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RAMU
réducation des princes anglais, fils du préteodaol (Jacques III) , réfugié à Rome. Des intrigues réioignèrent de ce^e petite cour, et, eu 1730, il fit un voyage en Angleterre, où il fut admis à la Société royale de Londres, et reçu docteur à Tunirersité d'Oxford. A son retour en France , il devint intendant du prince de Turenne , depuis duc de Bouillon, et mourut à Saint-Germainen>Laie en 1743. On a de lui : Discours sur le poème épique , imprimé en tête de l'édition du TéUmcLque, 1717, in-i2, et plusieurs fois depuis \ Essai philosophique sur le gouvernement cit^il , Londres, 1721, in-i2 ; ibid., 1722 , in-8o ; réimprimé depuis sou^ le titre d'Essai de politique ; Histoire de la vie de ^Fr. de Salignac de La Motte^ ' Fenelon., La Haye, 1723, in- 12, publié aussi en anglais à Londres la même année | f^oya^fes de Cjrrus , Paris et Londres , 1727, 2 vol. in-8o (cet ouvrage est moins un roman quVn syslëme d éducation pour un jeune prince) 'j Histoire de Tw^enne, Paris, 1735, 2 vol . in-i « , ou 4 vol . inl 2 j Poèmes en anglais, Edimbourg, 1738, in-4«; trois £etr/-ej insérées dans \e Journal des Sauants^ 1726, 1727 et 1735 ; deux autres à Louis Racine ; deux ouvrages posthumes en anglais , savoir : un Plan d'éducation, et Principes philosophiques de la religion naturelle et révélée y etc., Glascow, 1749, 2 voL in-4o. — Charles- Louis Ramsat , probablement de la même famille que le précédent, est connu par une Tachéographie , ou l'Art d'écrire aussi vite que la parole, qu'il publia en |atin dès 1678 , et avec une version française ( pai* A.-D.-G.) , Paris , 1681, 1683, 1688, 1690, 1692, in-12, souvent réimprimée en Allemagne , cl traduite en allemand.
♦ RAMSAY (Datid), médecin et historien américain, membre du congrès des États-Unis pendant les années 1782, 1783, 1784 et 1785 , exerçait la médecine avec succès à Charlcstown , dans la Caroline méridionale, et fut assassiné en 1815 par un aliéné quHl était allé visiter dans un hospice. On a de lui : Histoire de la révolution r Amérique , en ce qui concerne In Caroline méridionale, 1791 , 2 vol. in-8», traduite en français. "^
♦ RAMSDEN (Jbssé), célèbre opticien , né en 1 735 à Halifax , dans le comté d'York , fut d'abord graveur, devint ensuite excellent ingénieur en instruments de mathématiques , en perfectionna un grand nombre , et inventa une machine pour la division dei
instraments de mathématiques. Mais c*est surtout dans lés instruments astronomiques qu'il a perfectionnés , qu'il faut chercher la preuve de ses ^lents. Ses quarts de cercle muraux sont surtout admirables et trèsrecherchés de tous les connaiéseurs. Ram»den fut reçu membre de la Société royale en 1786 , et mourut à Londres en 1800. La plupart des machines inventées oU perfectionnées par Ramsden ont été décrites dans plusieurs écrits anglais et français , presque tous insérés , soit dans les Transactions philosophiques, soit dans le Journal des Savants, ou dans les Éphémérides de Milan.
*RAMUS (PiBRiB LA RAMÉE, plut connu sous le nom latin de ) , philosophe célèbre et l'un des premiers qui tentèrent de substituer à Tautorité des anciens celle du raisonnement et de l'expérience , né daiis un village du Vermandois au commencement du 16* siècle, était fils d'un gentilhomme du pays de Liège, qui, rainé parles guerres et réfugié en Picardie , vivait avec sa famiUe d*une exploitation de charbon. D*abord gardiçn de troupeaux , Ramus vint ensuite à Paris , et entra comme domestique au collège de Navarre, où il fit, presque sans maître , de grands progrès dans les langues et la littérature anciennes. En suivant le cours de philosophie , il s'aperçut que la science que l'on décorait de ce nom n'était alors qu'un vain cliquetis de mots , et il s'éclaira sur les défauts de l'enseignement en lisant les écrits de Platon et de Xénophon , qui lui révélèrent la méthode de Socrate.
Bientôt il se présenta pour recevoir le degré de maître ès-arts , et, prenant avec ses juges l'engagement de démontrer qu*Aristote n'était point infaillible , il obtint un triomphe complet , et réduisit ses adversaires au silence. Encouragé par ce succès» il continua d'examiner à fond la doctrine, et spécialement la logique d'Aristote. 11 fit paraître tsk 1543 une nouvelle logique et des remarques sur celle d'Aristote. C'est alors que tous les partisans de la routine se soulevèrent contre lui. On le dépeignit dans l'école comme un impie et un séditieux qui préludait , par ses attaques contre Aristote, au renversement des sci.ences et de la religion. Le parlement informa ; mais le roi ayant évoqué l'araire à son conseil , Ramus repoussa victorieusement les reproches d'Antoine Govea , le plus fougueux de ses adversaires. Les juges , sous le prétexte,de quelques défauts de forme , lui proposèrent de recommencer la
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