RAYA
là reitte poar sa rentrée au Thé&tre-Françai», elle y reparut en 1779, dans le rôle de Didon , et recouvra dès lors son ancienne faveur. Attachée à la famille rojale dont elle avait souvent éprouvé les bienfaits , Ml'* Raucourt se prononça hautement contre la révolution , et fut comprise dans Pacte d^accusation , dressé en 1793 , contre les comédieus français. Après une détention de •il mois, elle rassembla plusieurs de ses camarades , et fonda un second Théâtre-Fran« çais rue Louvois; mais cet établissement fut fermé par le directoire exécutif , et M''e Raucourt ne rentra au ihéfttre qu>n 1799. Protégée ensuite par Bonaparte, qui aimait son talent profond et énergique , elle en obtint une pension considérable , et fut chargée d'organber les troupes de comédiens français qifi devaient parcourir Tltalie. Elle alla y recueillir elle-même de» applaudissements., et revint ensuite à Paris, où elle mourut en 1815. L*entr^ de TégliM Saint-Roch ayant été refusée à la dépouille mortelle de cette actrice , ce refus donna lieu k une scène des plus scandaleuses qui affligea sincèrement tous les gens sensés. On a représente en 1782 à Paris un drame de W^^ Raucourt , intitulé : Henriette , en trois actes et en prose.
* R AULIN ( JiAv) , prédicateur , né à Toul en 1443 , entra en 1 497 dans Tordre de Cluni, et mourut à Paris en 1514. Ses ouvrages ont été recueillis à Anvers , 1612, en 6 vol. in-4* ; ils contiennent un commentaire sur les ou- Trages de Logique d'Aristole , des ièttiw et des sei-mons, La Fontaine a emprunté H Raulin le sujet de sa belle fable des Animaux malades de la peste, et Rabelais a tiré parti d!une historiette de cet auteur dans les chapitres 9 et 27.de son Pantagruel.
*RAULIN (JosBps)^ médecin, né en 1708 dans le diocèse d*Auch , exerça d^abord ion art à Nérac, on son mérite fut méconnu ; mais le président de Montesquieu l'ayant a'ttiré à Paris , il y jouit d*une grande réputation , fut comblé d^honneurs , et chargé ' par le gouvernement de composer divers traités. U mourut en 1734.
* RAliWOLF ( LioHARD ) , surnommé Dasyljrcus, médecin et botaniste distingué du 16* siècle, né h Augsbourg, y exerça d*abord son art avec succès; mais son goût jKiur la botanique Ta jant porté à voyager , il parcourut successivement la Syrie , la Judée, TArabie, la Perse et F Arménie, recueillit d'importantes observations sur ces diverses contrées, et un grand nombre de plantes
que Ton conserve dans la bibliothèque de Leyde , et dont Gronovius a donné la description dans sa Flora orientalis. De retour dans sa patrie , en 1576, Rauwolf fut nommé médecin de Tarchiduc d*Autriche, servit ensuite en Hongrie en qualité de chirurgien militaire , et mourut h Hatvan en 1596. Il a décrit et figuré lui-même quarante-deux des plantes qu'il avait recueillies , dans on ou* vrage intitulé : eigentliehe Besehreibungder Rejrssy so ergegen Aufgang in die àfory^et^* lœnder selbst voUhracht, Lauingen , 1581, in-4o : les descriptions et les figures ont été répétées dans V Histoire générale de Daléchamp. Les botanistes ont donné le nom de Rauwolf ( BoMtwolfia ) a un genre de plante do la famille des apoctnées.
* RAVAILLAG (Fkavçois), qu'un grand crime pouvait seul tirer de son obscurité , naquit à Angouléme en 1578 ou 1579. Ruiné par un procès, il fut long-temp^ détenu pour dettes, et il parait que ce fut pendant sa captivité qu'il eut ces funestes visions qui le portèrent dans la suite è priver la France du meilleur des rob. Fanatique , sombre et farouche , il entrait en fureur au seul uom d'un huguenot, et regardait Henri IVcomme fauteur de rhérésie. Dans un des Voyages qu'il fit à Paris comme solliciteur de procès, il prit l'habit àe frère eonvers chen les feuillants , fut renvoyé six semaines après comme visionnaire et retourna à Angoiilème , où bientôt il entendit dire que le roi allait Csirt la guerre au pape. Ce fut alors qu*il revint à Paris dans le dessein « de déclarer h S. M. les intentions où il était de la tuer , n'osant le déclarer à aucua prêtre ni à aucun autre , parce que l'ayant dit à S. M. , iLse serait désisté tout h fait de cette mauvaise volonté , et avait cru qu*il était expédient
de lui Caire cotte remontrance plutôt que de le tuer. » N'ayant pu arriver jusqu'au coi, il retoum.! dans sa ville natale sans auoir confié à personne le dessein qu'il méditait, et vécut pendant quelque temps moins tourmenté par ses visions. Mais le jour de PAques il reprit à pied la route de la capftale , vola dans une auberge un couteau qu'il croyait propre a l'exécution de son crime. Il eut encore cependant quelque hésitation , et attendit que la reine fût couronnée , «. estimant qu'il n'y aurait pas tant de confusion en Franco après le couronnement. » Enfin le 14 mai 1610, bien affermi dans son aflrenx dessein , il se rend au Louvre , suit la voiture du roi , arrêtée dans la rue de la Fer-
Il A Vfi
RAUVf
ronnerie pur un embarras do cbarrettes, monte sar la roue de derrière, et frappe deux fois Tauguste victime qui expire à l*in- •tant même sans que ses seigneurs qui étaient présents aient vu d'où étaient partis les coups. Chose bien surprenante! dit FEtoile. Quoi qu'il en soit , l'assassin , loin de fuir , resta immobile le couteau q la main. L'un des gentilshommes voulut le tuer d*un coup d*épée, mais le duc d'Épernon s'y opposa , disant qu'il fallait seulement IVirréler. Ravaillac, inteiTogc , déclara formellement, qu'il n'avait été induit par personne à entreprendre cet attentat, et persista jusqu'à son dernier moment dans cette dénégation. Il fut condamné, le 27 mai 1610, à être tenaillé avec versement d'huile bouillante, à avoir la main droite brûlée par le soufre , et Si être écartelé.
* RAVALIËRE ( PisiftB-ALBXÂMniB LE- VESQUE DE La), ^oyet Lbvbsqub.
* RAVENNE (l'anonjme db). f^esPoe-
CHBBOH.
* RAVENNE ( Jbàv ob), né vers 1350 près de la ville dont il prît le nom , fut Télève de Pétrarque , et l'un des restaurateurs des lettres en Italie. Après avoir voyagé pour perfectionner ses connaissances et en acquérir de nouvelles , il ouvrit nne école à Bellune , ensuite à XJdine etenGn à Florence, où il était encore en 1412. Il est sorti de son école un si grand nombre de savants , qu*on Ta comparée au cheval de Troie , d'où sortirent les plus illustres Grecs. On conjecture que Jean de Ravenne mourut vers 1420, et Ton croit que les ouvrages qu'on a sous son nom doivent être attribués à un autre Jean de Ra?enne , qui fut chancelier de François de Carrare, et dont les bibliothèques du Vatican, d'Oxfurd et de Paris possèdent plusieurs manuscrits. On peut consulter pour plu» de détails la Storia délia letteratura de Tiraboschi , et V Histoire littéraire d*Italie, par Gingueué.
* RAVESTEYN ( J. VAN), célèbre peintre hollandais , né à La Haye vers Tan 1580, est auteur de trois tableaux que l'on voit dans les salles du jardin de l'Arquebuse de
^ La Haye , et qui représentent les principaux officiers de cette confV^rie. On lui doit aussi le tableau qui orne rh^tel-de-ville , où sont représentés les onze magistrats en charge durant l'année 1636.— Son fils Arnauld Vab RÀVBSTETir , né à La Haye en 1615 , se distingua aussi comme peintre de portraits et fut nommé doyen des peintres de sa tille mi*
Ule en 1662. — Nicolas Vab Ràvbstbtb, de la même famille, né à Bommel en 166 1 , mort en 1750, s'est fait également de la réputation dans le genre du portrait et a laissé plusieurs tableaux d*histoire très-remarqua^ blés.
♦ RAVISIUSTEXTOR ( Jbab TIXIER DB RAVISI , plus connu sous le nom de ), né vers 1480 à Saint-Saulge , dans le Nivernais , remplit avec distinction la chaire de rhcftorique au collège de Navarre à Paris , devint recteur de l'université en 1520, et mourut en 1524, après avoir composé plusieurs ouvrages relatifs à renseignement , qui ont été adoptes dans la plupart des collèges de France , d'Allemagne et d'Italie. On cite de lui : Spécimen epithetoinm , Paris , 1518, in 4<»-, de Prosodie liùnlf^; Synonjrma poetica a la suite du recueil d'épithètes ; Ojfieina vel potiiis naturœ Hinoria , in qud eopiosè dispositum est per locos quid<piid ha" bentauctores in di^ersis disciplinis plurimi^ quod et ad rernm , historiarum et verhorum eognitionem ullo modo/acere potest , Paria* 1522; Bâle et Genève, 1626, in-8o, etc. ; cornucopiœ Epitome , imprimé à la suite de VOfficina et séparément, B&le, 1536^ de memorabilibus et claris mtdieribus aliquotdi*' î^ersorum scriptoixun Opéra, Paris, 1521, in-fol. , rare; Epistolœ , dernière é<Ution, Berlin, 1686; Dialogi aliquot etEpigrammm, Paris, 1536,.in-8o. Tpus ces ouvrages , aujourd'hui à peu près oubliés , ont 'eu de nombreuses éditions.
♦ RAVIUS. roxez Rau.
«RAVLENGHIEN.^o^esRAFBBKBBG. '
♦ R AVRIO ( AKTOiHB-ABDBé ) , célèbre fa* bricant de bronzes dorés , né en 1759 à Paris , où il mourut en 1814 , joignait à une grande habileté dans son art des connaissances distinguées dans les autres branches de la science du dessin, et il consacra, Boa sans fruit, ses loisirs aux lettres et à la poésie. Outre un recueil de petites pîbces Âigttives qu'il fit imprimer pour ses amis soos ce titre : mes Délassements, ou Recueil de Chmn^ sons, etc. , 1810-12 , 2 vol. in-8<» ; il a donné des vaudevilles et autres pièces qui ont eu du succès , tels que Jrleguin journaii^te , joué au théâtre de la Cité en 1797; la Sorcière, comédie en un acte, 1799; la Maison dms Fous , 1801 , en société avec M. ChatiUon 9 et M, Giraffa ou VOurs blanc (en société avec Desaugiers , Chazet et autres ) , 1807 , in-8o.
*RAWDORF (LiotfARo), botaniste al-
Icmand , ne à Augsbourg , mort eo t606 , a laissé un herbier remarquable , qui est conservé à Tuniversilé de Leyde , et qui a été J'un grand secoui*8 à Gronovius pour composer sa Flora orientalis. On a encore de Rauwdorf une Relation de ses voyages en Allemagne, dont il existe une traduction anglaise par SUphorst , Londres , 1693 ,
* RAWLEGH ou RALEIGH ( WALtsa).
P'ojr^ Ralbcb.
* R AWLINSON ( CaaisTOPHi ), savant anglaU , né dans le comté de Lancasti-e en 1677, mort en 1732, a public uue édition de la traduction saxonne de Boèce ( de Consolaiione philosophiœ) , faite par le roi Alfredle-Grand ( voyez ce nom ) , Oxford , 1698 , in-8». C. Rawlinson était fort instruit dans l'ancienne littérature duNord.— Rawlimsoit < Richard ) , antiquaire , mort en 1755, fonda dana Tuniversité d'Oxford un cours de lau' gœ saxonne, et laissa au collège de Saint- Jean , où il avait été élevé , une rente de 700 livres sterling, indépendamment dé plu* aiears autres legs.
*RAY (JBAM)^on JoHE WsAT , en latin Rmiut y ecclésiastique anglais . l'un des plus aavants naturalistes du 17« siècle, fils d'un forgeron , naquit dans un village du comté