‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 59 sur 135 · RABA · texte numérisé non relu

RABA

R , dans les ouvrages de numispaatique , signifie rare.

Les différents degrés de rareté des médailles sont indiqués par deux , trois et quatre R.

Les R des marbres , àtB médailles et des manuscrits , sont divisés , pur les auteurs de la tlouvelle Diplomatique , en huit séries qui ont chacune de six à seize divisions.

DUMIESAV.

* RAB ou RAV. Vofez Juda.

* RABAN-MAUR , ap]>elé quelquefois en latin Hrahanua Magnentiut , évéque de Mayence , où il était né vers 776 , fut l'un des écrivains les plus féconds et les plus laborieux de son temps. Destiné k la vie religieuse , il entra dès Vâge de dix. ans dans Tabbaye de Fulde^ y fit ses premières étu-^ des , et alla se perfecUouner à labbaye de Saint-Martin de Tpurs,oii il professa ensuite la grammaire et la philosophie. Rival et

^contemporain de Jean Scot, Raban-Maurse distinguait par un savoir moins frivole et des qualités plus estimables. De retour à Tabbaye de Fulde , il fut ordonné prêtre en 814, et se livr^' à l'enseignement avec un tel succès que son école devint bientôt la plus célèbre de l'Allemagne. Élu abbé en 822, il réconcilia Louis-le-Débonnaire avec ses enfants , obtint en récompense de riches possessions dont il dota diverses maisons naissantes , entre autres Tabbaye diiirsange, et se démit ensuite de son titre pour aller vivre dans la solitude du Mont-Saint-Pierre; mais il en fut tiré cinq ans après pour occuper le siège de Mayence , et ce fut alors que ses talents parurent avec un nouvel éclat. 11 composa divers ouvrages propres à renseignement , tint plusieurs synodes pour remédier aux abus qui s*étaient glissés jusque dans les cloîtres , et fit de sages règlements pour en prévenir le retour ; mais Thistoire lui reproche une excessive sévérité envers Golescale , quil renvoya à Hincmar , archevêque de Reims y son juge naturel , comme un hérétique qu'il fallait punir, et qui ne le fut que trop en effet {vojrez Gotbscalc).

Une famine , qui désola le diocèse de Mayence en 850, fournit à Tévéque une occasion de montrer le zèle et la charité dont il était animé pour son troupeau.

Ses revenus furent distribués aux pauvres , et il en nourrissait chaque jour trois cents à ta propre table. Il présida ensuite le concile assemblé dans sa ville épiscopale en 852, assista Tannée suivante à celui de Francfort , et mourut à Winfeld , en 856 ^ en

odeur de sainteté. Le nom de ce prélat se trouve inscrit dans plusieurs calendriers ; mais rÉglise ne loi rend point de culte pnblic. On a de lui un grand nombre d'ouvrages recueillis à Cologne en 1627, 6 tom. en 3 vol.in-fol.

* RABAUT DE SAJNT-ÉTIENNE (Jbab- Paul), ne à Ntmes en 1743, fut comme sou père ministre protestant, prit comme lui U défense de tet co-religionnaircs, et devint Tun des plus chauds partisans de la révolution.

Nommé en 1789 député du tiers-état de la sénéchaussée de sa ville natale aux États- Généraux, il avait tous les talents nécessaires pour s*y faire remarquer : Tun des premiers il monta sur la brèche , et eut la plus grande part aux délibérations de cette époque.

Rendu à la vie privée par la dissolution de rassemblée constituante , Rabaut put alors réfléchir sur les suites inévitables de eette crise politique, et lorsqu'il fut nommé député à la Convention par le département de TAube, il se montra l'ennemi le plus déclaré de lanarchie , combattit avec force ceux qui voulaient que k Convention jogeAt le roi ; et quand l'assemblée eut adopté cette funeste résolution , il viota pour l^appel au peuple, et ensuite pour ia détention jusqu'à la paix et en faveur du sursis. Nommé, après le jugement de Tinfortuné monarque, membre de la commission établie par le parti de la Gironde pour surveiller les opérations du tribunal révolutionnaire, Rabaut ne tarda pas à être enveloppé dans la proseriptiou de ce parti. Mis hoi*s la loi , il se réfugia d'abord danrf les environs de Versailles , revint ensuite à Paris , et fut découvert chez un ami , qui paya de sa tête le généreux asile qu'il lui uvait accordé. Arrêté le 4 décembre 1793, Rabaut fut livré au tribunal révolutionnaire , et exécuté dès le lendemain. Ses principaux écrits sont : Lei^ très à Bailljr sur l'histoire primitit^e de U Grèce y Paris , 1787 , in-Soj /« fiVttJc C*^ nol, ou jlneedotes de la vie ttAmhroise BthreljTf Londres, 1784,in-8<>, plusieurs fois réimprimé; Lettre sur la vie et les écriis de M. Court de Geèeiin, 1774; Précis de l'histoire de la révolution française , publié en 1791 , et continué par M. Lacrétdle k jeune. Rabaut avait aussi coopéré à la rédaction de la Feuille villageoise et à celle àm Jlfoniteur jusqu'à la fin de 1792. — Raoavt- PoMiBs ( Jacques-Antoine ) , frère do précédent, né à Nime»en 1744, ministre protestant comme son ûrère , fut député par le

Page 1