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dant la vacance du siège. Il fut élu archevêque par les suffrages réunis du clergé et du peuple, en 852, présida le concile de Valence en 855, assista en 871 à celui de Douzi , près de Reims , en tint deux autres h Châlons-sur-Saône en 873 et 875 , se servit de la faveur de Lothaire et de Charles-le- Chauve pour obtenir la confirmation de divers privilèges accordés à son église , et la restitution des biens dont elle avait été dépouillée pendant la guerre, et mourut en 875. On ti'ouve le nom de ce prélat dans quelques martjrrologes ; mais il' ne parait pas que sa mémoire ait jamais été honorée d*un culte public . On a de lui : une Réponse aux trois lettres adressées h Téglise de Ljon par Hinc> mar, archevêque de Reims , Pardul , évêque de Laon, et Raban<Maur, touchant la coM^ damnation de Gotescale^et deux autres opuscules. Ces trois écrits sont insérés dans le quinzième volume de la Biblioth, magna pat non .
* REMI d'Auxerre, ainsi appelé parce qu*il était moine de l'abbaye d'Auxerre, enseigna dans Tuniversité de Paris , vers la fin du 9« siècle , et mourut vers Tan 908. On a de lui : un Exposition de la messe; et des commentaires sur les petits prophètes, sur les Épitres de idint Paul, sur le Cantique des Cantiques, sur V.ipocaljrpse, elc , etc.
Le commentaire sur les Ejiitres de saint Paul a été mal à propos attribué par quelques éditeurs à saint Rémi , archevêque de Lyon.
* REMI (Abraham), en latin Remmius , poète latin dont le véritable nom était Rat'atid j né à Rémi , village du Beauviiisis, en 1600, professa Tcloquence au collège royal , et mourut en 1616. On a de lui un recueil de poésies latines, et deux livres sous ce titre : Abrahami Remmii, eloquentiœ pro-
Jessoris et poetœ rpgii Poemata , ad christ, regem Ludovieum Xiy, Paris , 1645 , in-12.
Ce recueil est assez estimé. — Rkmi ( Joseph* Honoré), né à Remiremont en 1738, embrassa rétat ecclésiastique, vint ensuite à Paris, où il s'appliqua h la littérature et au
'droit, et concourut pour plusieurs prix académiques. "V éloge de Fénélon , qu*il composa en 1771 , fut jugé digne d'un accessit, et celui de Michel Lhopital fut couronné en 1777 ; mais la faculté de théologie le censura. Chargé -de la rédaction de la partie de ht jurisprudence dans la nouvelle édition* ilc V Encyclopédie , Tabbé Rémi fit le premier volume , et était très-avnncé dans le second ,
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loi'squ'il mouinit en 1782. Set autres outriges sont le CosmopoUtme , 1770; les Jour$, pourseruù* de coiTectif aux nuits d'JToung, 1770; le Code des Français, 1771, 2 toI.
in*l 2 ; et plusieurs extraits dans le Mercure , dont il fut Tun des rédacteurs.
* RÉMOND DE SAINTE ilLBIN£(PiBArb), littérateur, censeur royal, membre de TAcadcmie de Berlin, né en 1699 à Paris , où il mourut en 1778 , a fourni un grand nombre d'articles à VEurope savante , à la GazetU de France , à laquelle il travailla de 1733 à 1751 , au Mercure, dont il fut pendant quelque temps le rédacteur eu chef, et a laissé , en outre : un Mémoire sur le lami" nage du plomb , Paris , 1731 , plusieurs fois réimprimé ; un Abrégé de l'histoire du pi^' aident de Thou, ibid., 1759 , 10 toI. in-12 ; et deux comédies , insérées dans le Mercure de 1749.
• RÉMOND DE SAINT-MARD (ToussAivT ) , littérateur médiocre , né à Paris en 1682, mort en 1757, a laissé plusieurs ou - Ti'ages assez répandus de son temps. Ses Œuvres ont été publiées à La Haye ( Paris ), 1742, 3 vol. in-i2, et 1751 ,5 vol. in-12.— Voyez MovTMOftT et Rcmomd.
" MEMONDINI ( BÀLTBÀSAa-MAaiB ), évé~ que de Zante et de Céphalonie , né à Bassano, dans TÉtat de* Venise, en 1698, mort en 1777. On a de ce vertueux prélat plusieurs ouvrages manuscrits. — Rbmoboibi ( Jean-Étienne ) , religieux somasque sous Benoit XIV, était originaire de Naples, et a laissé une savante Histoire de l'Eglise de Nola en Capanie , écrite en italien , et publiée à Naples en 1747, 3 vol. in-fol. Cet ouvrage a eu plusieurs éditions; la dernière est de 1757.
REMONTE. ( Économie politique. ) Un État , comme la France , obligé à eutretenir une armée forte en cavalerie et en artillerie , a besoin d'un grand nombre de chevaux.
En temps de guerre , la consommation de ces animaux augmente encore considérablement , en sorte qu'un des principaux soins de la direction du matériel de l'armée est de s'assurer, pour tous les cas , des moyens de renouveler avec promptitude les pertes qui peuvent arriver, et même de fournir presque instantanément à des besoins nouveaux. Si, par àt* circonstances inutiles à rechercher ici , Tarmée a coutume de prendre ses chevaux dans un pays étranger, il peut arriver tout d'un coup que celte ressource lui soit rarie, soit parce que les ohevauxdi.iponibles
auront été payés plut chèrement par vne autre nation , soit parce que ce sera avec le pays même qui fournit les chevaux qu'on se trouvera en guerre. Il est dune do plus grand intérêt pour la France de pouvoir trouver sur son territoire tous les animaux dont elle a besoin pour Tannée. Et qu'on ne dise pas que , malgré les -entraves de la guerre, les chevaux arriveront toujours là où on les paiera le mieux : la guerre certainement empêchera le commerce de se faire comme\il se faisait en temps de paix; el avant que, le commerce ait pris des routea nouvelles , il se passera un temps fort long pendant lequel le manque de chevaux pourra mettre la France en danger. Qui peut assurer encore que la France sera toujours à même de payer les chevaux ausai chers que toute autre nation , surtout que la nation ennemie?
Ces considérations ont çngagé l'État. à chercher les moyens de donner aux cultivateurs français un intérêt à élever un beaucoup plus grand nombre de chevaux qu^ils ne le font , et surtout à élever des chevaux plus distingués. Nous avons discuté à l'article Habas une partie des moyens employés par l'administration des haras ; nous allons, dans cet article , nous occuper do seul qui soit peut-être, en France, du ressort de radminisl ration de lu guerre , pour arriver au grand rés/hltat recherché , celui de faire exclusivement en France toutes les re* montes.
Mais comment faire ces remontes ? Comment les rendre assez avantageuses aux cultivateurs pour qu'elles les engagent à élever plus de chevaux et des chevaux plus propres à Tarmée 7 Telle est la question : des dépôts de remontes permanents paraissent devoir la résoudre par les considérations suivantes.
En recherchant les causes qui empêchent les cultivateurs d'élever autant de chevaux qu'ils le pourraient, on trouve qu'une de ces causes wi le bas prix auquel ces cultivateurs sont obligés , dans beaucoup de lieux , de vendre leurs jeunes productions , et dans quelques autres la nécessité plus dore encore de les garder faute d'acheteurs
La cause de cet inconvénient n'est pas diûicile à indiquer.
Les éleveurs de chevaux de luxe ne sont sur aucun point en contact avec le consommateur ; les éleveurs de clievaux de charrois ne le sont pas eux-mêmes pour la plupart
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ém cheranz qu^ils prodalsent ; et il est doDc de nécessité qu*il y ait une agence intermédiaire entre les éleVeurs et les consommateurs. Celte agence est formée par les marchands de toute espèce. Elle doit faire un bénéfice, et c*est nécessairement sur le nourrisseur , dont elle diminue par cette raison le gain et llntérét k se livrer à TélèTe des chevaux.
Mais la marchandise dont ces hommes trafiquent ne peut s'acheter sur échantillon : chaque pièce est différente et d'une valeur diverse ; chacune doit être examinée par le consommateur ; ce qui force presque toujours le marchand acheteur à s'en approvisionner d'avance, et à faire des frais de nourriture et de garde, qui augmentent beaucoup la valeur de la marchandise. C'est encore une perte qui retombe sur la marchandise, et en diminue le prix au détriment du producteur. ^
Maintenant « s'il est des localités où il s'en trouve peu et des localités où il s'en trouve beaucoup , le marchand ira la chercher dans les dernières , parce qu'il pourra dans un court espace de temps s'approvisionner ; et il nlra pas dans les premières , où il lui faudrait beaucoup plus de temps et beaucoup plus de frais pour en rassembler la même quantité. Ces localités sont donc pri- Tées de la visite des marchands , et les éle- Teurs ne peuvent s y défaire de leurs che- Tanx; ou si par hasard un marchand s'y rend , il n'j achète la marchandise qu'à un prix d'autant plus bas , que ses déboursés pour la ressembler sont plus considérables.
Tels sont , sous ce rapport , un grand nombre des départements de la France. •
Si Ton fait encore attention que de toutes lea marchandises le cheval est celle qui est le plus sujette à des accidents graves , que c^ett celle dont la conservation en bon état (par une bonne nourriture) exige le plus de dépenses ; si l'on songe que , outre ces frais premiers indispensables , le marchand est obligé de pajer comptant, qu*en conséquence il est obligé de retirer l'intérêt de l'argent qu'il a avancé , qu'il doit être récompensé de son industrie et de son temps ; on conçoit que le marchand est obligé de vendre les chevaux un prix beaucoup plus élevé que celui auquel il les achète. Pour les chevaux d*un bas prix , cette plus-value s'é- Jève k un quart : pour les chevaux d'un'prix fBojren ^ elle s'élève à un tiers ; elle s'élève
jusqu'à la moitié du prix primitif pour les chevaux de luxe.
Le particulier qui a besoin d*un ou de deux chevaux seulement , n'en ayant besoin qu'à des époques indéterminées , non fixes , ne peut se soustraire , il est vrai , à l'agence intermédiaire qui est entre lui et le nourrisseur ; elle lui est même utile en ce qu'elle met de suite à sa disposition t'animai dont il a besoin. S*il voulait acheter autrement^ il paierait souvent les animaux plus chèrement. Mais un consommateur aussi grand que Tannée , dont les besoins sont annuels , et peuvent être évalués d une manière approximative , en temps de paix comme en temps de guerre , doit tenter de se ,sou*traire à cette agence intermédiaire. 11 le devra même bien davantage par les raisons déjà avancées , si cette agence se procure les chevaux dans un pays étranger. L'institution des dipàtê permanent* de remontes est si avantageuse sous ce rapport , qu'il est à désirer qu^elle se consolide chez nous.
Ces dépôts sont placés dans les localités qu'on sait produire des chevaux , afin que l'armée aille , pour ainsi dire , prendre ces chevaux 'chei le nourrisseur , de manière à supprimer l'agence intermédiaire, agence qui pour l'armée est souvent double , puisqu'elle est le plus ordinairement composée, d'une part , des marchands qui achètent les chevaux chez les éleveurs , et d'autre part, des fournisseurs qui les achètent de ces marchands pour les revendre à l'armée. Ces dépôts vont donc , qu'on me pardonne les expressions ^/aire la guerre aux marchands jusqu'à Vendrait de taJabHoation; et ils reçoivent la marchandise de la fabrique même avec diminution , par moitié pour eux et par moitié pour le fabricant ou l'éleveur, de tout le gain que faisaient ces marchands.
L'armée prenant les chevaux français à on prix qui augmente le bénéfice des éleveurs , ceux-Q se trouvent intéressés à en élever davantage , et si le bénéfice est assez grand , à en élever assez pour que l'approi^iftlounement de l'armée soit assuré même en temps de guerre.
La multiplication pourra-telle être portée sûrement à ce point ?
Si l'on calcule la quantité de cantons qui peuvent élever des chevaux en France avec avantage pour le cultivateur, et où celui-ci le fera certainement aussitôt qu^il trouvera un débouché assuré de ses chevaux , comme en trouvent actuellement dans les foires les
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cultivateurs de la plus grande pârlie de la Normandie, on pourra croire que la multiplication peut être portée assez lo^ pour remplir ce but. On se convaincra même qu'il suffirait pour cela que les mauvais chevaux élevés actuellement en France fussent transformés en bons chevaux ; et c'est indubitablement ce qui arrivera aussitôt que Téle- ▼eur sera stimulé par la possibilité de vei^re ses élèves un bon prix à Tâge de cinq ans.
X^ette assertion est tellement bien prouvée dans Touvrage de M. de La Hoche- Aimon, intitulé de la Cavalerie, que je ne m'y arrêterai point davantage.
Comme toutes les grandes institutions qui changent des habitudes , qui créent de nouveaux intérêts , Itê dépôts de remontes pour la cavalerie ne peuvent pas porter tout 4 coup des fruits. Dans je but de rendre leur réussite plus assurée , je vais indiquer quelques améliorations dont ils me paraissent^ susceptibles.
Les chefs de ces dépôts sont un officier et un vétérinaire; mais ces employés n*ont point d'habitude de traiter avec les cultiva* teurs. L'officier surtout les tient souvent à une certaine distance qui les éloigne des dépôts ; les gens simples préfèrent vendre à un marchand qui ensuite traite avec les employés. 11 est vrai que ieê cultivateurs , qui savent le prix que le cheval sera vendu, ne le donnent qu*à un prix très-peu au-dessous de celui payé par le dépôt, et que le mal est petit i mais encore c'est un mal. Il s'établit une agence intermédiaire entre le dépôt et le nourrisseur; et quelque médiocres quepuissent être $es bénéfices , elle en fait encore , tandis que le but des dépôts doit être de les faire tourner au profit du cultivateur ou dé Tarmée.
Le caractère des employés des dépôts de i*emonte , ou plutôt leur manière de traiter avec les cultivateurs , doit donc* être prison considération.
Ce n'est pis tout. Si les employés des dépôts ne doivent qu'examiner, à des heui)^ déterminées dans la .journée, les chevaiAt qu'on leur présente pour les acheter, ou les rejeter , je crois que l'institution àes dépôtà dercmonte ne remplira jamais bien son but.
Il me semble que les travaux des chefs doivent être plus importants; ils devraient, selon moi , être occupés à connaître presque tous les poulains de trois à quatre ans qui sont dans leur drconscriplion , età engager les Cultivateurs h les élerer pour le dépôt.
L'année pour eux devrait donc être partagée en deux occupations : Tune qui consisterait à recevoir ou rejeter les chevaux qui leur seraient présentés; l'autre à parcourir les campagnes pour connaître les cultivateurs et pour acheter chez eux , livrables à certaines époques , les poulains qu'ils trouveraient bons pour la cavalerie. Quelques mois de l'année seraient employés à cette occupation , et des frais de tournée leur seraieqt alloués pour les indemniser.
Dans ces tournées , les employés s'occuperaient de persuader aux Cultivateurs de cesser certaines méthodes qui sont txtrêmementdésavantageusesii Tacbeteurjpar exemple, d'engraisser outre mesure, avec une nourriture peu Convenable , les animaux.
On sait combien dcpérisseot après l'achat , et même à combien de maladies sont exposés ceux qui ont été soumis à cette malheureuse coutume ; ils engageraient , au contraire , les habitants de la campagne à mettre au régime de l'avoine et du foin les animaux destinés pour les dépôts. En parvenant ainsi à empêcher le mal pour le plus grand nombre de poulains qu'ils auraient connus à l'avance, ils diminueraient non-seulement la mortalité qui affecte les chevaux de remonte, mais encore ils donneraient à Tarmée des animaux moins impressionnables aux causes des maladies , et beaucoup plus forts.
Les jeunes animaux restent dans certains cantons presque toute l'année dehors, et ils s'habituent ainsi à supporter toutes les intempéries de l'air; mais ils ne s*habituent point au séjour de l'écurie, mais ils ne s'habituent point à être attachés. Quand le jeune animal tiré des pâturages est enfermé à l'écurie, malgré la présence de ceux de son espèce, il devient presque tout à coup triste, sans appétit; il dépérit d'une maniète ra* pide , et il est long-temps , plusieurs iBoit, sans pouvoir se faire au régime noavea« auquel il est soumis : heureux encore quand l'air qu'il respire dans ces mêmes écuries B*affecte pas d'une ma'nière désastreuse ses poumons , et ne produit pas des maladies de poitrine extrêmement graves. Cette influence, qui %'a pas été asseï étudiée , est une des causes des maladies qui attaquent si fréquemment les poulains au moment oà on les prépare au travail , et qui produisent tant de mauvais chevaux parmi notre belle race' normande. Comlyen dans leurs tournées les employés des dépôts ne pourraientils pas s'éviter plus tard de peine en iodi-