VOCATION
VOCATION. Pour embrasser la vie monastique , il faut en quelque sorte une double vocation : celle d'abord qui nous rend insensible à toutes les jouissances interdites généralement aux personnes du cloître , et qu'on ne peut se procurer sans transgression; ensuite ce penchant qui nous entraîne vers tel institut plutât que tel autre. Par exemple y la vie des Filles de la Visitation n'a rien de bien dur pour lesaustéri-
HONASTIQUE. 44?
eulis alligans^ verberibus duris affUxii , et tamdtîc corpus ejus pia severiiaJte perdomuit donec ejus mentemy ad salutis statum, Deo medente, perduxU (chap. i3^ pag. Zl\o). Sa vocation se manifesta par divers symptômes. En 365 , David y chef d'une troupe de voleurs , se présenta au monastère d^HermoppliSy avec quelques-uns de ses compagnons, et ils demandèrent à recevoir le saint habit de religion; comme on hésitait à admettre de pareils hôtes^ les postulans rëpondirent que^ si on ne voulait pas croire à leur conversion j ils mettraient le feu au monastère y et passeraient les religieux au fil de répëe. Oncëda à cette sommation, et dès-lors David et les siens vécurent pour l'édification et la consolation des autres moines. ( Paradisus Carmelitarum y ch. 124, pag. 390.)
XÉROFHAGIE.
XEROPHâGIE. Fruits secs y en usage chez
les moines, et notamment chez ceux qui s'ëtaient
interdit les alimens gras, tels que les Minimes,
les Feuillans et les Chartreux.
448 BNCTGLOPÉDIE MONASTIQUE.