‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 103 sur 135 · RELY · texte numérisé non relu

RELY

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REMB

à la destruction , autant de fois elles ont été subiteoîent remplacées. Les fureurs des iconoclastes , les différentes invasions des Barbares du Nord et des Maures d'Afiique, les guerres des Albigeois et des Vaudois, les ravages des protestants , la révolution française^ en les anéantissant, les ont multipliées; pour une de perdue il en a été tVou^ vé dix.

Les reliques n*ont pas laissé de faire fleurir les beaux-arts. Pour fabriquer des reliquaires et des cb&sses , il a fallu cultiver le dessin , la gravure , la sculpture. Cette fabrication a sudi pour la renommée de saint Éloi et de beaucoup d'autres. Et maintenant il ne nous reste guère de tant de cbefsd'ceuvre de Vart , dont la France était enrichie , que la châsse de saint Carméry ( t ) , de Mozat, diocèse de Clermont; celle uc saint Taurin (2), d'Évreux, et la cassette qui contient la chasuble de saint Régnobert, de Caen (3). Laboudckib.

* RELT ( Jear de ) , Tun des orateurs les plus distingués du 15' siècle , était , selon là GalUa chrisliana, le grand-oncle du célèbre

Goyart de Moulins , et la fit imprimer à Pa ris vers 1495.

* REMACLE (Saiht), né dans TAquitaine, remplaça saint Amand sur le siège épiscopal de Tongres en 650, et le quitta vers 660 ou 661 pour aller se renfermer dans le monastère de Stavelo qu'il avait fait fonder danj les Ardennes, par Sigebert, roi d'Austraaie, et où il se plut k, former un grand nombre de disciples , parmi lesquels on compte saint Tbéodard , saint Laorbert et saint Hubert, qui occupèrent successivement son siège. Il mourut en 675 , dans on âge très-avancé.

* REMBRANDT (Paul), dit Fan i?/», Tun des peintres les plus célèbres de Técole holUndaise , né près de Leyde en 1606, ne s*at tacha ni à la correction du dessin ni an goût de l'antique ., mais il réussit à rendre la nature avec la pins étonnante vérité , et a été comparé aux maîtres de Técole vénitienne pour la fraîcheur et la vie de ses carnations. Ses tableaux , vus de près, sont raboteux , et il serait permis de croire , comme on Ta dit, qu'il travaillait quelquefois avec le coateau

jurisconsulte Baudouin. Né à Arrasen 1430,« de sa' palette au lieu de pinceau; mais de

il embrassa l'état ecclésiastique , fut pourvu d*un canonicat, devint successivement chancelier et archidiacre de Téglisc <le Notre- Dame « professeur de théologie , recteur de Funiversité, docteur en Sorbonne, et ce fut lui qui, en 1461, rédigea les remontrances présentées par le parlement à Louis XI , pour le maintien de la Prof^matiqueSanC' tion. Ces Remontrances , écrites , dit-on , avec une énergie remarquable, ont été réimprimées plusieurs fois en français et en latin. Député par le clergé de Paris aux états-généraux de Tours, en 1483, et chargé de présenter ensuite à Charles VIII le résultat des délibérations de l'assemblée, Jean de Rely plutau jeune prince par son éloquence, devint son aumônier, bénit son mariage avec Anne de Bretagne, l'accompagna dans son expédition à Naples, et fut chargé ensuite de-plusieurs missions auprès du pape Alexandre VI. il mourut évêque d Angers en 1499. Ce prélat avait retouché, par ordre de Charles VIII ^ le style de la traduction des livres historiaulx de la Bible , par

loin ils font un effet merveilleux par la magie des couleurs , la naïveté et la force de l'expression. Un auteur moderne , Sobrj , <fni »

fait une Poétique des arts, dit que Rembrandt est le Sbakspcare de la peinture et Shakspeare le Rembrandt de la poésie.

« Point de goât ( dit-il en suivant le paral- » lèle ) , mais tant de vérité! point de no- 9 blesse , mais tant de vigueur ! point de • grâce , mais tant de coloris. » Ce n'est pas seulement comme peintre que Rembrandt t'est rendu célèbre ; il est compté au nombre des plus habiles graveurs, et ses estampes , où Ton remarque la même singularité de travail que dans ses tableaux , sont fort recherchées des connaisseurs. Il mourut à Ainstefdam en 1674 , laissant une belle fortune dont sou avarice l'empêcha toujours d'user. On prétend qu'il était si avide d'argent qu'il s^avisa un jour de quitter Amsterdam , et de se faire passer pour mort,a6n d'augmenter le pris de ses ouvrages. Ce trait de sa vie a fourni le sujet d'une pièce intitulée : Rem^ biandt, ou la fiente après décès , jouée en 18U0au théâtre des Troubadours. On a de (1) royage putoresque dUu^ergne. Rembrandt un assez grand nombre de por-

i?.) Notice sur U MssB de saint Taurin» d'E- ^«"««t» i «* plusieurs tableaux d histoire. preux , par M. Leprc»o«i , 1829 , in-4». parmi le:squels il faut distinguer Tobieetsa

(i) J>esenption d'un monument arabe dm moyen famille, l'un des chefs-d'oeuyre du Musée ^ge , par M. itpeneer Smith, in-8'*. rojTal.

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