PROU
Hlé Test i me de ses coucitoycns par ses veilus et par son dévouement au bien .public, il mourut dans Tindigence en 1784. On a de M : Lettre à monseigneur tarcfievêque de Lyon , dans laquelle on traite du prêt à intérêt à Lyon, appelé dépôt de forgent, Lyon, 1763, in8o : Voltaire, à qui Prost de Royer avait envoyé son opuscule, a fait entrer cet écrit dans uà recueil qu^il publia sous ce titre ? les Choses utiles et agréables (1769-1770, 3 vol. i6-8o); Lettre sur ladministnttion mutncipale de Lyon , ibid. , 1765 , in-12 j Dictionnaire de jurisprudence et des arrêts , etc., tom. 1-5, 1781-84 , in-4o, continué par François- Armand Hiolz. On a encore de Prost de Royer un Mémoire sur la conservation des enfants*, 1/78, in-8o.
* PR0TAG0RA6 , célèbre sophiste glec, né à Abdcre vers l'an 488 avant Jésus Christ, exerça d*abord , dans sa jeunesse , le métier de portefaix. Oémocrite ( voj-ez ce nom ) , ayant reconnu eu lui de 1 intelligence et de la sagacité , Tadmil au nombre de ses disciples , et né négligea rien pour cultiver ses dispositions. Protagoras enseigna ensuite, dans les environs d Abdcre, la grammaire , qui comprenait alors la rhétorique, la poésie et la musique , puis vint ouvrir une école dans Athènes. De nombreux auditeurs accoururent bientôt ;i ses leçons. Périclés y vint luinaéme,-et fut séduit par l'<;loqueucc et par la singularité de la <loolrîne du professeur. Protagoras, mettant un prix à ses leçons, amassa de grandes richesses, et, selon Platon , il gagna plus lui seul (|ue n'auraient pu faire Phidias et dix autres statuaires aussi habiles. 11 avait Timaginution rive et féconde , une mémoire heureuse, une rare éloquence. PLfton , dans son Tliéetète , donne le précis de la doctrine de ce sophiste. Protagoras , devenu riche et indépendant , riàita les principales villes de la Grèce, passa dans la Sicile, et de là dans la Grande- Grèce, où ,sur la demande des habitants de Thorium, il donna des lois à cette petite republique. Revenu à Ath( nés en l'an 420 avant Jésus- Christ , il y fut dénoncé comme impie , ^t condamné à mort, ou selon d'autres au bannissement. Après avoir erré quelques jours dans T Archipel , sur une frêle barque, il fit naufrage, et périt à Té ge de 70 ans. Il avaitcomposé divers traités sur la rhétorique, la physique et la politique; mais SOS ouvrages, dont Fabricius rapporte les titres (dans la liihlioth. grœca, liv. 2 , ch. 23 ) , furent brûles par Tordre des ma- Tome 19.
gislrats dans la pkce publique, de sorte qu'il n*cn reste aucun.
* PROTÉE { Mythologie ) , dieu marin , fils de l'Océan et de Téthys , ou , suivant d'autres mythologues , de JVeptune et de Phœnice, était chargé il« conduire et de faire paître les troupeaux marins du dieu des c^ux. 11 avait la connaissance de l'avenir, et Ton accourait de toutes pails pour le consulter ; mais il se cachait , et quand il était découvert, il usait du don qu'il avait reçu d'édiapperà la vue des mortels indiscrets en prenant toutes sortes de formes. 11 fallait lutter coutie lui avec obstination poiu* lui arracher ses secrets. La fable conte qu'il apparut sous la forme d'un spectre à ses enfants , Tmolus et Télégone , géants d'une atrocité inouïe , et les corrigea de leur cruagté en leur faisant peur.
PROTESTANT, f'ojez RipoxME nxLi -
GlEUSE.
* PROTESTANTISME, f^ojez Câ^vm, Mov X , Luther, MÉt,AircHTfloii , etc.
* PROTOGÈN ES , peintre grec , vivait à Rhodes vers la 112« olympiade (336 ans avant Jésus Christ). On ignore quel fut son maître, et la nécessité le réduisit à peindre, pendant long -temps , des ornements de vaisseaux, des décorations intérieures, etc.
Apell'es , sachant que les tableaux de cet artiste n'étaient ni' recherchés ni payés , en acheta un cinquante talents attiques. C'est alors que les compatriotes de Protogèues ouvrirent les yeux sur son mérite. Les écrivains de l'antiquité ont cité comme le chefd œuvre de ce peintre son tableau dJaljsus, chasseur et fondateur de Rhodes. Jl employa , suivant Pline , sept ans à le terminer , et A pelles en le voyant resta muet d'admirj^tion. Il avait n représenter, dans cet ouvrage, un chien écumant de fatigue et de chaleur : vingt fois il avait recommencé la tête de cet animal sans pouvoir rendre 1 effet qu'il se proposait : enfin le hasard le servit, au moment où, avec une éponge, il allait encore effacer son travail.
* PROTOSPHATARll/S. f^oj-ez Tiiio-