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• occupait beaucoup de vers lalim,et riaux. Cette histoire, continuée depuis la
es pères Commire, La Rue, Vaniè- mort de Charles I" jusqu'à celle de Guil-
«s , etc., soutenaient dignement d'honneur laume III , par Dayid Durand , a été réim-
de ce Parnasse romain moderne. Peu de primée plusieurs fois. L'édition la plus
temps après son apparition , le Poème des complète et la meilleure est celle donnée
Jardins fut traduit en vers anglais par par Lefebyre de Saint-Mars , La Haye ( Pa-
J. Evelyn , 6ls ; en iulien , par le père Giov. ris ), 1 749 et années suivantes , 16 vol. in-io.
Pietro Bergantini, et en français , par Ga- On en a un abrégé (par Falaiseau), La
2on Dourxigné, Paris, 1773. Cette Iraduc- Haye, 1730, 3 vol. in-4o ou 10 vol. in.l2,
tion était complètement oubliée, et l'on ne et Nie. Tyndal Fa traduit en anglais. Rapin
songeait guère plus h l'original lui-même, a encore publié une Dissertation sur les
lorsque Delille publia ses Jardins, en 1782. fVhigs et les Torys , La Haye , 1717 , în^«» Celie arconstance, et le malin espoir de ♦ RAPINE ( Claude ), religieux célestin ,
mettre peut-être un poète français aux pieds né dans le diocèse d'Auxerre , mort en 1493 ,
d'un jésuite, fit rechercher l'ouvrage du pèrcRapin , et engagea sans doute MM. Voiron et Gabtot à en donner une traduction nouvelle. Sa supériorité , bien reconnue sur la précédente, n'atteint pas néanmoins l'objet proposé. Rapin et Delille restèrent ^à leur place respective, et conservèrent à juste titre la réputation de versificateurs élégants , mais de poètes médiocres , sous le rapport de TinveDtion. Les oojvrages en prose du père Rapin , sur la littérature aneienne , se recommandent par la solidité de la critique et la pureté des doelrines ; mais les idées en sont généralement communes , la critique ne s'y élève jamais bien haut, et le style en est froid, sec et pourtant diffus.
* RAPIN-THOYRAS (Paul de), historien , né en 1661 à Castres, était neveu de Pélisson (t/oj^es ce nom). Il se fit d'abord recevoir avocat; mais , craignant d'être exclu des emplois de la magistrature comme protestant, il embrassa la profession des armes , se rendit en Angleterre , en 1686, après la revocation de l'édit de Nantes , passa ensuite en Hollande , ou.il fut admis dans une compagnie de jeunes gentilshommes français, commandés par son cousin^ germain.
P91 de temps après , il suivit dans la Grande-Bretagne le Prince d'Orange, depuis Guillaumo III , obtint une lieutenance dans un régiment anglais, et devint aidede-camp du général Douglas. Blessé au siège de Limerick , il ne put accompagner son pa« tron en Flandre , mais fut nommé , sur sa réputation, gouverneur du jeune duc de Portland. Après avoir terminé cette éducation , il se retira h Wesel, où il mourut en 1725. On a de lui : une Histoitv d'/lngleieiTe, La Haye , 1724 , 8 vol. in-8» , ouvrage qu*il composa pendant sa retraite, et pour lequel il avait recueilli d'immenses maté-
fut chargé de reformer quelques monastères de son ordre , et d'en corriger les constitutions. Il s*acquitta de cet emploi avee succès. On a de lui : de Studiis philosophiœ et theologiœ; de Studiis monachorum , et quelques autres ouvrages latins manuscrits ,. dont le pbre Mabillon a fait usage dans son Traité des études monastiques, -r- Un autre Claude Rapime, frère mineur réformé, né à Nevers vers le fin au 16« siècle , a laissé plusieurs ouvrages en latin et en français , dont le plus important est V Histoire générale de l'origine et des progrès des frères-mineurs , dits réformés et déchaussés^ Paris, 1632) in-fol.
* KAPP ( JsAir), lieutenant-général , pair de France , né k Colmar le 26 avril 1772 , entra au service dès l'âge «le 16 ans, se distingua dans les premières guerres de la révolution , et devint aide-deoamp du général Desaix, qu'il suivit dans les campagnes d'Allemagne , d'Egypte et à la bataille de Marengo , où cet illustre général fut blessé à mort. Déjh connu par diverses actions d'éclat , Rapp , après ce triste événement, fut attaché au premier consul dans .la même qualité , obtint bientôt toute sa confiance , et fut charge , en 1802 , d'aller annoncer aux Suisses l'intervention de la France dans leurs troubles politiques. Il força la diète d'accéder à cette intervention , reçut à son retour des marques de la satisfaction de son chef, le suivit en Belgique , ensuite en Allemagne , et soutint avec éclat sa réputation de valeur K la bataille d'Austcrlitz , où , h la tête de deux escadrons de chasseurs de la garde, il mit en déroute la garde impériale russe , et fit prisonnier le prince Répnin.
Ce brillant succès, qu'il avait acheté par plusieurs blessures , lui valut le grade de général de division sur le champ de bataille. Toujoul^ avide de gloire , Rapp ne sc^