‹ Encyclopédie moderne. ou, Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 3 sur 67 · AUCIIITECTURE ARABE OU MAURESQUE · texte numérisé non relu

AUCIIITECTURE ARABE OU MAURESQUE

Arc pleiu-ccinlre circulalrcmcnt prolongé, dil en fcr-àcheval , et couvert d'ornements ou arabesques , proprement dits , dont les dessins , restreints par les lois de JMahomct , qui interdisent toute représentation d'êtres animés , ne font que reproduire des broderies h l'instar des tapis et des étoffes employées avec profusion dans les décorations intérieures. Cet exemple est tiré de la mosquée de Cordoue.

FIGUHES 2 et 5.

Chapiteau et base du Généralife, à Grenade.

iSystèmc des corniches.

F)GURE 5.

Voûtes faites par encorbellements , de l'intérieur de VAlliambra , à Grenade.

a Arc plein-ceintre ; b arc sur-haussé perpendiculairement et supporté par des encorbellements.

Archivolte des 2;aleries de V AUiambra. Ses encorbellements sont découpés par une suite de petits arcs rampants, (Consulter le Voyage de M. Delabordccn Espagne.)

/, AUCHITECTIJRE.

il ol facile il».' iTConnallre que rarcliiteclurL' , (jin' nous appelons improprement gothique, dérive évidoumient de celle des Arabes ou Maures. Si le jx'lil nombre d'exemples que nous présentons ici ne suflisait pas pour prouver ce que nous avançons, le témoignage de l'hisloire ne laisserait aucun doute sur cette question.

f'oir AnABB (arc/iûtfc<«re),ARCuiTECTUHE, Eglise, Ogivu.

EnciiclopciUc nnulcrne

ArchilCCtUr*' (Anihe ou Miiuicnjtfj/

ARCHITECTURE

PLANCHE III

ARCIIlTECTUrxE Cil I N 0 1 S li.

Système de charpente d'un comble chinois, consistant dans l'assemblage d'entraits superposés.

A. Poteaux ou colonnes en bois formant les laces latérales de l'édifice. Elles sont traversées par l'entrait. Si le bâtiment n'est point à jour, les entre-colonnements sont remplis par de petits murs en briques.

B. Poutres ou entraits , dont l'assemblage constitue chaque ferme; les entraits supérieurs ou retroussés, diminuent de diamètre et de longueur jusqu'au faîtage.

C. Petits potelets d'environ deux pieds de hauteur, qui relient les entraits entre eux.

D. Pièces de bois arrondies , fixées sur la tête des potelets, et qui fout l'oflice dépannes, en maintenant le roulement des fermes.

F. Pièce arrondie qui fait fonction de sablière j, et porte sur la colonne.

Il est remarquable que les colonnes, très-usitées d'ailleurs dans l'architecture chinoise , n'ont point de chapiteaux. Toute la charpente étant apparente à l'intérieur, est ornée de sculptures, incrustations en bois précieux, ivoire, cuivre, nacre de perle ou peintures extrêmement riches.

FIGURES 2 et 5.

Ornements de l'angle d'une toiture.

fi ARcnn l'X/n ui:.

F. Con»olos qui iTin|>Iiici'nl les lie/m tlo noiro clinipriilo. (a'I nssoniLlagc se rolroiive dans la fig. i .

G. Dragons, oiseaux ou poissons sculptés, peints ou dorés.

11. Bases des poteaux ou colonnes. Elles sont ordinaire ment en jtierre ou en marbre. Leurs j)rofds rappellent, on (juelque sorte , ceux des Grecs ou des Romains, surtout dans l'emploi de la doucinc et du talon.

J. Balustrade, et K stylobatc qui servent de soubassement aux eonslniclions ci-dessus décrites. Leurs profds présentent, dans l'ensemble et dans les détails, la j)lus grande ressemblance avec ceux de rarcliitccturc liindoue.

Voir C^I^OISE {arckitecture).

Knr,,clopr,{ir moM-rnc . Arcliilccliil-C (Chmoùr.)

KH

JH

Fi g . 1 .

Fi'if.3

JyOïUJlUJiUJlujluJiU

ARCIIITEGTIIRK. 7

PLANCHE IV

Page 1