‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 109 sur 120 · SILENCE RELIGIEUX · texte numérisé non relu

SILENCE RELIGIEUX

SILENCE RELIGIEUX. On ne saurait nier le) avantages . que procure aux réguliers la vertu du silence. C'est ce qu'avaient senti les premiers moines^ et 9 pour économiser les paroles^ Saint Pacôme^ le premier, Supérieur de Communauté ^ donnait à ses religieux le nom des lettres de l'alphabet. Par les premières ^ il

désignait les Frères simples^ obéissant et dociles; ceux^ au contraire, qui étaient d'iHie humeur bizarre et difiGicile , çtaieht appelés ^At, chiy p$iy et recevaient les noma des lettres qu'on ne peut prononcer sans une iégére grimace.

\j^s Carmes étaient fidèles observateurs du silence religieux, et peut-^eÈire leurs scrupules allaient-ils jusqu'à l'excès sur ce point. On en a vu qui y étant tombés du haut du couvent , k corps rompu et brisé de leur^cbute, ont mieux, aimé rester sur le pavé toute la nuit, et s'exposer à un danger évident de mourir,; que d'ouvrir la bouche pour se plaindre, ei rompire le silence. {Histoire générede des Cannes, à'ipart., p. 78.) Les novices: tenaient jaussi beaucoup* à. f observance * de ce précepte. J'emprunte, aa Père Louis de Sainte «* Thérèse i ( Anrusfles des Carmts *^ Dé* . chaussés de France m Uv« i> page 64)- un pas** sage qui nous prouvera combien la piété est ingénieuse : « Les novices, dit-il, ne se par- » lai en t que par signes. Pour marquer le Père » Maître, ils faisaient une croix comme quand » on donne la bénédictioi;i ;. pour appeler à » l'oraison , ils j.oignaient les mains ensenaible ; » pour demander liceace dl^^ller aux nécessités » naturelles, ils mettaient la main sur la poi- M trine ; pour aller sonner, ils faisaient comme

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» qui tire la corde;- poar allumer quelques » chandelles, ils mettaient les doigts ensemble » et les soufflaient ; pour aller dormir , ils ap* M'puyaient la )otie sur la main^ inclinant un » peu la tâte ; pour deniander les ciseaux , ils » faisaient avec* les doigts comme quand Ton » coupe* Ce n'ëtait pas (etilement cmtre eui » qu'ils se servaient de ces signes , mais encore » envers les étrangers ; et si on leiir adressait une » question, ils ne répondaient point, disant que » le Père avait licelice de parler , mais qu'ils » n'avaient pas licence de répondre : de sorte » qu'il fallait retourner vers le Supérieur , qui » leur commandaitdeparler^ >> J'avoiw queces exemples m'ont fort édifie, et je ne suis pas surpris qu'on ail fait usage dés bâillons et de la merdache pour inspirer kui nbi^ces une vertu si fertile en beaux effets* ( f^e^ Gor^

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SPACIMENS, ou PROMENADES,

SPACIMEN» ou PROMIËNADES. Dans Torigine, on aonnait le nom de spaéimens aux dos qui étaient contigus aux monastères j et qui étaient les lieux destinés aux récréations des moines.

L'usage des spacimens , accordé aux Carmes en i43i , par une bulle du Pape Eugène^ fut regardé dans cet ordre comme un signe de décadence. Les Chartreux étendirçpt I» sigfxifîcatiion de ce mot, qui chez eux était le nom de leurs promenades extérieures. E)Ues avaient lieu une fois par semaine , et duraient depuis on^e heures jusqu'à quatre. « Elles furent établies^ M dit un écrivain contemporain, non tant pour » la récréation et le délassement des religieux , » que comme un remède contre le gras-fondu, M maladie fort comuiune dans cet ordre, et dont » plusieurs sont étouffés* »

TAPECU (ht).

TAPECy ( Le ) , que l'on compte parmi les dou?;e poches des Capucins, était attaché à côté du mauteaii. On npmmait ainsi un grand sac de cuit partagé en deux , pour y mettre d'un côté la miche du boulanger à qui l'on rendait visite, evde Fautre la bouteille de campagne y qu'on nommait la gaillarde ou la jojreuse y,ex qu'on portait en campagne ou à la prom^n^^e.

Le Père Félix, de Carpentras, ancien Quêtieur» ftjLtJi'inventçur de cette poche. , \

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