‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 39 sur 135 · PUF F · texte numérisé non relu

PUF F

Jiii décernu. tAon Je surnom de Poblicola ; et en- effet toutea les mesures populaire»

qu'il avait fail décréter le iui méritaient. Ce ^t pendant sou troisième consulat qu'eut li«o h guerre contre le roi d'Étrurie , qui préiendait rétablir Tarquin-leSuperbe 6ur le trône ( vojrez Pobsbhità ) ; il la termina par le seul ascendant de ses vertus. Nommé consul une quatrième fois , il dé6t les ââbins ^ et obtint encore les bonneurs du triomphe.

A la moit de cet illustre consulaire ^ TÉtat fut obligé de pourvoir aux frais de ses funérailles ; les dames romaines portèrent un an son deuil, Plutarque, dans la vie quHl a écrite de P. Valerius PubHcola , le met en parallèle avec Solon.

* PUBLIUSSYRUS, poète mimique latiii , vivait à Home vers Tan 45 avant Jésus- Cbrist ; né en Sjrrie , il fut amené esclave dans la ville du peuple -roi dès sa première jeunesse, et Ton conjecture quil porta da-* b»i-d le nom de Syrus^ à cause de son origine. Le Romain auquel il appartenait lui Gt donner une éducation soignée , laffrancbit ensuite , et c'est alors qu^il reçut le nom de Publius. U «^adonna à la composition des mùneê , comédies burlesques , que les Grecs aimaient beaucoup et qui ne consistaient d'abord qa'en ilauses grotesques et en grimaces. Pins tar«i les acteurs joignirent à ces danses le burleaque de la comédie , c'est-àdire ce qu'on appellenyt de noa jours des scènes de parade , sana intrigiie , sans liaison et sans dénouement. L'objet principal était de faire rire par le naturel avec lequel les acteurs imitaient les délauts et les vices de pei-soonages connus. Publius Syrus, à-la-fois auienr et acteur , aprèt avoir obtenu de.

grands applaudifsements dans plusieurs ville» dUtalie« vint ,à Rome pendant les fêtes que donnait Jules César^ll porta un défi aux poètek qui trikvaiUaient alors pour les jeux sciMiques. Ceux^i Tacceptèrent et furent tOfis vaincus. Jules-César accorda même ao vainqueur la préférence sur Laberîus , chevalier romain, auteur , alors fort en vogu^, d»»ê te même genre, il parait que Publius- Syrus tempérait la licence des scènes mimiqtv» par des traita nombreux de morale« Âéuèque lui denne de grands éloges, et saint Jérôme dit que les Romains liraient ses productions dans les écoles publiques. De$ sentences morales de ce poète mimique nous Gtiil été conservées par Âulu-Gelle , Macrobe et Sénèque, et on les a plusieurs fois imprimées k la tnite dea traités du dernier ou des

fables de Phèdre. La plus ancienne édition est celle publiée par Érasme , Bâle , 1502 , in-4o , d'après on manuscrit de Cambridge.

Les meilleures éditions sont celles de Gruter, d'Havercamp et de Zwinger. M. Levaaseur en a publié une nouvelle , Paris , 181 1 , in 8«, avec des notes explicatives et nne traduction littérale en prose. L'édition la plus récente et la plus complète est celle donnée par J.-C. Orelliua , Leipsig , 1822, ind»; eues notis variottum , avec la traduction grecque de Scaliger.

* PU CCI ( Fbajii^ok ), écrivain eentroversiste , né à Florence dans le 16* siècle , vint à Lyon, après avoir terminé ses éitudes', pour suivre la carrière du commerce. Les liaisons qu'il forma dans ceHe dernière ville Fajant porté à adopter , du moins en paAie , les opinions des protestants , il aitandonna le commerce pour venir à Oxford se mettre sur les bancs de théologie , et ii jr prit en 1574 le degré de maitre*èfr-arts. Queiqne temps après , il publia un traité de Fide in Deunij qum et qualis sit, où il coad>attaii ouvertement les dogmes du parti calvimste qui dominait alors Tuniversité d'Oxford. Cet écrit loi ayant attiré de nombctux enneinis , '1 se vit obligé de se retirer à Bàle , où ii ae lia avec Faust Socin ( vojrez ce nom ) ^ doni ii accueillit les opinions, mais les théologiens le forcèrent de quitter la ville à cause de son sentiment sur la grâce universelle. Revenu^ à Londres, ses opinions manifestées avec trop de licence le firent mettre en prison. Ii en sortit au bout de quelque temps , passa en Hollande , d'où ii entretint une coireipondanceavec Socin, qu*il combattit toate^ fois sar certains points dans on traité de Immortalittiie naturali primi hominie anta peccaium. De la Hollande il se rendit à Ativers , puis à Cracovie et à Prague , où , après plusieurs conférences avec le nonce du pape, résident dans çetie^ilie » il fit une rétractation publique de ses erreurs en 1595. Après sa rétractation Pucci fut ordonné j>rétre , et devint secrétaire du cardinal Pompei d'Aragon , chez lequel ii mourut en 1600.

* POCCIO. roj^ez Capamw^ *PUCËLLED ORLÉANS, f^ajez JxA^ia

n'Aac.

* PUENTE (db La), fqr" PoaTCt Poax.

* PUFFENDORF (Samuel) , l'un des plus grands publicistes et historiens du 17« siècle, naquit en 1G32 à Chcmnitz, itourg de la Mi&nie , où son père exerçait les fonctions de ministre luthérien. Noerri de htmm^ heure

PUFP

PUGÉ

ile la philosophie, de Descartes , de la jurisprudence de Grotius , et de la méthode de Wcigel , il fit paraître en 1660 un ouvrage intitulé : EUmenta jurùprudentiœ naturalis methodo mathematicd , qui lui fit une telle réputation , que Charles-Louis, électeur palatin , auquel il Tavait dédié , créa en sa faveur une chaire de droit naturel dans l^inirersitéd'Heiberg.Puffendorf resta dans cette ville jusqu*en 1670 , que Charles XI , roi de Suède , le fit son historien , et lui donna en même temps la charge de secrétaire d^État.

Il s*attacha ensuite à Télecteur de Brandebourg , Frédéric-Guillaume , qui le nomma conseiller aulîque , puis conseiller intime , et le chargea d'écrire Thistoire de son règne.

II mourut à Berlin en 1694. Nous citerons parmi ses nombreux ouvrages philosophiques, politiques, philologiques et historiques : de Jure naturœ et gentium Lih, VIII, Lund, 1672 , in-4« ; id. , cum notit vanbr. à Gottl, Mascovio, Leipsig, 1744; traduit en français av«c des notes par Barbejrac , Amsterdam, 1729, troisième édition 1754, 2 vol.

ln-4» ; de Offtcio hominit ac civis Lihri II, Lund, 1673, in-S» : c'est Tabrégé de Touvrage précédent; il a été réimprimé plusieurs fois; Barbe/rac Ta aussi traduit en français ; Seuerini Monzamhani veronensis de Statu imperit germaniei, 1660, souvent réimprimé depuis , traduit en plusieurs langues et notamment en français , Amsterdam,

. 1669 , in- 1 2 : ce ne fut qu'après la mort de

< Puffendorf qu'on acquit la certitude qu'il

était Tauteur de cet ouvrage ; Disseriatio de

fœderihusiiUerSueciamet GaUiam, La Haye, 1708 , in-8» ; traduit en français , ibid., 1 709 ; Georgii Castriotœ Scanderhegi Historia , Stade, 1684, in-12, Commentarii de rébus tuécicit , ah expedit. Gustavi-Adolphi usquè ad abdîcationem Chnstinœ , Utrecht, 1 686 , in-fol. ; de Rébus gestis CaroU'-Gustavi Sueeiœ régis f Nuremberg, 1659, 2 vol. in-fol. : c'est le plus estimé de ses ouvrages ; de Rebus gestis Frederici III, electoris , posteà , régis f commenta riorum lib. III f Berlin, 1784; Einleitungzur Geschichte dereuropœisehen Staaten, Francfort, 1682,in-8«; traduit en français par Rouxel , 1710 , et continué par Ohlenschlsger. La Martinière en a donné une continuation française , Amsterdam , 1722, reproduite avec l'ouvrage original, sous le titre d'Introduetion à Vhistoire générale et politique de C univers , édition revue et augmentée par de Grâce , Paris, 1753 et suivantes , in - 4«. — Isaîe PuFFwrDotF ,

frère afné du précédent , fut chargé de phi^ sieurs missions diplomatiques par les courr de Danemarck et de Suède , et acquit la réputation d'un politique habile. Il fut pendant quelque temps ministre de Suède à Paris , et il représentait la même puissance & Ratisbonne , lorsqu'il mourut en 1689. On a de lui : 0/7usctti^ /iit/e/ii7ia, publiés par J.*P. Ludwi^ , avec une vie de Tauteur , Halle, 1700, in-8o : on y distingue une dissertation sur les lois saliques , et une autre sur les druides. -— Frédéric-Isaïe tle Puffbhdokf, de la même famille , vice-président du tribnnal-de Celle, mort en 1785 , a publié divers ouvrages sur le droit , entre autres : de Juridictione germanicd , Lemgo, 1740, 1786; Observa^ tiones juris uniuersi ^ Celle et Hanovre , 1744-76,4 vol. , 1780-84.

• PUGATSCHEFF.f'o/-e2PoccATSCB«w.

• PUGET(PriaiB), célèbre sculpteur, constructeur de vaisseaux, peintre et architecte , né à Marseille en 1622, s'appliqaa de bonne heure aux beaux-arts , et se signala dès rage de 16 ans par la construction d'une galère. Il parcourut ensuite l'Italie, séjourna à Florence et h Rome , et revint dans sa patrie à 21 ans. Ce fut alors qu'il inventa ces poupes colossales , ornées d'un double raag^ de galeries saillantes et de figures en basrelief et en ronde-bosse , qui ont fait longtemps Tomement des vaisseaux de toute l'Europe. Puget se fit aussi un grand nom par les tableaux qu*il peignit dans les villes de Marseille , d'Aix , de Toulon , de Cuera et de la Ciotat ; mais une maladie grave , dont il fut atteint en 1655, lui fit abandonner la peinture pour se livrer à la sculpture eh marbre , dont il ne s'était point occupé jusque là d'une manière suivie. La porte et le balcon de l'hôtel-de-ville de Toulon furent son premier ouvrage. Ce monument est entièrement de lui : il en a été Tarchitecte et le sculpteur. Il vint ensuite h Paris, où Fouquet ayant entendu parler de «ou talent conçut le projet de le charger de toutes les sftiptures destinées à l'embeUissement de son château deVaux-le-Vicomte, et le chargea en conséquence d'aller choisir en Italie de beaux blocs de marbre. Puget 8*était rendu à Gènes lorsqu'il apprit la disgrâce .

du ministre. Les Génois le retinrent alors parmi eux , le comblèrent de biens et d'honneurs , et 'leur ville devint pour lui une seconde patrie. L'Académie de Marseille a proposé son éloge pour un sujet de prix en 1801 . Le prix a été décerné en 1807 à M. Énérie-

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