‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 45 sur 135 · P YRA · texte numérisé non relu

P YRA

rtnie , est auteur d^un traité deAuditu in ge* nertj et de ilio quijit per os , in specie , Giyptwald, 1743, în-4o.

* PYLADE , célèbre pantomime , porta ce genre au plus haut degré de perfectioii chez les Romains. H était né eu Sicile , dans le dernier siècle avant l'ère chrétienne. Il forma dans Home , sous le règne d'Auguste 9 une troupe spéciale , qui ne s'occupait point de tragédie ni dt comédie parlée , mais qui' repréf cotait ce que T^n appelle aujourd'hui àe* ballets ou des sujets tragiques , comiques ou satiriques , exprimés par des danses oa gestes muets. Il ne faut point confondre les acteurs appelés mim'es on pantomimes avec les poètes mimiques ( vojrez LAsanivs etPuBuos-STars ). Les premiers exprimaient par le geste seul une fable , un poème entier, sans pouvoir tirer parti des mourements du visage , car ils étaient masqués comme les autres comédiens-: seulement leiirmasque était d'une forme plus agréable.

Bathjrle, élève de Iliade, forma bientôt ime autre troupe qui partagea avec la première les suffrages des Romains. Ces troupes rivales occasionèrent deux factions qui appelèrent plusieurs fois Tintervention de fagtorité impériale. L'insolence de Pylade le fit bannir de Rome et d'Italie ; mais les murmures du public forcèrent l'empereur à revenir sur sa décision. On ignore l'époque de la mort de Pjlade. Les pantomimes ^rent encore chassés dé Rome à difiërentes époques , sous Tibère , Néron , Domitien , Tnjan , etc. ; mais leur exil n*était que temporaire , et la clameur publique obtint constamment leur rappel. La manie pour ce genre de spectacle ne fit qu'augmenter jusqu'au 5* siècle , et ne finit qu'à la chute de l'empire. On prétend a voir retrouvé TinscriptioQ du tombeau de Pylade; et Ton cite trois autres pantomimes du même nom, vnti qu'un musicien grec , né à Mégalopolis, <huis le Péloponèse , et contemporain de Philopœmen.

* PYM ( Jobh) , né dans le comté de Sommerset en 1584, fut un des membres les plus remarquables de la chambre des communes sous le règne de l'infortuné Charles 1er. Il s'était déjà fait distinguer sous le règne de Jacques II par une opposition constante aux mesures de la cour. En 1756, il concourut à la rédaction des articles de Tacte d'accusation contre le duc de Buckingliam. Partageant toutes les opinions des puritains , il avait formé le projet de passer en

Amérique pour y fondei^ un gouvernement où la liberté civile et la liberté religieuse fussent plus respectées qu'en Angleterre; mais un ordre du conseil l'empêcha , ainsi que plusieurs autres mécontents , au nombre desquels se trouvait Cromwell , d'exécuter cette résolution. Il devint l'un des membres les plus actifs et les plus influents du parlement , dont le roi prononça la dissolution le 6 mai 1640. Renommé membre de celui qu*on a appelé le long, parlement , Pjm en ^ défendit d'al)ord les. doctrines et les intérêts avec une grande énergie ; mais ensuite il se montra moins virulent dans ses attaques contre la cour , et fit même quelques ouvertures en faveur du roi. Ce nouveau s^^stème de conduite ayant diminué sa popularité , il se plaignit de l'inconstance du peuple à son égard : toutefois il jouissait encore d'un grand crédit dans son parti , lorsqu'il mourut à Derby-House en 1643 , exerçant l'emploi de lieutenant dans l'armée parlementaire. Il fut enterré avec de grandes solennités dans l'abbaye de Westminster. On trouve dans les Memoires de lord Clarendon des détails intéressants sur ce personnage.

• PYNAKER ( Adam ) , peintre hollandais, né en 1621, mort en 1673, s'est acquis la réputation d'un habile paysagiste.

' * PYRA ( Jacqubs-Ew^àiiubl ) , poète allemand , né en 1715 à Kotbus , en Lusace , se consacra à des éducations particulières , et fut ensuite professeur dans un gymnase de Berlin, où il mourut en 1744. Ses. Poé^ sies\ réunies à celles de Langen, ont été publiées pour la première fois à Zurich , puis à Halle, avec des augmentations , 1749 , in-80.

* PYRAMIDES ( la bataille des ) , fut gagnéc le 20 juillet 1798 par les Français sur les Mamloucks , aa village d'Embabé , en vue des antiques monuments dont cette journée a pris le nom. ( Foyez Buohapabtb et

MOCRAD BBT.)

PYRAMIDE. ( Géométrie, ) Si d'un point de l'espace , situé hors d'un plan , on mène des droites aux sommets des angles d'un polygone tracé dans ce plan, le corps renfermé par les plans que déterminent ces lignes , s'appelle paramyde; le polygone en est la baseï le point donné, le sommet; la perpendiculaire menée de ce point sur la base , la hauteur. Quand le polygone est régulier , et que les faces tiiangulaires sont toutes égales, la pyramide est dite régulière : la droite , qui joint le sommet au centre de la base , est perpendiculaire à celle-

PYR A

PTRG

ci : Vaffothèm€ €at la hauteur des trianglei. Le téimèdre eat une pjrramide à quatre fa* ces triangulaires.

La surface d^ine pyramide e*oblicnt en évaluant les aires de toutes les faces qui la composent. Le yolume est Je produit de Taim de sa base par le tiers de sa hauteur { toutes les pyramides qui ont même hauteur et de» bases quelconques égales ^ ont même volun^e. L*une de ces deux propositions est la conséquence de Tautre ; celle qui sert h trouver le volume de la pyramide est un «les théorèmes Ae géométrie les plus didioi* les À démontrer^ ( yojt% les Géométries de MM. Legendre, Lacroil , Vincent, etc., et mon CoHTv d* mathématiipus pares»

Fbàhcobcr.

PYRAMIDE, royez Égtptibsbb et Ib* MBBBB ( Architecture ) ^ et Mobumebts.

* PYRARD ( François) , voyageur français^ né à Laval dans le 16* siècle , s'embarqua à Saint-Malo en 1601 , sur nn, des ' deuK navires qu'une compagnie de mar^- ^ands dei trois villes de Laval , Sahit-Malô et Vïtté , avait armés pour chercher un chemin aux Indes orientales. Cette expédition relâcha successivement aux fies Annobon , Madagascar et Cemore, dans Tocéan Indien.

Le bâtiment sur lequel se trouvait Pyrard ayant fait naufrage sur les Maldives, c^ voyageur et ses compagnons furent recueillis par les insulaires i, et répartis sur plusieurs fies. Pyrard fut conduit à Malé, résidence du roi des Maldives , et fut bien traité par ce prinee. Il "mait depuis cinq ans dans cette He , lorsque les Maldives furent attaqués par la Éotte da roi de Bengale. Le prince insulaire ayant été tué , Pyrard pria le vainqueur de le rendre à la liberté. Pris d abord pour nn Portugais ^ il fut maltraité , et on voulut iwème lui ôter la vie ; naû , reconnn ensuite pour Français , il fut traité plus humainement, et le ch^f de Texpédition le prit^ ovec trots de ses compagnons, sous sa protection «péeiaie. Ils s'embarquèrent sur la flotte qui retournait an Bengale. Pyrard rendu h la hberté , éprouva bientôt de nouvelles infortnnes« Les Portugais le firent prisonnier. Il aervit , pendant deux ans , coosme soldat dans leurs troupes , fut détenu ensuite avec tous les étrangers qui ae trouvaient kOM , obtint «a Ki)eiié par rentremtse des jésuites qui réaidaient dans cette dernière ville , en partit avec ses trois compagnons, ie 30 jnnvier 1610, etabordalescMesdeGolioeaubout d*nn an de traversée. Il qnittaf Espagne presque ausskdt

pour revenir en France , et se rendit à Paria ^ où le récit de ses aventures lui valut la protection de plusieurs personnages puissants. Ce fut d après le conseil du pr^ident Jeannin ( VHjrez ce nom ) , qu'il écrivit la relation de ses voyages , qui parut pour la première fois sous ce titre : Discours du imjrage des Français aux Indss orienuUeâ , ' enseuMe des dit^rs accidents , ad^entui^es et dangers de l'autheur en pLuùeurs royaumes des In-' des, etc. , Paris, 1611, in-8o. Jérôme Bignon , avocat -général, obtint ensuite de Pyrard des renseignements beaucoup plus amples que ceux qui étaient co^itenus dans ce Diicours ; et la réidaction de ces matériaux, fondus dans U première relation, fut confiée à Bergeron , qui publia son travail sous le titre de : Foyages des Français aux Indeeorientales , MaUit^s , Moluques U au Brésil , depuis 1601 jusqu^en 161 1 , Paris, 1615 , 2voL in-8o, iivec un vocabulaire des ile»

Maldives. On ignore Tcpoque de la mort de Pyrard. Long-temps après, Pierre Duval fit paraître f^ojrage de Fr. Pyrard de Laval, contenant sa navigation aux Indes orietUm^ les , etc. , divisé en trois parties , nouvmllt édition , revue , corrigée et augmentée , etc., Paris , 1679 , in-4o : l'éditeur a omis le vocabnlaire i[es Maldives { mais il a dressé une carte de ce voyage^ La relation dePyractl est une des plus exactes et des plus intéressantes que 1 on puisse lire ; et des voyageur» anglais , qu*un malheureux hasard avait jetés , de même que lui , ont confirmé son témoignage par leur récit. On trouve des extraits du voyage de Pyrard dans plusieurs recueils de Voyages , écrits en français ou dans d'autres langues.

PYRÉNÉES (traité des). Foyez Haao (B. Louis de) et Mazabut.

*PYRGOTÉL£S , artiste grec, graveur en pierres fines , vivait sous le règne U*A* lexandre-le-Grand. Il parait que la gravuie en pierres fines était alors portée au plus haut degré de perfection , comme la peioture et la «culplure. Pline cite Pyrgotélè6 parmi les quatre plus habiles graveurs qui aient existé. Les pierres qui portent son nom sont les têtes d'Alexandre et de Phocéom , un fJerc*de asiommant l'hydre.

PYROMÈTRE. ( Physique, ) Plusieurs instruments sont propres à apprécier la quantité de calorique qui s^échappe des corps etqni constitue leur température. Ces instruments portent en général le noiu de iharmomètre ( voye% ce mot ). Mms on ré-

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