‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 106 sur 120 · RÈGLES · texte numérisé non relu

RÈGLES

REGLES. Il est à remarquer que la r^le de Saint Basile , composée pour les mpines d'O-; rient , y est encore pratiquée sazis altération , tandis que celle de Saint Benoit , ejpabrassée par les moines d'Occident , a été défigurée chaque fois qu'on instituait de nouveaux monastère^. Le fondateur, mesurant la dévotion de s<^ Fràre^ à ses propres forces , en mitigeait plus ou njLoijDus^ les observances, ( Ployez CoTXSfnTVTioj^s* ) Tçl fut le sort dç la règle de Saint Âugusitin, adop-. tée par les Chanoines r^uliers , et d^ celle de Saint Ignace, par les Jésuites* Qep^ndant cçsi

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trois dernières règles tx'en restent pas moins le type de touees celles qu'on a faite» pour les diffl^rens ordres religieux occidentaux.

RELACHEMENT.

RELACHEMENT. Admirer , lecteur , Tesp]:it de> sagacité qui % prësidié à la formation de la Ung^e monastique. .

Lorsque le corps humain , surchargé à la suite de quelques désordres, ue cherche plus qu'à se débarrasser d'un fardeau qui l'obsède , on dît qu'il y a reUchement : de même il y a relâche^ ment dans un corps religieux , quand il compile parmi «es n^nejiresi» de ces individus^ vériiahle^» excrémens des cloîtres, puisqu'ils en violent toutes les régies et toutes les observances.

Les causes de ces ma^hçur§ étaient fréquentes chez les moines : notre tâche d'historien nous faut un devoir de les signaler. C'est le. niépris pouff le travail des mains , qui les livrait àiune perfide oisiveté ; c'est le goût de la bonne chère, > qu'on ^redierchait comme un dédommagen^eai de quelques, autresplaisira; c'est, chez les moinés^ rentes V l'accroissement de leurs revenus : ches les mendians , cet état d^ dénueçient , qui les^

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forçiiient k un perpétuel vagabondage. Che^ les femmes j, c'est une vocation mal comprime , qui n'est quelquefois qu'un moment d^ dépit« Chez les uns, tels que les Jésuites , c'est la vanité qu'ils tirent de leurs talens ; chez d'autres , teU que les Capucine ^ c'est leur incurable ignorance : chez tous , c'est la distinction des rangs. Ajoutez à cela la protection que les Princes ont toujours accordée \ certains ordres , à Fexclur sion de quelques autres , -et vous aurez une idée de tous les scandales qui peuvent naître dans une Gomm|inauté. Heureusement que la .Providence suscite de t^mps en temps des hommes coiirageux , q^i , au risque de se faire pendre ou empoisonner^ entreprennent et opèrent quel*^ que£>is d'utiles réformes. ( f^ojrez ce mot. )

RELIGIEUSES. Nous avons peu parlé des religieuses. Ces épouses du Seigneur , ajouteni; aux trois vœux monastiques celui de clôture perpétuelle. On peut se faire une idée de leur vie y dont l'uniformité, est parfois interrompue par quelques anecdotes qui ne prouvent rien contre les religieuses en général.

Dès les pi^emiers temps du Christianisme ^ il se trouva des femmes qui sacrifiaient à Dieu tee pen<;hant pour les plaisirs que Dieu leur avait donné; mais ce ne fut qu'au 4* siècle qu'elles exilèrent leur vertu eiitre quatre murailles , et qu'elles vécurent sous une règle commune. Dans les Gaules ^ ;des. couvens de religieuses fuirent élevés dès le 5"* siècle* Saint Léon avait défendu qu'on donnât le voile aus: femmes avant l'âge de quarante ans. Les Pères du Concile de Trente décidèrent qu'une fille pouvait faire ses vœuk k ééize ans; mais un édit du mois de mars 1768 fixa à dix-huit ans Tâge de }a profession pour les femmes.

Quelques personnes s'imaginent que la vie des religieuses est insipide et monotone; d'autres croient 5 au contraire^ que leur sort est digne d'envie , et que les sacrifices qu'elles font , sont amplement rachetés par la tranquillité dentelles jouissent^ et par l'assurance qu'elles ont d'échap" per à la misère et aux tribulations qui auraient pu les atteindre dans le monde. Ce qu'il y- a de certain, c'est que lé bonheur d'une nioniale dépend à peu près du caractère de sa Supérieure; aussi les Communautés les plus douces sont-elles )celles où les Âbbesses sont électives.

D'ailleurs , que de combats > que de chagrins

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toujours renaissiiiis dans le siècle, et auxquels on ne saurait échapper quç dans le cjqîue ! Les plus grandes Prince3ses n'ont - elles, p^ été souvent forcées d'y cherd^ier le riepos qui les fuyait siir le trône ? le lits dans la Gh|*oniq^e d^ Dtutillçt , Ëvéque de Meaux : « Charles Leigr<>s devint fol, » et se toûrmentoit pour quelque jalousie qu'il n ayoit de Richarde , sa feçime , étant ^ntré eu » soupçon contrei'Evéque de Versel, pour quelr » ques caresses qu'il lui avoit vu faire k sa dite »» femme, laquelle se justifia facilemej^^t, d'au-? » tant plus qu'on trouva qu'elle, étQÎt^^tièm.et ^ nelfte^Elle s'estafit jasiifiéç, se re63entait gr^jàr » dément de la honte qu'on lui a voit voiilu i^e, » ^tse rajQgea iVb/^M<if/iP» dans u|]( inona^tèrOf ^

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