ORDRE DORIQUE
Dorique grec du Parthénon , à Athènes.
Toscan oit Étrusque du temple d'Hercule , à Coré.
Dorique romain du théâtre de MarceUus , à Rome.
La colonne du grand ordre du Parthénon a cinq diamètres et demi de hauteur; elle diminue de deux neuvièmes. L'entablement a deux diamètres. Le chapiteau a, compris le tailloir, l'échiné et les filets qui le terminent, un demi-diamèti^e, du haut de la colonne. L'eWimeest un segment d'ellipse ti-ès peu galbé. Le trigljplie n'est point à plomb du centre de la colonne d'angle du monument; il porte sur le demidiamètre extérieur et termine la frise. L'architrave est h peu près de la hauteur du métope. Le petit ordre du Pronaos n'a que trois fdets sous l'échiné. Un filet intaillé accuse un astragale. Les cannelures sont au nombre de vingt, et ne sont divisées que par une vive arête.
Les colonnes de Coré ont huit diamètres et demi; l'entabloment, un diamètre et un septième; l'architrave, un quart do diamètre; le chapiteau a trois filets; le sommet des cannelures se termine carrément sous un listel qui forme astragale. La colonne a huit diamètres et demi; mais il faut observer 1". que le tiers inférieur n'éprouve pas de diminution; a", que la largeur des cannelures n'est exprimée , dans cette partie ,
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<[ue par dos tpannela^es , de sorte que h's deux aiilros lier» cnnuolés , suivant le mode grec , ont le cnraclère, el de plus , h pou do olios(>s près , la proporlion <1(^ l'oidin* du Par- I ludion.
Un tore plact'i sous lo p;or^ci'tn inîvr'wuv de la colonne indique un principe de base. Le grand socle qui sert d'échifjrr h roscalier du portique , est couronné par un fdot et un fort (alon.
La colonne du dorique do Marcellus a huit diamètres; le chapiteau , un demi-diamètre, depuis le dessus du tailloir jusque sur le toro , qui en forme l'astragale; IVchino du chapiteau est un quart de rond porté par trois filets; Tcntablement est du quart de la hauteur de la colonne.
Dans le dorique grec , il n'y a point de bases. Les mutulos qui décorent cet ordre sont remplacées par dos dcnticules , dans lo temple de Marcellus.
Tels sont les rapports remarquables entre les trois exemples doriques que nous donnons , et dans lesquels on peut apercevoir une gradation sensible , tant dans le style que dans les proportions; ce qu'il y a de remarquable surtout est le principe de la base , appliquée au Dorique par les étrusques.
f'oir les articles Dorique, Lthisque, Grecque [architecture).
KnaidopcMe moderne. ArcJutecnireyi9^/vy/W I'. 4
Etnutjuc M Toscan- ^(V'' '' ^''
Romain
ARCIIITECTLllE. 9
PLANCHES V iT Vf.
ARCUITECTURE ÉGYl'TIENNE.
Le Voyage en Nubie, publié par M. Gaii, paraît avoir jeté un grand jour sur les progrès de rarchilcclurc égyptienne , qui semble offrir , dans ces contrées , des exemples précieux de sa simplicité primitive.
Ayant 4éjà développé cette pensée dans l'article Lgvp • TIENNE [architecture) , nous nous bornerons à classer ici les monuments suivant ce système.
Première époque. Temple cC Aboussambout j entièrement excavé dans la montagne. Le roc, coupé presque à pic, et les contre-forts qui y ont été ménagées , sont couverts à la superficie de figures et d'hiéroglyphes. Le plan de ce temple en donne les dispositions intérieures. La teinte noire dont il est entouré, indique que cet édifice est entièrement recouvert par le roc dans lequel il est creusé.
Deuxième époque. Temple de Guirclieh. L'intérieur de ce monument offre la même disposition que le précédent , mais il est évident , par des portions de mur taillées dans le roc et restées en arrachement, qu'on a substitué des constructions aux masses qui avaient été réservées. Ces parties sont indiquées au plan par une teinte noire , et sont représentées par l'élévation de la figure que l'on voit au-dessous.
Troisième époque. Temple de Cariasse , édifice entièrement isolé et construit par assises. Cet exemple , pris entre une infinité d'autres, n'a pour but que de prouver les pro grès que fit l'art de bâtir, pour, du système de grotte, arriver à édifier des monumens isolés et entièrement à jour.
Colonne du monument de Tkcbcs. Suivant quelques au-
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leurs, clic représente un faisceau de piaules liées ensemble vers le s(uuiu('l , pour foi-uior le cliapileau. Il en existe «les exemples dans les([uels le motif est u)ieux indiqué; mais nous avons préféré donner celui-ci, h cause du principe de base qui s'y trouve.
Colonnes d'un monument de CUe d^ElèpItanthie. Le cliapiteaude ces colonnes, est celui qui, h quelques varianlesprès, se retrouve le plus fréquemment; il est à remarquer que, dans presque tous les portiques , on voit deux ou trois chapiteaux à palmes de ce genre , sans place déterminée : ce type et celte bizarrerie doivent certainement appartenir à un usage religieux.
Chapiteaux à tétcd'Isis. Telle est Ja dénomination donnée jusqu'h ce jour h ceux de cette composition qui se trouvent dans le temple de Gartasse, précité.
^otr Egyptienne {architecture).
Kiiiiiiloi>t;lir inoiierne . Arrlli lc<lll IT ( Ktf}/plimne^J
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PLANCHE Vir.