‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 40 sur 135 · PUIS · texte numérisé non relu

PUIS

Darid. La même aiuiée radministration mu- DÎdpaJe 11 fait élever en Tbonneur de Puget, uQe coloune surmontée du buste de ce grand artiste. — PuciT (François ), fils du précédent , architecte et assex bon peintre de portraits , mort en 1707, a laissé, entre autres ouvrages, un tableiau qui se voit dans la collection du roi 9- il présente huit figures vues à mi-corps , qui sont des portraits de Lulli , de Quinault et de plusieurs autres poètes et artistes du siècle de Louis XIV, au nombre desqueb Tauteur s'est placé lui-même.

* PUGET ( Louu ns ), naturaliste et physicien, né à Lyon en 1629, mort en 1709,

des pleins pouvoirt de monseigneur le comte d* Art ois , il reçut directement de F Angleterre et les dépêches et les secours d'argent pour b conduite des opérations projetée* contre le gouvernement républicain. Dans la situation où Ion avait placé le parti royaliste, il lui fallait nou-seulement accepter IHnduence du cabinet de Saint-James , mais justifier encore d*una sorte d'empressement à réaliser ses plans hostiles contre la France. Puisaye ne fut donc que trop conséquent lorsqu*il subordonna tontes ses opérations à ce prince. Cependant venu secrètement à Londres en septembre 1794 , il n*y fut ac-

a laissé des Observations sur la structure des cueilli par les émigrés qu*avec les plus défa«

jTfux de divers insectes , et sur la trompe des papillons, Lyon, 1706, in-80; et des lettres sur Taimant et sur des expériences £utes avec le microscope. 11 ne s*était pas borné à Tétude des sciences ; il cultivait aussi les littératures grecque et latine, et avait traduit plusieurs odes d'Horace en vers français. Son ilo^e, par Tabbé Tricaud de Beluond, est inséré dans le Journal de Tri' vouxf septembre 1710, pag. 1575-1589.

* PUISAYE ( le comte Josbph db) , lieutenant-général , né à Mortagne vers 1754, dans le Perche , d'une famille titulaire de la charge héréditaire de grand-bailli d*épée de cette province , fut destiné d'abord \ l'état ecclésiastique et placé au séminaire de Saint Sulpice ;mab ayant renoncé aux études théologiques pour embrasser le parti des armes, il entra à 18 ans comme sous-lieutenant dans le régiment de Conti cavalerie , puis passa dans un régiment de dragons avec le grade de capitaine, et enfin acheta une charge dans les Cent-Suisses de la maison du roi.

Nommé en 1789 député aux États-Généraux par la noblesse du Perche , il se réunit au tiers-état, après avoir été un des signataires

vorables préventions,etil ne fallut rien moins que toute son adresse pour faire face aux embarras et aux difficultés qu'on lui Isuscita. Il fut enfin revêtu de pouvoirs illimités par Monsieur, comte d'Artois, et au moyen de liaisons qu*il avait formées avec d'influents personnages de l'Angleterre, il réussit à déterminer le ministère à armer cette expédition depuis si tristement fameuse sous la dénomination de Quiberon , presqu'île sur les côtes de Bretagne, où elle échoua devant l'habileté du général Hoche et le courage des soldats républicains {voyez Hbbvillt). Cette entrepiise , dont le succès eût pu seul justifier la témérité, fut le tombeau du plus grand nombre des émigrés français , et prépara la ruine des royalistes vendéens. Puisaye, comprenant tout d'abord qu*il ne pouvait recon^ quérir l'influence qu'il avait perdue , donna sa démission et abandonna pour jamais les côtes de Bretagne. Revenu à Londres il obtint des ministres anglais un établissement dans le Canada ; il s'y rendit accompagné de ceux d'entre ses officiers qui lui étaient restés attachés , et ce ne fut qu'a près le traité d'Amiens qu'il reparut en Angleterre , où il

de la protestation du 19 juin , et pendant se flatta en vain d'adoucir la rancune que

toute la durée de l'assemblée constituante , lui conservaient les émigrés, par la publica-

ilvota avec les partisans de la régénération tien de ses Mémoires, etc. , Londres, 1803

politique. En 1791 il fut fait maréchal-de- et suivantes, 6 vol. in-S». Ainsi que nous l'ap-

camp; plus tard il eut le commandement de prend une notice nicrohgû/ue insérée dans

la garde nationale d'Évreux, et en 1793, s'é- la Quotidienne du 17 décembre 1827, le

tant fait adjoindre comme chef d'état-major su général Wimpfen, il commanda l'avantgaide de l'armée départementale de l'Eure, qu'écrasèrent les troupes de la Convention à Paçy-sur-Eure ( juin 1793 ). Le comte de Puisaye , dont la tête avait été mise à prix , se retira alors en Bretagne , y réorganisa la chouanerie , rallia à ses opérations plusieurs chels , forma un conseil militaire , et revêtu

comte de Puisaye , qui définitivement s'était fait naturaliser Anglais , vécut d'une petite pension que lui fit ce gouvernement; « car qutt qu'ait pu répandre la calomnie, il ne lui était rien resté de toutes ces sommes d'argent qui étaient passées par ses mains pour être réparties parmi les royalistes insurgés de l'Ouest , etc. « Ingénieux en distinctions , le parti auquel s'était attaché cet homme

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ardent et ambitieux la flétri d'une Hprobatiou qui à quelques égards venge uu peu la morale commune. Le comte Joseph de Puisa je mourut le 13 octobre 1827 à Hammer- ' imjlh, près de Londres : il était grande-croix de Tordre rojal et militaire de Saint-Louis.

• PUISIEUX (PiBRaB). fqr<?» Baih.a«t.

*PUIS1£UX ( Phiuppb-Lauabvt db ) , littérateur, né à Meanx en 1713 , mort en 1772, était avocat au parlement de Paris ; mais il se livra moins à la jurisprudence qu'aux ])elles- lettres. On a de lui un très-^rand nombre de traductions d*ouvrages anglais , parmi lesquelles on distingue quelques romans de Fielding, et d'autres auteurs , la Grammaire géographique de Cardon , 1748 , in-8<» , etc.

PUISSANCE. {Mécanùfue.) ^f^oy^x^ Hdicb.)

PUISSANCE PATERNELLE, [f^ar^ Ebfàht et Màriàob. )

PUISSANCES. ( yc^ez Pbupms et Sou-

TRRAIBBTi.)

PUITS. { Technologie. ) Tout le monde &ait qu'on désigne , en général , sons le nom de puiu , un trou plus ou moins profond, ordinairement rond , creuié dans la terre , aih^essus d'une source ou d'un courant dont on s'assure d'abord. On couvre tout le tour de ce trou de maçonnerie , laquelle s'élève d'environ un mètre au-dessus du sol , afin de préserver des chutes. L*eau se ramasse au ibnd du puits , et on Télève «ok par des pompes , soit par des norias..

Dans les travaux des mines ^ on donne le B^m de pttiis ou bures, à de i;rands trous carrés , creusés verticalement dans la terre , et revétus«de charpente pour empêcher les éboulements. C'est par ces puits que Ton donne passage aox ouvriers , qu'on extrait le minéral, les eaux , etc. {^oyez Mibbs.)

Il est une autre sorte de puits , qu'on ap* \»ellepuiit artésiens, dont on s'occupe beaucoup dans le moment actuel , et que nous hAous faire connaître.

PriTS ÀiTisrBif A. On désigne sous le nom i\c ftnits artésiens des sources que l'on va chei^her dans Pintérieur de la -terre, à l'aide de la sonde du mineur, et à une plus ou moins grande profondeur selon les circon* stances. C'est dons l'ancienne pro^lfte d'Artois que paraissent avoir été entreprises , pour la pi*emière fois , les recherches sur les fontaiiies jaillissante», d'où leur est venu le nom de ptUu artétiens.

Ces puits sont aujourd'hui très-communs

dans toute l'étendue du département du Pas-de-Calais. Il en existe depuis pl«s d'un siècle dans la Basse- Autriche , dans les environs de Modène et de Bologne { Italie ).

En 1666, Cassini fit percer, dans le Sort.

Urbain , une fontaine jaillissante dont l'eau monte au-dessus du sol , à une hauteur de cinq mètres , d'où elle retombe dans un bassin de marbre pour le service pubKc.

Bélidôr décrivit, en 1736 , le puits foré du monastère de Saint-André , à une heue et demie d'Aire, dont leau s'élève. à quatre mètres au dessus du sol , et qui fournit par heure plus de cent tonnes d'eau.

L'Angleterre , l'Afrique , l'Amérique , jouissent depuis long-temps de fontaines et d'eaux courantes dues à la' sonde , qui leur a ouvert une issue au fond de puits plus ou moins profonds. Dans Tannée 1828 , grâces .

à la sollicitude dé la Société d'Encouragement , qui avait proposé trois prix pour la propagation de ces puits . on assex grand nombre de sondages ont été entrepria avec succès j mais ce n'est malheureusement presque encore que dans les départemenu qwi environnent Paris , que ces ouvrages ont lieu ; nous les indiquerons avsmt de terminer cet article.

Tous ces faits sont connus depuis longtemps , et il est étonnant que , malgré les preuves incontestables de leur utilité, ob reste encore , dans la plupart des départe-* ments de la France et surtout dans ceux du Midi , dans une aussi grande apathie pour adopter ou mojen qui peut procurer partout une eau limpide , abondante ei pure , dont on manque dans ces contrées qui «voisinent les mers.

Nous avons été souvent consultés mut k recherche des eaux jaillisaantes , et sur les irais qu'elles peuvent occa&ioner. Les questions qui nous sont continuellement soumises peuvent se réduire aux suivatiies .

lo trouve-t-on Teau partout ? 2* l'eau jaiUitelle toujours au-dessus du sol ? 3<> à quell* dépense uu puits artésien peut-il induire?

4« ces sortes de puits ne taitsseut«îls jamais 7

Avant de répondre à ces quatre queatioiia, dont la solution fera connaître tout ce qu*il est nécessaire de savoir sur la nature des puits artésiens , il est indispensable de rappeler quelques notions préliminaires^, à l'aide desquelles il sera facile de bîeo apprécier les réponses que nous donaeroas successivement.

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Personne D*ignore qtie left fontaUies , lea rusietox , les rÎTières , les Beiives , doivent lear naissance aux eaux pluviales qui , «e répandant en abondance sur les montagnes , s'infiltrent à travers les terres , les fissures des roehers, et vont se rendre dans les cavités intérieures d^nt le globe est rempli.

Lorsque ces cavités sont pleines jusqu*a une oertaine hauteur où elles rencontrent un trou, une fissure ^ une ouverture plus ou Bioins considérable^ alors cette eau coule au-dehors, sous la forme d'une fontaine, d'un ruisseau , d'une rivière, et se répand sur la surface de la terre. Celle qni reste au ibad du bassin , et qui ne peut sortir, s'infiltre par tou^ les fissures qu'elle rencontre, pour former ou des courants inférieurs , on des ama« d'eau qni servent à alimenter kl puits ordinaires qu'on creuse au-dessus de ces lieux , lorsqu'on a le bonheur de rencontrer ces <!oarants ou ces amas.

Toute la masse d*eau eontenue dans ces cavités ne tuit pas la même route ; les fissures ne conduisent pas toutes aux mêmes ré • servoira; il paraît qu'un grand nombre débouchent dana des lieux plus profonds, sous un calcaire crayeux , où elles ne trouvent plus ni fissures, ni moyen de s'échapper. Là elles sont renfermées dans un vase imperméable à ce liquide , qui esi entièrement plein, et d*où il ne peut plus sortir. Les orifices par lesquels cette cavité a été remplie communiquent toujours , et sans inter- Mplion, avec les cavités supérieures de la montagne dans lesquelles ces eaux se sont ramassées.

Si par un moy«n queIconqu9 on perce la paroi de ce vase inférieur , Te Ai en sortira arec abondance* en raison de la pression qu^opère sur elle la masse d'eau supérieure.

Si Ton parvient à ajuster un tuyau à l'ouverture qu'on a faite à la paroi du vaae inférieur, et que ce tuyau soit suffisamment long, i'cau du vase iy élèvera au niveau de celle qui eut renfermée dans la cavité supérieure.

Voijâ ce qui a lieu dans les puiti arté.^ien$. Lorsque le niveau de Teau , dans la Ci)vi(é supérieure de la montagne qui fourniit au léservoir inférieur , se trouve plus bas t^ue le niveau du sol clans lequel on a percé le poiti , l*eaa ne s^élève qu'au-dessous du sot , et Ton n'a qu'un puits ordinaire , d*oii Toq est obligé d'élever l'eau , soit avec des seaux , toit à l*aide d'une pompe | mais Ton a tonjoart une eau fndche , abondante et de la meilleure qualité.

Lorsque , au contraire , le niveau de l'eau dans là cavité supérieure est au-dessus du 4ol où l'on a percé le puits , Teau jaillit audessus h une hauteur plus ou moins grande , selon la diflérence des niveaux , et d'après les lois immuables de l'hydrostatique.

Cest surtout auprès des mers que Ton peut espérer d'avoir des fontaines jaillissantes , plutôt que sur les coteaux, par les rai^ sons que nous avons données ci-dessus.

Il n'est pas nécessaire que le lieu où l'on veut creuser un puits artésien soit auprès d'une noonlague; car on n'est pas assuré que celle-ci renferme une cavité pleine d'eau , ni que xïetle eau, quand bien même elle en contiendrait, communique avec le réservoir inférieur que l'on cherche h percer. Sonrent cette eau provient d'uu réservoir beaucoup plus éloigné; et cela importe peu au propriétaire qui yeut se procurer un puin at*' té sien.

Il aiTiye souvent , lorsqu'on creuse un puits ordiuaire, soit près delà mer, soit près d'une rivière, de rencontrer l'^u h quelques mètres de profondeur; on croit alors avoiv rencontré la source qu'on cherchait , et l'on est surpris de trouver une euu saumâtre, ou une eau chargée de sels calcaires , qui ne dissout pas le savon. Ces eaux sont produites ou par une infiltration de l'eau de la mer , ou par une infiltration dé l'eau de la rivière ; mais ce n'est pas i'euu des puitê artésiens , qu'on ne peut rencontrer qu'après avoir percé la couche-de cal" Caire crayeux : ce que l'on reconnaît avec le secours de la sonde.

Ces notions préliminaires bien comprises, il nous sera aisé de répondre aux quatre questions qui nous ont été faites. .

I'^ QuESTiov.y*/'oui'e-t-o/i l'eau partout?

RipoHSB. Oui , pourvu que Ton creuse assez profondément. On ne pourra étro assuré que l'eau qui se rencontreri^oit de l'eau telle qu'on la désire , qu'autant que la sonde aura apporté au jour du talcair^ crayeux. Si , en sondant, on rencontre une eau d'une autre qualité que celle qu'on cher^ che , on n'en doit faire aucun eus , h. moins qu'elle n'ait les qualités requises , et il faut persister à faire sonder jusqu'à. ce t|u^ou ait amené le calcaire crayeux.

2* QoBSTioa. L'eau jaitUt'cUe' toujours au-dessus du sol f

RipovsB. Non. Nous en avons expliqué la cause plus haut. Dans le cas où elle ne serait pas jaillissante , et pourvu que la sonde ait

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«mené au jour du calcaire crayeux , on y construira un puits ordinaire, et Ton sera toujours assuré d'avoir une eau abondante et d*uue excellente qualité.

3* QoBSTiOK. A quelU dépense un puits artésien peut-il induite T

RirovsB. Elle varie selon qu'on.est obligé de creuser plus ou moins profondément. On rencontre le calcaire crayeux quelquefois à six mètres { d*antres fois à trois cents ; mais dans tous les cas, tout étant égal d'ailleurs, les frais d'un puits artésien sont beaucoup moindres que ceux d'un puits ordinaire.

4* QoBSTioi. Ces Sortes de puits ne tarissent-ils jamai» f

RipovSB. On n'a aucune certitude sur ce point , on n'a que des probabilités , mais elle sont assez rassurantes. Aucun des puits qu'on a construits jusqu'à présent n*a tari; cependant il y en a plusieurs qui existent depuis plus de cent ans.

Nous avons déjà dit que c*est à l'aide de la sonde du mineur que Ton découvre les sources jaillissantes ou les puits artésien»; mais avant de commencer les travaux de sondage, il est nécessaire' d'avoir une parfaite connaissance de la constitution, tant superficielle qu'intérieure, du pays dans lequel ces travaux seront entrepris. On s'informera s'il y a dans le pays des carrières de calcaire crayeux dans les parties les plus élevées , ou si la couche de terre végétale qui couvre ce calcaire est peu épaisse. On en examinera la direction , et Ton recherchera , soit par l'aspect des puits ordinaires , soit par quelques coups de sonde provisoires , à connaître si le calcaire crayeux qui se montre au jour dans les parties élevées , se prolonge audessous des terrains de transport, dont 1^ fond de ces vallées est ordinairement recouvert. De celte exploration , on en conclura si l'on doit , ou non , se livrer aux travaux q(K l^u^ percement exige.

On nous a assuré qu'à Mèze , petite ville du département de l'Hérault , à une lieue de Cette , et sur le bord de l'étang , un propriétaire avait un puits qui tarissait souvent, et n'avait jamais une grande proTondeur d'eau. Il voulut le faire creuser de cinq pieds de plus ; le sol était calcaire. Dans cette opération , on perça le lit pierreux ; il en sortit de suite une quantité d'eau assex considérable , qui s'éleva en peu de temps à plusieurs mètres de hauteur. Depuis ce percement , fait par hasard , l'eau , dans ce puits , à tonjoura été abondante et de bonne qualité. Si

ce fait est vrai , on ne peut pas douter que , sans le chercher , on ait trouvé un puits artésien. On peut donc penser, avec* beaucoup de probabilité , que la sonde y amènerait avec facilité des fontaines jaillissantes ; ce qui serait de la plus grande utilité , dans un pays qui manque d'eau saine et parfaitement Sfalubre.

C'est précisément dans ces contrées oà la bonne ea|i est rare, qu'on ne doit rien négliger pour tâcher de découvrir des eaux souterraines. Tous les habitants ont le plus grand intérêt à concourir aux dépenses que nécessitent ces recherches , afin de se procurer, sinon des fontaines jaillissantes , au moin? des puits abondante et des eaux excellentes. Les coups de sonde ne sont pas , à beaucoup près , aussi dispendieux que la construction des puits ordinaires; et lorsqu'on aura reconnu , par les caractères géologiques, familiers aux ingénieurs des mines, quil y a présomption de réussite , l'on ne doit pas se lasser , parce qu'on sera presque toujours sûr de parveuir à son but , en rencontrant des sources venant du fond. Nous citerons à ce sujet un exemple frappant.

Un propriétaire fit donner un coup de sonde dans son terrain; on le porta jusqu'à vingt-quatre mètres après avoir traversé une couche de calcaire crayeux. A cette profondeur il rencontra une eau abondante , qui vint jaillir au-dessus du sol. Un voisin de celui-ci , encouragé par ce succès, fit sonder chezlui jusqu'au profondeur de vingt-quatre mètres. N'ayant pas rencontré l'eau à cette profondeur , il se dégoûta , et vendit sa propriété. Cependant il avait percé environ deux mètres dans le calcaire. Son successeur reprit les travaux commencés ; il persista, et obtint, après avoir fait percera la profondeur de trente-six mètres , une fontaine jaillissante dont les eaux s'élèvent à plus d*un mètre au-dessus du sol.

De tout ce qui précède , nous sommes autorisés à conclure que , toutes les fois qu'un pays ne présentera pas les caractères gi6ologiques favorables à cette opération, et ne donnera pas une présomption de réussite, il est prudent de s'abstenir de rechercher des eaux souterraines , puisque les terrains dont il paraîtrait composé ne présenteraient pas de couches perméables à l'eau , contenus en d'autres couches sensiblement imperméables.

Dana le cas contraire , on doit persister avec constance : les gens de l'art peuvent seuls édairet* sur ce point.

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D^n» presque tout les déparleoseBis , le goaTcrnement entretient des ingénieurs des mines , dont les études ont été dirigées vers la connaissance de la géologie. Alors il faut les consulter Le gouvernement encourage la recherche et la construction des puits artésiens. La Société d'Encouragement , dans la vue de seconder les intentions paternelles <Ia gouYernement , a proposé des récompenses aux propriétaires ou aus ingénieurs mécaniciens qui auraient introduit des puits artésiens dans un pays où ces sortes de puits n'existent pas. Cettesociété philanthropique, désirant propager Fusage de ces puits, si utiles pour T arrosage des prairies et les besoins de Tagriculture , a déjà , en 1823 , dé» c^rné plusieurs récompenses dans ce sens.

Le mouvement que cette Société k imprimé pour le percement des puits artésiens s'est déjà propagé par toute la France. A LjOD , à Moulins , à Bourges., à Grenoble , h Marseille , à Perpignan , à Toulouse , à Bordeaux , à Rennes , à Quimper , à Rouen , etc. , des compagnies se forment pour le percement des puits forés , dont les avantages commencent à être sentis et appréciés.

La Société d'Encouragement s'était déj2| occupée, dès Tannée 1818, de la question importante à laquelle cet article est consacré , et le 22 septembre de cette même ^U" née , elle proposa deux prix , « dont un de' » 3,000 francs et TanU^e de 1,500 francs,

* pour le manuel ou la meilleure instruction

* élémentaire et pratique sur Tart de percer

* ou de forer, à Taide de la sonde du mineur

* ou du (bntainier, les puits artésiens , depuis

* riHgt- cinq mètres de pi'ofondeur jusqu'à » cent mètres et au-delà , s'il est possible* •

£n 1821 , le prix de 3,000 francs fut adjugea M. Gamier, ingénieur au corps royal dot mines , pour son Traité sur les puits artésiens ou sur les différentes espèces de tet^ rains dans lesquels on doit rechercher des eaux souterraines. Ce volume in-4o avec beaucoup de planches fut imprimé aux frais du gouvernement en 1821 , et rauteur en a fait une seconde édition en 1826, considériiblement augmentée. Elle a 264 pages in-â^' aTCc yingt-cinq grandes planches gravées.

Le second prix fut converti en trois médailles d*or, de 500 francs chacune « pour les propriétaires qui les premiers auraient introduit l'usage des puits artésiens dans un paj^ où ces sortes de puits n'existent pas. £llei[ ont été décernées en 1828.

C'est dans l'ouvrage important de M. Gar- Tome 19.

nierj dont nou4 raiona déparier, que ks propriétaires industrieux doivent puiser toutes les connaissances théoriques et prati<p ques sur la recherche des eaux souterraines et la construction d^ ces puits , qui. apporte* ront nécessairement de grands avantages pour l'agriculture, en augmentant la richesse du propriétaire, et par suite le bonheur général. Li^vormavd et Meli^t.

PUIT3 ARTÉSIENS. ( Géphgie,) Tout ce qui se rapporte aux puits artésiens, autrement appelés puits Jurés ou fontaines artificielles, est devenu d'un si grand intérêt, depuis que l'on cherche à en répandue l'usage 9 que nous croyons devoir ajouter aun: considérations exposées ci -dessus quelques observations sur la nature géologique des terrains dans lesquels ces sortes de puits %Qià\ praticables.

M. Héricart de Thury ,qui s'est beauconp occupé de cette question , et qui a cherché à reconnaître l'origine des eaux qui alimentent ces sources artificielles , admet d'abord en principes que Us eaux s'épanchent sonsterrainement en veines , filets j ruisseaux , ejt même quelquefois en tçrrents plus ou moins /bris, pur les fentes ^fissw^s et per^ forotions naturelles de l'intérieur des opiuches de pierre; tandis que , dans d'auUies espèces de tef-rttins , les eaux forment des nappes ou niveaux plus ou moins abondat^ts dans das couches de sable, de terre ou ds pierres perméables , qui sont e^re des cou* ches imperméables, et quaussitâf qu9 la couche supérieure estpeixée, les ea^x s' élèvent et jaillissent plus ou moins rapidemwit, pAsquà ce quelles aient atteint le ^iusau dont elles proviennent» Il suit naturellement de ce principe que l'on peut espérer d'obtenir, par la perforation du sol, des sources jaillissantes dans la plupart des terrains supérieurs aux terrains granitiques, c'est-àdire, dans les terrains à débr^ organiques, renfermant des couches argilei^es ou imperméables.

Dans ses Considérations géologiques et phjiques sur la cause du jaiUissem/etit des faux, M. Héricart de Thury fait très-judi^ çieiisex^ent remarquer qu'il serait possible qu^à une très- petite distance d'une perforation produisant des eaux jaillissantes , oa n'en obtint point par un nouveau sondage , fi ce dernier aboutissait à un courant souterrain , au lieu d^aboutir à une nappe d'eau , ou s'il était fait sur l'extrémité d'un bassin à couches relevé^ , appuyé sur un terrain

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d'une antre nature. Il fait encore -obscrrer qu'il existe des nappes d*eaux h difTérentes hauteurs non-seulement dans les masses argileuses , mais encore dans la craie et dans le calcaire marin grossier, qui lui est supérieur, pourvu que ces deux sortes de calcaires soient d^unc grande épaisseur. Il ajoute mémctjue , pour que les eaux puissent être ascendantes , il est essentiel que les formations entre lesquelles elles se trouvent , ne soieni pas coupées par de grandes vallées , de grandes déchirures' ou de profondes ravines , dans lesquelles elles trouveraient -un libre et fadle épanchement , et qu'elles ne soient pas fendues, lézardées et bouleversées intérieurement; enfin que les argiles, la craie et les dépôts plus inférieurs encore ne se relèvent pas en escarpement à la surface du sol. Dans ces derniers cas, on ne pourrait obtenir le jaillissement des eaux qu*en pénétrant au-dessus «les terrains inférieurs à la craie , c*est-*ii-dire , h des profondeurs si considérables, que nous pensons que les dépenses auxquelles soulèveraient de pareils puits, seraient rarement compensées par les avantages qu'on en espère , à moins que , dans certaines localités, il ne soit suffisamment utile , à défaut d'eau jaillissante , d'en obtenir qui remonterait , près de la surface du sol , à une distance assez peu considérable pour que rétablissement d'une machine hydraulique pût la mener facilement h la surface de la terre.

Après ces généralités, nous passerons à quelques appUcalions qui tendent à les faire mieux comprendre.

Dans les pays dont le sol repose immé-

, di«tement sur la craie , il suffit souvent d*une perforation peu considérable pour arriver à une nappe d*eau ascendante ; il arrive même , comme cela se voit dans le département du Pas-de-Calais , que Ton n*a pas besoin de traverser la masse de craie pour trouver ces eaux. On peut citer pour preuve de cette assertion le plus ancien puits foré de Tancienne province d'Artois : c'est

' celui de Lillers h, quelques lieues de Béthune , qui date , dit-on , de Van 1 1 26. On en compte aussi plusieurs autres dans le même pays , qui tous varient entre 10 , 20 ^ 30 et 40 mètres de profondeur dans la partie supérieure de la craie.

Aux environs de Dieppe , où la formation crayeuse acquiert une grande puissance, sept nappes d'eau ont été traversées dans un sondage fait pour un autre but que pour

un puits foré. La première se trouva à ennron 26 mètres de profondeur dans la forma* tion d'argile plastique au-dessus de la craie; la seconde, dont les eaux remontaient avec violence jusqu'à la superficie du sol , était sous la craieinférieureou glauconie crayeuse, et à sa superposition aux marnes bleuâtres , h plus de IfjO mètres de profondeur ; la troisième, sous les marnes argileuses et le calcaire lumachelle, à .117 mèti-es ; la quatrième^ au-dessous de plusieurs bancs de calcaire pyriteux et argileux, au-dessus d'une masse de marne argileuse, à près de 214 mètres; la cinquième, au-dessous de plusieurs bancs calcaires durs et coqoîllers et au-dessus d'un banc iPargile, à près de 252 mètres de profondeur ; la sixième , entre des marnes argileuses et un calcaire grenu coquiller, à plus de 287 mètres. Toutes ce»

nappes se montraient pourvues d'une grande force ascendante ; mais à 333 mètres , la septième surtout , reposant sur un calcaire argileux, fut si abondante , et son ascension eut tant d'impétuosité , que les ouvriers eurent à peine le temps de se sauver.

Nous avons rappelc , d'après M. Héricart de Thury, un fait important: c*est que l'on peut trouver des sources abondantes dans la masse de craie même , lorsqu'elle est d'une épaisseur considérable ; mais lorsque la craie est d'une faible épaisseur, on ne troore même pas toujours , comme dans l'exemple de Dieppe , des nappes ascendantes sur In formation marneuse qui lui est inférieure.

Ainsi , nous avons sous les yeux le détail d'un sondage commencé récemment dans l'enceinte de Troyes , d'après lequel ^ après avoir traversé.

Argiles et sables appartenant aux

argiles plastiques 9 met.

Craie 16

Marne argileuse bleuâtre. . . . 7i

Total. ... 100 met.

On n'était point encore parvenu à rencontrer la nappe d'eau ascendante qu'on eapé* rait atteindre , et qui n'est peut-être qn'à quelques mètres plus bas.

Ces exemples nods prouvent combien il est important de connaître la disposilion géologique du terrain pour prévoir h l'avance d'une manière précise la profondeur à laquelle il faut descendre, lorsqu'on se proposa, d'avoir des sources jaillissantes.

Jetons maintenant un coup d'œil sur les

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temint dea environs de Paris, et sur la Traient très-probablement traverser les couplace que les nappes d'eau occupent dans ches et les formations ci-aprè» : feors diverses coucbes. Lesondage du double i» Argile rougeâtre d^alluvions ,.eent«naiit puits de Saiot-Ouen a fait reconnaître , de- une quantité plus ou. moins considérable de pois la ibrmation inférieure du gypse jus- silex à meulières , environ. 5 met. qu'à la partie inférieure du calcaire grossier 2o Sable et grès marin su^

nsrin , superposé ù la formation d'argile périeur » 20 k 30

pUttiqae, trois nappes d'eau : la première, 3o Marne verdâtre de la

à9iiiètresaa-de8sousdu8ol, dans des mar- formation gypseuse 6 à S

nés appartenant à la première des trois for- 4« Calcaire marin , envi-

aaUons; mais elle n*était point ascendante, ron , . , 20 à 25

parce qu'elle ne venait point d^un niveau 5* Argile plastique , rem-

plus élevé que le sol ^ à 49 mètres, la seconde, placée souvent par des «a«>

aa-dessus de la couche appelée glauconie blés, environ 5-.

frouièrê, venant de plus liaut , était asceh- 6* Craie blanche à silex ,

Hante , mais pas assez pour jaillir au-dessus évaluée, d'après M. Héri-

da loi j à 66 mètres, la troisième, plus abon- cart de Thury, à 60

daote et venant des collines qui dominent 7o Craie blanche sans si- Paris au sod, a couronuè d'uu plein succès lex^ environ 40

les travaux entrepris. D'autres sondages , 8» Craie jaunâtre ou ft^/àa

exécutés à Saint-Denis , à Épinay et dan* ^ aîlex corné (30 à 70

difers points de la vallée de la Seine , pré- Ici l'on aurait quelques

leotaot des teiTains analogues à ceux qui chances de trouver une nap-

ont été traverse's à Saint-Ouen , démontrent ' P^ ascendante , attendu que

doue manière évidente la disposition et le blanc qui suit' est, quel-

lorigine des nappes d'eau telles que nous quefois assez peu perméable

Tenons de les exposer. On peut donc être pour retenir les eauv.

auuré que , partout où Ton tentera dans 9o Craie argilo-mameuse

cette o?éme vallée de$ sondages-^ ils condui- bleu&tre 5

root aux mêmes résultats. Le relèvement du lOo Glaucouie crayeuse. 25 à 30

«alcaire marin grossier sur la cive gauche de 11» Marne bleue, sable

la Seine permet aussi d'y établir , au moyen vert et autres blancs analo-

d'un sondage de 30 à 40 mètres environ , gués à ceux qui ont été tra-

des puits à jets ascendants pour peu que Ton versés aux environs de Diep-

creuse jusqu'à la partie supérieure de la pe , et que l*on voit à nu à'

eraie , qui se relève comme les terrains la base des falaises du Ha^

^'elie supporte. C'est ce que plusieurs exem* vre 10 h 30

plei ont confirmé ;• mais si l'on entreprenait — — -

<U pareils travaux sur les grands plateaux Total. .' . . 308 met.

qui dominent Paris , tels que ceux de Mont- On voit par le total de ces formations que ,

Boreocy , Meudon , Saint-Cyr, etc., comme pour établir des puits forés sur les plateaux

ces plateaux sont a une assez grande éleva- en question , on aurait au moins 300 mètres

^ géologique au-dessus du calcaire marin ^ traverser afin d'obtenir une nappe ascen-

inférieur et de l'argile plastique , la nappe dante assez forte ; maïs comme ces diverses

qai alimente les puits forés de Mont-Rouge couches varient considérablement d'épais-

et de Saint-Ouen , serait privée de la force seur selon les localités , il pourrait arriver

Mcendante nécessaire pour alimenter les que dans quelques-unes on ne fût pas obligé

pnits creusés sur ces plateaux. Il faudrait de descendre h plus de 200 ou 260 mètres ,

donc aller chercher au-dessous de la craie tandis que dans d'autres il faudrait peut-

les bancs marneux et, conséquemment im- être aller à une profondeur beaucoup plus

perméables que nous avons vus exister aux grande que celle que nous donnons d'après

environs de Dieppe. Ainsi , d'après la con- l'épaisseur moyenne des coucbes. Hcor.

naissance que Ton a des terrains parisiens * PUJOL ( Albxis ) , médecin de l'école

et de l'épaisseur connue de la fondation de Montpellier,, né -en 1739 au Pujol, près

crayeuse , les sondages pratiqués sur les Béziers ^ d'un avocat au parlement de Tou-

plateaux que nous venons d'indiquer de- louse,morten 1804, avait exeixé suceessi-

PULC

PUtG

Toment h BédàrMix , puis h Castres. Après s*étre fait dans cette ville une grande réputation dliabileté , il aspira aux palmes académiques , et se mit souvent sur les ran^ pour disputer les prix proposés! par la Société royale de médecine de Paris. Nous citerons pairmi ses opuscules : un Essai sur les maladies de la/ace, etq., Paris, 1787, in-12 ; une DisseHation sur les maladies dé la peau, relativement à l'état du foie , couronnée en 1786; et un Essai sur les inflammations chroniques des viscères , qui valut b Tauteur une médaille d*or en 1791. Les divers écrits de Pttjol , à Texception du premier , parurent collectivement à Castres en 1802 , 4 vol. ïnS: Ce recueil , assez froidement accueilli, a été reproduit en 1823 par M. F.-G. Boisseau avec quelques additions et une notice sur la vie et les travaux de Pujol.

• PUJOULX ( JBAH-BAPTfSTB ) , lîltérateur , né h Saint- Macaire , département de la Gironde , en 1762 , mort en 1821 , se fît d'à* bord connaître par des articles de journaux, qui annonçaient du goât , de la facilite et des connaissances ; il concourut successivement à la rédaction du Journal d^la Littérature française et étrangère , imprimé à Deux-Ponts , à k Gazette de France , au Journal de Paris , au Journal de l'empire , et coMpota , poulr les diflKrents tbéAtres , une foule de pièces , dont plusieurs obtinrent un succès mérité. On en trouvera le catalogue au tome 2 de Y Annuaire nécrologique de M. Mahol , pag. 266 et suiv.

* PDLCHÉftiE (MuL PoLCHXaiA Auctri- TA ) , fîlle de Tempereur Arcadroa et ë*Budoxie, née Tan 399 à Constantinople , fat déclarée Angnjte à 15 ans , et dès-lors gouverna t*empire sous le nom de son frère Tbéodose ( voyei^ ce nom ). La sagesse précoce dont celte princesse était dôaèt loi 6t entrevatr quels dangers pourraient menacer Tautorité du jeune empereur, si elle ou ses sœurs venaient à se marier. Elle les détermina à faire , ainsi qu'elle-même , vœu de célibat. Mais lea pratiques de piété anxqoelles elle s'était consacrée ne la détourné- ' rent point du soin du gouvernement; elle en din|;eait Taotionsans éolatetsenspOmpe, reportant à son frère tout Fbonnear du bien qu elle faisait. Malgré tant de sagesse , rehaussée encore par. lea plus douces vertus , Pulcbérie n*échappa point aax traits de Tenvie. Un moment disgraciée en 447, éHe se vit obligée de quitter la conr de Théedose, qui bientôt la rappela, Apt^ la mort de ce

prince (450), elle fut unanimement procla* mée impératride de l'Orient , et , pour consolider Sa puissance, elle offrit h Marden de partager son trdne avec le titre d'époux , sous la condition toutefois qu'elle referait 6dèle au vœu de chasteté quelle avait solennellement fait. De concert avec le nouvel empereur, PuTchérie continua de trsivailler san$ relAche au bonheur de ses peuples et au maintien de la foi catholique , et h sa mort, survenue en 453, elle emporta des regprets unanimes. Cette princesse , qui avait construit un grand nombre -d'é' gKses , fondé des couvents et doté beaucoup dlkospices , institua encore les pauvres pour héritiers de ses biens. Les Grecs , qui Thonorent comme sainte, célèbrent sa fiête le 13 septembre. Un bref de Benoit XIV autorisa plusieurs communautés religieuses à consacrer à sa mémoire le |n«mier juillet , et k faire un office particulier en son honneur. Ontre les différents hagiographes , on peut consulter sur Pulchérie sa Vie , par te jésuite Contucci« Rome, 1754; le tome 15 des Mémoires de Tillemont, et le trentedeuxième chapitre de V Histoire de la déea^ dence de Vem^tire romain , par Gibbon.

• PULCI ( Louis ), poète italien , né à Florence en 1432 , est auteur d'un long poème héroi-comique , intitulé : Morgante Maggiore , peu lu de nos jours , mais regardé comme le pmmier menument du genre de poésie auquel Bemi a laissé son nom , oniquement parce qu'il y excellait. Pulci obtint la fîiveur de Laurent de Médicis, et fut l'ami de Politien^ On croit qu'il mourut vem 1487. Ofifre le Morgante , dont les meil^ leures éditions sont celles de Venise ,14949 1545, 1574, iu-4o ; Florence ( Naples >, 1732, in-4o; et Paris, 1768, 3vol. inl2, on a encore de Pulci quelques autres poésies et des lettres à Laurent de Médieie, sumomaié le Magnifique y qui ont été son* Tent réimprimées.

* PULGAR ( FBxoixâVD db), historien espagnol , né h Polgar, prés de Tolède , en 1436, fut chargé de plusieurs missions iaaportantes sous le règne de Ferdinand-te- Catholique et d'Isabelle de C^tstiHe , dont il devint riûstorîogniphe , et mourut en 1486.

On à de lui une histoire de ce règne. C'est la première édition qni porte le nom de Pulgar; celles qui Tarvaient précédée portaient le nom d'Antoine Lebrixa , qui n'en était que le traducteur latin. Il elk a para è Valence 9 en 1780, une édition eollatîon-

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