BNGYCLOPÉmE
ordre que le sien , et que ramour-propre ne pousse pas chaque religieux à préférer celui qu'il a choisi , et à souhaiter à sa communauté plus de richesse et de réputation qu'à toute autre.
Ce fut peut-être ce sentiment , qu'on pourrait appeler amour de la patrie monastique , on amour monastique de la patrie , qui donna naissance à ces antipathies qui divisaient les ordres divers. En effet, les Carmes furent long-temps en guerre avec les Jésuites , les Jésuites persécutèrent les Bénédictins , les Bénédictins cherchèretit querelle aux Cordeliers, les Côrdeliers poursuivirent les Capucins à main armée, les Dominicains montrèrent les dentâ aux Augùstins, et les Augustins se battirent avec les cfaa* noines réguliers. » *
Les haines infiniment trop prolongées de ces messieurs contribuèrent à dévoiler bien des petits secrets. Aux sarcasmes succédèrent les querelles , aux querelles les combats , et aux combats les satires et la peinture des mœurs du couvent. . . ^ La vengeance est si douce au cœur d'un moine !
MONASTIQUE. l'J