‹ Encyclopédie moderne. ou, Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 5 sur 67 · ARCHITECTURE INDIENNE · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE INDIENNE

De tous les genres d'architecture, celui de l'IIindoustan est le plus surchargé de sculpture et d'ornements coloriés. L'arabe , avec lequel on est quelquefois obligé de le confondre , présente une certaine ordonnance et des repos qu'on ne trouve pas dans la décoration des monuments hindous. Le pilastre de la porte de la pagode de Chalembrom et celui de Tchoultry , nous ont paru devoir en donner une assez juste idée. C'est à l'usage de couvrir les monuments par des platebandes , que nous pensons devoir attribuer les masses de pro fils qu'on y remarque , et dont le but ne peut avoir été que de dissimuler ou d'enrichir les encorbellements appelés à raccourcir les portées de leurs plafonds. Ce que ces pilastres présentent encore de remarquable , ce sont des chaînes suspendues de chaque côté, et dont les extrémités sont engagées dans le chapiteau. Ces chaînes, dont les anneaux ont six pouces de diamètre , passent dans le pays pour être en pierre et avoir été évidées dans la même masse que les pilastres auxquels elles sont adhérentes. La hauteur de ces pilastres, faits d'un seul morceau de pierre en délit , est de quarante-cinq pieds , compris la partie au contre-bas du sol.

Dans cette architecture , les colonnes nous paraissent avoir été considérées , plutôt comme supports indispensables , que comme ornements d'un édifice; aussi, sont-elles généralement courtes , sans grâce et dans les proportions les plus arbitraires. Les unes , jusqu'au tiers , et quelquefois à moitié de leur hauteur, consistent en un socle très élevé et surmonté d'une forme de balustre; quelquefois en guise de chapiteau ,

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Dans celles du temple dcliavana, on remarque cependant une bizarre ressemblance avec les chapiteaux h volutes.

Le peu de longueur de fût qu'elles prés<>nlent est fréquemment chargé d'ornements légèrement entaillés et divisés par zonc^. ^ous ne savocts pas si nous devons ajpeler colonnes, sous l'acception Jûonumenlalc , les pilastres très ornés et souvent cannelés, qui , placés ou-deyant des monuments principaux, portent des idoles ou quelques attributs allégoriques. Ils sont ordinairement au nombre de deux , comme les obélisques de rbgypte; c'est ainsi qu'on en trouve ù Kailaça.

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