‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 111 sur 135 · RENT · texte numérisé non relu

RENT

douze dans Tlnde, la Cochinehine et les Moluquef . La moitié des espaces qui habitent cette «onc appartiennent aux clématidées, et sont ligneuses. Les elléborées et les péoniées manquent entièrement. Les anémonées el les renonculées ont clé oBser^ Tées eii général à des stalioni très-élerées. Sur quarante espèces de rbémispère austral tempéré , dix ou douze viennent au cap de Bonne-Espérance, treize à la Nooveile-Holtande, cinq h la Nouvelle-Zélande, douze dans TAmériquc australe tempérée : «(* sont des clématidées , des anémonées . et principalement des renonculées. Les péoniées manquent , et les elléborées ne comptent que deux espèces , indigènes sur les côtes ma gel Uniques.

Parmi les renonculacées employées en Médecine, il convient de citer Taconil {acff niium napeifuB , Linn. ) , Tune des espèces les pluf vénéneuses de la famille. Son extrait , administré avec les précautions nécessaires, produit des effets salutaires dans plusieurs maladies chroniques. Une autre, rcnonculacêe , très-célèbre diins la thérapeutique des anciens, est l'ellébore d'Orient {he/leborus otientaln , Desf. ). Les racines de cette plante étaient vantées comme le spécifique des aliénations mentales. Les feuilles fraîches et pilées de presque toutes •les renoncules , appliquées sur la peau , j déterminent bientôt une inflammation et des ampoules. On peut s'en servir comme remède vésicant en place des cantha rides.

Ce principe Acre, commun à an grand nomhre de renonculacées à Tétat frais , est volatil , et se perd en tout ou en partie par la dessiccation ou Tébullition. Dans quelques contrées de l'Europe , on mange même comme légnme les feuilles cuites de la clénatite , quoiqu'elle soit très-âcre avant la caisson. Les graines de la staphisaigre {dêt^ phinum siafpfiisagria , Linn.) entrent dans U composition d'un onguent qui sert à la destruction de la vermine. Celles de la nigelle cultivée ( ntgeUa tntica) et de plusieurs autres espèces du même genre , loin d'être vénéneuses , ont une saveur aromatique analogue au goût du poivre, et sont emplojces comme épice , d'où leur yiént le nom vulgaire de toutê'éftûe.

Les renonculacées les plus répandues comme plantes d'ofnemcnl sont les ancmoiies , la renoacule des jardins ( ranancuifu asmiicus) , la nigelle de Damas {nigeUa dasmasceiia ) on peigne de Vénus, les pieds d a-

touette ( delphmium eonsolîtta et ajaeis ) , les aconits, TancoHe commune {aquilegia imlgarii) , et celle du Canada {aquUegia eanadensfs)^ les pivoines {pœonia)^ l'ellébore noir ou rose de If oëi {heUehorus m- ^er), etc. Miibbi..

* RENOU (Jbak db), en latin Renodœut, médecin , né à Coutances dans le IG** siècle, n'est guère connu que comme auteur de l'ouvrage intitulé : DispensatoriiungaUrucochjrmicum , continent instU. pharmaeeutlih. F, de materid med. lib. III , et antidotarium varium et nbsolutissimum , Paria, 1608 , 1623 , in-4o ; Francfort, 1609 , in-8« • 1615 , in-4o; Hanau , 1631 , iB-4o- Genève, 1645 , in-4o ; traduit en anglais , Londres ^ 1657 , in-fol.

* RENOU ( Ahtoibb) , peintre et littérateur, secrétaire perpétuel de l'ascicfttie Académiede peinture, né en 1731 à Paris, se fit d'abord connaître par un tableau r^ présentant Jésus parmi les docteurs , qui lot valut son agrégation à l'Académie en 17^ Celui de V aurore f qu'il composa pour la galerie d'Apollon, le fit recevoir en 4781.

L'Académie ayant été supprimée à la révolution , Renou fit partie des ci:oles spéciales de peinture comme secrétaire et comBC surveillant des éludes. Il mourut k Pans eu 1806. Comme littérateur, on doit à Renms la tragédie intitulée : Têt'4e et PkH om s èle^ jouée au ThéAirc-Français en 17734 mais qui n'eut aucun succès ^ la lra4ociion eft vers du poème iatio de Dufinesaoy sur la peinture ; celle de la Jérttêmlrm déli^née, et enfin la Lettre du marin , et celle de M. Boê^nard , marchand bonnetier , au sujet d'Mie exposition publique au Louvre.

* RENOU DE CHAUVIOnÉ. A^c^vs Jaillot.

* RENOMMÉE. {MythoL) Leeandens représentaient cette divinité allégork|ae aoos la figure d'une jeune fille avee des aAes remplies d'yeux, d'oreilles, de boiieiiea et de langues, sonnant de la trompette.

RENTE. {Économie politique.) 9^ùfe%

AcsaTS DB CKAIIGB , AoiOtAGB , AmOBTISSB-

■BKT-, Boubsb , Capitadx , Ciiorr, EvMeiT et FivAVCBS.

RENTES. {Mathématiques.) Il existe trois sortes de rentes :

1o Les foncières ou perpétneUes, dont on paie les arrérages li un taux et à des fermes convenns , sans que rempnrntear cesse de devoir la totalité du caflital ;

Page 1