‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 107 sur 135 · R£MÛ · texte numérisé non relu

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suppreuionde la conréc, la liberté du commerce des grains, Taffraiioliissemciit de Tin* ditftrîe f donnèrent lien li des rémontmncet, et furent enregistrées par lit de jusUee. Le parlement entra pleinement dans les fritoles intrigues des covrlisans^ et s^annonça comme ennemi de tonte amélioration , eu proscri<vant dès Tabord les plus raisonnables , les mieux démontrées.

M. Necker se présenta moins comme un réformateur systématique , et ne rencontra pas une résistance ouyerte dans les parle^ menta ; mais il les considéra toujours comme le principal obstacle aux projets qu'il concevait pour le bien public. Wul accord ne pouvait s'établir avec eux pour conférer aux oitojrens des droits devant lesquels auraient disparu les attributions parlementaires, pour créer des institutions qui auraient eu une consistance réeUe et de véritables pouvoirs.

M* de Calonne était un homme de Téeole dn chancelier Maupeou. Il voulait être courtisan, et rendre facile et absolu Texerciee du pouvoir royal ; en même temps il voulait gagner Topinion publique, et prendre pour auxUlaire l'esprit dn temps , en exécutant , 4*Mitorité, des choses raisonnables; désirs Vains et oontrodicloiret , puisque c'est uniquement pour éviter l'équité et la raison que les iMrtisans du despotisme rédament son établissement ou son maintien.

Aussi la popularité échappa au ministre , et passa à l'opposition parlementaire* Toutefois elle commençait à se confondre et se perdie dans l'opposition universelle. On avait voulu dompter la magistrature par une assemblée de notables et par la voix publique : au lieu de cela , on déchaîna contre SOS non pas seulement la magistrature , mais les notables et la voix publique. Alors s'éleva dans le parlement la demande des états-généraux. Tous les pouvoirs de l'Eut se reconnaissaient li la fois insuffisants , et ,^ pour ainsi dire , illégitimes. Chacun cher-" ckaît dans la nation un appui pour détruire les autres j il n'y avait pas un projet ministériel qui n'eût pour condition première la destruction des parlements , l'abolitio» des privilèges , l'abaissement des deux premiers ordres. Rien n'était plus forcé qu» k convocation des états^énéraux. Sans cela le gouvernement eût succombé devant cette résistance passive , la plus efficace de tontes. Les liens moraux , qui font la force du po«-

voir , étaient tous dissous. Il Cillait trouver un moyen de les renouer. La monarchie ii*â • point profité de la seule chance de stthit qui lui restât ; mais il n'est pas surprenant qu'elle Tait tentée. Le parlement ne hà point reprochable de l'avoir indiquée. Il né fit que donner un caractère authentique an cri universel , à une nécessité flagrante.

On se débattit quelque temps contre cette déclaration d'incompétence du parlement, qui , après tant d'années , venait de rappeler que la nation seule avait le droit de consentir des impôts. A la veille d*entamer de bien autres luttes , l'autorité royale recommença à combattre le parlement avec les vieilles armef . Après les refus d'enregistrement et les remontrances , on vit le lit de justice { après les protestations, un enregis^ treoient forcé; puis l'exil à Tkt>yes. Une négociation fut alors entamée : les états^généraux devaient être réunis dans einq ans , et en «ttendiint , on demandait à pourvoir au déficit des finances par des emprunts. Dans l'espoir de faire enregistrer les édita qui réglaient ces mesures ,1e roi vintau pariemcnt le 19 novembre 1787. LÀ il trouva des résistances inattendues ; là il entendit un diaoenrs qui ra ppela la rieille et rude éloquence des parlements du seizième et du dix-septième siècles : discours étranger par son tm et par ses motifs à tout le mouvement des esprits, commeM. de Sain^yincent, qui le prononça , était étranger à toutes les inlriguea. Ce discours doit rester comme le dernier monumentales suprêmes paroles deUvIeHle liberté française , de l'esprit d'oppoSîtiOB bourgebise , de la fidélité éincère et courageuse. Il fallut donc continuer k sévir eotttre le parlement. Des magiatrats forent emprisonnés arbitrairement. Blentét on renouvela la tentative de 1771. L'archevêque de Sens, alors premier ministre, voulut détruire les parlements et donner k la France une constitution. On créa des bailliages pov leur enlever la plus grande partie de leur juridiction, et l'on inventa une ceurpUnéère pour enregistrer les actes de l'antoritéroyale. D'avance, le parlement protesta centre de si grandes nouveautés , rappela les lois Ibodamentales du royaume , si souvent eoifleslêes ou mises en oubli depub si long-tempe , et en légua le dépôt au roi, k la nation et aux états-généraux. Les mesures violentes, le déploiement de la forée militaire , rairastation de deux magistrats au màm même du

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parJemeDt, suivirent cette démarche toleunelle. Cependant la France entière , tous les parlements du rojaurae, les Etats de Bretagne , les États de Dauphiné qui s*étaient assemblés de leur propre autorité, enfin le clergé lui-même , s'élevèrent contre un si grand acte de despotisme. 11 fallut renoncer à la cour pléoière , promettre la convocation prochaine des état a -généraux, penvojer larchevéque de Sens, rappeler M. Necker, et rouvrir le parlement.

Cen était fait de lui comme de tous les éléments de la monarchie. La scène allait changer. Après s'être défendu contre les entreprises deê minisUres, et avoh* appelé la nation à son secours , il fallait maintenant se défendre contre la nation; et ici Irrésislance devait être inutile et presque inaperçue. Le parlement, en enregistrant Tédit de convocation de^ états-généraux , y mit pour condition qu*on suivrait les formes des états de IG14, c'est-à-dire, la délibération par ordM et la représentation du tiers-état à peu près égale à la représentation de chacun des autres ordres. Dès -lors disparut toute la popularité qui s'était attachée au parlement. Une haine aveugle commença h pouniuivre tons ceux qui cherchaient h sauver quelques débri^i du régime dont lu mine allait se consommer. Qu'aucune reconnaissance nationale , qu'aucune tradition de respect n*aient protégé le parlement contre sa destruction 9 cela est tout simple : ainsi devait procéder la révolution. Mais le souvenir de ces vertueux défenseurs de notre liberté , mais cette gloire de la France aurait dA échapper au commun anathëme qui enveloppa tout le passé. Les uns imputèrent aui parlements un esprit d'opposition , une usurpation sur le pouvoir absolu , de séditieuses prétentions , sans voir ce qu'il avait de modéré, de conservateur et d'humble dans son intervention ; les autres n'ont clé frappés que de ce qu'il y avait de faux dans sa position, d'incomplet dans ses droits, dincerlain dans sa marche , d'étroit et de pédantesque dans son esprit. Et pouiiant il nous est resté , des temps anciens , un fonds de respect pour la magistrature , un instinct populaire qui va y chercher ses sauve-ganlcs , et son secoui*8 conti'o l'arbitraire Malgré de si énormes différences , encore que nos Iribun:mx ne soient pas même une ombre de cette grande institution , ils ont recueilli quelques débris de son héritage , et peuvent aussi s'honorer par leur indépendance,

qui protège encore plus que des droits privés. A^oj^s A RBiTaAiBB,BiJLZ.B, Concordat,

DbSPOTISMB, FioÔALITlÉ, JtfsiTlTBS, JVSTICB, LiBBBTis OALLICAVBS, MaGISTBATUBB , Mo-* HABCHIB , PrAIBIB, PxAGMATtQUBS-SAirCTIOJVa,

PBinooinvxs , R^foimb bbligibvsb , RBPRésbvtatipGoovbbxbmb«t et RévOLVTlOlV.

Babamtb.

REMORDS. F'ore» Amovi DBsoi,Coir-

SCIBVGB , MOXALB Ot VbBTDS.

* R EMUS. Foj^ez Romulds.

, * RÉMUSAT (PiuuiB-FBAirçois db), littérateur, né en 1755 en Provence, mort à Marseille en 1803. On a publié êeê Poésieê div€rfs^ suivies du Comte de Sanfrtin, ou l'Homme 'peruere, comédie en 3 actes et en vers , et d'un Mémoire sur sa détention à la prison du Temple ( Marseille, 1817, iii-80. — Claire-ÉHsabeth-Jeanne Giavibi DB Vbbgbhmbs , comtesse de R^musat, nièce ; du comte de Vergennes , ministre tous Louis XVI, naquit en 1780, et épousa à seiie ans M. de Rémusat-, depuis préfet du palais impérial. Attachée elle-même à l'impératrice Joséphine en qualité de dame du palais, elle continua de faire partie de sa maison après 1809, suivit, depuis la restauration , son maii dans les diverses préfectures où il fut appelé , et mourut à Paris en 1821. Entre auti'es ouvrages que, dit-on , elle laissait manuscrits, se trouvait celui qu'a publié sôa fils en 1821 , sous ce titre : Essai sur l'éducation des femmes , Paris , in-80.

* RENA (CÔMB DB La), écrivain italien du 17« siècle, membre de l'Académie de lu Crusca et chef de celle créée i Florence sous la protection des Médicji , a laissé uno Chronologie des anciens ducs de Toscane , avec des notices sur l'empire romain , sur lo règne des Goths et des Lombardi , depuis l'exile de Momilus Augustulus jusqu'à la mort de l'empereur Olhon III; Florence, 1690, in -fol. 11 n'a paru que la première partie de cet ouvrage.

RENARD. {Zoologie.) L'es principes adoptés en mammalogie font réunir dans le genre efial des animaux qui en diflçrènt aux yeux du vulgaire, c'est-à-dire ,1e lion ,le tigre, le lynx , etc. Il en eat de même des renards , des loups et des chiens : ces trois espèces appartiennent au même genre. Comme elles â n'ont point été décrites séparément dans cet ouvrage, nous les réunirons dans cet ar- ■ticle.

Le genre clUen se divise naturellement en

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deux sotis-genret : le premier comprenant les chiens proprement dits , parmi lesquels on range les loups ; le second , les diverses espèces de renards. Les caractères génériques de ces mammifères peuvent se réduire, comme la fait M. Lesson, aux suivants :

pitds de devant à cinq doigts, pieds de dev^ rière à quatre , ongles non rétractUes , langue douce, point de poche anale ^ deux dents tuberculeuses derrière chaque molaire carnassière.

Le chien, ce fidèle compagnon de Thomme, le chien, que Bufibn, dans ses pages élocpientes , représente comme le modèle de la constance dans les affections, est Fun des plus utiles animaux domestiques. « Plds docile » que rhomme, dit le Pline français, plus >»' souple qu^aucun des animaux , non-seuie- » ment le chien s'instruit en peu de temps , » mais même il se conforme aux mouve-

• ments , aux manières , à toutes les hahi- » tudes de ceux qui les commandent; il » prend le ton de la maison qu'il habite; » comme les autres domestiques , il est dé- » daignenx chee les grands et rustre à la » campagne. Toujours empressé pour son » maître et prévenant pour ten seuls amis , » Il ne fait aucune attention aux gens indif- » férents , et se déclare contre ceux qui par » état ne sont faits que pour importuner : il » les connaît aux vêtements , à la voix , h )» leurs gestes , et les empêche d*approclier. » Lorsqu^on lui a confié , pendant la nuit , n la garde de la roabon , il devient plus fier « et quelquefois féroce ; il veille , il fait la

• ronde, il sent de loin les étrangers, et » pour peu qu'ils s'arrêtent ou tentent de » franchir les barrières , il s'élance , s'bp- » pose, et , par des aboiements réitérés , des » efforts et des cris de colère , il donne l'a-

• larme, avertit et combat. Aussi furieux » contre les hommes de proie que contre les » animaux carnassiers, il se précipite sur « eux, les blesse, les déchire, leur ôte ce » qu'ils s'efforçaient d'enlever ; mais , con- » tent d*avoir vaincu , il se repose sur les » dépouilles, n j touche pas, mcme pour » satisfaire sou appétit v et donne en même » temps des exemples de courage , d/e tcm- » pérance et de fidélité. •

Cette peinture exacte des qualités du § chien se rapporte aux plus importantes espèces de chiens domestiques. Ces espèces sont très-nombreuses. L*homme peut les modifier, en foimant des races par l'accou- • plement constant des individus pourvus des

qualités qui doivent former le caractère de ces races ; mais les modifications qu*il opère portent plutôt sur les qualités intellectueiki que sur les caractères phjrsiques. Ainsi, Texpérience a fait reconnaître que ni le pouvoir de l'homme ni l'influence du climat n'ont pu faire dériver d*une même soncbe sauvage les diverses races de chiens domestiques , pas plus que les autres espèces ëa genre chien. C*est donc sur des idées systématiques tout-è-falt hasardées que Buffon a établi sa généalogie des chiens en trois sonches, le métin, le chien de berger et le dogue.

Ce qui distingue le chien domestique ae réduit k trois caractères principaux : le museau plus ou moins allongé, la queue recourbée en arc , le pelage très-varié pour la ' nature du poil et pour ses teintes. Ses variétés appartiennent à trois groupes principaux : les mêtins, les épagneuls et les dogues.

On rapporte an premier groupe le Mem de la NouMfelU'HoUande , animal d*un pe« lage fourni , portant une queue touffue , vivant de' crabes, de débris de poissons ci d'autres animaux, et servant de compagnon au naturel de l'Australie , dont il partage la manière de vivre aventureuse et misérable.

Le chien mâtin , robuste et courageux ^ à la queue relevée , au pelage court et d'un fauve jaun&tre , est commun en France et dans toute l'Europe , où il est généralement employé pour la chasse du sanglier et ponr la garde des habitations. Le danoit, d'un pelage ordinairement blanc marqueté de petites taches noires , diffère du précédent par des membres plus fournis et mieux disposés pour la course. Le lévrier, dont les formes sveltes annoncent la légèreté, et dont le nom vient de l'emploi qu'on en fait' pour la chasse du lièvre , se divise en dnq variétés distinctes : le lévrier d'Irlande, celui de la H^ute-Écosse, celui de Russie, celui d'Italie, et le lévrier chien turc.

Les autres races appartenant an matin . sont , le chien de VRymalaya ; celui de Sumatra , rangé parmi les chiens domestiques , quoiqu'il vive à l'état sauvage ; le clden quao , qui habite les montagnes de Ranghur dans l'Inde , et celui de la Nouvelle-Islande*, que M. Lesson a fait le premier connaître « qui , plus petit que celui d'Australie , a le museau aigu , les oreilles droites et le poil ras , est hardi et vurace , et dont la chair sert (le nourriture aux habitants.

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L«t ctractères de Vépa^netd sont an p6^ lage long et sôjeax , dêt cnreilleâ pendanteà et des jambes peu élevées. On en connaît plusieurs Tariétés, dont nons ne dteron» t}ne k bichon , le ehien^tion et le pHit épà" gneuL Le nom de cette famille indique son origine espagnole.

Les antres race^ sont le barbet ou tanieke f connu par la perfectibilité de son Intelligence , et reconnaissable k son poil ionget ft*isé ; lefirijffhn , dont les poils longs •ont , mi contraire , hérissés , n>n est qu*une variété ; le chien de berger, si utile poor la poliee et la garde ées troupeaux ; le chitn*i&ùp à oreilles droites et poinfnes, qui peut être emplojé au même usage que le précé- «lent; le chien dts Esquimmut, animai fliuet , qui i»ert h tfrer les tniineanx ; le chien de Sibérie aux poils très -longs , de coulent' airdoise.

Qttoiqœ rerétos d*un poil court , le chitfh cênmnt, le chasseor par excellence ; le braque f dont le nez est quelquefois fendd ^ le bAsset ana jambes drùiteê ou torses et aux . oreilles pendantes , sont rangés parmi les ^pîigneuls.

Une race particulir»re est celle du chien à pieds d'hyène ou chien peint, dont lâ taille est celle du loup d'Europe , et dont le pelage est knarqué de plaques noires , brones, rousses et blanches.

Les dngttes forment une fismrHe caractérisée par le raccourcissement du museau , les lérres épaisses et pendantes et le front aplalî. Le type de cette famille est le chien dogue, probablement originaire de l'Angleterre , où on lui donne le nom de butdog, Le dogain ou le cùrlin ne dif!<h;e du précé* dent que par la petitesse de sa taille : le Dinemarck est sa patrie. Le roquet, dont la léfe est ronde, Toeil gros , Toreilte petite et la queue redressée; Je. petit danois, qui èe rapproche de celui-ci ; le chien anglais, té^ sultant du mélange du petit danois et d*ane Tariété de Tépgneul ; le éhien d' alitante , ayant , par 6Uîte du croisement de deux races, le musean du doguin et le poil de Tépagneul ; enfin le cftren turc , qui pà-* rait être originaire de TAmérique plutôt que de TAfrique , et qui est peut-être rdentiqdit aTCc le chien caraïbe , que les Européens observèrent à leur avivée sur le nouteati continent, sont les principales races de la famille des dogYtes.

Après avoir qualifié du surnom de domeS' tiques les diverse» familles de chiens que Tome 19.

nom venons de passer en revue , on pournit appeler chiens sauvages le loup et plusieurs espèces voisines , qu'il est impossible de séparer Eoologiqnemeut des chiens.

Le loup commun a la queUe droite , le pe- '•g* g"« fauve, une raie noirâtre sur les jambes et le regard oblique. Depuis TÉgypte jusqu'aux extrémités septentrionales de l'Asie , on le rencontre dans toutes les régions de Tancien continent. Il habite même la xone boréale du nouveau , où il a passé K ta faveur des glaces et de la chaîne des lUfi Aleutiennes. Sa taille varie selon les climafs; il est beaucoup plus robuste au nord qu'au midi. Ainsi , dans les forêts de lu ^logn«) et de la Lithuanie , on en rencontre^ souvent qni ont cinq pieds de long depuis Texfrénilttj do museau jusqu'à Torlgine dé la qtteue, tandis qn en Espag^e.et en Italie, il n'A que trois pieds de longueirr.

Buffon n'est point exact lorsqu'il i*eprèsente le loup comme on animal féroee et poltron. Il ne prend la fnite que lorsque! se voit pressé par le danger; il n'est féroce que parée qu'il est en but aux attaques eontinuelles de l'homme , et qu'il est obligé de varincte une foule d'obstacles potfr trouver sa nourriture. Le tableau que M. P. Cnvie^ a ttnté des mœurs des difii(i'ents énimanx en captivité k la ménagerie du Roi, prouve qoe Ton se fait généralement une favMse Idée dn ««ractère du loup. Les deux qui vivent en^ tnte ont donné à leur gardien des' preove* aussi positives d'un attachement durable et réfléchi qtje l'on pourrait en attendre d'un chien. Le naturaliste que nous venons de nommer cite deux autres exemples de là éoactfnT du loup. IjC preniier est celui d'une jeune louve prise au pirge , et qui éprouvait le même plaisir qne le chien à ^tre careitsëe. Lé second , qui 'prouve en même temps la fsrîble distance qui sépare l'espèce dû loup dé délie du chien , est celui d'une louve adulte qui vivait famiièrement avec déi chiens , qui lui avaient même appris k aboyer et qu'on aurait laissée en liberté sans son goût irrésistible pour la volaille.

On compte, comme autant d'espèces, le loup du Mexique , dont le pelage cendré ert marqué de tadies fauves et de bandes noirâtres ; le loup rouge, d'une teinte rousse et portant une petite crinière sur l'épine du dos : il habite les plaines ou les pampas ât la Plàta ; le loup de prairie, qui ressemble & eelui du Mexique , mais qui vit en troupes • chassant les daims et mangeant qnel-

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