ROSAIRE
ROSAIBË. Cà dévotion du Bo^ire^ qui:C<m^ siste à dire qiXinzç Pater et cent cinquant<^ jiye Maria, fut^nvenléepar SiaiçtDominique, ^tpqi^-. firni^è ei^ i37 1 , en mémoire 4c la viçtçir^ tepgi,-^ portée par les Chrétien^ , &w les Jqfidèlfia » danç le golfe de I^p^nte» Qém^Ql^ XH] h rff^ài^ universelle en 1,716, 6nmémo'm^A*^^^ aou^Wle
H ONASTIQTJE. 4^ ^
victoire sur les Turcs. Nou» donnerons une haute idée de la dévotion du Rosaire, en disant que les Papes Alexandre YI et Innocent YIII 0ht accordé trois cent soixante miUe ans d'indulgences à cenx qui le diraient dévotement.
«BCOUETTS.
SECOUETTE. Nous empruntons àFimportant ouvrage de l'Abbé Musson , sur les Ordwes monastiques , la lettre suivante , qui nous don^ nera une idée précisé de ce qu'on appelait se<K éouette èbez les Franciscains.
<r La sçcouette est le remède spécifique des D religieux de Saint François , pour se gaamtir a» de la vermjine. Les drogues, les compositions, I» le meifcure ou le vif-argejott , les berbes , les p ceinturçs , et tout ce que l'industrie des Mi-< i> n'eurs a pu inventer , n'est que pour supjpléer 39 au défaut de la secouette , entraîner lés^ restes * d'une armée en déroute , et en achever la dép coni^uire. »
» La manière de faire la secouette n'est pas P uniforme dans l'ordre séraphique* Il y a pres^ ir ^ue autant de variété sur ce point enifè^ 1^
4l3 ENCYCLOPÉDIE
» différentes branches de ce grand^arbre, qu^il ' » y a de diversité entre Thabit qu'ils portent. » Les Capucins la font exactement tous les ven*- » dredis ; il& ont pour cela de grands grils faits » exprès ^ en forme de claies , sur lesquels ils » étendent les robes ; ils allument dessous un » feu clair de sarment : la chaleur faisant sortir » ces petits animaux de leurs nids pour respirer^ » ils les secouent avez une baguette ^ et les font » périr dans le feu , jusqu'au dernier.
^ Dans 1^ endroits où. il y a un noviciat ^ ce M senties novices à qui on donne le soin de la M' sèeouette; ils y passent à :tour de rôle, aucun » n'en est exempt; mais ceux dont les Supérieurs » ont lieu d'être conténs^ sont continués dans cet » emploi y à cause des bons services qu'ils leur » rendent. — - On se loue fort de votre neveu : » il a une dextérité merveilleuse jpour cela ; iL >» est leste et prompt. La chasse est toujours en- » tière lorsqu'il la fait; il ne lui échappe aucune » pièce de gibier;, quelque cachée qu'elle soit^ il » Ta bientôt. déterrée; jamais lévrier ne fut si » habile à attraper le lièvre ; jamais matou ne » fut si rusé pour surprendre la souris ; jamais » épervier ne fondit si précipitamment sur la » colombe, que Frère Laurent sur l'engeance y^ pédiculaire ; il possède lui seul la vraie ma«
monastique; 4<^
» nière de mettre les robes sur le gril ; il sait la » quantité de feu qu'il faut, et le degré de cha- » leur poui: faire sortir ces petits reclus de leurs » cellules. Au moment précis qu'ils commen- » cent à montrer le nez pour, paraître , il lève , » avec un mouvement imperceptible^ les robes, » et d'un seul coup de baguette qu'il a l'^rt de » manier en maître, il fait pleuvoir des milliers » de ces mauvaises graines , dont chacune an- » nonce sa propre perte , par le bruit qu'elle » fait en pétillant dans le feu. C'est à lui qu'on » est redevable de cette habile manière de faire » à coup sûr une secouette en quatre coups , et » en perfection > parce qu'il prend justement la » diagonale , au lieu qu'auparavant on frappait M à angles droits ; le pcîu qui échappe est pour- » suivi > il connaît tpus leurs gîtes, il les suit à » la piste, ilne&it quartier à aucun, toutpérit> » oi^ par le feu ou par les coups de baguette, et » le peu qui peut se sauver à la fureur des flam* » mes, est écrasé impitoyablement sous l'ongle. » Outre cette manière défaire la secouette qui » est la plus usitée, il en est encore de deux au- M très sortes : l'une , de mettre les robes dans le » four, après qu'on en a tiré le pain ; mais elle » n'est pas si propre que la précédente à pu- » rifier de la vermine, parce que la chaleui: du
4l4 BNGTGLOPÉBIE
» four n'étant que modërëe (autrement les robes » seraient brûlées)^ Tengeance pédiculaire n'est » que mortifiée^ et reprend ses forces peu à peu. » Déplus, comme il reste dans le four beaucoup M de ces insectes , leurs dépouilles peuvent s'at- » tacher aisément au pain , et lui donner un M goût peu agréable.
k> La dernière espèce de secouette se fait après » dîner , lorsque la vaisselle est lavée. On a de D grandes chaudières destinées à cet usage^ qu'on 1» emplit presque d'eau ; on y met des herbes M caustiques, autrement dites narcoiiqiies, telles » que le cyprès , la sauge , le laurier ; au troi^ » sième bouillon /on y jette, les robes ; l'eau M bouillante dans un instant a pénétréles habits, » et en détache la vermine qui est aussitôt noyée » dans ce déluge ^ et portée sur la surface des » eaux; on la lève avec un écumoir, et on la » jette dans le feu. »
» A proprement parler , ces deux dernières » espèces de secouettes ne sont secouettes que » de nom; car l'essence de la secouette consiste » à secouer ; c'est de là qu'elle tire son nom ; » c'est ce qui fait sa différence spécifique» et qui M la distingue essentiellement de tout ce qui » n'est pas secouette. Je ne m'arrêterai pas à cher- M cher l'étymologie de ce mot , sur laquelle lei
» auteurs sont fort partagés. II y a de nos puristes » qui veulent qu'on dise scot : tels sont Riche- » let et quelques autres, qui font dériver ce mot » de l'italien. Effectivement^ la secouette a com- » mencé en Italie, aussi bien que l'ordre de Saint » François. Pour moi, j'ai consulté là-^dessus les 1» plus habiles religieux de Saint François^ des » quatre branches : ils disent tous secouette. Je » pehse qu'il faut s'en rapporter à eux ; ils sont » plus au fait de ce qui les regarde, que tout » autre : d'ailleurs , le verbe secouer fait pour » substantif ^ecoi^^^e, et non pas scot, m ce n'est » par corruption.
' » J'oubliais de dire que la dernière espèce de » secouette , quorqù'impiroprement dite , a ce* » pendant cet avantage par-dessus les deux au- » très , qu'elle ôte la graisse et la vermine des » , robes en même temps ; elle extermine même » jusqu'à la semence de la vermine, et en noie to tous les œufs. Ceux qui la mettent en usage » s'en trouvent bien. Chaque Communauté doit » suivre en cela ses coutumes, selon cçtte belle » maxime : j> , . .
CùmJuerisRomà, Xémanôvmtemore; ' ^ y ■ . Ciak/uefis alibi , vmté situi ibL •
Le lecteur a déjà remarqué que l'auteur de
4l6 EVCYCI/OPÊDIE
eette relation ^ dont il fut témoin oculaire , sait joindre aux avantages d'un style brillant Texactitude de l'historien •
SECRÈTE (La).
SECRÈTE (La), l'une des douze pocheiï des Capucins y dont IHnventeur fut le Père Ni« céphore , était cachée dans le capuçon , et ne servait qu'aux esprits forts de l'ordre« Les demoiselles , dit-on y avaient la précaution d'y mettre elles-mêmes l'argent qu'elles donnaient pour acheter à Paris des sermons, des images et autres choses semblables y et les marchands prenaient çux-mênies cet argent, sans que les Pères y jtouchassent.