a, par méprise sans doute , consacré deux notices différentes. Dans la dernière , donnée sous le nom de Pousant (tom. 35, pag. 559) , M. Saint- Martin nous apprend que Faustus était évéqne du pays des Saharhouniens , situé dans la partie orientale de l'Arménie. Le ' Magasin encyclopédique de septembre 1811 contient deux chapitres du troisième livre

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de V Histoire d'Arménie de Faustus, traduite en français par F. Martin.

* POUSSIN (Nicolas) , Fun des plus célèbres peintres français , et le chef de notre ancienne école, né aux Andelys en 1594, d*unc famille noble , mais pauvre , montra , dès sa première jeunesse , un goût très-vif pour le dessin. Il vint à Paris à Tâge de 18 ans , et entra chez un peintre de portraits , puis chez un peintre d'histoire nommé Lallemant , mais ne fut réellement , comme le dit Voltaire, que Télève de son génie. Raphaël et Jules Romain , dont il ne connut ' d'abord les chefs-d'œuvre que par des gravures, aidèrent beaucoup au développement' de ses heureuses dispositions. Deux fois il entreprit le voyage de Rome , et deux fois la pauvreté le força de s'arrêter en route.

Cependant il avait déjà peint, dès cette époque, des tableaux qui n'étaient pas sans mérite; «nais il était payé , sans doute, d'après sa réputation à peine naissante , et d'ailleurs on sait qu'il poussa toujours le désintéressement jusqu'à l'insouciance , même aux plus beaux jours de sa gloire. Il eut le bonheur toutefois de connaître à Paris le cavalier Marin , qu'il alla rejoindre à Rome en 1624. Mais cet ami mourut bientôt, et le cardinal fiarberini , auquel il avait recom.

mandé l'artiste français , partit pour ses légations de France et d'Espagne. Le Poussin se trouva ainsi encore une fois sans protecteur, et réduit aux seules ressources de son talent , qui le mettait a peine au-dessus de l'indigence. Il ne se découragea point , et eut même la force, dans une position si difficile , de lutter contre le mauvais goût des Italiens , qui préféraient Tccole alors du Guide à celle d'Annibal Carrache. Pour se prémunir contre les séductions de la mode , et se former un style sévère et pur , on le vit étudier sans rel&che l'antique, et y puisée ces inspirations poétiques et ce beau idéal qui devaient un jour caractériser si heureuse, ment ses moindres tableaux. En même temps il épiait tous les isecrets du mouvement dans la nature vivante ; il remarquait les phénomène^ de l'optique ; il s'instruisait des théories de la perspective , de rarchitoc tare ; il assistait aux dissections de Nicolas Larche pour apprendre l'anatomie, et il s'inspirait de la lecture d'Homère , de Plutarque et surtout de la Bible. En 1629 ,' il épousa une fille de Jacques Dughet, son compatriote, chez lequel il avait été accueilli et soigné pendant une maladie. Il

n'eut point *d'enfants de ce mariage ; mais il adopta l'un des jeunes frères de sa fem-me , qui hérita de son nom et de son talent dans le paysage (vojrez Gaspard Duohet). Ce fut vers ce temps que le Poussin commença h être chargé de plusieurs travaux importants par la protection du cardinal Barberini , revenu de ses ambassades. Il n'obtint point de grandes récompenses pécuniaires; mais il se fit connaître du chevalier del Pozzo , qui lui voua une amitié durable, occupa ou recommanda son talent, et lui ouvrit «a bourse et son cabinet d'antiquités. La réputation de l'artiste ne tarda pas à s'étendre par de nouveaux ouvrages dans toute lîltalie et jusqu'en France , d'où il lui arriva beaucoup de demandes. Entre autres personnages de distinction pour lesquels il travailla, il faut citer M. de Chantelou, qui devint son ami. Bientôt le cardinal de Richelieu manifesta le désir de le voir rentrer dans sa patrie, et le roi Louis XIII lui adressa même h ce sujet la lettre la plus flatteuse, dans laquelle il lui assurait le titre de son peintre ordinaire; ipais il était réservé à M. de Chantelou de dissiper les irrésolutions de son illustre ami , et de l'emmener avec lui en France vers la fin de 1640. Le Poussin reçut l'accueil le plus gracieux du cardinal et du roi ,qui lui confirma par un brevet la qualité de premier peintre ordinaire avec une pension de 3,U0O livres et un logement au Louvre , et lui donna la direction générale de tous le» ouvrages de peinture et d'ornement des maisons royales. Taïit d'honneurs éveillèrent l'envie de Vouet, qui conservait le titre de premier peintre titulaire , de Le Mercier , premier architecte du roi , et de Fouquière ^ peintre flamand, qu'on appelait le baroa aux longues <^ilies, et le zèle que mit le grand artiste à poursuivre les embellissements dont il était chargé au Louvre acheva d'exaspérer contre lui des hommes qui lui étaient si inférieurs par le talent. Las de lutter contre leur mécontentement et les tracasseries qui en furent la suite, il repartit pour Rome , en 1642 , sous prétexte d aller chercher sa femme et mettre ordre à ses affaires. On lui avait fait promettre de revenir; mab il se crut dégagé de sa promesse par la mort de Richelieu et de Louis XIII , et resta sur la terre étrangère , où il avait trouvé une patrie et une famille. Cependant il ne renonça pas à travailler pour ta France , et l'on peut dire que , par

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