‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 19Chapitre 84 sur 135 · R AU · texte numérisé non relu

R AU

RAUC

quelques auUtM attnbnés à l'atiraetion , Paris, 1740, io-S»; Nouveaux Estais de phjnque, îbid., 1750, iut2.

• RAU ( CHRifTiAH ) , en latin Bavius, sarant orientaliste, né à Berlin en 1603 , voyagea long- temps en Orient , d'où il rapporta des manuscrits précieux. A son retour, il professa successivement en HoNande, en Angleterre , à Kiel^et àFrancfort-sur-rOder, où il mourut en 1677. Parmi ses ouvrages, dont on trouvera la liste dans le Tràjectum eruditum de Burmann , et dans le Diction^ naù-e de Chaufiepié , nous citerons un Plan d'orlkof^raphû et ttètjrmoiogies hébraïques, Amsterdam , 1646 ; une Gistmmaire générale des langues hébraïque , cbaldaîqiie , syriaffue, arabe et éthiopique, Londres , 1650, et une traduction latine des cinquième, sixième et septième livres des Coniques d*ApoUonius de Perge, d'après une vision arabe , ibid. , 1669. -«Rav ( Jean- Jacques ) , chirurgien et anatomiste distingué , né en 1668 à Bade ou Baden , petite ville du cercle de Souabe , parcourut une partie de l'Europe et s^établit ensuite à 'Amsterdam , où il montra une grande habileté dans l'opération de la taille. Appelé en 1713 h la chaire d*anatomie et de chirurgie de Leyde, il se fit un nom par ses dissections , et devint recteur de TAcadémie de cette ville. On a de lui :

Epistolœ duce de septo scroti ad Rujrschinm , Amsterdam , 1699 , in-4o • de Méthode discêndi anatomen , Leyde, 1713, in-4o. Ce .médecin mourut 1719. — Ràu (Joachtmlutfte), théolojgien et orientaliste , professeur ^ JLœnigsberg , mort en 1715, a écrit en latiif^ «ur la philosophie de Justin martyr , et d*A- Ihénagore , sur celle de Lactance , et a laissé UTït •Gramnmire hébraïque en. langue allemande, léna, 1737.

*RAU ( JeaisEsbihàro ) , théologien et orientaliste distingué , professeur à Herbom et académicien de Berlin , né en 1695 , mort ■en 1770, est auteur d'un grand nombre de dissertations et de harangues Académiques , qui font honneur h son éinidition. — Son fils , Sebald Ràv , professeur de langues orienta- 4es a X^cht , né à Herbom en 1724 , mort à Utrechten 1818, a publié plusieurs dis^ sertaiions latines qui sont aussi fort estimées. — Rau (Sebald-Foalques-Jean ) , eheyalier de l'ordre de lUnion , membre de plusieurs sociétés savantes , né à Utrecht en 1765, mort à Lofde en 1807, était âls du précédent , et se disting^ia de bonne heure par la connaissance des langues orientales

et par son talent pour la poésie. Professeur h l'université de Lejde , et en même temps pasteur de l'église wallonne de cette ville, il obtint les plus brillants succès dans la prédication et dans l'enseignement. — Wolfgang - Thomas Hàu , médecin , né à Ulm , pratiqua avec succès à Giessen, et mourut en 1772. On ne connaît de lui que deux opuscules, l'un : Dissert, denovis matemis, Altdorf, 1741, in*4«; l'autre en allemand sur la police médicale, RatisbonneetI3lm,l764, in-8«. — Kkv (Christian) , professeur en droit h Leipsig , sa patrie, où il mourut en 1818 à l'Age de soixante-quatorze ans , a laissé un assez grand nombre d'opuscule&, presque tous en latin , parmi lesquels on cite : de Claudio Trjrphonino je, romano , Leipsig , 1 768 , de variis satuminis jurecons, , ibid. » 1791 , in.4o.

* RATJCHFUSS est le vériUble nom de P. Dastpodius {t}oyez ce nom).

* RAUGOURT (FBAHçotsB-MÀiiB-AvTOi- ■BTTB SACCEROTTE ) , célbbre actrice da Thé&tre-Français , naquit en 1756 à Nancjr « d'un comédien qui Texerça de bonne heure dans l'art dramatique, et l'emmena en £•-> pagne, où elle fut opplaudie, dès TAgede 12 ans , dans plusieurs rôles tragiques. De retour en France vers 1770, elle remplit h Rouen celui d'Euphémie dans Gaaton et Dajrard, de de Belloy, et jr obtint tant de succès que peu de temps après elle fut mandée à Paris , où elle prit d'abèrd les leçooa de Brizard, et débuU h l'âge de 16 ans dans le rôle de Didon. Son éclatante beauté , sa taille ^-la-fois noble et gracieuse , son organe plein et sonore , enfin les heureuses dispositions qu'elle annonçait, produisirent une telle sensation , que ses débuts attirèrent pendant plus d^une année une foule extraordinaire , et qu'elle reçut à la cour et à la ville les témoignages d^intérét les plus flatteurs. Cet enthousiasme universel céda cependant ensuite aux efforts de l'envie : ne pourant attaquer le talent de la nouvelle Melpomène, on attaqua ses mœurs , ou plutôt on lui prêta des travers odieux , et le public , toujours avide de scandale, accudllit par des sifllets celle dont il avait d'abord encensé les talents et les grftces. Forcée d'abandonner la place, mademoiselle Raucourt disparut tout à coup en 1776, laissant ses camarades dans Tem»

barras pour une tragédie nouvelle, et ses créanciers fort désappointés. Elle parcourut successivement plusieurs cours du Nord , et ayant obtenu ii son retour la protection de

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