‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 100 sur 120 · PROFÈS · texte numérisé non relu

PROFÈS

PROFES. C'est le nom qu'on donne au religieux qui a fait nouvellement profession , c'està-dire, qui a prononcé ses vœux. Le jeune pro-

^ restait encore au moins une année sous la

direction du Père-Maître , et partageait encore toutes les rudes épreuves des novices. On avait même moins d'ëgards pour lui que pour ceuxci ; parce qu'e'tant engagé irrévocablement , ' on n'avait plus à craindre qu'il retournât dans le monde.

Chaque Communauté avait ses usages et son cérémonial pour la profession ; mais le plus original y sans contredit y était celui qu'on pratiquait chez les Bénédictins de Bourbourg , en Flandre.

La veille que la postulante devait prendre l'habit , elle était présentée à TAbbesse et à la Communauté par le Gouverneur de la ville» On lui donnait du pain et du vin dans l'église : elle en goûtait 9 puis se retirait. Le lendemain > habillée magnifiquement j elle était conduite dans une salle préparée^ où on lui donnait un bal en présence de l'Abbesse et des religieuses. Cetaréopage jugeait de la vocation de la postulante par sa danse. Après avoir dansé y celle-ci demandait la bénédiction à ses parens; puis le Gouvesneur^ ou celui qui avait donné le bal y la conduisait à l'église au soïides violons et des fanfares. Deux petites demoiselles la précédaient : l'une portait un cierge 9 l'autre une corbeille de fleurs^ et une troisième lui portait la queue. Elle était remise

alors entre les mains de TAbbesse, et renfermée pour le reste.de ses jours. (ïléliot , Histoire des Ordres monastiques, tomeVI,page 3o8, eh. 4o.)

PROPRIÉTAIRE ( Religieux ) .

PROPRIETAIRE (Riîligieux) . Dès qu'un religieùx avait fait vœu de pauvreté^ il ne lui était plus permis de rien posséder en propre. Hé^ grand Dieu ! n'était-il pas assez riche y puisqu'il avait sa part dans la jouissance du bien de la Communauté.

Il était défendu aux Franciscains de toucher l'argent , sous peine d'être traités comme propriétaires; c'est pour celte raison que chacmn avait dans la ville un correspondant qui était chargé du maniement de ses espèces.

Chez les Chartreux ^ on excommuniait ceux qui , à l'insu de leur Supérieur , gardaient pardevers eux la valeur de vingt-cinq sous. Dans plusieurs Communautés , toute expression qui ressentait la propriété était interdite. On ne disai f pas:Machappe^ mon manteau; mais bien : Notre chappej notre manteau. Chez les Augustins, qui avaient à cœur de ne pas affaiblir le principe de

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la Communauté^ on disait : Noire barbe ^ nos épaules , notre ventre , etc. , et l'on ne désapprouvait pas même cette manière de parler ^ qui rendait tous les Frères complices des vices d'un seul : Notre intempérance , notre sensualité , notre bêtise y etc. Tantum abest ut religiosus prohibeatur hoc ip^odo loqumdi : Nostra manus, nostra febris j quinpotiiis eum in posterum oplime et consèntaneifaciendum.*.. Bonus etiam ille lùquendi modus:^ : Ncmtra intemperantia ^ etc. ( Optica Regularium^ auctore dom. Servato de Làirrelz , Dœt. theologo y speculwn 4-1 •)

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