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mythologique , et le même que Plutus , dieu des richesses, ou Pluton, dîeu des enfers. De là, dans les poètes, dans Horace çt dans Lucain par exemple , Achœmenius , Perse (Persan); Achœmeniieï Achœmenidœ, les Perses; Achœmenia, la Perse. Tous ces noms, ainsi que celui i'Achœmenides , compagnon d'Ulysse, qui en est dérivé, et celui A'Achèron, fleuve des enfers, viennent du grec *X°s-> douleur, chagrin; ce qui prouve que la plante ackœmenif. devait être le même symbole que Tache, qui était consacrée au deuil et âux larmes , et qui servait à couronner les vainqueurs. E. J.
ÀCHÉROxN. {Antiquités.) Fleuve de la ïhesprotie qui prenait sa source au marais d'Achéruse, et tombait, près d' Ambracie , dans le golfe adriatique. Son eau était amère et malsaine , et il coulait long-temps sous terre ; ce qui l'a fait regarder comme un fleuve des enfers , ainsi qu'un autre fleuve du même nom en Italie, dans le pays des Brutiens. Leur nom est composé d'a^coç pooç, fleuve de douleur. On en a fait l'adjectif achérontique. On attribuait à ïagès, devin étrusque, quinze volumes, qu'on nommait Achérontiques. Les Étrusques les gardaient avec autant de soin que les Romains les livres sibyllins, ou attribués à la sibylle de Cumes. {Voyez Achéruse.)
ACHÉRUSE. {Antiquités.) Lac d'Égypte, près de Memphis, environné de belles campagnes qui étaient par conséquent le même symbole que celles des champsélysées. Les Égyptiens venaient déposer leurs morts sur le rivage; là des juges examinaient la vie qu'ils avaient menée. Scion les bonnes ou mauvaises actions des défunts , on faisait passer leurs corps dans une barque , ou on les jetait à la voirie. Dans ces belles campagnes étaient un temple consacré à Hécate la Ténébreuse , et deux marais, appelés le Cocyte et le Léthé. Il y avait aussi dans la Thesprotie un lac à'Achéruse, d'où sortait le fleuve Achéron; ce qui devait être en effet, puisque ce lac est
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le symbole de l'auiphora céleste , et le fleuve celui du fleuve du verseau qui sort de l'auiphora , qxiAchêruse a la même étymologie ^Achèron, et vient également d'a^oç. [Voyez Achkron.) C'est de là qu'on appelait Achérusiade une péninsule près d'Héraclée-du-Pont , par laquelle Hercule passa pour descendre aux enfers. Xénophon dit qu'on montrait encore de son temps des marques de cette descente ; tant les peuples aiment le merveilleux et à prendre des symboles et des allégories* pour des réalités. Le malheur, c'est qu'ils s'égorgent pour ces rêveries ingénieuses , et qu'il faut que le sage paraisse y croire s'il ne veut pas être la victime de leur aveugle crédulité. E. J.
ACHROMATISME. (Physique.) On nomme achromatisme la destruction des couleurs étrangères que l'on aperçoit dans l'image d'un objet lorsqu'on le regarde à travers un verre lenticulaire.
On a vu à l'article Abereation de réfrangibilité , que les rayons dont la lumière est composée sont différemment réfrangibles , et qu'après avoir traversé un verre convergent ils forment plusieurs images de diverses couleurs qui se recouvrent en partie et rendent méconnaissables les objets qu'elles représentent.
Si tous les corps diaphanes , comparés entre eux f avaient des puissances réfringentes et dispersives proportionnelles, il serait impossible d'achromatiser la lu mière convergente , puisque le corps employé à compenser la dispersion qu'un autre a produite compenserait aussi sa réfraction; il n'y aurait plus par conséquent de conver gence. Mais si la proportionnalité que nous avons supposée n'existait pas , et que l'on trouvât , par exemple , deux substances diaphanes qui eussent des pouvoirs dispersifs égaux et des pouvoirs réfringents inégaux , on pourrait avec la plus réfringente construire une lentille convergente, avec l'autre une lentille divergente, et les opposer de manière à compenser mutuellement leurs effets. Par ce
noyen , toute la dispersion serait détruite , puisque noué 'avons supposée égale dans les deux lentilles. 11 n'en serait >as de même de la réfraction qui était prédominante dans a première : il en restera un excédant qui fera converger es rayons , et ils ne seront plus dispersés.
Newton et plusieurs savants se mirent à la recherche les substances qui auraient pu remplir ces conditions ; eurs expériences à ce sujet n'ayant pas été faites avec assez de soin , ils furent conduits à des résultats erronés, et en conclurent qu'il était impossible de construire des objectifs achromatiques. Mais Euler , considérant que la réfraction était réalisée dans la construction de l'œil , puisque cet organe a la propriété de réfracter les rayons sans altérer leur couleur , soupçonna la possibilité d'imiter la nature. Dollond, opticien anglais, s'empara de cette idée, et trouva qu'en employant le cristal artificiel (flintglass) et le verre ordinaire (crownglass) , dont les réfractions moyennes étaient 160 — 155 , et les dispersions comme i5 — 10 , on pouvait, en disposant convenablement la courbure des objectifs , atteindre le but qu'on se proposait , et son procédé nous a donné les lunettes achromatiques. ( Voyez , pour cette construction, Lunettes achrqma.tiques. ) L.
ACIDE. [Chimie.) Avant d'exposer ce que l'on a entendu par cette dénomination , l'idée qu'on y attache aujourd'hui , et le vague qui en résulte pour la classification chimique , il faut faire connaître les substances auxquelles on donne communément ce nom. Il importe seulement de savoir ici que les acides, ordinairement aigres, rougissent les couleurs bleues végétales , et s'unissent à d'autres corps nommés bastsyalifiables , pour former des composés qui portent le nom générique de sels. Les acides sont formés de deux , de trois ou de quatre éléments; les acides binaires appartiennent ordinairement à la nature inorganique , les acides ternaires aux végétaux , et les acides quaternaires aux substances animales. Suivons cet ordre.