PLAN DE LA VILLE DE SARRACOSSE
ASSIlScÉK PAR L'AnMÉB Fa\K<^AISK d'aBBACOA, UN 1809.
Sarragossc est située sur la rive droite de l'Ebrc , à l'einbouchurc d'une petite rivière nommée la Huerba; un faubourg , assez considérable , sur la rive gauche du fleuve , est joint à la ville par un beau pont. Voici quelles étaient les fortifications de celte place , lors du siège de 1 809.
L'enceinle du faubourg se composait de maisons et do murs crénelés', avec des batteries et des traverses aux débouchés des rues. Le couvent de Jésus , retranché , formait un ouvrage détaché du côté des attaques présumées. La ville était fermée depuis le Ilaut-Èbre jusqu'au couvent des Capucins déchaussés , par quelques parties de vieille enceinte , plusieurs batteries et quelques ouvrages en terre. En avant se trouvait , comme ouvrage détaché , le château dit de l'Iriquisition , avec fossés et tourelles baslionnées ; il communiquait avec la ville par une caponnière palissadée. Depuis les Capucins déchaussés jusqu'à la Huerba, une enceinte terrassée, revêtue en pierres sèches, avec fossés de quinze pieds de profondeur, avait été construite : elle était flanquée assez mal par des tours et les deux couvents des Capucins déchaussés et de la Trinité.
Le pont de la Huerba était couvert par une espèce de lunette, avec un bon fossé. A partir de la tête du pont, l'enceinte suivait la rive gauche de la petite rivière. Jusqu'à Santa-Ingracia , qui formait une sorte de citadelle , on avait élevé un double retranchement. Entre Santa-Ingracia et le Bas-Èbre , la ville était fermée par des murailles de jardins ,
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(les niui> (le maisons vl «le roiiv«'nls, Icrrasst'-s tu (jii(l(|ut'> «Mulroits , vi par dos baltcrlcs.
Le comciil (le Sainl-Josrph , situé sur la livc «Irctilctlc la IliUM-ba, bi«Mi lolraiulié, avec un hou lossr , joiuiail uiir seconde lèlc de pont sur cette> rivière. La rive droile du ravin où elle coule, couvrait, par son élévation, contre les vues éloignées, les murailles (jui liirenl attaquées; mais 1<' ravin élail si larj^e que le couronnement en voyait tout \c fond , ce qui rendit inutile une caponnièrc exécutée devant Sanla-Ingracia , pour défendre le passage de la rivière. La largeur du ravin permit encore d'y déployer une dernière parallèle entre Saint-Joseph et l'enceinte.
Les dispositions défensives de l'inlérituir de la ville consistaient en coupures dans les rues , combinées avec des murs crénelés de jardins , de maisons et de couvents. L'intérieur des maisons et des couvents était arrangé pour la défense; on les avait divisés en compartiments formés par les murs principaux et les cloisons, le tout bien percé de créneaux. Quelques planchers ou voûtes étaient aussi crénelés pour le flanquemenl. Des communications nombreuses et sûres avaient été pratiquées pour arriver sur tous les points retranchés et s'en retirer facilement. Les coupures des principales rues étaient armées de canons.
L'enceinte de Sarragosse , sans compter les gorges , offrait le développement de treize fronts ; et , pour la défendre , il y avait au moins trente mille hommes de troupes, aidés de vhigt mille habitants ou paysans armés.
Les troisième et cintpjième corps français , chargés du siège, n'étaient forts, en tout, que de trente-cinq mille hommes, divisés par le fleuve, presque en deux parties. La moitié, sur la rive droite, fut chargée d'un siège de cinquantequatre jours de tranchée ouverte, tandis que l'autre moitié, >ur la rive o})poséc, dut tenir la campagne coalic les corps
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a'insurgcs qui couvraient le pays / bloquer le faubourg et eusuile l'allaquer.
Le IroisièuK^ jour de tranchée ouverte , l'armée de Sarra- -osse , après avoir exécuté simullanément qualre sorties , forles ensemble de dix-sept cents honmies, n'en fit plus aucune qui fut de plus de quatre cents hommes. Les assiégeants franchirent les fossés de Saint-Joseph et de la Ictc de pont de la Iluerba, du quatorzième au dix-huitième jour de tranchée ouverte. Ensuite , il fallut douze jours pour arriver, des ouvrages détachés , jusqu'aux brèches de l'enceinte.
Entre la première parallèle et l'enceinte , il y avait , terme moyen, six cents mètres; il lallut trente jours pour les franchir. Depuis les brèches de l'enceinte jusqu'au dernier logement en ville", il y avait , au plus, quatre cents mètres; on mit vingt-quatre jours à traverser cet espace.
Les attaques , sur la rive droite , ne coûtèrent , avant l'assaut, que cent hommes tués, dont huit officiers, et trois cents blessés, dont dix officiers. Pendant les cheminements en ville , les assiégeants perdirent six cents hommes tués , dont environ trente officiers, et cent trente blessés, dont cinquante officiers.
Dix sorties extérieures furent exécutées : dans trois , les assiégés eurent quelques succès ; les sept autres leur furent désavantageuses.
Les remparts étaient armés de cent soixante bouches h feu. La plus grande partie de cette artillerie fut dirigée contre les cheminements qui formèrent , à proprement parler, la première partie des attaques , parceque les travaux faits subsidiairement contre le faubourg, sur la rive droite de l'Èbre, ne furent commencés qu'après l'entrée des Français dans la ville. Aucune partie de l'enceinte n'était ricochée ; on n'avait prolongé qu'une face du couvent Saint-Joseph. Le canon des assiégés , qui tirait presque partout à travers des embra-
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sures en maçonnerie, fut sans donlc «Mranpjt'î par les Irenle- «leux bouelies h feu «lesassi/'^eanls, cpii coninienecVenlî» tirer le doiiziènu' jour, et qui furj'iil portées au non»l>re «le cin- <pinnle, Irenle-six heiu'es avant l'assaut à IN'nccinlf de la ville.
La légende explicath^c des signes figurés sur le plan, est i fisc ri te sur te playi iniinc.
/'on- les articles Attaque DKS pLiVccs, Dêfensk des im,\cks.
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