PUYS
ler?^ en 1677 , 8*é!eva de grade en grade par ses talents et 9a va)ei|r, et fut considéré comme un des hommes de guerre les plus expérimentés de son siècle. Louis XIV, qui en faisait grand cas et lui cpmmuniquait chaque année ses projets vie campagne, le chargea de plusieurs missions diplomatiques.
Puységur eut une grande influence sur les événements qui consolidèrent , sous Philippe V , le trône d'Espagne dans la maison de Bourbon. Il fut nomm4 membre du con* scil de guerre pendant la minorité de Louis XV, et remplissait les fonctions de commandant en chef sur les frontières des Pajs-Bas , lorsqu'il reçut le bâton de maréchal en 1734. Il mourut en 1743, âgé de 38 ans. On a de lui un ouvrage estimé intitulé : l'Art de la gutrre , qui parut en 1748, in-fol. et in-4o : il a été traduit en allemand. Le baron de Traverse en a publié un extrait en 1758, sous le titre à^Ètudei militaires, — PuTsicuB (Jacques-François-Maxime de Chastbbex, marquis de ) , 61s du précédent, né à Paris en 171G , mort en 1782 , se distingoa aussi dans la carrière des armes , et parvint jeune encore au grade de lieutenantgénéral. On a de lui : État actuel de l'art et de la science militaire à la Chine, Londres ( Paris ) , 1773 , in-12 ; du Droit du souverain sur les biens du clergé et des moines , 1770 ; Analyse et Abrégé du spectacle de la nature dePluche , Reims , 1772 , 1786, in-12 ; et diverses brochures de circonstance. — PuTsioun ( Antoine -Hyacinthe -Anne de (Ihastbitbt de ) , plus connu sous le nom de comte de Chastenet , second fils du précédent , né en 1752 , entra de bonne heure au service de mer , où il obtint un avancement rapide. Réunissant des connaissances archéologiques k celles de marin , ce fut pour satisÊdre son goût pour les antiquités qu'il demanda an roi d'Espagne , en 1772 , la permission de pénétrer dans les cavernes servant de sépulture aux Guanches (anciens habitants des lies Fortunées , aujourd'hui fies Canaries), à TénérilTe. 11 parvint, au péril de sa vie, à en extraire des momies très-bien conservées , dont il enrichit les cabinets d'histoire naturelle de Paris et de Madrid , où on les voit encore. Le gouvernement français le chargea ensuite d'aller dresser les cartes de tous les débouquements de Saint-Domingue, et ce sont ces cartes qui servent encore aujourd'hui à guider la navigation dans les parages de cette colonie. Les services que le comte de Chastenet avait Tome 19.
rendus comme marin et comme savant, ^eussent sans doute élevé aux premiers grades de la marine française , si la révolution n*était venue traverser sa carrière. Ayant émigré en 1 791 , il servit à Parmée de Coudé, pas^a ensuite au service de TAngleterre, puis h celui de Portugal , et après y avoir obtenu , avec le grade de contre-amiral , la croix de Tordre du Christ , il sauva de Naples Ferdinand IV et sa famille, et les conduisit en Sicile sur un vaisseau qu'il commandait.
De retour en France en 1803 , il ne prit aucun service , et mourut en 1809, honoré de toute Testime que ses qualités et ses talents lui avaient si justement acquise. Son ouvrage sur les Débouquements de Saint-Domingue , qui avait paru en 1787 , in-4o , a été réimprimé depuis par ordre du roi. ^« PersicuR (Pierre-Louis de Chastrubt^ comte de), 61s du maréchal de France, Jacques-François , né en 1727 , suivit , comme ses ancêtres , la carrière des armes, et était parvenu au grade de lieutenant-général des armées du roi , lorsqu'aux approches de la révolution il fut appelé au ministère de la guerre. Quoiqu'il n'ait conservé ce poste que jusquVn 1789 , l'assemblée constituante déclara , au moment.de sa retraite, qu'il emportait Tes-»
time et les regrets de la nation. Le comte de Puységur conserva pour Louis XVI le plus grand attachement ; il commanda une compagnie de gentilshommes qui se dévouèrent Il la défense de la famille royale dans la funeste journée du 10 août, et il ne passa en pays étranger qu'après la mort de l'înfor* tuné monarque. De retour en France , il mourut è Rabasteinsen 1807. Il était grand* croix de l'ordre de Saint-Louis. — Jean-Au.
gustede Crastbbkt dePursicuR, son ft^re, archevêque de Bourges , né en 1740, mert en 1815, fut nommé député aux États-Généraux et fut un des trente évêques qui souscrivirent V Exposition des principes contre la Constitution civile du clergé. Obligé de s'eipatrier, il fut aussi un des signataires de VInstmction sur les atteintes portées à la religion, publiée en 1798 par lei évêques français émigrés.
* PTJYSÊGUR ( Amard-Marib-Jacqvbs DB CHASTENET marquis db ) , fils du lieu, tenant-général Pierre-Louis , né en 1752 , entra à seize ans dans l'artillerie , obtint k vingt-sept le grade de colonel , fit la eampagne d'Espagne en 1782 , et remplit au siège de Gilbraltar les fonctions de major de tranchée. Au commencement de la révolution ,
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doDt il adopta les principes avec une sage modération , il passa du commandement du régiment d^artillerie de Strasbourg à celui •de récole de ]La Fère avec le grade de maréchal-decamp , donna sa démission en 1792pour se retirer dans ses foyei-s ; et, sur Taccusation portée contre lui d'entretenir une correspondance avec ses frères émigrés , il subit à Soissons une détention de deux années. Fixé enfin à sa terre de Buzancy , il y ménagea un asile à quel(}ues illustres proscrits , fut nommé maire de Soissons après le 18 brumaire, se démit de cette magistrature en 1815 , et mourut le l'^* août 1625 dans 5on château ctc Buzancy ^ retraite dont )a restauration ne l'avait point fait sortir. Différents traiU d'un désintéressement digne des plus grands éloges eussent suffi pour assurer un honorable souvenir au marquis de Puységur, s'il n'avait d'ailleurs rendu son nom célèbre en l'associant à l'histoire du magnétismç animal , dont il fut de bonne foi le zélé et infatigable défenseur.
* PU Y VALLÉE ( Philippe Jacques BEN- GY de), député de la noblesse du Berrr aux États-Généraux , né en 1743 à Bourges , où il mourut en 1823 , avait commencé par porter les armes en qualité xle sous-lieutenant dans le régiment de Vieille-Marine.
Après la session de l'assemblée constituante, où , partisan de l'ancien état des choses , il ne se fit guère remarquer que par un «discours contre le projet de diviser la France en départements , il quitta la France , y rentra dès 1792 , fut bientôt contraint h repasser à l'étranger , ce qu'il ne put faire qu^après avoir couru des dangers imminents, et enfin profita, pour revenir encore, de Tamnistie accordée par le gouvernement consulaire. Membre de la commission administrative des hospices de Bourges sous le gouvernement impérial , il devint, depuis la restauration , membre du conseil-général du département du Cher , en fut cinq fois président , et h quelques autres titres honorifiques , joignit celui de président de la Société d'agricultui*e du département du Cher. C'est au sein de cette compagnie qu*a été prononcé son éloge , par M. de Villesaison , imprimé par extrait dans le Moniteur Au 21 avril 1824.
» PYGMALION ( Mx^hologie), sculpteur fameux de Tile de Cypre, conçut une passion brûlante pour une statue de Vénus qu^il avait modelée , et par ses prières réussit à loucher la déesse qui anima le magnifique ouvrage. Pygmalion épousa
alors Tobjet de son amour, qu'il nomma Éburnée , et en eut un fils appelé Paphus. •
♦ PYGMALION, roi de Tjr, succéda l'an 874 avant Jésus- Christ à Matgen , dont quelques savants supposent qu'il était fils (car il n'avait alors que onze ans ) , et mourut après quarante-sept ans de règne , Tan 827 , dans sa cinquante-huitième année. On a vu à l'article de Didon que, fuyant la cour d'un frère qui par des vues de cupidité s*était fait le meurtrier de Sichée son époux , cette princesse passa en Afrique et y fonda Garthage vers l'an 882 avant notre ère. Mais l'adoption des renseignements chronologiques qu'on vient d'énoncer reporterait à Tan 867 la fondation de Carthage : cVsi aussi la conjecture la plus plausible. Il faut noter que les indications que nous ont transmises les anciens auteurs sur ces événements sont totalement divergentes; et il en est peut-être de l'émigration de Didon conune de la fable par laquelle les Grecs ont expliqué Toriginede la citadelle de Byrsa (Bv^ovk, peau de bœuf) , en Afrique. On peut croire d'ailleurs , pour concilier ces indications diverses, qu'avant Témigration de Didon ou Élissa, d'autres établissements avaient été faits par les Phéniciens. C'est à la discussion de ces opinions contradictoires que M. Saint-Martin a consacré son savant article de Pjrgmalion { tome 36 de la Biographie universelle) {'mais il n'a pas jugé à propos d'examiner ni même de rapporter les renseignements, peut-être fabuleux, qu*on a sur la mort du roi de Tyr : Astarbé , digne épouse de ce prince cruel , l'empoisonna , a-t-on dit, et impatiente de l'efTet du breuvage , elle accéléra $ïk fin en 1 étranglante
* PYL ( JBAH-TnioDORB ) , médecin allemand, né en 1749 dans la Poméranie, prit ses degrés à l'université de Gripswald, alla suivre à Berlin les leçons danatomie de Cothenius, prit du service dans les troupes prussiennes lorsque éclata la guerre de la succession de Bavière ( 1778) , et, de retour dans la capitale de la Prusse, obtint plusieurs places à-la-fois lucratives et honorables. Il se von» plus particulièrement à la médecine légale et à la police médicale , et mourut en 1794 , laissant entre autres opuscules en allemand et eu latin : Dissertât, de ruhedine sanquinis, Gripswald , 1775, in-4o ; Répertoire de la science des médicaments, Berlin , 1789-03 , 3 vol. ip-8«. — Théodoi^ Pil , père du précédent, médecin de Barth , dans la Pomé-