‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 58 sur 135 · QUIR · texte numérisé non relu

QUIR

on bain , après un règne de 17'jonn. Ou a de cet empereur quelques médailles en or , Uès-rares , et d autres en petit bronze, qui sont plas couimunes.

* QUINTINIE ( JsAir db La ) , célèbre écrivain agronomique , né en 1626 à Cliabanais, dans l'Angoumois , fit de très bonnes études à Poitiers , vint se faire recevoir avocat à Paris , et voyagea ensuite en Italie , où il acquit une grande théorie dans Tagri* culture et le jardinage , qui étaient ses goûts doBiinants depuis Tenfance. De retour dans la capitale , il fit , en ce genre , des essais et des expériences fructueuses , qui le firent connaître, et il ne tarda pas. à être appelé par Louis XIV, à Versailles , pour prendre soin des jarclins de cette résidence royale. 11 y développa un génie et une habileté qui lui valurent de nombreuses et éclatantes preuves de la généreuse gratitude du monarque , et qui lui ont mérité d'être compté parmi les personnages illustres .du grand siècle. La Quintinie mourutà Ver8aillesen1688, laissant un écrit qui a été long temps regardé comme le seul guide des jardiniers. Cet ouvrage , impatiemment attendu, parut en 1690, sous le titre d^Instructton pour les jardinij/ta»

tiers et potagers , auec un Traité des orati' gers, suivi de quelques réflexions sur l'agri-' culture y par le Jeu sieur de La Quintinte , 2 vol. in-4o. Les éditions suivantes , sont ornées du portrait de l'auteur , de vignettes et de dix planches. On y trouve de plus un poème de Saateuil , intitulé Pomona y et une itfylle de Charles Perrault. La meilleure de ces éditions est celle de 1730, à hiquelle on ajoute encore un Traité des arbres fruitiei^ y qui avait paru anonyme en 1683. L'ouvrage de La Quintinie a été traduit en anglais , en lioUandais et eu italien. M. Briquet a publié un Éloge de Ln Quintinie ^ dans les Mémoires dek Société d'agriculture de Niort, 1807, in-8*. Déjà Charles Perrault avait placé La Quintinie dans-la Galerie des hommes illnstrvf du 17* siècle , qui parut en 1696 ; mais cette notice présente fort peu de détails , et nest pas exempte d'erreurs.

' QUINTU8 ou COINTOS. yoj^ez Ckr ^•la.

* QUINTUS-ICILIUS. ^ofez Guis-

CIAIDT.

* QUINZANO ( JiahFeaiçois CONTI , cennu sous le nom de) , en latin Quimianuâ- Stoa y poète latin moderne, naquit au village de Qoinxano, dans le Bresci«n , en 1484 , et y mourut en 1557. On a de lui un très-

grand nombre d'ouvrage , dont on trouvera la liste , h peu près complète , dans les Me' morie aneddote-critiche spettanti alla vita ed agli scritti di Gio. Francesco Quinzano' Stoa, etc., par Joseph Nember, Bresçia , 1777, in 8o. Ce sont des pàésiet très-variées , des dissertations grammaticales et littéraires , etc. Dans la jeunesse de Quinzano , ses condisciples lui avaient donné le nom grec Stoa , qui signifie Portique des muses » parce qu'il versifiait avec une telle facilité , qu'il semblait ne vouloir parler qu'en vers.

"QUIQUERAN DE BEAUJEU(PixiRi), littérateur , né à Arles en 1526, fut pourvu de révéché de Senez à son retour d'un voyage en Italie , en 1546, suivant le Gallia christiana. Mais un procès , dont dépendait toute sa fortune , l'empêcha de prendre possession de son siège , et il se rendit à Paris , où il mourut, avant d'avoir été sacré, en 1550. On cite de lui un panégyrique de la Provence , sous ce titre : de Laudibus Protfinciœlibritres, Paris, 1551, in-fol.; traduit en français par Fr. de Claret , archidiacre de l'église d'Arles,Toumon,16l3 oul614,in-8o.

♦ QUIRINÏ. ^oj^ez QuBR»i.

* QUIROS ( PBDaoFaaHAiDEZ ns) , l'un des grands navigateurs des temps modernes, né en Espagne vers le milieu du 16« siècle , voyagea d^abord pour le commerce '. on peut du moins tirer cette conjecture de quelques passages de ses écrits. On a supposé mal à propos qu'il faisait partie de la première expédition de Mandana, en 1567. Ce n*est que depuis 159.5 qu'il appartient à Thistoire; car c'est en cette année qu*il accompagna Mandana dans sa deuxième entreprise, en qualité de premier pilote. 11 perdit cet illustre chef avant la fin du voyage , et le remplaça dans le commandement. 11 parvint , malgré les plus grands obstacles , à conduire à Manille les déplorables restes de la flotte, se rendit de là au Mexique , fviis au Pérou , dont il pria le vice-roi , don L. de Velasco , de lui fournir un nouvel armement , destiné h poursuivre les découvertes de Mandana.

N'ayant rien obtenu de ce délégué du rei d'Espagne , il alla présenter ses projets , à l'acceptation de Philippe III lui«méme , à Madrid. Son principal objet était de rechercher un continent austral, dont il avait le premier entrevu l'existence plus elairement; mais on a cru que le gouvernement espagnol avait plut<^t Tinfentiou de faire tenter la route de l'Amérique en Espagne par les Indes orientales. Quoi qu'il en soit, Quiros

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»e rendit au Pérou , muni d'un plein-pou- Toir, fit construire deux Taisseauz et une corvette , et appareilla de Callao le 2t décembre 1605, faisant voile à loqest-sudouesl. n découvrit, entre autres Iles, qui n*ont pas été toutes retrouvées , celles de VIncamaeion , de la Dezana , qui depuis a été reconnue pour être VOtnahntgh de Wallis , le Boudoir de Bougainville , et la Maùeea, de Cook, ^Otaïti, de la Sangitaria, de la Genu-Hermosa , de Taumaco, Dans cette dernière, il obtint des renseignements qui le déterminèrent à se diriger vers le Sud. Il aperçut successivement les lies de Tueopia et de NuesVa'Sehora-de-la'Luz , et continua sa route vers le Sud. Le 26 avril 1606 , plusieurs terres se présentèrent à sa vue , et , dans Tembarraa du choix , il mit le cap sur celle qui gisait au sud-ouest de Nuestra-Senora-de^la-Luz j et quHl appela Tierra austral del Espiritu^anto, Le port où il aborda fut nommé la rera^Cruz. Il est bien reconnu aujourd'hui que cette terre est la même que les Grandes^Cyclades de Bougainville et les Nouvelles-Hébrides de Cook.

Quiros en prit possession au nom de son maître, et fit voile pour le Mexique, il arriva le 3 octobre 1606. De là, il se rendit à Madrid pour solliciter les moyens de poursuivre ses découvertes et d'établir une colonie sur la terre du Saint-Esprit; mais ce fut en vain qu'avec des couleurs dont deux siècles n*out pu effacer ni la vérité ni la vivacité , il peignit a Philippe III les nombreux avantages de cette terre nouvelle j on ne mit à sa disposition que des moyens peu proportionnés à la grandeur de ses desseins. Il partit cependant pour Lima, avec Tintention de tenter un nouveau voyage ; mais il n eut pas le bonheur d'y arriver , et mourut à Panama en 1614. Son mémoire à Philippe 111 fut publié à Séville , en 1610; en latin , à Amsterdam, en 1613; et en français , à Paris, en 1617. — Qunos ( Théodore de) , missionnaire espagnol , de Tordre de Saint- Dominique , né en 1599 à Vivero , dans la Galice, s'embarqua pour les lies Philippines en 1637, et y consacra sa vie à Tinstruclion et à la conversion des Indiens , dont il parlait la langue aussi bien que les naturels du pays. Il mourut en 1C62, épuisé de fatigues. Il avait composé la grammaire et le dictionnaire de la langue tagalù, , et traduit dans cette langue un catéchisme et plusieurs ouvrages ascétiques. — Quiios ( Hyacinthe-

Bernard de ) , dominicain espagnol , qui portail dans son ordre les noms d'Augustin- Thoma» , apostasia , et se rendit à Berne , où il obtint une chaire d'histoire ecclésiastique à Tuniversité de Lausanne. Il y mourut en 1756. On connaît de lui une Histoire de l'Église i tu allemand, Lausanne, 1756 , infol.

'* QUITA (DoMivGoa dos REIS), poète portugais, né le 6 janvier 1728, passa dans la misère les premières années de son enfance , et n'eut d'abord d'autre instruction que celle qu'il acquit lui-même par la lecture des ouvrages de Camoens et de Fr. R. de Lobo. De malheureuses affaires de commerce avaient contraint sou père a quitter le PoKugal; Domingos , qu'il laissait sans ressource avec six autres enfants , entra k 15 ans en apprentissage chex un4)arbier. Cependant le jeune homme avait peur la poésie un goût décidé^; et en même temps qu'il suppléait b son défaut d'instruction par Tctude du français, de l'italien et de l'espagnol , il se livrait secrètement h la composition de quelques pièces, qu'enfin il s'enhardit à faire paraître, comme les Essais d'un moine d**s Àçores.

On remarqua entre autres morcoaux ua sonnet amoureux ( Benigno Amor , os que te offendem) qui décelait un germe de talents distingués , et les littérateurs voulurent connaître le jeune auteur. Celui-ci trouva un protecteur et un ami dans le comte de Sâo- Lourenço ; et bientôt , malgré son humble profession , il fut reçu à l'unanimité parmi les membres de la Société des Arcades , qui venait de se former à Lisbonne. Le tremblement de terre qui renversa cette ville en 1755 priva Domingos du fruit de ses épargnes , et la brigue des envieux l'empêcha d'avoir part aux bienfaits de l'archevêque de Braga et du marquis de Pombal : mais , comme notre Lafontaine , il trouva les soins d*une généreuse hospitalité chez une amie, D. Theresa-Thcodore de Alvieu, femme d'un médecin, et c'est dans sa maison que l'infortuné poète mourut en 1770, à peine âgé de 43 ans. Outre cinq tragédies , dont la meilleure est celle à^ Inès' de Castro , on a de lui beaucoup de sonnets, plusieurs élégies , des pastora^ les , idilles, etc. C'est surtout dans ce dernier genre qu'il a excellé , et on peut le citer comme un modèle du genre pastoral. Le recueil de ses OEuures forme 2 vol in-8* \ iâ en a été fait deux éditious k Lisbonne.

fi, [Antiquité y Grammaire.) Dix septième lettre de Talphiibet latin , dix-huitième du nôtre , et quatorzième consonne. Furetiére et TAcudémie foui cette lettre du genre féminin. L*£ncyclopèdie méthodique dit que nous rappelons erre , nom féminin ; cependant Tusage le fait masculin. On dit un grand R. Le nom qu'un lui a donné pour la justesse de l'épellation est re.

L'Rdes latins est dérivé du F, P6 (rô) des Grecs. C'est le retch des Phéniciens et

des Samaritains , formé ainsi ^\ et K . Ce*

pendant Pomponius rapporte que cette lettre est de rinvention d'Appius Claudius, qui écrivit au lieu de Faletii , f^alerii, et aM lieu de Fusii^ Furii. On peut croire qu'il a fait cette mutation de lettres sans avoir inventé TH. Comment Pomponius peut-il dire que cette lettre fut inyentée par Appius Claudius , puisque les noms de Roma , /7omuluê , R*mui et les monnaies les plus anciennes attestent son antiquité ?

Le R des Celibériens se trouve sur les médailles. d'0«tiir, dans la Bétique. {Foyez Vélasquei , tobrt los Jlfabetos, pi. 5 et 8. )

yojrez les différentes formes du P ( rô ) des Grecs et des Étrusques , dans le volume des planches de Mionnet ( Description de médailUs , pi. XIX hi» et xxxi ).

Les anciens appelaient TR lettre canine; parce que les chiens semblent la prononcer lorsqu'ils grondent avant d'aboyer.

Les enfants ont beaucoup de peine a prononcer cette lettre , et la changent en / ; an lieu de père , mère , courir, parler, ils disent pèle , mêle , coutil, palier.

L'R est une des quatre consonnes de notre alphabet qui ne se distinguent point comme les autres en faibles , fortes et nasales.

Elle se trouve muette dans la prononciation ordinaire ; et Ton écrit menuisier , tein^ turier , danger , berger, que Ton prononce menuisié, teinturié , dangi , berge.

L'R -doit se faire sentir quand la terminaison er est précédée dey*, m, v: Enfer , mer y amer, hiyer.

L'R final de l'infinitif des verbes de la

première conjugaison ne se prononce point :

mais quand le mot est suivi d'une yoyelle ,

TR de ^infinitif doit se faire un peu sentir

• dans la prose grave , et surtout dans la poésie.

L'H t*ett souyent changé , dans les langues

anciennes et modernes , en /. Fratellus de fixLter; capella de caper, cultellusàe culter»

R , dans le^ ordonnances des médecins , signifie recipe.

Dans le commerce , R signifie reçu ; suivi d'un *, R« remise; R« recto; Rx K« rîxdate (nu>nnaie d'Allemagne).

Un U^barrë signifie, en numismatique , fci^ers. En lithurgie , il désigne un ré' pons.

Dans les ouvrages d'éducation et les cathéchismes, les demandes et les réponses sont indiquées par D. et R.

La lettre R a été la marque des monnaies fabriquées à Villeneuve- lès -Avignon, et ensuite à Orléans.

R, lettre numérale des Romains, signifiait 80 , selon ce vers :

OctoginU dabit ilbi R , si quU nomenibit.

Avec un tiret au-dessus, R, elle valait 80 mille

P ( rô ) , lettre numérale des Grecs , signifie 100 quand le trait ou accent est ainsi placé en haut , / ; quand le trait est en bas, fi, , elle vaut 100 mille.

Dans la numération hébraïque , le *1 , rescfi , vaut 200 : surmonté de deux points

disposés horizontalement, *^, il vaut 200 mille.

R { Numismatique ).

Sur des médailles des familles romaines , la lettre R est gravée comme marque distinctive des coins.

R doublé est la marque du pluriel : BAR- BARR. Barbarorum.

R remplace le P (rô ) sur les monnaies de Bhegium, dans le pays des Bruttiens.

R abréviation , signifie sur les médailles .

Bavenna , Redux , Regia , Regnum , Reêtitutor, Roma, Romanus , etc.

P. R. Populus Romanus,

R. P. Respublica,

R. C. Roma condita.

RMS. Romanus,

R. C. Rescriptum,

RS. Responsum; RT. Refert; RTD. Rotundum , etc.

R se trouve quelquefois changé en S , comme dans Majosibus , pour Majoribus ; mais dans Medidies pour Mendies , il semble plutôt que c est le d qui a été changé en r.

Parmi les noms , R signifie Roscius , Rubrita, Regulus, Rufus,

RABÂ

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