‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 50 sur 135 · QU AN · texte numérisé non relu

QU AN

ea mohit eommone cbes les quakers , et l^ar lèle parait se refroidir. Plusieurs s'isolent de leur communauté, se marient avec des personnes d'une autre secte , et aspirent aux emplois publics. Ou les appelle quaken tiè^ detj par opposition aux fidèles , qu*on nomme quakên rudes ou tees. On a remarqué que le nombre de ceux-ci diminuant journellement, le quakerisme finira sans doute par se perdre dans le déisme , tombeau de tant d'autres formes religieuses .

On désigne aux États-Unis sous le nom de shakers les membres d'une secte fondée en 1774. par la concubine d'un officier anglais, qui prétendait être Télne désignée par saint Jean. Ses disciples ont emprunté aux quakers le refus de porter les armes , de prêter serment, la simplicité dans les habits, et le tutoiement. lU dansent en allant en ayant et se retournant pour revenir sur leurs pas ; ils suivent la mesure battue par les anciens et les vieilles qui chantent sur un ton très- élevé , ou plutôt qui crient une espèce de ronde ou cantique. La danse est entremêlée de discours fort ennù/enx. Les sexes dansent ensemble, mais sans se mêler.

Les shakers sont miUénaires f ils croient à la seconde apparition du Chnst , et par oonséquentà la fio du régne de l'Antéchrist} règne dans lequel ils font figurer aussi bien les catholiques que les protestants , et gêné- ' mlement toute secte chrétienne ,du moment qu'elle est autorisée et surtout protégée par un gouvernement. Leur dogme fondamental est que la seconde incarnation du Christ annonçant comme très-prochaine la fin du monde , il faut , pour entrer (laus les vues du Sauveur, travailler à Textinction de la race humaine par la pratique rigoureuse du célibat.

Cette, secte n^a pénétré aux États-Unis qu'en 1780. Ils n'ont commencé à se réunir et h former un corps qu'en 1788 , et ce n'est qu'en 1792 que le régime qui les gouverne aujourd'hui a été établi.

• Le premier rassemblement un pou considérable a eu lieu à Lébanon , Miancy-Con- Irj , État de l'Ohto. Plusieurs autres se sont formés dans divers États de l'Union ; le plus considérable, celui qui , par sa position , est le plus visité des curieux , e»t fondé à deux milles environ des eaux minérales de New- Lébanon , État de New- York , sur la lisière de l'État de Coonecticut. ils ont formé deux Tillages , qu'ils occupent seuls. Les hommes et les femmes habitent ensemble ,

prennent ensemble leurs repas. La table, abondamment servie , sépare les sexes. Les chambres à coucher des femmes ne sont séparées de celles des hommes que par une cloison , et communiquent par une porte qui se ferme le soir ; mais un même lit contient deux individus du même sexe : cette seule précaution a suffi pour conserver la règle du célibat presque sans altération. Nous sommes obligés de dire presipte , parce qu'on nous a cité une ou deux infractions qui ont été punies par l'expulsion. ( f^oyez Aësoctk^

TIOMS , ChIISTIAVISMB, CtTLTB , DélSMB, HéaésiB , MOSALB, MOHAVBS , MTSTiaSMB , Ri- VORMB RELI6IBCSB Ct RbLIGION.)

B4relay (Ruberi) , Catéchisme ou profession de foi , etc. , Rotterdam , 1675 ; Apoiogie de ta vraie théologie chrétienne , AmMenlam , 1676, lii-4<». en latin, et. en 1678. en anglais, traduite en français, Londrei, 1702, in-8.— Lee rérutadons de« ouvragea de Barclay, par Jean Brown . Nicolas Arnold. Jean- George Bager, Loftarsius et Beiser. — Guillaume Ptnn , Journal de U vie de George Fox^ 1682. — Kelation $nr la Pensylvamie , 1683. — Gérw^ Crœle , Histoire de Quakers^ Ânulerdam, 1695. — Basnage, Histoire des Savants, 1696.— Le Pire Calrou, Histoire des Trembleurs. 1733.— Voluire, Quatrième Lettre philosophique. — Lettre d'un Quaker à f^oltaire^ traduite de l'anglais, signée Josias Martin. Londres. J745. fii^. — Anldlne Benesel, Observations sur l'origine. Us principes et l'établissement, en Amérique de la Société des Amis « New Yorck , 1816. CoVBTlH .

QUANTITÉ. {Grammaire.) (f^oyez Prosodie.)

QUANTITÉ DE MOUVEMENT. (Mrfconique.) Lorsqu*un mobile parcourt l'espace, s'il rencontre un corps , la force avec laquelle il agit sur lui est mesurée par le produit de la masse du moteur multipliée par sa vitesse; c'est ce qu'on appelle en mécanique sa quantité de mouvement. Les conséquences de ce principe ont été exposées aux articles Cnoc et Fobcb. FaAHCOBua.

* QUANZ ( JbavJoachim), musicien exécutant et compositeur , né en 1697 près de Gottingue, se distingua par son talent sur la flûte , donna des leçous de cet instrument au grand Frédéric, qui prenait plaisir à exëcuter souvent des duos avec lui , et se l'attacha par de nombreux bienfaits.il mourut à Potsdam en 1773. On a de lui : In' ttruction pour Jouer de la Jiuie , Berlin , 1732, in-4o; ouvrage qui eut plusieurs éditions , et qui a été traduit en français et en hollandais. Quanz a composé en outre une Suite de pièces à deux flûtes, j^bliée en

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