RA T
carter les presbytériens. Ce refus d*adhésiofr le conduisit à résigner la place qn*il occupait à l'université de Cambridge , et dès lors il s'attacha à un de ses élèves, Fr. Willoughby , d'une ancienne fan&ille anglaise, et qui avait , coromfï lui , un goût très-prononcé pour l'histoire naturelle. Décidés à se consacrer uniquement à cette science, le maitre et relève , associés à deux autres jeunes gens , visitèrent diverses parties de l'Angleterre , la France, TAllemagnè, Tltalie, et recueillirent d'immenses matériaux pour les ouvrages dont ils avaient conçu le plan. Ray s'attacha aux végétaux et aux animaux. De retour en- Angleterre , Ray fut nommé , en 1667 , mem*^ bre de la Société royale de Londres, et,aprèr la mort de Willoughby , arrivée en 1672 , se chargea de disposer en corps d'ouvrage les matériaux' que ce dernier avait rassemblés sur le règne animal , et publia les deux ouvrages qui ont pour titre Om£iholo:fûe Ltbix très, etc., et Histotia pUcium Lih, quatuor (vojrez Willoucbbt). En 1677 , il fit paraître son Catalogue des plantes de l'Angleterre (réimprimé en 1690, sous le titre de Sjrnoff sis , puis en 1696, 1724 , et arrangé par Hill en 1760 , d'après le système de Liuné ) , et successivement les autres ouvrages dont nous parlerons plus bas. Bien que d'une constitu-
d^Essez en 1628. Élevé au collège de la Tri- lion faible , et malgré ses travaux continuels.
nité dans l'université de Cambridge , il fit de npides progrès dans les sciences et les lettres , fat professeur de greck 23 ans , puis occupa successivement une chaire d*humanilésel une de mathématiques. Dans le même temps il se distinguait par des sermons et d'autres discours prononcés à la chapelle de son collège , et consacrait ses loisirs k des herborisations aux environs de la ville. En 1660 , il se fit connaîtra comme botaniste , par la publication d%in Catalogue des plantes qa'il avait recueillies dans ses promenades autour de Cambridge pendant dix années. Il s'était fait une méthode pour reconnallre ces plantes ; et il avait su éviter l'aridité d'un pareil ouvrage par des notes curieuses, non-seulement sur les plantes et leur anatomie, mais encore sur les autres parties de l'histoire naturelle , surtout celle des insectes. 11 donna , en 1663 , un premier supplément à ce catalogue , et un second en 1685.
Entré dans les ordres en 1660, Bay ne crut pas pouvoir adhérer à l'acte d'uniformité , rendu
Ray parvint jusqu'h l'âge de 77 ans , et mourut en 1705 à Black-Nothy , son lieu de nais» sance. Plumier avait consacré h cet illustre botaniste legenreyaA-/Yi/'a,nomque Linnô a changé en r>tjitna, réuni d'abord à la famille des aspamginées f et dont on a formé ensuite , avec plusieurs autres, la famille des smilacinées. On a de Ray , outre les ouvrages déjà cités : Methodus planiarum noi^a y Londres < 1682 , in-8'> \ sttrpium europœarum extra Britannias natcentium Sylloge, ibid., 1696, in-8*; Hisioria plantarum, ibid., 1686- 88-1704 , 3 vol. in-fol. ^ Synopsis meihodium animalium quadrupedum et serpentini gène- 9i's , ibid. , 1693 , in-8<> ; Synopsis methodica auium et Sjrnopsis imethod. piscinm, 1713, in-8* ( diverses espèces de poissons portent le nom de Ray, comme ayant été découvertes par lui) j Hist. insectorum , 1710, in-4o; UB Traité de la sagesse de Dieu manifestée dans les ouvrages de la création { en anglais), 1691, in-8«; Irois Jûcoursphysico-théologiques pur le chaos , le déluge et la dissolution
par le parlement en 1662 , et qui prescrivait du monde , souvent réimprimés , et dont le h tous les ecclésiastiques de souscrire à cer- premier a été traduit en français , Utrecht , laines propositions qai ayaient pour but dé- 1714, in-8o; un recueil dtProiferhes anglais,
KATM
RA YM
•ouTent réimprimé ; Nomenelator clasticus, composé pour lef enfants de sir F. Willoughby, dont il dirigea l'éducation; quelques écrits polémiques sur la botanique. On doit encore a Raj une tradu<^lion des Voyages ( scientifiques) ^e Rauwolf ( voyez ce nom).
8a yie , par Guillaume Derbam , a été im« primée à Londres , 1760 , avec ce qm restait dintéressant dans ses papiers.
* RAYMOND IV, idi Raymond de Saint- Gilles, comte de Toulouse, duc de Narbonne , marquis de Provence , né vers Tan 1042 , fut l'un des principaux guerriers qui composèrent la première croisade en 1096 , et lun des premiers qui montèrent k l'assaut de Jérusalem. Après la prise de cette vjUe , il refusa deux fois la couronne , continua de " se distinguer en Palestine par se» taleùts et sa valeur, et mourut en 1105, dans la fortel'essedc Chàtel-Pèlerin , qu'il avait fait'bàtir près de Tripoli. 11 eut pour successeur son fils ajné, Bertrand, qui mourut trois ans après , et laissa ses États d'Occident à son frère , ^ A{pfaonse-Jourdain , ainsi nommé , parce que , étant né en Palestine , il avait été baptisé avec Teau de ce fleuve.— Ratmovd V, comte de Toulouse, fils d'Alphonse-Jourdain, né en 1134, épousa Constance , fille du roi Louis-le-Gros , et la i^pudia ensuite malgré tous les efibrts du. pape pour les réconcilier. Il eut h défendre ses Etat^ contre ' Henri II , roi d'Angleterre et contre Alphonse IV, roi d Aragon ; mab il sortit victorieux de ces différentes luttes , et par suite d'un traité avec le vicomte de Nimes, il derint maître de cette ville , où il mouiiit vers la fin de 1194. — Ratmoito VI, dit le yietix, fils et successeur du précédent, né en 1156 , est connu par les démêlés qu'il eut avec la cour de Rome, au sujet des Albigeois qu'il protégeait. Excommunié deux fois , il eut à soutenir des guerres sanglantes et désastreuses , et fut même dépouillé de ses ' États en faveur de Simon de Mont(brt{ mais sa hardiesse et son intrépidité le firent à la fin triompher de ses ennemis : il rentra dans ses domaines, et sut s'j maintenir iasqo*à %tL mort , arrivée en 1222. Marié cinq fois , le comte de Toulouse ne laissa que deux en-^ lants légitimes , Raymond VII , qui lui succéda , et Constance , mariée à Sauche VI II, roi de Navarre.— Ràtmoho VII, dit le Jeune, dernier comte de Toulouse , fils et successeur du précédent, né à Beaucajre en 1197 , se signala dès sa jeunesse par sa bravoure chevaleresque et par son ardeur à défendre
les droits de son illustre maison. Partageant tour à tour les défaites et les succès de son père, comme lui il fut excommunié deux fois , n'en poursuivit pas moins la guerre avec acharnement, triompha de Simon et d'Amauri de Montfort, et contraignit ce dernier à traiter avec lui. Mais afiaibli /dans la suite par une si longue lutte , Raymond fit sa paix en 1228 , avec In cour de France et avec le Saint-Siège , et subit toutes les condition.^ qu'on voulut lui imposer. Il mouiiit à Milhaud en 1249, laissant ses domaines à Jeanne, sa fiUe unique, qui avait épousé, en 123/, Alphonse, comte de Poitiers , frère de Louis IX.
* RATMONa û£ VINARIO , ainsi appelé du lieu de sa naissance , l^inarium ou f^inas, petit village près de fiéxiers , vivait au 14« siècle, et fut l'un des médecins les plus renommés d'Avignon» où se tenait alo»
la cour des souverains pontifes. CouLemporain de Gu^r de Chauliac , et comme lui successivement médecin de trois papes, il a décrit les mêmes pestes que cet homme célèbre , et en a laissé une histoire asses exacte , publiée à Ljou en 1552 , in- 16. Uy donne des détails sur les deux dernières pestes du 14* siècle, dont Guy de Chauliac n'avait pas parié.
* RAYMOND (Joachim-Màbix), général distingué par ses talents , sa bravoure et ses services dans l'Inde , naquit en 1755 à Sérignac , dans le département du Tarn , s'embarqua en 1775 pour les Indes orientales ,< commença sa carrière militaire, en 1777, sous les ordres de M. de Lallée , et devint chef du parti français à la cour de Nizam- Aly, soubah du Dccan , qui lui donna , avec d'immenses revenus, le titre de moulouV. ou prince du sang. Animé du noble désir d'être utile à sa patrie , le général Raymond n'usa de ses richesses et de sa haute faveur que pour assurer la prépondérance des Français dans eette belle partie de Vlnde , et y serait parvenu si la mort n'était venue le surprendre au milieu de ses vastes projets, le 6 mars 1798. Cette mort ne parut pas naturelle, et fit soupçonner qu'une puissance rivale n'y était pas étrangère. — Ratmovd (le chevalier de ) , colonel de la légron du Luxembourg au service de la Hollande , défendit en 1 302 Colombo , dans l'île de Ceylan , con^tre les Anglais , et mourut en combattant.
• RAYMOND. f>/ezRAiiio»D.
• RAYMONDI. royez Raimoedi.
' RAYMONDIS. Foyez Pakadm.