‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 133 sur 135 · RHIN · texte numérisé non relu

RHIN

Lardi devint ilès-lort \e bnt de toutes sas acs lions , et il parvint en eflet, par son activiié , son énergie et son éloquence persua^ aÎTe, k entraîner dans cette ligue , non-seulement réiite de sa nation et plusieurs étrangers de distinction , mais des Turks mêmes , et notamment le fameut Passwan- Oglou. Ce premier succès suggéra ensuite h Hhigas ridée d*aller s'établir, à Vienne, où se trouvaient beaucoup de riches Grecs , qui pouvaient étendre seé ressources et donner à sa. correspondance secrète un nouveau degré d'activité. Il exécuta donc ce projet, et, tout en s^occupant de grossir le nombre de ses affiliés , il publia un journal grec pour Titistruetioo de ses copipalriotes ^ fit paraître nn Traité de la tactique militaire j un autre Traité élémentaire de physique à Vitsagit des, gertê du monde , et traduisit en grec moderne le Voyage du jeune jénachargis, le» Àmanti délicats et la Bergère des Alpes y de Marmontel. Ces divers ouvrages furent accueillis en Grèce avec empressement; miiis.ee qui valut à Tauteur une réputation vniiment populaire, ce forent ses poésies p9triotiques, si propres à enflammer le courage de ses jeones compatriotes , et à leur inspirer U plus forte baine contre leurs oppresseurs. Parmi ces pièces , écrites en style vulgaire^ on cite surtout son imitation de la Marseillaise, que les Grecs chantent encore aujourd'hui en marchant au combat, etsachanson montagnarde, regai*dcocommc un module en ce genre. Rhigas fit aussi une gi^ande Carte de la Grèce, en 12 feuilles , gravéfi à Vienne , dans laquelle il a désigné par les noms actueb et les noms anciens tous les lieux célèbres dans Thistoire. Cette cartft,eontenant un grand nombre dé mé.dailles antiques , fit beaucoup de réputation Il routeur , qui pouvait se promettre de nouveaux sucoës , si la plus noire. trahison n'eût provoqué sa perte. Dénoncé au gouvernement autrichien comme auteur d'écrits séditieux , il fut arrêté et livré à la Porte avec huit antres Grecs. En vain lui et ses compagnons demandèrent-ils pour toute grâce d'aller mourir au sein de leur patrie, on leur fit prendre le chemin de Constantinople , et les gardes qui les escortaient , ayant craint que ces victimes ne leur fussent enlevées par Passwan-Oglou , les précipiterai dans le Danube , et leur épargnèrent ainsi le supplice qui les attendait. Tous les journaux de l'Europe ont retenti de cet événement 9 arrivé en 1 798.

RHINOCÉROS. ( Zooi&gie.) Cet anfasat , qui appartient à Tordre des paefay deraseï , est , de tous les mammifères , celui dont la peau est la plus épaisse. Son corps assci élevé sur ses jambes , si on le compare i celui de l'éléphant, et surtout de l'hippof>ot«me , varie de hauteur depuis trois pieds jusqu'à quatre ou cinq, mesure au garrot; sa tête est courte et triangulaire , à chanfrein plutùt concave que droit ; son nés est armé d'une ou de deux cornes d^une nature fibreuse ; ses oreilles , en forme de cornet , stfnt pointues et mobiles; son cou est court, son ventre est gros ; sa croupe est arrondie et terminée par une queue mince ; ses jambes sont moins épaisses que celles de l'éléphant ; ses pieds ont trois doigts qui ne sont visibles que parce qu'ils sont terminés par des ongles arrondis et placés presqucf verticalement. Le nombre de se4 dents est de trente, trente-deux et trente quatre, selon les espèces ; celui des incisives varie également.

Les formes lourdes et massives qui distinguent le rhinocéros sont cependant moins remarquables que la disposition des pKs de sa peau épaisse, rugueuse et presque sans poils , qui lui donnent l'apparence d>ane cuirasse, et surtout que la eorne solide qui s'élève sur son nez. Les plis de la peau sont plus ou moins marqués : ils sont très- taillants derrière la tête , sur le dos et sor la croupe, de telle sorte que depuu la têfe jusqu'au-dessous du garrot , celte peen figure un manteau semblable an corselet des insectes coléoptères , et les jambes seasblcot sortir de ce corselet ; il en est de mène de la croupe : la peau y forme ime sorte d'enveloppe d'où sortent les jambes de derrière.

La corne du rhinocéros prend un aoicratssement plus ou moins grand , selon les espèces; on en voit qui ont jusqu'à qnntre pieds de langueur , tandis qoe d'antres ne forment que des tubercules d'environ um on deux pouces de saillie ; quelques-ans n'en ont qu'une , d'autres en ont deux. La atractui^ de ces cornes peut servir de preuve à l'opinion que les substances cornées des animaux sont le simple résultat d une naodifi* cation particulière tics poils : en eflist, malgré leur translucidité , les cornet do rfainocéras sont tellement fibreuses , qu'elles semblent n'être qu'une agglutination de |x>ils. Comme tous les pachydermes ordinaires, let rbinooéros ont let yeux très-petits.

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