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ART MILITAIRE
PLANCHE I
l'L\N DU CHATEAU DE BURGOS,
DKFENDU PAn LES FRANÇAIS CO.>TRK l/AnUÉE ANr.LAtSE, EJI l8l2.
Le fort de Burgos a été assiégé , on 1812, par les Anglais , sous les ordres du duc de Wellington. Ils ouvrirent la tranchée le 1 9 septembre et furent forcés de lever le siégel e 2 1 octobre. Les Français défendaient la place sous le commandement du général Dubreton. Le fort était situé sur un mamelon à l'extrémité du contre-fort qui domine la ville. Il se composait d'un donjon et de trois enceintes , l'une audessus de l'autre , et d'un ouvrage détaché en terre.
La première enceinte, ou la plus élevée, était en terre, palissadée; la deuxième presque toute en terre, assez mal fraisée, vue et plongée de tous côtés, se développait comm? un ruban au-dessous de la première; la troisième enceinte, qui ne s'étendait que devant une partie de la deuxième , était formée d'une portion de vieille muraille, terrassée sur la droite seulement. Les trois enceintes n'avaient presque en aucun endroit, une escarpe suffisamment élevée; elles étaient sans fossés, sans fermetures solides, et, dans quelques parties , on aurait pu, des piirapets de l'une, monter sur l'autre. L'ouvrage extérieur ou fort Saint-Michel , n'était pas achevé; aussi ne put-il résister à une attaque de vive force. Les nom-
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l»iciix Idinbours, ntranclu'mcnls, coin>uros, iHablis , pendant le siégo, «nlrc I«'s cncciulos devant les portes, derrière les brèches , el «|iii »»iil joué \\i\ si grand rôle dans la défense, étaient conslruils en tonneaux, caisses à biscuits el palissades. Enfin , le chùtean de Burgos était , en tout , un poste insignifiant qui ne méritait pas le nom de fort. D'uneélendue qui équivalait à peine à celle d'im carré bastlonné, il fut défcMidu par deux mille soixante-quatoize ofllciers , sous-ofllciers et soldats.
L'attaque fut dirigée sur une portion d'enceinte sans chemin couvert. L'assiégeant, au moyen d'une seule parallèle bien appuyée à ses extrémités , arriva au pied de celte enceinte la dixième nuit.
La dislance moyenne, depuis l'ouverture de la tranchée jusqu'à la première enceinte , était de quatre cents mètres. Les Anglais, qui la franchirent en dix jours, en mirent vingttrois pour s'avancer de trente mètres dans l'intérieur du camp retranché. Jusqu'à l'attaque de cette enceinte , les as sié"-eants eurent dix officiers et cent cinquante soldais tués , vin':;l-qualre officiers cl six cents soldats blessés; et, pendant la durée des attaques , depuis leur entrée dans le camp retranché, il eurent quatorze officiers et trois cents trentecinq soldats tués; quarante-quatre officiers et huit cent quatre-vingt-sept soldais blessés.
L'artillerie de Burgos consistait en quarante-quatre bouches à feu environ. Celle des Anglais était composée de seize bouches à feu , dont trois de seize et quelques-unes de douze; plus, de neuf pièces , de petit calibre, trouvées dans la corne de Saint-Michel.
Les ouvrages de Burgos ressemblaient assez à ce qu'on appelle proprement de la fortification. Cependant , les retranchements, coupures et communications, presque loules établies durant le siège, n'élaienl formés que de charpentes cl de
ART MlLl'i Air.E. o
uiaçbnncrics grossières, de gabionnades, de palanques,elc. ; mais les dispositions en liaient telles, (|ue les troupes qui s'y Ironvaienl de garde, uienaçaient continuellement les lianes des cheminemenls et les défilés par l<;squels ces cheminements passaient ou devaient passer. Eu uu mol , ces dispositions étaient conformes aux principes sur lescpiels est basé I arrangement des tranchées d'après la méthode d'alta([uc moderne.
EXPLICATION DES SIGMiS.
G. Flèches des Français.
G c. Flèche .derrière laquelle s'est formée la colonne qui est venue attaquer la corne de Saint-Michel par la gorge.
de. Logement de la première nuit.
ff. Cheminements exécutés la deuxième nuit , en même temps que l'emplacement de la batterie n°. i.
" i^e. Travail de la troisième nuit.
Batterie n". i". , armée la quatrième nuit , et commencement de la batterie n". 2.
D. Point où s'est présentée une colonne portugaise , au moment de l'escalade du camp retranché , la quatrième nuit.
hi, rk. Travail de la cinquième nuit.
ink. Travail de la sixième nuit.
m::::. Galerie commencée la septième nuit.
o o. Travail de la septième nuit.
kt,pp. Travail de la huitième nuit.
t::::. Galerie commencée la neuvième nuit.
4 ART MILITAIRK.
io. Coninumicalion ex(^cul(V- la m'u\ièm(' iiiiil.
K. Bi^cJk' iinpialicîiljlc, omnlc j)ar la mine, la dixiriiH» nuit , cl rendue jjralieahic j>ar la balU-rie ii". i. , la scizicuio jiiiil.
Balleiie n". 5 , coiniuencée la douzième nuit, cl lerminéo sans lui doiujer l'épaisseur nécessaire.
E. Flanc où les assiéj^és onl ouvert des embrasures la Irei/ième nuit.
Ballerie u°. 4. commencée la lreiy,ième nuit; elle lut mise h ré])rcuve du canon , et pourlant on put tirer.
]M. Grande brèche ouverte par la mine , la (piinzièmc nuit.
n n S. Cheminements ouverts à la sape volante la dix-septième nuit.
F. Brèches commencées la dix-huilième nuit par la batterie u°. 1 .
s. Sape poussée pour gagner le retranchement élevé devant
la poterne de la deuxième enceinte.
vv. Communication ouverte la vingtième nuit.
œx. Retranchements, palissadenients et communications couvertes , exécutés par les assiégés depuis l'ouverture de la tranchée.
jy. Retranchements qui n'ont pu être achevés.
z z. Fourneaux de mines , préparés par les assiégés et qui n'ont pas joué.
FotVles articles Attaque des places. Défense des PLACES^
Eiwi/rloncilir moilnnc .
ART MILITAIRE
PLANCHE H